Vous l’avez compris, mon cheval Oural est un trotteur français. C’est en montant à cheval à Rambouillet que j’ai vraiment découvert la personnalité des trotteurs : des chevaux généralement courageux, endurants, calmes et équilibrés. Je dis bien “généralement” parce qu’il serait trop simple et caricatural de dire par exemple que tous les trotteurs français sont des chevaux robustes !
En tout cas, pour la balade à cheval j’ai repéré que ce sont des chevaux vraiment intéressants et une très bonne option si on hésite entre différentes races de chevaux pour trouver son compagnon de route.
L’objectif de cet article est donc tout simple : vous parler de divers lieux où vous pouvez trouver des trotteurs français réformés à vendre.
Trotteur français réformé à vendre dans votre écurie
Quand j’étais ado, je montais dans un centre équestre en région parisienne. En fin d’année, il y avait toujours un ou deux chevaux qui partaient soit en retraite, soit parce qu’ils avaient un souci de santé pas compatible avec la vie en centre équestre. Si c’est votre chouchou qui s’en va, cela peut être une super option (après visite vétérinaire pour confirmer que les objectifs que vous avez avec ce cheval correspondent bien à son état de santé). Ce ne seront pas forcément des trotteurs pour le coup, mais on peut tout à fait trouver son cheval de balade dans son écurie.
Autre petit bémol : dans ce centre équestre en région parisienne, les balades se faisaient rares. Si bien que lorsqu’en fin d’année il se décidait une petite balade pour terminer les cours en beauté, la tension était palpable chez les chevaux et chez les cavaliers. C’est donc une question à se poser : est-ce que vous avez le niveau nécessaire si ce cheval n’est pas habitué à sortir en extérieur, pour le rassurer et l’habituer au fur et à mesure aux balades et à la randonnée ?
Les années ont passé, je suis montée ensuite à Rambouillet en balade exclusivement et c’est dans cette écurie que j’ai trouvé Oural. Les planètes étaient alignées, tout concordait alors je n’ai pas réfléchi longtemps.
En conclusion, posez-vous ces questions :
est-ce que le projet de vie que j’ai avec ce cheval correspond à son état de santé ?
est-ce que j’ai le niveau pour lui faire découvrir les balades et les randos s’il n’est pas habitué ou si c’est un cheval très sensible et énergique ?
Les associations de reconversion des trotteurs réformés
Au fil des ans, j’ai commencé à suivre quelques associations qui accueillent des chevaux réformés pour leur donner des bases de dressage pour une nouvelle vie après leur passage souvent fugace dans le monde des courses. Je les suis sur Facebook et dans cet article j’ai eu envie d’aller un peu plus loin alors je suis allée regarder leurs sites.
L’association a plus de 20 ans et s’est spécialisée dans le sauvetage et la reconversion des chevaux réformés des courses. 5 000 chevaux ont déjà été sauvés, ce qui représente en moyenne 250 chevaux par an. Pas mal de leurs chevaux ont 2-3 ans et ensuite les âges varient. La plupart de leurs chevaux s’adressent donc plutôt aux cavaliers confirmés car prendre pour compagnon un cheval aussi jeune nécessite des bases solides d’équitation, et même plus.
Depuis 15 ans, cette écurie des Pays de La Loire donne une seconde chance aux chevaux réformés des courses. Des trotteurs français, mais aussi des pur-sangs. 2 600 chevaux ont ainsi eu droit à cette seconde chance en repartant avec un cavalier confirmé après quelques semaines ou mois passés à acquérir les bases du dressage. La plupart du temps, ces chevaux ont 3-4 ans.
Le cavalier doit montrer patte blanche avec un projet pour le cheval qui repose sur ses compétences équestres et la future vie qu’il souhaite lui donner (disciplines choisies, lieu de vie, etc.).
Une fédération qui va beaucoup vous intéresser si vous cherchez un trotteur français réformé à vendre
En fait, il y a énormément d’associations et d’écuries qui ont opté pour la reconversion des chevaux de courses. On peut donc être un peu perdu une fois qu’on a découvert que les deux principales étaient loin de chez nous et s’adressaient plutôt aux cavaliers confirmés puisque ce sont de très jeunes chevaux. Alors où aller ?
J’ai fait quelques recherches et j’ai trouvé quelque chose de très intéressant : il existe une Fédération française de la reconversion dont l’objectif principal est le bien-être équin. Cette fédération est un regroupement de professionnels dont le métier est la fameuse reconversion des chevaux de courses pour leur offrir une nouvelle vie hors des hippodromes. On parle donc de reconversion pour les trotteurs français mais aussi pour les purs sangs.
La Fédération met en avant 4 étapes dans la reconversion :
le repos (le cheval a un temps de repos entre sa dernière course et le début de ses apprentissages)
l’adaptation (adaptation à un nouveau mode de vie)
le travail de reconversion avec les apprentissages
la deuxième vie du cheval peut commencer.
Passer par une écurie qui fait partie de cette fédération est je trouve rassurant : c’est un gage de sécurité et de bien-être pour le cheval, ces écuries respectent des valeurs et donnent le temps au cheval de se faire petit à petit à sa nouvelle vie.
Les groupes Facebook pour trouver un trotteur français réformé à vendre
Il y en a quelques-uns assez suivis sur lesquels sont régulièrement postées des annonces de trotteurs réformés. Comme toute annonce sur internet, attention à bien vérifier la véracité de l’annonce.
Sur ces groupes Facebook, les annonces viennent de particuliers, d’associations, d’écuries, de centres équestres. Il y a donc des trotteurs français de tous les âges, avec des histoires parfois assez différentes.
Voici la liste des groupes Facebook sur le thème du trotteur français réformé à vendre :
Sur les sites spécialisés équitation, vous pouvez en général choisir votre région, la race de chevaux que vous cherchez (donc les trotteurs ou autres), le prix mais aussi d’autres filtres comme l’âge, la taille, si vous voulez voir des photos dans l’annonce ou non, etc.
Sur Le Bon Coin, site plus généraliste, vous pourrez rétrécir votre champ de recherches avec le choix de l’animal (cheval), le prix et la localisation. Par contre dans le champ de recherche, vous pouvez tout à fait mettre “trotteur français” donc au final, la recherche est assez simple et rapide également.
Voilà, je pense avoir fait le tour des possibilités pour trouver un trotteur français réformé des courses. N’hésitez pas en commentaire à raconter où et comment vous avez trouver votre cheval réformé des courses.
Une balade tranquille sur un joli chemin, tout est calme, on est au pas.
Et d’un coup cheval et cavalier sursautent en même temps : sorti de nulle part, sans crier gare, un chien se jette contre un portail ajouré en aboyant. Il est le gardien de la maison et il prend son travail un peu trop à cœur. Combien de fois cela m’est arrivé ? Je ne les compte plus et cette sensation avec Oural, à chaque fois que cela nous arrive : je sursaute de surprise et il sursaute en même temps que moi. On est surpris tous les deux. C’est le plus compliqué avec les chiens je trouve : cette imprévisibilité, ce surgissement totalement inattendu.
De façon plus générale, il n’est pas rare qu’un cheval ait peur des chiens dans d’autres circonstances.
Pourtant, il va être important pour nous, les cavaliers de balade, d’habituer un maximum nos chevaux aux chiens tant on en croise en promenade vu que les chiens et leurs maitres aiment aussi beaucoup se promener. La plupart du temps heureusement, les maîtres ressortent la laisse ou prennent leur chien à côté d’eux pendant qu’on se croise mais ce n’est pas toujours le cas.
Dans cet article, l’objectif est de lister des astuces pour habituer son cheval, sa jument, son poney à la présence des chiens en extérieur.
Quelques pistes de réflexion
Garder en tête cette imprévisibilité des chiens et des chevaux et la subjectivité des maitres (et des cavaliers !)
S’en souvenir peut éviter certaines surprises.
Les chiens sont imprévisibles, ce sont des animaux.
Les maîtres vont aussi réagir différemment : certains feront très attention et reprendront leur chien en laisse ou les garderont à côté d’eux mais ce n’est pas le cas de tous. Nous aussi les cavaliers, nos réactions ont une part de subjectivité.
Les chevaux aussi peuvent être imprévisibles eux aussi.
Bref, quand on voit un chien au loin, on doit donc être sur ses gardes. Prévenir son cheval calmement est une bonne idée. Et être prêt à réagir rapidement et tranquillement si besoin pour assurer sa sécurité, celle de son cheval et celle du promeneur et de son chien.
Être conscient de tout ça permet d’être mieux préparé à des situations qui peuvent être un peu stressantes.
Le cheval est une proie
C’est sans doute l’une des phrases dont il faut le plus tenir compte quand on se balade à cheval. Le cheval est une proie dans la nature. Il n’a pas la même perception que nous. Ses sens sont là pour observer attentivement autour de lui et si besoin fuir car la fuite est sa principale défense. La fuite, instinctive, lui a permis de survivre. Pour plus d’infos, vous pouvez aussi consulter mon article sur le résumé du livre Les Chevaux ne mentent jamais.
De l’autre côté, on a le chien, qui est en fait un descendant du loup (pour plus d’infos, le CNRS a publié un article très intéressant ici). Le chien peut donc être perçu par les chevaux comme une menace potentielle. À garder en tête donc quand on est cavalier ou qu’on possède un chien et qu’on croise des chevaux.
Du coup, le mieux est de repérer d’assez loin le chien qui arrive (pas toujours possible) pour être alors attentif aux réactions de son cheval et réduire son stress et son anxiété en lui montrant qu’il n’est pas en danger et qu’on le protège.
Les signaux d’un cheval stressé ou anxieux :
oreilles en arrière
corps qui se tend
arrêt ou pas précipité et fébrile
fuite.
Dans ce genre de cas, on en reparlera plus bas mais la voix est vraiment un allié pour rassurer son cheval.
Faire disparaître la peur est quelque chose de complexe : peut-on vraiment supprimer une émotion innée comme celle-là ? Je ne crois pas. Ce qu’on peut faire c’est apprendre à gérer cette peur, y apporter une réponse mesurée pour ne pas se mettre en danger. Dans le cas du cheval : ne pas fuir au triple galop par exemple (réaction vraiment dangereuse) mais réussir à ce que le cheval reste connecté à son cavalier et à l’écoute.
Mener l’enquête
Outre le fait que le chien descend du loup, pourquoi est-ce que mon cheval a peur des chiens ?
Si vous arrivez à trouver à partir de quel moment cette peur est survenue, si vous mettez le doigt sur l’expérience qui a mal tourné et a été stressante, vous pourrez régler le problème plus vite. C’est plus difficile quand on a un cheval dont on ne connaît pas les premières années, forcément. Mais le propriétaire précédent peut peut-être vous aider en vous donnant des informations importantes.
La peur peut venir de plusieurs choses :
les aboiements
l’imprévisibilité du chien
l’apparition du chien, ses mouvements
peut-être même son odeur ?
le cheval considère le chien comme un prédateur.
Comprendre cette peur devrait vous aider à l’apaiser chez votre cheval.
Et la réglementation pour les chiens en extérieur ?
Même si l’on n’a pas de chien, en tant que cavalier, il peut être intéressant de connaître les règles qui s’appliquent aux chiens dans les différents espaces où on peut les croiser.
Cet article récapitule les différentes possibilités. Celui-là est plus spécifique puisqu’il concerne les balades en forêt.
Par exemple, en forêt, il y a une distinction entre
la période du 15 avril au 30 juin : le chien doit être tenu en laisse en dehors des allées forestières, routes et chemins
le reste de l’année le chien doit être sous la surveillance de son maître et ne pas se trouver à plus de 100 mètres de lui quel que soit l’endroit dans la forêt : chemin ou pas chemin.
La réglementation est donc plus stricte au printemps pour favoriser le repeuplement de la faune sauvage et éviter que des chiens n’attaquent d’autres espèces d’animaux à un moment crucial.
Un autre point intéressant c’est le principe de divagation : sont divaguants :
des chiens sans surveillance dont le maître est hors de portée (il ne peut pas les rappeler)
des chiens éloignés de leur propriétaire de plus de 100 mètres.
Il est notamment interdit de laisser divaguer son chien dans les terres cultivées ou non, les prés, les vignes, les vergers, les bois, les marais et sur le bord des cours d’eau, étangs et lacs.
Et enfin, le propriétaire du chien est responsable des dommages que le chien peut causer à d’autres personnes ou à d’autres animaux domestiques.
Si on devait conclure là dessus, 100 mètres ça fait une sacrée distance donc la réglementation n’est pas forcément terrible pour les cavaliers qui peuvent se retrouver à gérer un chien dont le propriétaire est quand même 100 mètres plus loin.
Cheval chiens : dans le cocon de l’écurie
Le chien de l’écurie
Il y en a souvent un : c’est le chien du propriétaire du club ou du centre équestre, il est là pour monter la garde. Il connaît les chevaux par cœur, il est dressé pour justement ne pas les mettre dans des situations de stress ou de peur. Il a appris à vivre entouré de chevaux et il est donc le chien idéal pour commencer à habituer votre cheval aux chiens sans rien faire puisque vous le croisez dans l’écurie avec votre cheval de temps en temps et que votre cheval le voit sans doute aussi quand vous n’êtes pas là.
Ce chien habitue donc votre cheval à la présence canine quand vous êtes là mais aussi quand vous êtes en train de regarder un film sur votre canapé ou de faire les devoirs avec vos enfants. Il fait une partie du travail pour nous !
L’idée est d’amener le chien dans l’environnement du cheval quotidiennement et le chien de l’écurie y participe activement.
Faire vivre son cheval en extérieur
Ce point va être assez court mais le fait d’avoir son cheval au pré ou dans de grands paddocks va lui permettre de se familiariser avec de nombreux animaux : il va voir passer des oiseaux, des chiens, des faisans, des biches, etc.
Ce bestiaire fait partie de sa vie, et en balade, s’il se retrouve nez à nez avec l’un de ces animaux il sera beaucoup plus calme.
Là encore, on n’a pas besoin d’être là pour que son cheval découvre d’autres animaux.
Le chien de la famille ou d’un ami
Il est bien dressé et vous le connaissez. Il va pouvoir aider votre cheval à être détendu en présence d’un chien.
Selon le niveau de peur de votre cheval, il faudra peut-être juste d’abord balader le chien en laisse à côté de son paddock ou son pré : à bonne distance donc.
Comment savoir si on peut passer à un autre exercice un peu plus proche ? Tout va dépendre de la réaction du cheval : s’il est calme, c’est bien, un second exercice plus proche peut être tenté la prochaine fois. Et bien sûr on félicite son cheval.
Si le cheval admet d’avoir le chien assez proche, on peut tenter des situations apaisantes, quotidiennes et plaisantes en présence du chien. Quelques idées :
brosser son cheval dans la zone de pansage avec le chien à côté (voir les règlements des différentes écuries en matière d’autorisation des chiens)
faire brouter son cheval.
Bref, vous l’avez compris, on amène le chien dans des zones de confiance du cheval : l’écurie, le pré, et dans des moments agréables pour le cheval. Et on félicite, on récompense si le cheval garde son calme et accepte la présence du chien.
Cheval, chiens : comment faire en balade !
La balade en main
C’est un moment idéal pour tranquilliser, rassurer son cheval et développer une complicité. Croiser un chien est un bon exercice et le mieux au début est de choisir des chemins assez larges pour qu’il soit possible de passer relativement loin du chien et de son maître. Cela permet une première approche moins stressante.
On peut essayer aussi de partir en balade en main avec le chien de la famille ou d’un ami. ça joint l’utile à l’agréable : tout le monde se promène ensemble.
L’idée est de choisir un chien zen et qui est bien à l’écoute, forcément.
Cheval, chiens : l’importance des rênes détendues
L’un des gros pièges à cheval en balade est de vouloir diriger, stopper, gérer son cheval avec des rênes courtes :
les rênes courtes transmettent la tension du cavalier au cheval
les rênes courtes sont une contrainte qui peuvent tendre le cheval
le cheval est gêné : il ne peut pas regarder comme il aimerait autour de lui alors que sa place de proie dans la nature lui rappelle sans cesse qu’il doit être aux aguets et observer attentivement son environnement.
Avec des rênes longues :
le cheval voit que le cavalier est détendu : c’est donc qu’il n’y a rien à craindre
il a plus de liberté pour balancer son encolure et avoir un bon pas
il peut tourner la tête si besoin et donc se rassurer seul sur son environnement.
Le cavalier et le cheval plus expérimenté
Peut-être que vous avez de la chance et que dans votre écurie il y a un cavalier qui sort régulièrement avec son cheval qui ne craint pas du tout les chiens.
Si c’est le cas, partir avec ce binôme fera un bien fou au votre : le cheval verra que croiser un chien ne cause pas de stress ou de peur pour ce cheval. Voilà de quoi être rassuré et emmagasiner de la confiance : en fait, croiser un chien avec son maître n’est pas une situation forcément dangereuse.
Cheval, chiens : y aller petit à petit
Pas forcément évident dans le cas du chien car on ne peut pas préparer sa balade en se disant : ok, aujourd’hui je vais croiser deux gentils chiens qui seront tenus en laisse pendant ma balade et c’est tout et la semaine prochaine j’en croiserai un tenu en laisse et un qui évoluera en liberté et les deux écouteront bien leur maître .
C’est plus facile d’étaler les difficultés pour d’autres sources de stress du cheval (le vent, les voitures). Mais on peut quand même essayer certaines choses :
une balade plus courte qui permettra de croiser normalement moins de chiens
éviter les zones où on s’est rendu compte qu’on pouvait croiser de nombreux chiens
essayer de décaler ses balades : ne pas monter le week-end mais en semaine, quand moins de propriétaires de chiens sont présents sur les chemins
manoeuvrer pour ne pas avoir à trop s’approcher du chien qu’on croise (parfois c’est possible avec des chemins larges ou en se mettant dans les herbes sur le côté, on commence par croiser le chien d’un peu loin et c’est un bon début)
Comme à chaque fois, il faut vraiment accepter d’être patient (y aller petit à petit, avec une graduation précise des exercices), travailler régulièrement et être persévérant.
Être le roc de son cheval
La complicité entre un cheval et un cavalier évolue sans cesse, à chaque balade.
La bonne nouvelle c’est que si la peur est contagieuse, le calme l’est aussi !
L’objectif du cavalier va donc être de montrer qu’il maîtrise les situations. Être rassurant et calmer pour donner au cheval confiance et sécurité même lors de situations qui pourraient être perçues comme inquiétantes.
La voix me semble être l’un des éléments essentiels ici : parler calmement et avec autorité permet de rassurer le cheval de l’encourager aussi. Continuer à monter aussi comme d’habitude, pour lui montrer que tout va bien, que croiser un chien est une situation anodine.
Oui mais comment réussir à garder son calme et rester le roc de son cheval en toutes circonstances pour gérer chaque situation de manière optimale et faire les bons choix ? Ce n’est pas simple mais plein de choses peuvent aider et c’est au fur et à mesure des années que notre liste va s’étoffer.
Cheval, chiens : récompenser les passages qui se passent bien
C’est ce qu’on appelle le renforcement positif : donner au cheval quelque chose d’agréable à chaque fois qu’il gère bien le croisement avec un chien par exemple. ça peut être une caresse, des félicitations orales ou même une carotte. Peu à peu, il va assimiler le croisement avec un chien à quelque chose de positif.
Garder une distance de sécurité entre le chien et son cheval
Ne pas hésiter à communiquer avec le propriétaire du chien : expliquer que le cheval est en train d’apprendre à cotoyer des chiens, qu’il faut donc qu’il contrôle bien son chien.
S’écarter. Mais ne surtout pas faire demi tour : mauvais signal.
Avec Oural, il m’est arrivé deux trois fois qu’on soit surpris tous les deux en même temps par un chien qui surgit de nulle part et se jette sur le grillage en aboyant férocement. On sursaute tous les deux et certaines fois il me fait un demi tour de peur. Dans ce cas je le rassure directement à la voix avec une caresse et je lui demande tout de suite de se remettre dans le bon sens. On passe d’un bon pas et le mouvement lui fait du bien : on s’écarte de l’endroit où est positionné le chien et il voit qu’on va réussir à partir sans qu’il ne se passe rien de dangereux.
Cheval, chiens : que faire en présence d’un chien qui ne respecte pas les distances et/ou semble menaçant ?
La badine / la cravache : bonne ou mauvaise idée ?
J’ai vu passer à plusieurs reprises des récits de cavaliers et cavalières qui conseillent l’utilisation de la badine ou la cravache dans le cas (heureusement c’est rare) d’un chien menaçant. Faire tournoyer la badine en l’associant à une voix ferme qui demande au chien de déguerpir semble avoir parfois de bons résultats mais :
attention car faire tournoyer la cravache en l’air peut être un élément de stress pour le cheval s’il n’a pas été habitué
cela peut exciter à mon avis certains chiens…
Charger vers le chien
Là encore, de nombreux commentaires dans des groupes de balade à cheval vont dans le même sens : charger le chien dans les cas les plus problématiques permet normalement de faire peur au chien. Heureusement c’est un cas très rare car dans la plupart des cas, en ignorant simplement le chien tout se passe bien.
Il y a deux mois par exemple, un chien de garde nous a rejoint sur un chemin et nous a suivi Oural et moi pendant bien 500 mètres. Que faire dans ce cas car le chien faisait clairement partie du genre de chiens qui me fait un peu peur (mais heureusement il ne montrait aucun signe d’agressivité). J’ai parié sur l’ignorance et tout s’est passé nickel. Le gros chien a finalement rebroussé chemin voyant qu’on n’avait strictement aucun intérêt pour lui. Bref, j’avais activé le mode fantôme. Je vous avoue que ce n’était clairement pas la meilleure partie de ma balade : ce genre de rencontre est quand même un peu stressante.
Charger vers le chien c’est une autre possibilité. L’idée est d’avancer au pas ou au trot toujours face au chien (pour que le cheval puisse le voir et ne passe pas en mode proie en faisant demi-tour) pour le faire déguerpir quand il voit arriver un cheval de 500 kilos vers lui.
Partir en avant
Il y a deux ans, Oural et moi sommes tombés sur un chien assez menaçant qui est arrivé par derrière. Je l’ai vu arriver de loin en trottinant vers vous, il a commencé à grogner et s’est vraiment mis dans les pattes d’Oural en menaçant de le mordre.
Je n’avais jamais réfléchi à quoi faire dans ce genre de situation puisque ça ne m’était tout simplement jamais arrivé.
Les propriétaires étaient très loin, mais vraiment loin.
J’ai crié au chien d’arrêter tout de suite. J’ai hurlé aux propriétaires de rappeler leur chien mais ils étaient tellement loin qu’ils ne m’ont pas entendu je pense.
J’ai aussi fait signe au chien avec mes bras de partir.
Mais tout ça n’a rien changé. Il continuait de se caler dans nos pattes et j’avais peur qu’il blesse Oural. Finalement j’ai demandé à Oural de partir au trot. On est parti à un bon rythme et le chien n’a pas suivi. ça le faisait aller peut-être trop loin de ses maîtres qui étaient déjà très loin derrière ? En tout cas j’ai fait le choix de lui demander de partir en avant et ça c’est bien terminé (attention, ce n’est pas Oural qui a fui, la distinction est importante).
Faire comme si de rien était
C’est une autre solution possible dont j’ai déjà un peu parlé plus haut. Je vous montre un exemple de ce que ça peut donner ci-dessous où ça avait bien fonctionné : les chiens étaient curieux et étaient donc venus nous voir en gambadant. Heureusement c’était plutôt de la curiosité que de l’excitation ou un caractère menaçant du coup, continuer tout droit en rassurant simplement Oural avait très bien marché.
Bref, selon la situation, l’une ou l’autre des possibilités sera la meilleure, mais c’est difficile de savoir laquelle : ça va dépendre de tellement de critères… Le lieu, le chien, le cheval, le cavalier, les maîtres, le contexte…
Conclusion : cheval chiens, gérer sereinement quand on se croise en balade
Comme à chaque fois (et c’est ça aussi qui fait la beauté de l’équitation d’extérieur), on se retrouve à devoir gérer de l’imprévisibilité et des émotions :
nos émotions
celles de notre cheval
les émotions du chien
les émotions du maître.
Et ça fait beaucoup. L’une des missions du cavalier, c’est donc d’être très observateur pour être prêt à analyser rapidement l’arrivée d’un chien comme un véritable enquêteur :
quelle est son humeur ?
quel est son niveau de dressage ?
le maître est-il dans les parages et a-t-il l’air de gérer ?
quelles sont les réactions de mon cheval (est-ce qu’il reste calme, est-ce qu’il commence à stresser ?)
Toutes les réponses à ces questions vont dicter la réponse la plus appropriée à la situation. Et on a vu qu’il y avait énormément de possibilités.
Si vous avez besoin d’aide et de planifier des séances de travail avec quelqu’un pour ne pas être seul, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un moniteur ou d’un professionnel pour essayer de régler ce problème avec lui.
À vos commentaires : avez-vous déjà vécu des situations stressantes avec des chiens en balade ? Et surtout comment vous vous en êtes sorti ?
Acheter son cheval : un rêve pour de nombreux cavaliers. Il a été le mien aussi pendant des années (d’environ 6 ans à 25 ans jusqu’au jour où j’ai sauté le pas !). Et en même temps qu’un rêve c’est une décision tellement importante, qui va changer notre vie et nécessite donc une vraie réflexion.
Achat cheval promenade : quel est mon budget pour l’achat de mon cheval ?
Le budget d’achat d’un cheval va orienter votre choix. Il y aura des différences de prix entre les différentes races de chevaux, leur âge, leur dressage.
Avoir une fourchette de prix va forcément beaucoup vous aider et notamment vous permettre de faire un premier tri dans les annonces.
Si on veut maintenant répondre à cette question : combien coûte un cheval ou une jument d’extérieur, n’hésitez pas à consulter cet article spécifique sur le prix des chevaux de promenade.
Achat cheval randonnée : quel est le coût moyen d’un cheval par mois ?
Pas de panique, il y a quelques semaines, j’ai partagé ici le budget dont j’ai besoin pour Oural chaque mois. Vous pouvez le consulter pour vous faire une idée.
Il faut pouvoir acheter son cheval, mais il faut ensuite pouvoir s’en occuper financièrement tous les mois. Et prévoir que des frais inattendus peuvent s’ajouter aux frais quotidiens.
Quel est le tempérament et le physique idéal pour mon cheval de balade ?
Le cheval idéal
Comment feriez-vous le portrait robot de votre cheval de balade idéal ? Notez ses caractéristiques, cela va vous aider à le visualiser :
une race plutôt qu’une autre (beaucoup de races de chevaux sont top pour la balade, j’ai un petit faible pour les trotteurs)
une taille particulière
un cheval plutôt calme, froid ou un cheval plus énergique
quelle fourchette d’âge
un cheval au dressage classique ou western
un cheval au caractère bien trempé ou plutôt doux, etc.
La réalité finalement bien mieux !
Maintenant que vous avez ce portrait idéal, souvenez-vous aussi que vous ne trouverez sans doute pas ce cheval là ! Dans vos recherches, vous allez oublier certains critères et d’autres ne compteront plus comme avant une fois que vous aurez trouvé la perle rare ! Par exemple, j’ai toujours aimé les chevaux assez petits et confortables. Oural n’est pas petit et pas franchement confortable : les minutes au trot assis ont été rares depuis 13 ans mais après tout est-ce gênant ? Non : je trotte enlevé en extérieur.
Pour une réflexion plus complète, vous pouvez aussi consulter cet article sur le cheval de rando idéal.
Achat cheval promenade : quel est mon niveau équestre ?
La théorie classique
La raison voudrait qu’on choisisse un cheval en fonction de son niveau. On entend donc souvent :
qu’un cavalier débutant aura besoin d’un vrai maître d’école : un cheval qui a déjà de la bouteille en extérieur, c’est un habitué des différents terrains et de la dose d’inattendu qu’engendre des balades à cheval (gland qui tombe, chien qui se met à aboyer, vélo qui passe à toute allure, voiture qui klaxonne)
qu’un cavalier intermédiaire aura intérêt à prendre à cheval avec aussi déjà de l’expérience en extérieur
qu’un cavalier confirmé pourra prendre un cheval plus jeune qu’il formera lui-même, ou encore un cheval qui passe d’une discipline à l’autre et se retrouve vert dans le domaine de l’équitation d’extérieur.
On ne va pas se voiler la face, tout ça ce sont un peu des platitudes. Et vous l’avez sans doute déjà lu mille fois. Et cela enlève la partie subjective qui intervient dans le choix de son compagnon. Et il y a des contre-exemples.
Mais globalement, ce choix en fonction de son niveau d’équitation est là pour rappeler combien la sécurité est essentielle à cheval.
Alors est-ce qu’on se sent d’apprendre à son cheval l’extérieur ? Est-ce qu’on pense pouvoir être le cavalier d’un cheval ultra sensible et plein d’énergie ? Ce sont des questions à se poser.
Le premier poney dont je me souviens
Je me souviens comment j’ai commencé à aimer l’équitation. J’étais petite. Sans doute 7 ou 8 ans et avec mon frère on montait à poney dans un petit club dans la campagne à une heure de Toulouse. J’ai des souvenirs de cet endroit que j’aimais beaucoup :
je me souviens de l’arrivée en voiture quand on tournait à gauche pour se garer dans la ferme équestre, et à droite de la route il y avait une vieille grange
et surtout je me souviens de Caline, une ponette que je montais à cru.
J’aimais beaucoup cette ponette. Énormément. Parce qu’elle me rassurait. Caline n’avançait pas. Elle avait un pas lent, pas spécialement l’envie d’aller au trot, elle avait ce flegme tranquille qui me faisait beaucoup de bien et m’a permis de gagner en assurance. J’ai grandi, mon niveau équestre a grandi aussi et le caractère des chevaux que je préférais a changé : énergiques, rapides mais toujours petits. Plus tard, j’ai eu ma première voiture : une petite Twingo. Petite, tranquille, rassurante. Elle avait son petit nom : Caline. Mais je divague, retournons à nos moutons et donc à nos chevaux.
Vais-je avoir le temps de m’occuper de mon cheval ?
Là comme partout il y a plusieurs réponses possibles notamment parce qu’il va y avoir plusieurs types d’hébergements possibles et des chevaux qui ont besoin de plus ou moins de travail hebdomadaire pour être en forme, heureux et confiants. Pour la question de l’hébergement il y a en gros deux possibilités :
prévoir beaucoup de temps si vous avez votre cheval à la maison ou dans un pré à vous à proximité (c’est tous les jours, au moins deux fois par jour)
si vous avez moins de temps pour votre cheval, l’écurie de propriétaire, la pension équestre ou la ferme équestre est la meilleure option : ce sont eux qui vont gérer au quotidien les besoins en nourriture, en eau, voir un bobo, etc.
Ensuite, il y a des chevaux qui ont besoin de sortir davantage en extérieur que d’autres… Il va falloir essayer de sentir si ce cheval a besoin de nombreuses sorties pour ou si quelques sorties seront suffisantes.
Oural c’est mon cheval qui a vu mon mariage et mes trois grossesses. En l’espace de 6 ans, il y a 3 fois 10 mois où je ne suis pas partie en balade à cheval en selle. On a fait un peu de travail à pied, quelques mini balades à pied et des séances de brossage, curage, démêlage de crinière. Le reste du temps, il était juste au pré, avec ses copains. Et à chaque retour sur son dos, 3 mois après avoir accouché, j’ai eu la chance de le retrouver comme si on était parti se faire une balade de trois heures la semaine dernière.
On ne sait pas ce que nous réserve le futur, mais dans mon cas j’ai trouvé le cheval qui s’inscrit parfaitement dans ma vie et mène sa vie de cheval en troupeau au pré en plus de sortir en extérieur avec moi. J’ai ma vie, il a la mienne, et on partage ensemble plein de bons moments, mais vous l’avez compris, pas tous les jours.
Achat cheval randonnée : ai-je déjà l’endroit rêvé pour mon cheval ou dois-je le trouver ?
La transition est simple : dans ma vie pleine de projets à 100 à l’heure je savais exactement le type d’écurie que je souhaitais pour mon cheval. N’hésitez pas d’ailleurs à vous rendre sur cet article pour voir les trois critères essentiels pour un cheval heureux.
Si vous faites partie de la team qui peut et veut avoir son cheval à la maison, ou dans un pré à proximité, c’est génial aussi, commencez à vous organiser pour vérifier que votre cheval y sera bien.
Achat cheval promenade : est-ce que je veux me faire accompagner ?
Avoir un cheval est une grosse responsabilité. Vous avez envie de faire de l’extérieur avec lui mais vous ferez peut-être aussi un peu de travail à pied ou de dressage. Est-ce que vous sentez le besoin ou l’envie de vous faire accompagner ? Aujourd’hui peut-être, dans trois ans non et dans dix ans oui : acheter un cheval est une aventure de 10, 15, 20, 25 ans ! Déjà 12 ans que je balade avec Oural et je me suis faite accompagnée à certains moments :
juste après l’achat d’Oural j’ai fait une dizaine de cours de dressage avec lui en carrière
enceinte, j’ai suivi quelques cours sur le travail à pied
il y a 4 ans j’ai repris une vingtaine de cours de dressage en carrière : je ressentais le besoin d’avoir l’avis d’une professionnelle sur ma position, mes aides, pour savoir si on était toujours dans la bonne direction.
Achat cheval randonnée : est-ce que je peux en savoir plus sur l’histoire de mon futur cheval ?
Pour l’achat de son cheval de promenade, c’est une question intéressante parce qu’elle permet de nous guider dans notre choix et d’avoir des clés de compréhension de son cheval dès le départ. Si le cheval est depuis plusieurs années chez le vendeur, vous en saurez vite beaucoup. Il suffit de lui poser des questions :
à qui il a été acheté, pourquoi,
son mode de vie et ses activités,
s’il a déjà été blessé, s’il a des besoins vétérinaires spécifiques ou de maréchalerie
s’il a une peur particulière et comment il réagit à cette situation ou à une situation de stress
son degré d’habitude à l’extérieur,
s’il est plutôt dominé ou dominant dans le troupeau
son régime alimentaire actuel et s’il a des besoins spécifiques.
Vous en saurez plus aussi avec les documents officiels de votre cheval (livret et carte d’immatriculation indiquant le nom du propriétaire). C’est comme ça que j’ai eu les infos pour connaître le nom de son papa et sa maman : Nicos du Vivier et Gloria Mia.
Non elle n’est pas obligatoire. Par contre elle est fortement conseillée, sauf si vous êtes vous-même vétérinaire équin. Il faut prévoir environ 10% du prix du cheval pour cette visite, c’est donc une somme mais cette visite permet de conclure l’achat de votre cheval de la meilleure des façons :
le vétérinaire, à l’instant T, regarde comment va votre futur cheval
il va aussi faire la visite d’achat en fonction de vos objectifs : est-ce que ce cheval, cette jument est adapté physiquement à vos objectifs équestres de randonnée à cheval ?
il pourra vous donner des conseils par rapport à votre cheval et aux balades (attention aux tendons, prévoir un tapis qui dégarrotte beaucoup comme le garrot est saillant, etc.)
Bref, on part du bon pied et on apprend plein de choses sur son cheval ou poney. Quand j’ai fait la visite vétérinaire pour Oural, la première chose que le vétérinaire a fait c’est de vérifier sa puce pour voir si Oural était bien Oural. Il m’a dit alors que c’était bon, c’était le bon cheval et que donc ça commençait bien ! Ok donc parfois ce n’est pas le bon cheval !!!
Pour plus d’infos sur la visite vétérinaire d’achat c’est par ici.
Est-ce que je connais déjà des personnes de confiance pour bien s’occuper de mon cheval ?
Ces personnes vont être notamment :
un vétérinaire
un maréchal ferrant (pour parer ou pour les fers)
les soigneurs de l’écurie dans laquelle vous aimeriez qu’il soit.
Achat cheval promenade : pour conclure
Acheter un cheval de promenade, c’est un cocktail composé de plusieurs ingrédients :
des questionnements (sur soi-même, son futur cheval, sur la vie en général)
du subjectif (le fameux coup de coeur ou ce feeling qui s’est créé)
un brin d’audace et
de la chance !
L’achat d’un cheval de promenade, c’est aussi un engagement sur des années, c’est un choix souvent mûri, qui a mis des années à se confirmer !
Et vous, avez-vous déjà sauté le pas ?
Quelques semaines après avoir choisi Oural comme compagnon de balade, on est parti en balade avec mon chéri un jour de météo pas terrible comme ça peut arriver à Rambouillet. Ciel gris, quelques averses et surtout quelques rafales de vent. C’était la fin de l’hiver. C’est ce jour-là que je me suis rendue compte assez vite que le vent rendait nerveux Oural. Il chauffait, il avait les oreilles dressées comme des i, attentif au moindre bruit. Sa sensibilité était exacerbée. Chaque cheval va avoir ses zones de crainte et de nervosité, il peut y avoir par exemple la peur des voitures ou encore la peur des chiens. On a travaillé ensemble là-dessus, et ça s’est réglé en quelques semaines. Trois ans après, nous voilà en Provence avec le mistral (qu’on appelle aussi le vent fou) qui aime s’inviter dans nos balades et tout va bien depuis des années.
L’objectif de cet article est double :
j’avais envie de m’interroger sur le pourquoi de cette sensibilité au vent chez beaucoup de chevaux
et de vous partager comment avec Oural on a apprivoisé les facéties du vent.
Comprendre son cheval
Le cheval est une proie dans la nature.
On regarde souvent le comportement du cheval avec notre prisme d’être humain. On n’y peut rien et je le fais aussi. Mais pourtant le cheval n’a pas la même perception des choses que nous.
Le cheval est une proie et ses sens sont différents des nôtres, adaptés à sa place de proie dans la nature.
Sa principale défense est la fuite, une fuite rapide devant le danger (décidée rapidement grâce à ses sens très développés et rapide grâce à la vitesse de son galop). Et :
pendant notre balade nous lui demandons pourtant de continuer à avancer,
se pose la question de comment fuir le vent : ce souffle invisible, ce possible ennemi fantomatique ?
Les sens du cheval
Le cheval scrute les alentours et engrange des informations grâce à :
ses oreilles qui perçoivent des fréquences plus élevées que les nôtres (les jours de grand vent on peut d’ailleurs observer et voir qu’elles bougent beaucoup plus souvent que des jours sans vent)
ses yeux mais il faut se souvenir qu’il ne voit pas derrière lui et juste devant lui
ses narines avec un odorat fin et sensible.
Cheval stressé en balade : les effets du vent
Le vent va agir comme un amplificateur et un transformateur de bruits et d’odeurs.
Le vent modifie la nature :
il a le don de donner vie à un champ d’herbes hautes, aux feuilles sur les branches qui se mettent à bouger au rythme de ses rafales
il peut faire s’envoler des feuilles mortes ou (triste) des sacs plastiques
Le vent crée différents bruits (et certains peuvent d’ailleurs nous surprendre nous aussi) :
le bruit du vent lui-même (un murmure doux, un rugissement profond presque animal, un sifflement aigu ou une lamentation déchirante) qui peut masquer d’autres bruits que le cheval aimerait pourtant entendre pour comprendre son environnement
il fait craquer une branche ou battre les herbes entre elles
des bruits que nous n’entendons pas mais que le cheval entend.
Petit exemple en vidéo où je vous ai capturé le bruit des rafales de vent.
Le vent est aussi un amplificateur et/ou un perturbateur d’odeurs pour le cheval : il lui apporte sans doute beaucoup d’odeurs à traiter en même temps, qui même si elles sont lointaines peuvent le rendre nerveux.
Bref, un jour de vent, c’est la nature toute entière qui s’anime et peut brouiller les sens.
On comprend mieux pourquoi un cheval peut se sentir vulnérable en temps venteux.
Alors, comment le rassurer ?
Apaiser un cheval nerveux par temps venteux
Donner à son cheval la possibilité de vivre en extérieur
Un cheval est un animal, il est né pour vivre dehors. Quand on monte en extérieur (mais je pense dans toutes les disciplines), avoir son cheval au pré ou dans un grand paddock est une solution à énormément de problèmes. C’est vrai pour la question du vent et des chevaux et c’est logique. Un cheval au pré ou en paddock va être plus habitué au vent : à le sentir, à voir des branches bouger, à la différence d’un cheval en boxe qui aura peut-être la chance de voir des feuilles bouger de son boxe mais pas sûr. Avoir son cheval dehors va permettre de l’habituer au vent sans qu’on ait rien à faire. C’est une affaire entre le vent et le cheval.
Cheval stressé en balade : le travail en main pour progresser
Partir avec son cheval faire une petite balade à pied, juste en licol est je trouve toujours une bonne idée. Pourquoi ne pas essayer un jour où le vent souffle un peu pour commencer à travailler pendant un court moment la relation au vent ? On pense à réconforter, à féliciter, à rassurer, à caresser et à récompenser aussi avec quelques carottes.
Cheval stressé en balade : le lâcher en liberté avant de partir
Dans un rond de longe ou une carrière, on laisse le cheval se défouler et s’habituer à l’extérieur et au vent avant de partir en balade.
Cheval stressé en balade : associer au vent un petit bonheur
Emmener son cheval brouter un jour de vent est une autre option à envisager :
on travaille le relation entre le cheval et le cavalier dans un moment simple
le cheval pense à autre chose en broutant et se régale.
Cheval stressé en balade : prendre l’habitude de sortir par temps venteux
Pour réussir à apprivoiser le vent à cheval, il n’y a pas 36 solutions, il va falloir partir en promenade quand il y a du vent. Au départ, on se choisit un objectif assez simple, qu’on peut augmenter au fur et à mesure. Quelques exemples d’étapes :
une balade courte de 45 minutes en terrain connu un jour où il n’y a pas trop de vent (des chemins qu’on connait par coeur)
refaire la même balade un jour de plus grand vent
partir 1h30 un jour où il n’y a pas trop de vent et en terrain connu
partir 1h30 un jour où il n’y a pas trop de vent sur des chemins qu’on connaît moins.
C’est ce que j’ai fait avec Oural et ça a bien fonctionné pour nous deux. On y est allé progressivement en prenant notre temps.
En gros on peut jouer sur trois critères pour varier :
notre connaissance des chemins (connaissance extrême ou connaissance moyenne ou moindre)
le temps passé
le degré de vent.
Occuper l’esprit du cheval
Il y a un quatrième critère dont on pourrait parler c’est l’allure. À quelle allure faire ces balades ? Faut-il rester toujours au pas ? Le trotting est-il une bonne idée ? Et le galop ?
Au début, le pas est une bonne allure. Elle permet de prendre son temps, de se détendre tout en étant attentif à l’environnement. Mais vouloir rester au pas coûte que coûte peut être aussi une mauvaise idée. Cela va vraiment dépendre du cheval et de son mood du moment.
Le trotting est une solution géniale pour mettre le cheval au travail et lui faire un peu oublier qu’il est regardant sur le vent. Un cheval nerveux, fébrile, peut s’apaiser après un trot de plusieurs minutes qui va lui permettre de se dépenser et de penser à autre chose. Pour le galop les jours de vent quand on a un cheval qui n’est pas serein avec le vent, mieux vaut reporter et en rester au pas et au trot. On travaillera au galop plus tard, quand le pas et le trot au calme un jour de vent sera acquis.
Cheval stressé en balade : le pouvoir des rênes longues
Dans une situation un peu stressante, en tant que cavalier, on a souvent le réflexe de reprendre les rênes comme pour essayer de reprendre le contrôle en quelque sorte. Et c’est souvent contre-productif. Si le vent stresse notre cheval et qu’on reprend les rênes, on le prive de son mouvement de tête et d’encolure qu’il a rênes longues (possibilité de regarder un peu à droite, à gauche pour se rassurer seul) et on lui envoie un message qui peut être stressant : il est en train de se passer quelque chose, c’est le moment d’être sur ses gardes et c’est peut-être dangereux.
Le graal du second cavalier dont le cheval n’est pas embêté par le vent
Pour calmer et habituer un cheval un peu sur l’œil les jours de vent, c’est top aussi. On sort à deux ou trois et les chevaux des autres cavaliers n’ont pas ou plus (ou savent en tout cas gérer) cette sensibilité au vent. Le groupe peut vraiment rassurer le cheval qui est avant tout un animal grégaire. Encore faut-il que ce soit un groupe avec des chevaux calmes. Si les chevaux sont tous énervés, ça peut être totalement contre-productif donc il faut bien choisir avec qui on part. On pourrait dire : mieux vaut partir seul que mal accompagné si vous voyez ce que je veux dire.
Cheval stressé en balade : être un cavalier rassurant et détendu
C’est l’élément le plus important avec le lieu de vie du cheval (pré, paddock : en extérieur) à mon avis.
Même si le vent ne nous enchante pas et peut nous énerver ou nous stresser nous aussi, il va falloir garder ses sentiments pour soi pour ne pas les communiquer à son cheval (sinon c’est un cercle vicieux qui démarre : tu es tendu, je suis tendu, on est tendu). Les chevaux ressentent les émotions de leur cavalier. On est un peu comme un capitaine de bateau ou le gardien d’un phare. On est là pour naviguer, diriger, éclairer.
L’idée est donc :
d’être attentif à son environnement et aux réactions de son cheval
d’être calme et confiant
de respirer tranquillement, calmement
de caresser pour rassurer et féliciter
de parler pour rassurer et féliciter avec un ton calme et rassurant (oui je sais j’insiste sur certains mots mais ils sont tellement importants)
de mettre en sourdine son stress ou sa tension pour ne pas la communiquer à son cheval.
L’objectif étant le suivant : montrer au cheval qu’avec nous il est en sécurité.
Être cavalier c’est savoir se remettre en question et accomplir un vrai travail sur soi-même, le graal étant d’essayer de trouver cet équilibre entre calme, sérénité et une réelle attention pour savoir être réactif si besoin et décider si à cet endroit précis il y a un potentiel danger. Cela veut parfois dire rebrousser chemin… Il n’y a pas trop de rapport avec le vent, mais il y a quelques semaines, on explorait avec Oural de l’autre côté de la rivière et à un moment donné, au milieu du chemin je vois un pont avec des cylindres au sol. Première fois que je vois ça en balade, on s’approche avec Oural pour regarder et voir si on peut passer ou pas. Et franchement ce que j’ai vu ne m’a pas plu. ça m’a paru dangereux et j’ai su qu’il fallait rebrousser chemin. Autant dire qu’Oural a senti direct que quelque chose n’allait pas : est-ce que c’était à cause de moi ? Est-ce que c’était lui ? Sans doute un mélange des deux. Bref, on a rebroussé chemin et en rentrant j’ai cherché le nom de ce machin. C’était un passage canadien pour éviter aux gros animaux de passer. Je ne vais pas faire passer à mon cheval un endroit qui me semble dangereux. Je veux le tenir éloigné du danger alors là je ne passe pas. Donc il y a cet équilibre aussi à trouver : quelle est notre limite, quelle est notre définition du danger ? Et là on voit que monter à cheval devient vraiment philosophique.
Choisir de rebrousser chemin à certains moments montre aussi à son cheval qu’on est là pour assurer sa sécurité et ne pas prendre des risques inconsidérés. Je ne sais pas ce que vous en pensez ?
Il faut se faire confiance et cette confiance elle s’acquiert au fur et à mesure, et elle peut se fissurer à n’importe quel moment, à nous de la consolider la fois suivante, et encore la fois d’après, et encore, et encore. Et c’est en se faisant confiance que notre cheval va apprendre à nous faire confiance et à se sentir en sécurité avec nous. C’est un travail sur le long terme. Des semaines. Des mois. Des années.
Savoir rester en sécurité
Ce n’est pas parce qu’on travaille l’acceptation du vent en balade avec son cheval qu’il faut sortir par tous les temps : on a vu plus haut qu’il fallait proposer au cheval des choses d’abord assez simples pour qu’il se sente en confiance donc l’idée n’est pas de sortir explorer un nouvel endroit pendant une demi-journée avec des rafales à 50 kilomètres par heure dès la première fois. On sort quand il y a un peu moins de vent et on adapte son itinéraire avec des chemins connus et un peu moins exposés aux vents pour commencer.
Regarder la météo avant de partir est une bonne habitude à prendre : s’il y a des alertes en cours, on remet sa balade à un autre jour. Même si le vent est invisible il a de sacrés pouvoirs :
il peut être très désagréable pour le cavalier (vous sentez cette rafale qu’on se prend parfois en plein visage comme une claque et qui l’espace d’une seconde nous empêche de respirer ?) comme pour le cheval
il peut faire tomber des branches d’arbre, en forêt comme en plaine et mieux vaut ne pas être dessous.
À nous de trouver le point d’équilibre entre sécurité et potentiel danger pour savoir remettre notre promenade à plus tard quand c’est nécessaire.
En conclusion sur le cheval stressé en balade à cause du vent
En enquêtant sur le vent, je suis tombée sur un mot que je ne connaissais pas : la météoropathie. Voici la définition : étude des rapports entre les conditions et phénomènes météorologiques et la pathologie humaine ou animale. Je suis tombée sur le sujet via cet article vraiment intéressant sur le vent. Le vent peut jouer un rôle sur notre état mental, sans forcément qu’on s’en aperçoive.
Nous aussi on a donc une certaine sensibilité au vent, qui va varier selon les personnes.
Et en même temps, n’oublions pas la poésie du vent. De cette petite brise qui caresse doucement un champ de blé qui devient mer. De ce petit vent chaud qui nous amène des odeurs de plantes aromatiques. Le vent c’est aussi ça.
N’hésitez pas à partager les expériences de vos balades ventées ci-dessous.
La semaine dernière, on a parlé du prix d’achat d’un cheval de balade/randonnée. Cette semaine, on va parler d’un autre budget : le budget d’entretien mensuel d’un cheval. Parce que bien souvent, le plus cher n’est pas l’achat du cheval d’extérieur mais son entretien à l’année. Quand on se lance dans l’achat d’un cheval, ce sont d’ailleurs deux des dix questions essentielles à se poser je pense (article ici pour les intéressés) ! L’objectif de l’article d’aujourd’hui est de proposer un aperçu détaillé des coûts mensuels à prévoir pour que votre cheval soit heureux et en bonne santé.
Combien coûte un cheval par mois : les frais de base
Combien coûte un cheval par mois : l’hébergement de son cheval
Il existe énormément de possibilités d’hébergement pour le cheval : un centre équestre, une écurie de propriétaire, un pré qu’on gère. Ces différents modes d’hébergement ne vont pas coûter le même prix.
Les prix vont varier aussi selon la région. On peut trouver des pensions à 200 euros par mois comme on peut en trouver à 700 euros par mois. Un mode d’hébergement moins cher peut être de trouver un pré de propriétaires pour y mettre votre cheval.
Un autre point de variation va être le type d’installations et les prestations offertes dans les écuries. Quand on a envie de se lancer dans la promenade à cheval, pas besoin d’énormément d’infrastructures : ce qui va être important dans une écurie ou une pension, c’est un pré ou un grand grand paddock où va vivre son cheval ou sa jument et une petite carrière pour s’entraîner sur les bases à pied et à cheval avant de sortir.
Pour vous donner un exemple, Oural a été en pension pré à Rambouillet (450 euros), en grand paddock à Sausset les Pins (350 euros), en pension pré/ grand paddock vers Aix en Provence pour un peu plus de 300 euros par mois.
Avoir son pré et gérer son cheval va revenir moins cher mais cela demande
d’avoir assez d’espace (on recommande souvent un hectare par cheval)
si c’est un pré il va falloir un abri, des clôtures électrifiées, etc
d’être responsable pleinement de son cheval : aller le voir tous les jours, vérifier qu’il a de l’eau, à manger, qu’il va bien, etc.
acheter la nourriture, des installations et accessoires (abreuvoir, ratelier, brouette, fourches)
d’avoir un deuxième cheval ou un poney ou un shetland car le cheval est un animal grégaire qui a besoin de la compagnie des siens.
Combien coûte un cheval par mois : l‘alimentation du cheval
Si votre cheval est dans une écurie de propriétaire, un centre équestre ou une ferme équestre, son alimentation est comprise dans le prix de la pension : eau, herbe, foin, granulés, etc. Vous n’avez qu’à penser aux pommes, aux carottes : aux petits plus quand vous venez le voir.
Si vous gérez votre cheval seul, il va vous falloir gérer cette partie là également, connaître les quantités moyennes nécessaires (foin, granulés) et leur coût associé, vérifier l’accès à l’eau, etc.
Je ne connais pas les prix comme Oural est dans une écurie de propriétaire mais après avoir farfouillé sur internet j’ai trouvé par exemple qu’en 2023, dans les Hauts de France le foin de prairie était de 100 à 110 euros la tonne brute et 120 à 130 euros en matière sèche (la partie du foin dépourvue d’eau, plus significative en terme de nutrition). Il vous faudra du coup un endroit sec où entreposer votre foin : un gros espace de stockage en fait…
J’ai trouvé une moyenne de prix du foin à la tonne en France entre 60 et 200 euros en moyenne en 2023. Cela permet de se faire une petite idée.
Pour plus d’infos sur l’alimentation du cheval, n’hésitez pas à consulter cet article très complet sur le coût de la ration journalière.
Combien coûte un cheval par mois : la santé et les soins
Le deuxième poste important du budget cheval va concerner sa santé.
Le vétérinaire
Si votre cheval est en bonne santé, il va rarement voir le vétérinaire : pour les vaccinations et une visite de routine annuelle si vous le jugez nécessaire (par exemple, comme Oural a maintenant 21 ans, je prévois une visite de routine par an avec son vétérinaire pour vérifier que tout va bien).
La partie vermifuge est à prendre en compte, c’est en général deux fois dans l’année pour les chevaux qui vivent en extérieur (environ 30 euros) mais ça peut être plus.
Le dentiste
Un rendez-vous dentiste annuel est aussi à prévoir pour vérifier que tout va bien et s’occuper des surdents (pointes des dents qui poussent et peuvent faire mal).
Prévoir entre 50 et 150 euros selon la région et le dentiste choisi.
Le maréchal ferrant
Qu’un cheval soit ferré ou non, il va avoir besoin de la visite d’un maréchal ferrant assez fréquemment, en général toutes les 6 à 8 semaines, pour être paré ou referré.
C’est donc un budget à ne pas oublier puisqu’il revient au moins 6 fois par an sur le devant de la scène.
Le prix va dépendre de la région, du maréchal choisi et de si le cheval est ferré ou paré, du type de fers utilisés aussi. Pour Oural en Provence, qui n’est ferré qu’aux antérieurs, j’ai un prix de 75 euros pour la ferrure des antérieurs et le parage des postérieurs. Par contre j’ai eu déjà quelques frais annexes : de nombreux pots d’huile de cade en raison d’une fourmilière qui a mis du temps à partir complètement et toujours et encore de l’huile de cade l’hiver pour compenser le paddock qui peut être humide et boueux à certains endroits.
La fourchette de prix (haha vous voyez le jeu de mot) peut varier pour une ferrure des 4 pieds entre 70 et 150 euros.
L‘ostéopathe
Faire appel à un ostéopathe pour votre cheval peut être bénéfique (comme pour nous d’ailleurs). Voici quelques avantages :
améliorer la mobilité et la flexibilité en relachant les tensions musculaires et en corrigeant les désalignements,
soulagement de la douleur (blessure, tensions),
aider à la récupération en accélérant un peu le processus de guérison (après une blessure ou une chirurgie notamment),
prévention des blessures,
réduction du stress.
En France, les séances sont facturées entre 50 et 150 euros en moyenne.
Combien coûte un cheval par mois : quelques conseils pour faire baisser la note
Se rassembler entre cavaliers
Toutes ces personnes qui vont suivre la santé de votre cheval passent souvent beaucoup de temps dans leur voiture et appliquent donc des frais kilométriques à chacune de leur intervention.
Une astuce pour réduire les frais peut être de se grouper entre cavaliers pour faire venir par exemple un dentiste le même jour pour voir 3 ou 4 chevaux différents.
Trouver une pension moins cher
L’hébergement du cheval est le poste principal de dépense mensuel et annuel quand on a son cheval et qu’il est en bonne santé.
Une solution pour faire baisser les dépenses de façon significatives est donc de trouver un hébergement moins cher.
Cela peut prendre du temps : il faut trouver d’autres types d’hébergements, les visiter, voir s’ils peuvent correspondre mais c’est une solution qui permet de réduire grandement le budget mensuel et annuel d’entretien du cheval.
Combien coûte un cheval par mois : les assurances
Pour votre cheval vous avez au minimum besoin d’une assurance responsabilité civile pour le cas où votre cheval cause des dommages à une personne ou à des biens.
assurance pour les équipements équestres (selle, filet, etc.).
Un point à noter : à partir d’un certain âge, le cheval ne peut plus vraiment être assuré. Pour Oural, je n’ai jamais pris aucune assurance (à part la responsabilité civile), même quand je l’ai eu à l’âge de 8 ans. J’avais cherché et l’âge de 8 ans était en fait déjà un peu élevé. À vous de voir ce qui correspond le mieux à votre situation : si par exemple votre cheval est seul au pré et que vous craignez un problème malgré tout ce que vous faites pour l’avoir en sécurité, vous pouvez aller regarder du côté de l’assurance mortalité et vol par exemple. Comme pour toute assurance, il faut vraiment lire les petites lignes : vérifier les franchises, des conditions ou situations spécifiques où l’assurance peut ne pas fonctionner, etc.
Combien coûte un cheval par mois : les coûts additionnels auxquels on ne pense pas toujours
Les sorties qui nécessitent un budget
Ce sont par exemple :
les coûts de transport : si vous devez transporter votre cheval pour explorer un nouvel endroit ou rejoindre en van une amie avec laquelle vous avez envie de vous balader
les coûts d’inscription à une compétition (course d’endurance par exemple) ou à une randonnée sur une journée ou plusieurs jours avec un guide
le prix d’un gîte si vous partez un week-end ou plusieurs jours à cheval (il va falloir payer un hébergement le soir pour votre cheval et vous, en général entre 50 et 150 euros la nuit).
Combien coûte un cheval par mois : licence et cours d’équitation
Je ne me pose pas vraiment de question là dessus, je prends chaque année ma licence FFE via l’écurie (36 euros).
Vous pouvez avoir envie ou avoir besoin de prendre des cours avec votre cheval. Que ce soit des cours en groupe ou personnalisés, il va vous falloir un budget. J’en ai déjà pris avec Oural : 25 euros de l’heure. J’ai fait ça pendant environ 4 mois une fois par semaine il y a 3 ans pour refaire un peu de carrière et donc travailler ma position et voir si je faisais les choses bien avec Oural. Il faut compter entre 20 et 50 euros pour un cours d’une heure.
Combien coûte un cheval par mois : les imprévus
Comment budgéter les dépenses imprévues ? Pas évident. C’est en fait le plus compliqué à gérer. Voici quelques imprévus que j’ai eu avec Oural en 12 ans :
une tendinite
un abcès
une fourmilière
multiples morsures suite à son arrivée dans le troupeau, les morsures avaient été faites par un seul cheval qui a été changé de troupeau.
Je n’ai pas eu d’opération à prévoir, d’analyse ou de radios, pas de colique, fourbure, piroplasmose, etc. Bref j’ai beaucoup de chance, mais il faut se rappeler que les chevaux restent des animaux fragiles et qu’un problème de santé est vite arrivé.
C’est l’une des raisons pour lesquelles la visite vétérinaire est vraiment importante à mon sens (elle vous permet d’avoir quand même une certaine idée de l’état de santé du cheval à venir) et la question de la race de chevaux qu’on choisit n’est pas anodine : certaines races sont connues pour être plus rustiques et moins fragiles.
Quand on s’occupe d’un cheval, on ne sait pas ce qui peut arriver. Voici quelques pistes pour se rassurer :
avoir un suivi régulier de la santé de son cheval
prendre une assurance (en cas de gros souci de santé l’assurance pourra prendre en charge des frais importants)
prévoir des économies en cas de coup dur (un budget d’imprévus).
Pour ce budget “imprévus”, le mieux est de mettre de côté chaque mois une somme de manière automatique. Et quand votre imprévu arrive, vous avez de quoi le gérer financièrement.
Un exemple de budget annuel et mensuel avec mon cheval Oural
Pour vous aider à y voir plus clair, je vous partage mon budget annuel 2023 pour Oural qui va me permettre d’établir le budget moyen mensuel pour s’occuper d’un cheval en bonne santé, une info importante à connaître avant de se lancer dans l’achat de son cheval.
L’hébergement d’Oural et son alimentation
La pension coûte 310 euros par mois, alimentation comprise. Par contre j’ai ajouté cette année :
un probiotique qui coûtait 50 euros pris en début de printemps (suite au passage du dentiste et à des crottins qui avaient perdu en qualité)
de la spiruline en début d’automne pour une cinquantaine d’euros (pour aborder l’hiver sereinement), 50 euros aussi
un budget carottes/pommes (40 euros je dirais).
Et j’ai ajouté aussi trois mois de soins pour qu’un soigneur donne la spiruline chaque jour et le probiotique chaque jour (72 euros).
On est donc à un total de (310×12) + 50 + 50 + 40 + 72 = 3 932 euros.
Les soins de santé
La visite annuelle du vétérinaire : Oural a 21 ans, alors je préfère maintenant faire une visite annuelle de contrôle (89 euros). À noter aussi la venue du vétérinaire pour les vaccins : 45 euros.
Les vermifuges : 30 euros.
La visite dentiste : 105 euros.
Maréchal ferrant : 75 euros pour la ferrure des antérieurs et le parage des postérieurs, toutes les 7 semaines environ soit 75×7 = 525 euros
À noter aussi : huile de cade de la distillerie des cévennes (2 pots par an soit 66 euros) que j’ai utilisé suite à une fourmilière et que j’utilise en automne et hiver une fois par semaine pour essayer justement d’éviter les abcès, fourmilières ou pourritures de la fourchette.
Pour l’assurance responsabilité civile, elle est comprise dans mon assurance habitation chez la Macif donc je ne paye rien.
On a donc un total de 89 + 45 + 30 + 105 + 525 + 66 = 860 euros
Cette année je n’ai pas fait de sortie sur un week-end complet qui nécessite un gite, pas de coût de transport non plus (et l’année dernière j’en avais eu pour une centaine d’euros ce qui est du coup dérisoire par rapport au reste). La rando la plus loin que l’on ai fait était la bénédiction des chevaux à Calas Cabriès et on y est allé et retourné à cheval.
On arrive donc à une addition annuelle de 3 932 + 860 = 4 792 euros
Mon budget moyen par mois pour mon cheval
Cela fait donc une moyenne mensuelle de 400 euros par mois de budget pour Oural pour une année sans problème de santé (il a eu quand même son problème de crottin réglé par les probiotiques mais c’est un souci qui s’est vite réglé et n’a pas nécessité énormément de recherche et de réflexion, en un appel téléphonique avec le véto la solution était trouvée).
La majorité du budget c’est donc la pension (hébergement + alimentation) pour un cheval en bonne santé. Selon le type de pension que l’on choisit, le prix moyen mensuel pour s’occuper de son cheval va donc énormément varier.
Combien coûte un cheval par mois : conclusion
Le prix d’achat d’un cheval c’est une chose, le budget mensuel consacré au bien-être du cheval en est encore une autre.
Quand vous achetez un cheval pour faire des balades (avec souvent un prix entre 1 000 et 5 000 euros), gardez en tête qu’il faudra prévoir entre 300 euros et 500 euros par mois de frais mensuels si tout va bien.
Le budget annuel est parfois plus onéreux que le prix du cheval lui-même.
Le prix va varier en fonction de deux choses principalement :
le prix de la pension (hébergement et alimentation)
le prix liés aux soins pour sa santé si le cheval a un problème de santé récidivant ou sérieux.
Une planification financière soignée permet de garantir le bien-être du cheval, d’être rassuré et de savoir de quel budget on va avoir besoin à l’année.
On a fini de parler sous, maintenant c’est le moment d’aller donner des carottes à nos gentils chevaux !
N’hésitez pas à partager vos propres expériences et conseils en commentaires sur la gestion des coûts liés à la possession d’un cheval.
Rêver d’un cheval. Se dire qu’on va franchir le cap. Devenir propriétaire. Un sacré projet, qui m’a fait réfléchir durant des heures et des jours il y a douze ans.
Sur le web on trouve beaucoup d’articles sur le prix des chevaux. Des chevaux de course, des chevaux de sport pour la compétition, des chevaux de loisirs, des poulains et pouliches, etc. Mais je n’ai pas trouvé d’article spécifique sur le prix d’un cheval de balade. Quand on fait de l’extérieur, on est mis dans la case “chevaux de loisirs”.
Voilà pourquoi j’écris cet article aujourd’hui, parce que quand on cherche un cheval de balade, certains critères spécifiques entrent en compte.
Alors est-ce qu’on trouve un cheval de balade pour moins de 1 000 euros ? Est-ce que les prix peuvent monter jusqu’à plusieurs milliers d’euros ? Vous aurez les réponses dans cet article.
Quels critères sont pris en compte pour définir le prix d’un cheval de balade ?
La race et l’origine du cheval
Le prix d’un cheval de balade va varier en fonction de sa race et de ses origines.
Pour sortir en extérieur, le cavalier cherche en général un cheval porteur, confortable, endurant, d’un tempérament calme. Voici quelques races qui peuvent correspondre à ces critères : quarter horse, cheval de trait, trotteur français, appaloosas, pur sang arabe, paint horse, mérens, cheval islandais, le cheval andalou, un cheval camarguais, un anglo arabe, le Henson, un selle français, le PRE (pure race espagnole), l’irish cob, le barbe, sans oublier un cheval ONC (origine non constatée). Evidemment, le prix va varier d’une race à l’autre et au niveau des chevaux ONC on pourra trouver des chevaux moins chers que les pleins papiers.
Ce qui peut faire varier le prix aussi, et il faut le savoir, c’est la généalogie du cheval s’il provient d’une lignée réputée. En général, pour faire des balades et des randonnées, la généalogie du cheval va peu nous importer et on ne passera pas des heures à remonter son arbre généalogique.
L’âge du cheval et son dressage
L’âge du cheval
C’est un critère qui va faire énormément varier les prix car l’âge du cheval est un facteur déterminant :
les jeunes chevaux (moins de 3 ans) coûtent moins cher puisqu’il faudra les former sans savoir forcément s’ils aimeront la balade et comment ils vont évoluer, c’est un vrai pari mais en même temps c’est magique car vous commencez une relation au tout début de la vie du cheval
de 3 à 7 ans, le prix d’achat augmente
entre 7 et 12 ans, un cheval coûte plus cher : c’est un cheval adulte, déjà bien dressé, l’adolescence est derrière lui et il a encore toute sa vie devant lui
après 12 ans le prix commence à baisser petit à petit plus les années passent (le cheval peut être moins en forme, risque plus d’avoir des problèmes de santé).
Ceci est une réflexion très générale et il peut y avoir évidemment de nombreux contre exemples : un cheval de 15 ans peut bien sûr être en pleine forme, plein d’énergie et sans aucun souci de santé quand un cheval de 6 ans peut malheureusement déclencher des tendinites à répétition ou des maladies bien plus graves. Dans ce cas là, le facteur santé jouera bien plus que le facteur âge.
Quand j’ai acheté Oural, il avait 8 ans, et pour s’occuper d’un premier cheval j’ai trouvé son âge parfait : il avait déjà une grosse habitude de l’extérieur puisqu’il ne faisait que ça depuis quelques années, soit en location soit pour les cavaliers de l’ONF. Avec lui j’étais en confiance. C’est lui qui m’a beaucoup appris car même si j’avais mon galop 6 et plus de 15 ans d’équitation classique derrière moi, j’étais une cavalière qui avait découvert les balades petit à petit, et qui m’était passionnée pour l’extérieur seulement un an avant de le rencontrer. Lui, il avait déjà des années de vadrouille derrière lui. On dit qu’un cheval âgé sera vendu moins cher, et c’est vrai. Mais si je prends l’exemple d’Oural qui a 21 ans, il a toujours très peu de problèmes de santé et une magnifique énergie. J’ai de la chance. Et oui, on peut faire plein de belles sorties avec un cheval de plus de 20 ans. (C’était la petite parenthèse émotion).
Le dressage du cheval d’extérieur
Logiquement, un cheval dressé pour la balade, qui a déjà fait de nombreuses sorties, est habitué aux différents terrains et aux différentes situations qu’il peut y avoir en balade (voitures, animaux sauvages, routes, rivières, bruit ou mouvement inattendu) va être vendu plus cher qu’un cheval encore vert dans l’activité.
On peut trouver un cheval de 6 ans qui fait de la balade très régulièrement depuis 2 ans et un cheval de 12 ans qui n’a fait que quelques balades par an et se retrouver du coup avec des prix assez semblables.
À vous de voir ce que vous souhaitez privilégier : âge ou expérience. Ou les deux.
Santé et Condition Physique du cheval de promenade
La santé du cheval pour comprendre le prix d’un cheval de balade
Un cheval en bonne santé aura un prix plus élevé qu’un cheval qui a déjà eu plusieurs pépins de santé. Quand on a le projet d’acheter un cheval, et que c’est en plus la première fois, on peut vite se sentir hésitant : comment réussir à voir si le cheval qu’on est allé voir et qui a l’air d’être en forme est vraiment en bonne santé ? La solution est très simple : il va falloir vous appuyer sur l’avis d’un vétérinaire. La première étape est de regarder le carnet de santé du cheval pour voir l’historique de sa santé.
Si vous avez essayé le cheval, qu’il est génial, et que vous êtes décidé à l’acheter, prévoyez une visite vétérinaire d’achat : c’est la seconde étape. Elle nécessite un petit budget à intégrer au budget d’achat du cheval : entre 150 et 300 euros en général. Associée à la lecture du carnet de santé du cheval, vous pourrez visualiser les coûts potentiels liés aux soins de santé du cheval sur le long terme. Attention néanmoins, on ne peut pas être sûr et votre cheval, comme vous, aura ses propres soucis de santé, dont certains sont imprévisibles.
La condition physique du cheval : un critère à prendre en compte dans le prix d’un cheval de balade
Un cheval avec de nombreuses qualités sportives sera plus cher qu’un cheval plus standard. Concernant la balade à cheval, on n’a pas besoin d’un cheval qui saute 1m40 avec une facilité déconcertante ou d’un as du piaffer. On va plutôt chercher
un cheval allant, dynamique
un cheval endurant
un cheval souple et agile pour s’adapter aux différents terrains avec un pied sûr et un bon équilibre
des sabots et des antérieurs et postérieurs sains
une bonne capacité respiratoire et cardiovasculaire
des capacités de portage (cavaliers + sacoches).
Tempérament du cheval
Il joue un rôle essentiel. Pour partir en extérieur, on pourrait dresser un portrait robot du cheval idéal :
un tempérament calme et stable pour contrebalancer l’inattendu des balades à cheval
un cheval à l’écoute de son cavalier et fiable
sociable (avec son cavalier mais aussi avec d’autres chevaux qui vont partager vos balades)
un cheval qui s’adapte et peut gérer diverses situations sans réactions soudaines ou imprévisibles
un cheval curieux et prudent à la fois (son instinct permet d’éviter de potentiels dangers, avec Oural c’est par exemple les plaques d’égout ou autre très glissantes sur lesquelles il ne mettra jamais les pieds et il a bien raison).
On entend parfois l’expression d’un cheval “assurance vie” quand les cavaliers d’extérieur cherchent un cheval pour sortir. Qu’est-ce que ça veut dire ? L’équitation est un sport dangereux, et l’extérieur ne déroge pas à la règle tant il est fait d’inattendu. L’expression du cheval assurance vie, c’est donc ce cheval avec qui il ne vous arrivera rien. Pour faire simple. Et on a tous envie qu’il ne nous arrive rien n’est-ce pas ?
En listant ces différents adjectifs, vous voyez qu’on cherche un peu la perle rare… Et vous allez rencontrer des chevaux qui bien souvent ne rentrent pas dans ce modèle du cheval d’extérieur parfait. Ce n’est pas grave parce que c’est aussi dans le temps et avec votre relation cheval cavalier que votre cheval va pouvoir évoluer dans le bon sens.Au fil du temps il va vous faire confiance, mieux vous comprendre et vice et versa.
Quand la relation se passe bien, le cheval s’habitue au cavalier et gagne en calme, en stabilité, il comprend plus vite ce que le cavalier lui demande, est plus en confiance et donc moins stressé (il faut se souvenir que le cheval est une proie).
Et forcément, le point crucial va être que le cavalier s’entende avec le cheval. Trouver une alchimie entre le cavalier et le cheval, ça n’arrive pas souvent. Ne vous découragez pas si votre recherche dure longtemps. Si je pouvais donner un conseil, ce serait d’avoir vraiment essayé de monter différents chevaux avant de se lancer dans l’achat d’un cheval. ça m’a permis de comprendre quel type de chevaux j’appréciais plus que les autres et le jour où j’ai fait ma première balade sur Oural, c’était juste une évidence. Ce cheval énergique, rapide, volontaire et en même temps à l’écoute et sensible, c’était le cheval dont j’avais toujours rêvé et que je venais de rencontrer en vrai, dans la réalité. Je me souviendrai toute ma vie de cette première balade. Alors oui quand il y avait du vent il était vraiment sur le qui-vive, oui je n’arrivais pas au début à trotter à côté d’un autre cheval (ça l’énervait énormément de ne pas pouvoir se mettre tout devant) : tout n’était pas parfait. Mais on a travaillé sur ces éléments et maintenant il n’y a plus aucun souci avec le vent (heureusement parce que le mistral c’est costaud) et on trotte avec plaisir cote à cote avec une autre cavalière et sa jument ou son cheval. On achète son cheval au présent, mais il faut pouvoir entrevoir son avenir. Votre avenir : est-ce que vous allez arriver, ensemble, à créer cette alchimie, à développer une belle relation cheval/cavalier ?
Quel budget prévoir pour acheter un cheval ?
Combien ça peut coûter l’achat d’un cheval de balade ?
On vient de voir ensemble les différents critères qui font varier le prix des chevaux.
Maintenant, voici quelques indications chiffrées pour que vous puissiez avoir une idée du coût d’achat d’un cheval de balade : prenons déjà une fourchette de prix large entre 1 000 et 5 000 euros.
Et souvenons-nous que la TVA est à 20% pour l’achat d’un cheval.
Voyons maintenant quelques exemples :
les chevaux réformés des courses qui viennent d’arrêter de courir peuvent être trouvés à moins de 1000 euros mais il va falloir tout leur apprendre (cavalier confirmé nécessaire)
un trotteur français entre 5 et 10 ans, qui a arrêté de courir tôt et a été formé à la balade est dans une fourchette de prix entre 3 000 et 5 000 euros (pour Oural, trotteur français de 8 ans en bonne santé, habitué à l’extérieur mais qui nécessitait un cavalier confirmé, le prix était de 3000 euros + la TVA qui à l’époque était à 10%)
on peut trouver un cheval ONC à 1000, 2000 euros bien habitué à l’extérieur
des races telles que le frison, l’appaloosa, le quarter horse ou le lusitanien demandent un budget plus important : 5 000 euros et plus.
Le prix d’un cheval de balade est très variable
Pour récapituler, de nombreux critères entrent en compte pour définir le prix d’un cheval d’extérieur :
race du cheval et origine
son âge
son expérience en extérieur
sa santé
sa condition physique
son comportement, sa personnalité.
Certains critères sont objectifs, d’autres ne le sont pas. Nous ne sommes pas objectifs non plus. Les vendeurs non plus. Les chevaux sont des êtres vivants. Pour toutes ces raisons, le prix d’un cheval de balade est très variable et garde toujours une part de subjectivité.
Les autres frais d’achat importants à connaître
Vous allez acheter votre cheval, félicitations. N’oubliez pas avant de vous lancer d’ajouter à votre budget quelques frais importants :
le transport de votre cheval jusqu’à chez vous ou sa nouvelle écurie (selon la distance, le transport va coûter plus ou moins cher, cela peut être par exemple 1 euro par kilomètre et un trajet de retour à vide facturé à 0,65 centimes d’euros par kilomètre)
les équipements essentiels pour le bien-être de votre cheval (matériel de pansage, couverture si les hivers sont très froids, licol)
les équipements pour les sorties en extérieur (filet, selle, tapis, etc)
le budget mensuel nécessaire au bien-être de votre cheval (logement, soins, alimentation, etc.).
Conseils pour l’achat d’un cheval ou d’une jument de promenade
Déterminer le profil type du cheval qui correspond à votre expérience et votre budget
Il y a de nombreuses annonces de chevaux à vendre, il y a différents types de vendeurs (particuliers ou pros sur Le bon coin ou Equirodi par exemple, centres équestres, élevages, etc.) et on peut vite se sentir submergé dans sa recherche. Pour éviter ça, le mieux est de réfléchir à tête reposée au type de cheval que l’on recherche. Quelques questions à se poser :
son expérience en tant que cavalier : par exemple si vous débutez, prendre un tout jeune cheval qu’il faudra former parait vraiment inadapté,
votre budget
ONC ou OC : est-ce qu’on s’en fiche ? Est-ce qu’on est intéressé par une race de chevaux plus qu’une autre (et pourquoi, est-ce pour les bonnes raisons ?) et dans ce cas cela permet de faire déjà un gros tri
l’âge du cheval : est-ce qu’on a envie d’avoir un cheval jeune pour tout lui apprendre ou est-ce qu’on préfère plutôt un cheval déjà en partie formé à l’extérieur avec de l’expérience ? Est-ce qu’on arrive à avoir une certaine fourchette d’âge pour resserrer les recherches ?
Quel type de cheval aimez-vous monter ? Des petits chevaux, des plus grands, des rapides, des tranquilles ? Est-ce que vous avez envie de faire un peu de dressage ou d’obstacle aussi ? Est-ce qu’un cheval confortable c’est important ? Est-ce que vous préférez une jument ou un hongre ou les deux ?
Quel caractère de chevaux aimez-vous plus particulièrement (le ronchon, le calin, le nerveux, etc.) ?
N’hésitez pas à regarder beaucoup d’annonces, au fur et à mesure vous allez commencer à cerner la mécanique des prix pour le type de chevaux que vous recherchez et ce sera un atout considérable pour la suite : assez rapidement vous pourrez vous rendre compte si l’annonce qui vous intéresse correspond ou non au prix moyen du marché.
Essayer le cheval
Prenez du temps quand vous rencontrez un cheval. Du temps à pied, et du temps monté. Cela veut dire qu’il faut tester le cheval en extérieur avant l’achat. De cette façon, vous verrez les réactions qu’il a dehors et son niveau de dressage. Dans l’idéal, il faudrait pouvoir le tester lors d’une balade seul et pendant une balade accompagnée pour étudier ses réactions et voir si une entente se met déjà en place.
Négocier le prix d’achat d’un cheval
Pas forcément évident : un cheval est un être vivant, vous pouvez avoir un coup de cœur, c’est celui-là que vous voulez et pas un autre. Dans ce cas, il ne va pas forcément être évident de négocier, surtout si le propriétaire s’en est rendu compte. Le vendeur peut aussi être intraitable sur le prix pour plein de raisons : son attachement au cheval, son assurance d’avoir fixé le bon prix, etc. À vrai dire je n’ai pas négocié le prix d’Oural… J’avais un vrai coup de cœur pour ce cheval et son prix me semblait correspondre au prix d’un trotteur de son niveau, qui partait en extérieur avec une énergie de fou et une gentillesse inouïe.
Après, on peut sans doute essayer de négocier en s’appuyant sur certaines connaissances :
en se renseignant sur le prix de chevaux similaires en termes de race, âge, expérience, santé et personnalité on peut avoir une moyenne de prix et tenter de négocier si on se rend compte que cette moyenne est plus basse que le prix du cheval qui nous intéresse
si vous vous rendez compte que le cheval a peu d’expérience en extérieur, voilà peut-être un levier à activer pour demander une petite baisse de prix
on ne va pas forcément réussir à baisser le prix du cheval, mais peut-être qu’inclure une partie de l’équipement peut avoir son intérêt, c’est une autre façon de négocier et des frais en moins pour vous.
L’ objectif final, c’est de réussir à obtenir un prix juste qui respecte la valeur du cheval, le travail du vendeur et est dans votre budget. Un équilibre complexe mais trouvable.
Conclusion sur le prix d’un cheval de balade
Vous avez maintenant une idée du prix d’un cheval de balade et des différents petits à-côtés à prévoir le jour où vous vous lancerez.
Un autre budget important à prévoir sera ensuite le budget mensuel d’entretien de votre cheval, et si cela vous intéresse, alors je vous conseille cet article.
La visite vétérinaire d’achat d’un cheval (hongres, juments, entiers, poneys) n’est pas obligatoire. Elle est simplement recommandée. Pour moi, elle a été un passage obligé avant de devenir la propriétaire d’Oural.
Je vous explique pourquoi dans cet article.
Les avantages
Le vétérinaire
va vérifier si le cheval que vous achetez est bien le bon (chaque cheval est pucé et il va également consulter sa description dans son livret)
regarde si les vaccinations ont bien été faites au bon moment et si le cheval est bien référencé dans le SIRE (système d’information relatif aux équidés)
va avoir des considérations médicales avec des examens spécifiques à faire à votre cheval pour vérifier que tout va bien
échange avec le futur propriétaire pour voir si le projet de vie que vous avez établi avec le cheval correspond au cheval lui-même (dès la prise de rendez-vous, insistez bien sur le fait que vous voulez faire de l’extérieur, des balades à cheval, de la randonnée)
regarde si le cheval n’a pas de vices rédhibitoires.
À l’époque, je montais à cheval depuis déjà une vingtaine d’années, ce qui fait que oui, je connais bien les chevaux. Mais je n’ai pas la connaissance vétérinaire, la connaissance médicale. Que vous soyez cavalier débutant ou cavalier confirmé, la visite vétérinaire d’achat va vous apprendre plein de choses.
Avec une visite vétérinaire d’achat vous allez avoir une mine d’informations sur votre cheval :
l’état des lieux médical de votre cheval le jour de l’achat : est-il en bonne santé ?
l’avis extérieur global d’un professionnel qui va pouvoir confirmer votre projet de vie avec le cheval que vous avez choisi : les activités équestres que vous prévoyez sont-elles en adéquation avec votre futur dada ?
Ce que vous n’aurez pas : le vétérinaire ne pourra pas vous dire “Attention, dans un un an il fera un abcès” ou “En situation boueuse dans le champ il risque de se faire une tendinite l’hiver prochain”. Chaque cheval aura ses bobos, comme nous avons les notres.
Par contre il va essayer de voir si le cheval est plus à risque sur un souffle cardiaque ou un début d’arthrose par exemple.
N’hésitez pas à donner toutes les informations que vous avez sur le cheval (ses précédents bobos) pour aider le vétérinaire dans son auscultation et son analyse.
Comment choisir le bon vétérinaire ?
Souvent c’est le bouche à oreille qui fonctionne bien. Quand j’ai fait la visite d’achat d’Oural, j’avais auparavant contacté mon cousin et sa femme qui sont vétérinaires. Ils m’avaient indiqué la clinique équine des bréviaires proche de l’écurie et en qui ils avaient toute confiance.
N’hésitez pas à demander aux autres cavaliers de votre écurie ou de centres équestres alentours, vous pouvez aussi regarder les avis Google des cliniques vétérinaires équines proche de votre centre équestre.
Par contre, je n’irais pas choisir le vétérinaire de l’actuel propriétaire.
Les vices rédhibitoires : qu’est-ce que c’est ?
Ces vices ont été listés dans une loi datant de 1884 sur la vente des chevaux. Elle stipule qu’une vente d’un équidé peut être annulée si l’acheteur prouve qu’au moment de la vente le cheval avait l’une des 7 maladies reconnues comme vices rédhibitoires.
Voici la liste :
boiterie ancienne intermittente (à chaud ou à froid)
immobilité (dépression des fonctions cérébrales qui se traduit notamment par la lenteur des mouvements et l’impossibilité de reculer)
le cheval a un tic (il avale de l’air en prenant appui avec ses dents qu’il use plus ou moins)
le cornage chronique (problème des organes respiratoires qui engendre un sifflement à l’inspiration et limite les capacités respiratoires)
l’anémie infectieuse (affection virale contagieuse dont les symptômes sont : fièvre, attitude nonchalante, paleur des muqueuses)
l’emphysème pulmonaire (“dilatation anormale des vésicules pulmonaires limitant l’expulsion de l’air et provoquant une toux caractéristique”, citation du Guide du cavalier randonneur
l’uvéité isolée (inflammation de l’uvée qui est une partie de l’oeil, risque d’altération de vision suivi de cécité).
Selon l’article R213-5 du code rural, les délais de rétractation sont de :
10 jours pour tous sauf
30 jours pour l’uvéite et l’anémie infectieuse.
Pendant la visite d’achat, le vétérinaire aura la liste en tête.
Visite véto achat cheval : les 2 étapes
Etape 1 : l’examen général complet du cheval
C’est simple, le vétérinaire va inspecter le cheval des pieds à la tête. Il va notamment regarder :
le coeur via le rythme cardiaque
les poumons
le dos
les yeux
les dents et la bouche
la peau
la température du cheval
les membres et les sabots pour une première petite inspection générale.
Etape 2 : l’examen orthopédique
Il va s’intéresser à la locomotion du cheval pour dépister notamment d’éventuelles boiteries.
Le vétérinaire va faire ce travail à l’arrêt puis tester les différentes allures.
À l’arrêt, il palpe, manipule le dos du cheval, chaque antérieur, chaque postérieur, regarde les aplombs, sonde les pieds à l’aide d’une pince.
La suite des tests se fait en mouvement (pas, trot, galop) sur sol dur et sur sol mou. Vous pouvez par exemple vous mettre sur un sol dur dans l’écurie, et ensuite dans le manège ou la carrière.
L’un des exercices connus est celui de la flexion : le vétérinaire maintient fléchi un membre du cheval pendant une minute. Ensuite le cheval part tout de suite au trot et le vétérinaire observe que tout se déroule bien.
Le vétérinaire regardera aussi le rythme cardiaque après l’effort.
Comment mon futur cheval se comporte ?
Cette visite vétérinaire d’achat, elle vous permet aussi de voir en filigrane quel est le comportement du cheval dans une situation inconnue, différente de l’ordinaire. Est-ce que la jument garde son calme ? Est-ce que ce poney trop mignon se laisse approcher par un inconnu ? Est-ce que le double poney est à l’écoute ? La visite vétérinaire va donc vous montrer comment votre futur cheval se comporte psychologiquement dans une situation peu connue.
Blanc ou noir ? Le verdict n’est pas si simple
Ne soyez pas déçu, le vétérinaire à la fin de la visite ne vous dira pas : « Oui achetez ce cheval » ou « Non n’achetez pas ce cheval ». Ce serait trop simple vous ne trouvez pas ?
Il sera plus mesuré, plus nuancé puisque, souvenez-vous, il donne un état des lieux à l’instant T de votre futur cheval. Comment imaginer tout ce qu’il va pouvoir lui arriver ? C’est impossible.
Voici par exemple l’avis que j’ai eu pour Oural : “Bon examen clinique et orthopédique, ne contre-indiquant pas l’utilisation en loisirs sur le long terme”.
C’était il y a 11 ans. Il a eu quelques soucis en 11 ans (une tendinite, un abcès, une fourmilière, une boiterie quand je l’ai déféré à l’arrivée dans son troupeau et qu’il a reçu un coup). Bref, pour l’instant on a eu beaucoup de chance.
Vous allez me dire du coup que j’aurais très bien pu ne pas faire cette fameuse visite vétérinaire d’achat. Mais non car : elle m’a rendu beaucoup plus sereine et détendue. Je savais qu’Oural était en bonne santé mais j’en avais la confirmation médicale. Le terme de loisirs est assez vague, mais j’avais bien spécifié au vétérinaire que je voulais faire essentiellement de la randonnée équestre, qui rentre en fait dans la case loisirs (pas de compétition prévue pour nous). Les autres activités prévues étaient un peu de dressage, d’obstacle et de travail à pied.
Visite véto achat cheval : combien ça coûte ?
Bien sûr, le prix de la visite vétérinaire d’achat peut fâcher. L’achat d’un cheval est déjà un gros budget. Mais ne vaut-il pas mieux savoir si le cheval a un problème de santé avant de l’acheter ? L’idée c’est d’avoir une pleine connaissance de votre cheval pour ne pas ensuite avoir de mauvaises surprises, qui peuvent se révéler bien plus coûteuses qu’une visite vétérinaire et difficiles émotionnellement parlant. Mieux vaut connaitre les problèmes de son cheval plutôt que de les découvrir après coup.
Le tarif d’une visite vétérinaire est variable, il va dépendre du nombre d’examens que vous choisissez en plus et aussi du cabinet vétérinaire que vous choisissez.
Mais vous pouvez garder en tête que la visite véto achat cheval classique va coûter entre 150 à 300 euros environ avec frais de déplacement en plus.
Visite véto achat cheval : les examens complémentaires
Généralement, le vétérinaire vous donne le prix de la visite classique et vous donne en même temps le prix des examens plus poussés. Exemple :
coût d’une radio d’un membre à 40 euros
bilan sanguin à 80 euros
recherche de résidus de médicaments (140 euros), etc.
Comment savoir quel est le bon montant ? Comment savoir s’il faut faire des examens plus poussés ? Basez-vous sur plusieurs critères :
la confiance (ou non) que vous avez dans les vendeurs
le passé du cheval (qui peut vous décider à faire par exemple une ou deux radios)
le projet de vie que vous avez avec votre cheval (compétition/loisir, obstacle, randonnée, travail à pied)
la règle des 10% qui permet de faire un choix relativement raisonné je trouve : si votre cheval coûte 3000 euros,vous pouvez prévoir une visite vétérinaire à environ 300 euros.
Pour Oural, par exemple, je n’ai pas fait d’examen complémentaire.
Visite vétérinaire achat cheval : un peu d’administratif
Les papiers importants lors d’une vente :
le livret signalétique du cheval qu’on appelle aussi document d’accompagnement (avec le certificat d’origine et tout ce qui concerne la santé du cheval notamment les vaccins)
la carte d’immatriculation du cheval (elle mentionne aussi le nom du propriétaire).
Le jour de la visite vétérinaire, c’est le premier document qui intéressera le vétérinaire.
Le cheval de randonnée : les points de vigilance accrue pour la visite d’achat
Les aplombs
C’est ce qui va donner au cheval son équilibre et sa locomotion. Ils vont être essentiels en extérieur dans des environnements qui vont monter, descendre, avec des changements de type de sol, etc.
De bons pieds avec une corne solide
Regardez la corne des sabots du cheval pour voir si elle a tendance à être cassante, ramollie, ou correcte (dure mais sans signe de cassure).
Des tendons solides
Un tendon relie l’os au muscle et va jouer le rôle d’amortisseur. Comme en randonnée on se retrouve face à des terrains inégaux, des sols qui passent de dur à mous, des montées, des descentes, le rôle des tendons du cheval est primordial.
Pour en savoir plus sur le physique (et le mental) du cheval de balade, n’hésitez pas à aller voir mon article sur le cheval de randonnée idéal.
Mais bien évidemment, si l’on est un cavalier de dressage ou de CSO, un bon aplomb, de bons pieds et des tendons solides vont être des points essentiels aussi…
Visite vétérinaire achat cheval : en conclusion
La visite vétérinaire est là pour nous donner la réalité de l’état de santé du cheval à l’instant T et pour nous permettre de mieux connaître notre futur compagnon de route et lui proposer une vie adaptée.
C’est aussi le moment de poser toutes vos questions au vétérinaire pour s’en occuper ensuite le mieux possible.
Et vous, avez-vous fait une visite vétérinaire d’achat pour votre cheval ?
Il y a un cheval idéal pour chaque cavalier. Un cheval comme un rêve. Un rêve fragile, un rêve possible. Et en discutant entre cavaliers, vous verrez que vous ne rêvez pas du même cheval ! Certains aimeront être challengés avec un cheval au caractère bien trempé, d’autres préféreront un cheval calme à toute épreuve, d’autres encore vont privilégier le dynamisme et la vitesse, etc.
L’objectif de cet article est d’essayer de vous dresser objectivement la liste des qualités du cheval (du hongre, du poney, de la jument) d’extérieur tout en sachant pertinemment que la subjectivité va être de la partie aussi pour choisir son cheval. Ce sera donc à vous de trouver l’équilibre entre l’objectivité nécessaire et le lâcher prise des émotions.
Quelques points essentiels
Un cheval pour une discipline
La première chose, si vous rêvez de faire de la balade et de la randonnée, va être ce constat : selon les disciplines on ne va pas chercher le même type de cheval. L’équitation c’est aussi bien le dressage, la voltige, l’obstacle, l’attelage, la randonnée, et selon la discipline que vous préférez, vous n’allez pas choisir le même cheval. Exemple : on s’en fiche un peu qu’un cheval de randonnée saute 1m20. Ou si un cheval de rando sait faire la pirouette au galop. Par contre, un cheval confortable sera une qualité plus intéressante. Encore mieux : un cheval qui n’a peur de rien (ou presque).
Le prix d’un cheval va varier selon les disciplines et son niveau de formation. Si vous vous interrogez sur les prix d’un cheval de randonnée, vous pouvez consulter cet article : Prix d’un cheval de balade.
Votre niveau d’équitation
Le second point, tout aussi important réside dans votre niveau : si vous êtes galop 1 et si vous êtes galop 5, vous n’allez vraisemblablement pas choisir le même cheval. En général, quand on débute dans l’équitation, il va être plus rassurant, plus sûr, de choisir un cheval qui connait déjà bien les balades en extérieur, un cheval à partir de 7-8 ans étant l’idéal pour un débutant ou un cavalier de niveau intermédiaire.
Si vous avez un niveau plus haut, vous aurez peut-être envie d’avoir un cheval plus jeune (qui aura donc moins d’expérience) à qui vous allez apprendre des techniques que vous connaissez déjà très bien.
Le mental du cheval de balade
L’état d’esprit du cheval va être un point essentiel à contrôler. On regarde ensemble les qualités mentales du cheval de randonnée.
Assurance, confiance, calme et équilibre
La perle rare, c’est un cheval assuré et confiant qui passe presque partout de façon sécurisée (il ne doit pas être trop peureux, trop craintif).
Pourquoi « presque partout » et pas « partout » ?
Tout simplement parce que le cheval a aussi son instinct et ne voudra pas passer par certains endroits car il sent le danger. Parfois il aura raison et il faudra donc l’écouter et passer ailleurs.
Exemple : Oural déteste les plaques d’égout, on ne passe jamais dessus on contourne à chaque fois et cela me semble logique car avec le poids du cheval et du cavalier, une plaque mal scellée pourrait un jour tourner. À l’inverse, il passe sans problème énormément de passages pas forcément évidents :
sur les ponts avec le tgv dessous
sous le pont du tgv
sur les ponts qui permettent de passer le canal ou la rivière
des descentes ou des montées très raides, etc.
Les chevaux de randonnée ont besoin aussi d’être serein quand ils sont attachés et cela peut être dans énormément d’endroits différents, des endroits qu’ils ne connaissent pas. Attention si le cheval tire au renard, vous risquez d’être moins tranquille à chaque fois que vous faites une pause et que vous attachez votre cheval. Pareil, c’est toujours bien d’avoir un cheval qui donne les pieds facilement car en balade vous pourrez avoir à descendre de cheval pour regarder les pieds de votre cheval (caillou qui s’est coincé, fer qui bouge, hipposandale qui a tourné, etc.)
Vous le voyez, un cheval de randonnée doit pouvoir s’adapter à énormément de différents facteurs :
de nouveaux compagnons de balade
de nouveaux chemins, de nouveaux terrains, de nouveaux passages
une météo qui peut changer du tout au tout
des repas différents, des lieux pour s’abreuver qu’il ne connaît pas, etc.
On va donc chercher un cheval équilibré, d’humeur stable, calme, bien dans ses sabots,courageux et vaillant, qui ne sera pas déstabilisé par tant de nouveautés et sera toujours motivé pour avancer. Évidemment on ne cherche pas une machine, on cherche un cheval. Un cheval peut avoir peur. Ce qu’il faut voir c’est si ce cheval peut passer outre sa peur et être rassuré si vous lui parlez, si vous le caressez pour lui faire comprendre que tout va bien. On cherche un cheval avec qui communiquer et qui va nous écouter autant qu’on va l’écouter.
Cheval de randonnée à vendre : trouver un bon caractère
On va chercher un cheval, un poney ou une jument avec un bon caractère, c’est à dire un cheval sociable avec les chevaux et avec les humains. Sociable avec les autres chevaux : cela lui permet de s’intégrer à un groupe d’autres chevaux. Il y a quelques semaines, on est parti en randonnée de deux jours sur une quarantaine de kilomètres et tout s’est bien passé : Oural ne tape pas, ne botte pas, n’est pas dominant, il s’est facilement intégré aux autres chevaux, pendant la balade et pendant les heures qu’il a passé au pré avec ses compagnons du week-end. Si vous voulez jeter un oeil à notre nouveau défi d’ailleurs, n’hésitez pas, on s’est lancé l’objectif de faire 790 kilomètres de balade à cheval cette année.
Sociable avec les humains : un cheval qui ne mord pas, qui est habitué aux enfants, aux adultes. Assez souvent en randonnée quand vous croisez des promeneurs, notamment des enfants, ils n’ont qu’une envie c’est de s’approcher pour caresser les chevaux. Tout le monde sera plus rassuré si votre cheval n’est pas agressif.
Cheval de randonnée à vendre : choisir un cheval indépendant
Si vous avez comme objectif de partir seul en balade, une autre qualité va vite s’imposer : vous allez chercher un cheval indépendant, qui malgré son instinct grégaire, peut sans peur partir se promener sans un autre cheval.
Imaginons que pendant votre balade l’autre cavalier et sa monture doivent rentrer et vous voulez continuer : pas évident comme situation, le cheval a un instinct grégaire et les deux chevaux risquent de ne pas avoir très envie de se séparer. En rassurant votre cheval il faudra néanmoins lui faire comprendre que chacun part de son côté.
Le physique du cheval de balade
Cheval de randonnée à vendre : une bonne santé
C’est ce qu’on va chercher dans toutes les disciplines pour un cheval : un cheval en bonne santé. Pour cela le plus sûr est de faire une visite vétérinaire d’achat : le vétérinaire regardera le cheval de long en large et pourra vous dire si son état de santé est ok pour partir en balade et en randonnée. Car c’est essentiel : expliquez au vétérinaire votre projet de vie avec ce cheval, il a besoin de savoir ce que vous prévoyez de faire pour vous donner les meilleurs conseils et valider votre projet.
Il regardera notamment :
comment sont les aplombs du cheval
l’état des tendons
l’état des sabots (pied sain, corne solide)
s’il n’a pas mal au dos (on conseille un cheval porteur car en plus de porter son cavalier et sa selle le cheval de balade ou de randonnée est amené à porter aussi des sacoches)
il regardera s’il n’y a pas ce qu’on appelle des vices rédhibitoires (on parle aussi de BIFTEAC pour se souvenir de ces vices : boiterie, immobilité, fluxion périodique, tic, emphysème pulmonaire, anémie infectieuse, cornage chronique)
s’il s’agit bien du bon cheval en vérifiant sa puce, etc.
Quelle taille pour mon cheval de balade ?
Un petit cheval sera beaucoup plus pratique dans énormément de cas de figure : cela vous permettra d’avoir moins à vous baisser pour éviter les branches des arbres, quand on descend et qu’on remonte à cheval c’est aussi plus facile d’avoir un cheval qui n’est pas trop grand. J’ai toujours beaucoup aimé les chevaux de petite taille : je les trouve plus maniables, plus nerveux, plus drôles, c’est vraiment subjectif. Et Oural, mon cheval depuis 11 ans est un trotteur français assez grand ! Tout cela pour vous dire deux choses :
vous ne trouverez jamais le cheval qui combine tous vos critères
un critère non coché peut signifier tellement de bons moments : avec mon grand Oural je peux plus facilement attraper des cerises ou des mûres placées plus hautes !
Bien évidemment aussi c’est forcément mieux d’avoir un cheval confortable pour de la randonnée à cheval. Ce n’est pas le cas d’Oural, je dois dire que je n’ai jamais vraiment trotté assise plus de dix secondes mais là encore pour moi, ce critère, même s’il est important, ne m’est pas apparu comme essentiel. Ce qui était essentiel c’est le fait qu’au pas je me sentais très bien, au trot enlevé c’était parfait et le galop en équilibre nickel.
Dernière chose, essayez d’adapter le gabarit du cheval à votre taille : si vous êtes grand et costaud, il vous faudra un cheval plus « porteur » que si vous êtes petit et assez fluet. Mais rappelez-vous aussi qu’un poney même s’il est plus petit en taille, peut être plus porteur qu’un grand cheval.
Entier, jument ou hongre pour la balade ?
On entend souvent dire que les entiers peuvent avoir un tempérament fort notamment avec les autres chevaux. On entend aussi souvent que les juments peuvent avoir assez mauvais caractère notamment lorsqu’elles sont en chaleur. Et du coup le hongre semble parfait pour les balades à cheval. Oural est un hongre alors je ne me suis pas penchée plus sur la question mais s’il avait été une jument je n’aurais pas hésité davantage. C’est le cas de l’étalon qui semble plus compliqué, surtout si vous voulez faire des balades en groupe, faire dormir votre cheval à l’extérieur de son écurie, etc.
En bref, quand on cherche un cheval de randonnée à vendre, le mieux est de chercher du côté des hongres ou des juments.
Cheval de randonnée à vendre : y a-t-il une race à privilégier ?
La race du cheval compte peu pour choisir son cheval de randonnée. On peut trouver un très bon cheval de randonnée chez les selles français, les trotteurs, les quarter horses, les merens mais aussi les chevaux ONC (origine non constatée).
A noter : un cheval rustique peut être rassurant, il s’adaptera mieux à de nouveaux environnements, un changement de nourriture, etc.
Pour conclure, quand vous regardez sur Le Bon coin ou Equirodi la recherche « cheval de randonnée à vendre », dites-vous bien que les races des chevaux ne sont pas un facteur de choix décisif.
Petit aparté : quand on réfléchit à l’achat d’un cheval, on s’interroge aussi sur le budget mensuel pour bien s’occuper de lui. Avant d’acheter Oural, c’est un calcul sur lequel je m’étais penchée pour avoir une idée du budget mensuel dont j’allais avoir besoin. L’une des questions à se poser c’est combien coûte un cheval par mois ?
Cheval de randonnée à vendre : un cheval endurant et adroit
Là encore tout dépend de vos objectifs sportifs : est-ce que vous souhaitez partir une semaine en randonnée un peu sportive ? Est-ce que vous préférez plutôt faire des balades à la demi-journée une fois par semaine ? Vos réponses vous diront quel cheval pourrait être votre compagnon idéal : les qualités physiques de votre cheval doivent correspondre au type d’efforts que vous allez lui demander de réaliser.
Attention aux chevaux maladroits qui trébuchent souvent, en extérieur les chemins sont rarement droits et plats, votre cheval va devoir veiller à garder son équilibre.
Ce que les livres ne disent pas : le feeling
Pour écrire cet article, je me suis inspirée de ce que je connais (30 ans d’équitation), de deux livres (Le guide du cavalier randonneur de Claude Lux et La randonnée à cheval des éditions Atlas) et de la façon dont j’ai choisi Oural et dont il m’a choisi.
Car il n’y a pas que de l’objectivité quand on choisit un cheval qui va être votre partenaire de promenade. Il faut évidemment avoir le feeling avec le cheval, se sentir transporté (c’est le cas de le dire car votre cheval vous transportera partout). Votre ressenti, vos émotions vont compter. En préparant le cheval, en partant en balade avec, vous allez voir que ça se passe bien, qu’il y a la place pour une confiance mutuelle.
Je crois que c’est la première fois que je suis montée sur Oural que j’ai eu ma définition du cheval parfait (une définition du cheval parfait cela paraît impossible à formuler, orgueilleux, mais c’est en tout cas ma définition du cheval parfait pour moi, à ce moment précis et encore maintenant) : un cheval dynamique, généreux et à l’écoute. Un Oural.
Pour finir cet article, j’avais envie de vous montrer une photo d’Oural et moi retravaillée sur le logiciel d’intelligence artificielle Midjourney ! J’ai demandé au logiciel de nous transformer en personnages d’un film Pixar et je trouve que ça rend plutôt bien vous ne trouvez pas ? Plus d’infos sur mes tests avec mes photos de chevaux dans cet article.