Catégorie : A cheval en France

  • Sécurité routière vivre ensemble (et donc avec les cavaliers et les chevaux)

    Sécurité routière vivre ensemble (et donc avec les cavaliers et les chevaux)

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Il y a quelques semaines, je publiais un article sur la sécurité routière quand on part en balade à cheval pour rappeler les règles de sécurité quand on est à cheval.

    C’est un vrai sujet, d’autant qu’il n’inclut pas que les cavaliers mais aussi tous les conducteurs (voitures, camions, motos, scooters) mais aussi les cyclistes ou les piétons !

    Comment réussir tous ensemble à partager la route, à en avoir une utilisation bienveillante en toute sécurité, en faisant attention aux autres et à soi ? C’est une vrai question et c’est bien de cela qu’il s’agit quand on regarde le slogan de la sécurité routière : « Sécurité routière vivre ensemble ». 

    La semaine dernière, j’ai publié une vidéo sur Tik Tok. J’y remercie un conducteur qui a carrément arrêté sa voiture pour me laisser passer avec Oural sur un pont. L’idée de publier cette vidéo était de remercier à nouveau cette personne pour sa bienveillance puisque récemment j’ai eu droit à des coups de klaxon ou encore à des personnes qui nous doublent sans ralentir et (ou) sans s’écarter un peu. 

    J’avais envie de montrer autre chose : de montrer qu’il y a aussi des personnes gentilles qui laissent passer des cavaliers qui sont il faut le dire, comme les cyclistes ou les piétons, plus fragiles sur la route. Voici la vidéo en question.

    @balade.a.cheval

    Une vidéo pour dire un grand merci à ce conducteur. Tellement important de montrer la bienveillance et la gentillesse des gens ❤️ #passioncheval #baladeacheval #chevaltiktok #promenadeacheval #securiteroutiere

    ♬ son original – Balade à cheval

     

    Cette vidéo toute simple a généré un nombre de vues impressionnant (plus de 470 000 au moment où j’écris cet article) et des débats animés. Je n’attendais ni l’un ni l’autre.

    Comme cette vidéo a eu plus de 44 000 likes, 1 700 partages et 700 commentaires, j’ai eu envie de relayer dans cet article les différents débats qu’il y a eu dans les commentaires parce que je trouve que c’est intéressant de connaître les différents points de vue des gens.
    Pour notre approche de la balade à cheval c’est même essentiel car ça donne une ligne de conduite à suivre pour essayer de se sécuriser au maximum avec son cheval sans mettre en danger personne.

    Sécurité routière vivre ensemble : bravo au chauffeur

    De nombreuses personnes remercient le chauffeur pour sa gentillesse et son civisme. Merci à eux !

    Sécurité routière vivre ensemble : des personnes qui se reconnaissent dans le chauffeur

    Ils sont nombreux à avoir expliqué comment ils essaient de faire au mieux s’ils croisent un cheval. Qu’ils soient à moto, en camion, en voiture, ils ralentissent ou s’arrêtent, se mettent sur le côté, patientent.
    Leur objectif : ne pas effrayer le cheval et ne pas risquer une chute du cavalier. Merci à eux !

    Méconnaissance du code de la route

    Certains se posent la question : a-t-on le droit de faire du cheval sur la route ? Et ils ne connaissent pas la réponse.
    Croiser un cheval sur une route c’est une situation assez rare et dans mes souvenirs d’entrainement au code de la route, les questions sur les cavaliers et les animaux en général ne sont pas du tout (mais alors pas du tout) centrales. C’est une situation qui arrive peu mais c’est aussi peut-être une lacune à combler dans les entraînements pour passer son code dans les auto-écoles ?

    Bref, certaines personnes ne savaient pas que les chevaux ont l’autorisation d’emprunter les routes et la vidéo était très bien parce qu’elle a permis de le rappeler : oui les chevaux peuvent aller sur les routes (c’est écrit dans le code de la route). Là où ils n’ont pas le droit d’aller par exemple c’est sur les autoroutes et c’est logique (terre-plein central).
    En tant que cavalier, il faut connaître ça sur le bout des doigts. 

    Les chevaux n’ont rien à faire sur la route

    Appeler la police pour dire que je suis sur une route avec mon cheval, lire que la route n’est pas pour les bisounours (comprenez : les faibles), il y a eu plusieurs commentaires de ce type.
    Certains automobilistes n’ont pas envie de nous voir sur les routes et considèrent que nous ne devrions pas y être. Quand nous y sommes nous les gênons.

    C’est à savoir quand on se balade à cheval. Il faut vraiment faire attention. Il n’y aura pas que de la gentillesse.
    Quand je regarde le slogan de la sécurité routière, je me dis qu’il y a encore du chemin à faire : sécurité routière vivre ensemble. Voilà un objectif magnifique et complexe à la fois quand je lis certains commentaires sous ma vidéo. 

    Abus de gentillesse : j’aurais dû partir au trot

    Un débat s’est lancé rapidement sur la façon dont j’avais réagi. Plusieurs personnes – des cavaliers y compris – me disent que j’aurais dû passer le pont plus vite pour ne pas faire perdre son temps à la personne. J’avoue n’y avoir pas pensé un seul instant et je vais vous expliquer pourquoi.

    Plusieurs réflexions là-dessus : 

    • tout dépend du contexte environnemental : je suis la seule à le savoir mais sous ce pont ce sont les rails du TGV et s’il passe au moment où on franchit le pont ça va faire énormément de bruit. Trotter sur le bitume ça se fait mais il y a un risque de glissade avec les fers, c’est à prendre en compte aussi et on n’a pas franchement envie de glisser sur un pont… Je considère que c’est un passage qui est difficile du coup je reste au pas pour notre sécurité
    • mon cheval et moi on entre aussi en jeu (nos habitudes, ce qu’on arrive à traverser ou pas et à quel rythme, etc.),
    • un cheval est un animal, et c’est aussi une proie, il peut avoir peur à n’importe quel moment alors dans des situations potentiellement complexes, je privilégie le pas
    • le conducteur était tout content de me laisser passer et je n’ai pas du tout eu la sensation d’abuser de son temps parce qu’il était détendu et tranquille et qu’au départ je me suis moi-même arrêtée et mise sur le côté pour le laisser passer
    • on a souvent plusieurs options, plusieurs choix qui s’offrent à nous : j’aurais pu aussi décider de rester arrêtée plus longtemps pour que le conducteur comprenne que je le laissais passer, ou j’aurais pu trotter
    • j’ai l’impression d’avoir un bon pas quand on passe ce pont mais là encore, tout est subjectif (je traverse en 30-40 secondes).

    Bref, je n’essaie pas de me justifier car je ne pense pas en avoir besoin. Ce que j’essaie juste de dire c’est que c’est difficile d’avoir une interprétation d’une situation sans en avoir le contexte, sans avoir toutes les clés.

    on regarde vers l'avenir

    Mais pourquoi est-ce que je m’amuse à me balader sur une route bitumée ?

    Certains ne comprennent pas : pourquoi aller sur une route bitumée alors que je pourrais me balader dans la forêt ou des chemins de campagne ? Que fait cette cavalière à se balader à proximité des rails du TGV sur une route bitumée et un pont qui plus est (il faut vraiment être un peu bête pour en faire un passe temps surtout qu’il y a de tellement beaux chemins de balade !).

    La réponse est simple et demande d’avoir déjà fait quelques balades à cheval : pour accéder à des chemins, à une forêt, assez souvent, on est obligé de faire de petites portions de route à cheval… Ce n’est clairement pas notre partie de la balade préférée mais on est obligé. Et pour les cavaliers qui n’ont pas besoin : vous avez beaucoup beaucoup de chance !

    Des automobilistes qui se plaignent de n’être pas remercié par les cavaliers

    Dans les commentaires, il y en a eu quelques-uns qui trouvaient que les cavaliers ne remerciaient pas quand ils ralentissaient ou s’arrêtaient.
    Dans tous les cas, on a en tant que cavalier une responsabilité et un respect à avoir et tout cela on le trouve dans le “Merci” qu’on va dire à la personne en voiture ou à moto.
    Je remercie systématiquement car je trouve cela trop important mais est-ce qu’on m’a toujours entendu ou vu ? ça je ne sais pas et je m’excuse si certaines personnes que j’ai croisées se sont dit que du haut de mon joli cheval je me croyais tout permis sans même être polie…

    On est sur la route, il y a parfois d’autres voitures ou d’autres bruits extérieurs, se croiser peut aller assez vite, on n’a pas tous la voix qui porte alors est-ce que tous m’ont entendu ou ont compris mon geste de main qui dit merci, je n’en suis pas sûre.
    Et je pense que des dizaines de mercis se perdent entre le cavalier qui le prononce et le conducteur qui ne l’entendra pas.

    La question de l’attente et de la patience dans notre monde qui court à toute allure

    Je ne suis pas partie au trot et du coup au lieu de faire perdre 25 secondes au conducteur je lui en ai fait perdre 40 (en gros).
    Deux écoles se mènent bataille et ce qui est fou c ‘est qu’on peut faire partie des deux : 

    • qui est vraiment à une minute près dans sa vie ? 
    • il y a des moments dans notre vie où on sera à une minute près (rien que pour arriver à 18h00 à l’école plutôt que 18h01 ou attraper ce TGV qui part dans la minute). 

    Clairement, le conducteur qui m’a laissé passé n’était pas à une minute ce jour là, sinon je pense qu’il aurait pris la décision de passer quand je me suis mise sur le côté et qu’on s’est arrêté avec Oural.
    Je suis la première à courir parce que j’ai des impératifs à respecter et que c’est parfois sur le fil.
    Je suis la première à me régaler de mes balades au pas où je prends le temps de vivre.

    mon challenge

    Et si j’avais trotté ?

    J’aurais sans doute eu des personnes qui m’auraient dit que je ne pensais pas aux articulations de mon cheval et que je prenais des risques inconsidérés en trottant sur un pont ! 

    Sécurité routière vivre ensemble : conclusion

    Il y aura toujours à redire alors la bonne chose à faire de manière générale c’est la chose que vous jugerez bonne à l’instant T dans les circonstances dans lesquelles vous êtes avec votre cheval.

    Il y aura toujours des gens pour être d’accord avec vous et d’autres pour n’être pas d’accord. Plaire à tout le monde : les réseaux sociaux nous le montrent tous les jours, c’est tout simplement impossible.
    Et un, deux, trois, quatre débats peuvent naitre d’une vidéo totalement bienveillante et pacifiste dans laquelle on dit juste Merci. 

    Quant au slogan « Sécurité routière vivre ensemble », essayons en tant que cavaliers d’être irréprochables sans pour autant nous mettre en danger et peut-être qu’un jour un spot publicitaire nous sera dédié pour sensibiliser notre droit à la route et la conduite à tenir si l’on rencontre un cheval et son cavalier au détour d’une route.

     

  • Sécurité routière code de la route : cavaliers, les oubliés ?

    Sécurité routière code de la route : cavaliers, les oubliés ?

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    Cela fait quelques semaines que j’explore de nouveaux chemins avec deux objectifs assez différents l’un de l’autre : 

    • le premier c’est vraiment explorer pour découvrir de nouveaux chemins et agrandir mes tours de balade (et là avec ce que j’ai trouvé je peux partir une journée, même deux !)
    • le second c’est de réussir à retrouver ma copine de balade avec qui j’adore monter et qui est maintenant dans une nouvelle écurie. 

    Pour explorer ces chemins, je suis obligée de passer par une petite route. Je dis petite parce qu’elle n’est pas large et qu’elle est toute mignonne. Elle longe une rivière, c’est une route de la campagne aixoise. Mais c’est quand même une départementale. Je dois l’emprunter sur un peu moins de 200 mètres pour ensuite tourner et là, un peu plus loin, des kilomètres de chemins de terre (et de cailloux) m’attendent. Le rêve.

    Le problème c’est que sur cette route il m’arrive très souvent de me retrouver nez à nez avec des conducteurs qui ne se décalent pas sur le côté, qui ne ralentissent pas.
    J’ai même eu quelqu’un qui nous a klaxonnés mon cheval et moi.
    Bref, sur cette route, de nombreux conducteurs sont en infraction.



    Alors évidemment je pourrais supposer que sur cette route, de façon absolument magique, Oural et moi devenons invisibles et pour cette raison, les voitures ne ralentissent pas et ne se décalent pas en me doublant.
    Mais c’est oublier les voitures sympas qui ralentissent et se mettent sur le côté et c’est oublier aussi le conducteur ou la conductrice qui m’a carrément klaxonnée.
    J’en tire la conclusion qu’Oural et moi n’avons pas le pouvoir de devenir invisible (ça aurait pu être rigolo mais non).

    Bref, je trouvais important d’écrire un article sur le sujet du partage de la route entre les voitures, motos, camionnettes et les chevaux.
    Parce que c’est de cela qu’il s’agit : de la notion de partage et de nos libertés.

    Sécurité routière code de la route : que dit la loi ?

    Comment réagir quand en tant qu’automobiliste on croise un cheval sur la route ? 

    L’article R413-17 du Code de la route stipule que les automobilistes doivent 

    • réduire leur vitesse lorsqu’ils croisent ou dépassent des animaux
    • laisser au minimum 1 mètre d’écart avec l’animal en agglomération et 1m50 hors agglomération.

    L’article ne peut pas être plus clair. Et heureusement, assez souvent, les conducteurs sont parfaits : ils ralentissent, ils s’écartent.

    D’après mes recherches dépasser un cheval en gardant la limite autorisée par la route est considéré comme une contravention de quatrième classe. J’imagine que c’est la même chose pour l’utilisation du klaxon.

    Quels sont les droits du cavalier sur la route ?

    Voici les routes autorisées au cavalier : 

    • routes nationales
    • routes départementales
    • routes communales.

    Les automobilistes doivent donc comprendre que sur une départementale par exemple un cheval et son cavalier ont tout à fait le droit de circuler.

    Une exception à cette autorisation : une indication matérialisée (comme un panneau).

    Quels sont les devoirs du cavalier qui emprunte une route ?

    Dans quelles catégories se situent le cavalier à cheval et le cavalier à pied qui tient son cheval ?

    La première chose à connaître est qu’il est considéré comme un véhicule sans moteur et non soumis à immatriculation s’il est sur son cheval. Le cavalier à cheval à donc le même statut qu’un cycliste.

    Par contre, si vous êtes à pied et que vous tenez votre cheval en main, vous êtes considéré comme un conducteur d’animaux. Dans ce cas, le cavalier se tient entre les voitures et son cheval. 

    Comment respecter le code de la route ?

    Le cavalier se doit de respecter le code de la route.
    Vous pouvez consulter ici les devoirs du cavalier à cheval par rapport au code de la route. Un exemple : respecter les priorités. Il existe plusieurs priorités : 

    • priorité à droite
    • priorité du piéton sur le cavalier, même si on se situe dans une allée cavalière.

    Quelles sont les interdictions pour un cavalier et son cheval au niveau des routes ? 

    On ne peut pas aller : 

    • dans certaines grandes villes (se renseigner à chaque fois pour être sûr) mais de toute façon en général ce n’est pas l’objectif des baladeurs et des randonneurs qui cherchent plutôt la nature
    • trottoirs non autorisés quand on est à cheval (mais hors village ou ville on peut circuler sur l’accotement dans le sens de la marche)
    • sur les pistes cyclables
    • sur les voies rapides et les autoroutes.

    Croiser un cheval : un cas finalement assez rare

    Alors évidemment, croiser un cheval quand on est en voiture c’est quand même assez rare. ça n’arrive pas souvent.
    C’est sans doute pour cette raison que les conducteurs ne réagissent pas tous comme ils devraient pour assurer une entière sécurité au cheval et au cavalier : ils ont oublié ce petit bout du code de la route et ne savent plus qu’il leur est demandé de ralentir et de laisser 1m50 d’écart entre la voiture et le cheval.

    S’ajoute à ça une méconnaissance des animaux et plus précisément des chevaux, sans doute, pour certains conducteurs. Le cheval peut être un animal craintif et avoir des réactions brusques s’il se sent par exemple en danger. En tant que cavalier, on le sait, mais tout le monde le sait-il ? Et tout le monde y pense-t-il dans le laps de temps (quelques secondes) de dépassement ?

    Ci dessous, c’est assez fou de voir la différence de réaction entre les personnes qui conduisent le camion poubelle (qui ralentissent, qui se mettent sur le côté, mille mercis) et la camionnette de la Poste qui file à toute allure en se mettant quand même sur le côté.

    Sécurité routière code de la route : se sécuriser au maximum

    Comment faire ?

    Au cavalier d’essayer de s’assurer une sécurité maximum sachant qu’il peut être confronté à un automobiliste qui ne respectera pas le code de la route. ça passe par exemple par : 

    • les bons accessoires pour être visible des automobilistes (gilet jaune, tapis ou manteau aux couleurs vives)
    • connaître sur le bout des doigts le code de la route et le comportement à avoir avec son cheval
    • une désensibilisation progressive de son cheval (commencer par de petites routes de campagne peu fréquentées avant d’oser s’aventurer sur la départementale des environs)
    • partir avec un cavalier et un cheval aguerris pour commencer
    • le port de la bombe et pourquoi pas d’un gilet de protection
    • une vigilance extrême quand on a une petite portion de route à passer tout en gardant son calme et sa sérénité pour que le cheval soit confiant.

    Sécurité routière code de la route : la question des assurances

    Pour un cavalier, le mieux est d’avoir : 

    • une licence délivrée tout simplement par la FFE qui inclut l’assurance responsabilité civile du cavalier 
    • une assurance responsabilité civile propriétaire de chevaux (souvent possible dans votre assurance domicile, il suffit de demander à votre assurance) qui fonctionnera pour tout ce qui se passe hors action d’équitation.

    Maintenant, comment faire évoluer ça ? 

    Cela faisait très longtemps que je n’avais pas eu de souci de ce type avec des voitures parce que je passais sur des routes bitumées peu fréquentées et plus petites (pas des départementales).
    Le constat est le suivant : sur cette départementale, les gens roulent plus vite, sont plus nombreux et c’est comme si les consignes de sécurité s’évanouissaient pour certains conducteurs.
    Ils sont pressés. Je les gêne. Qu’est-ce que je fais sur cette route qui est pour les voitures ? doivent-ils penser en me doublant à toute allure et en se disant que je suis en tort.

    Et je sais que je ne suis pas malheureusement la seule cavalière en France à faire ce constat…

    Alors comment faire bouger les choses sur le thème de la sécurité routière et du code de la route en lien avec l’accès des routes pour les chevaux et les cavaliers ?

    La première chose, c’était d’écrire cet article. Et d’y associer des vidéos pour montrer ce qui se passe vraiment.
    Quelques autres possibilités que je vois : 

    • appuyer sur cet article R413-17 dans les autos écoles (mettre dans les questions tests quelques questions avec des cavaliers et leurs chevaux pour que les futurs conducteurs soient sensibilisés davantage : que faut-il faire s’il y a un cheval sur la route, répéter que le cheval est assimilé à un véhicule sans moteur et a donc le droit par exemple d’emprunter une départementale au même titre qu’un cycliste)
    • proposer une campagne de sensibilisation à l’échelle nationale (vous allez me dire que je suis très optimiste parce que les cavaliers de balade représentent un % de français tellement faible que ce ne sera jamais le cas mais j’imagine plutôt quelque chose de groupé avec les cyclistes)
    • en parler sur les réseaux sociaux pour partager ces informations aux non cavaliers
    • l’ajout d’un panneau de signalisation à certains endroits fréquentés par les chevaux pour indiquer “Attention, passage de cavaliers”.

    Le souci pour cette dernière idée c’est de répondre à cette question : cette portion de route est-elle souvent empruntée par des cavaliers ? Dans mon cas, je ne sais pas si je suis seule ou non à passer ce petit bout de départementale. Une solution consisterait peut-être à placer des panneaux de signalisation “Attention passage de cavaliers” sur des routes passantes à proximité des centres équestres. Ou à essayer de se rapprocher d’une association équestre pour savoir si la portion de route est souvent empruntée par d’autres cavaliers. 

    Sécurité routière code de la route : conclusion

    Des progrès de prévention sont à faire dans les auto écoles. Une communication à échelle nationale pour les cavaliers et les cyclistes pourrait sans doute beaucoup aider aussi car je reste persuadée que la plupart des gens ne se rendent pas forcément compte qu’ils peuvent mettre en danger un cavalier s’ils ne ralentissent pas et ne se décalent pas un peu. Le temps d’arriver à côté de nous est tellement court aussi et le code passé souvent bien loin. Bref il faudrait rafraîchir tout ça avec l’objectif d’apporter plus de sécurité aux cavaliers qui ont le droit d’emprunter les routes. 

    Partager la route avec bienveillance entre différents usagers, connaitre de chaque côté ses devoirs et la bonne attitude à avoir, voilà les objectifs que l’on devrait tous avoir sur la route.
    Et pour les quelques personnes qui trouvent amusant de klaxonner, d’accélérer ou de mettre la musique à fond, je suis juste dépitée et j’espère qu’ils comprendront un jour qu’ils nous mettent en danger et qu’ils changeront. 

  • Balade à cheval tarif : 7 questions/réponses pour y voir plus clair

    Balade à cheval tarif : 7 questions/réponses pour y voir plus clair

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    En 6 questions, l’article d’aujourd’hui fait le tour du sujet des tarifs des balades à cheval.  C’est parti !

    Combien coûte en moyenne une balade à cheval en France ?

    Evidemment, les tarifs dont je vais parler ci-dessous sont des moyennes : vous trouverez des balades plus chères, d’autres moins, mais ces moyennes vous donnent en tout cas un indicatif de prix : 

    • balade de 1 heure : compter une vingtaine d’euros
    • balade de 2 heures : compter une quarantaine d’euros
    • balade demi-journée : dans les 70 euros
    • une journée complète : 120 euros.

    Ce sont des moyennes pour vous donner une première indication. Et les prix vont dépendre de pas mal de choses, notamment du lieu. Si vous voulez des idées de prix plus complètes par rapport au lieu choisi, je vous invite à consulter l’article où je compare les prix en France par région

    Quels sont les facteurs qui influencent les tarifs des balades à cheval ? 

    Ils sont multiples : 

    • la durée de la balade
    • le lieu de la balade (le prix ne sera pas le même en Corse ou en région Grand Est et de façon plus spécifique encore les prix ne seront pas les même en bord de mer qu’en forêt ou dans la campagne)
    • la saison (vous pourrez avoir des prix plus bas en basse saison et des prix plus hautes en haute saison)
    • le niveau de service (picnic ou apéro inclus), 
    • la notion d’expérience (balade sur la plage au coucher du soleil, baignade avec les chevaux, etc.)
    • balade en groupe ou balade privée (si vous partez à deux avec le guide, ce sera sans doute plus cher que partir avec le guide et un groupe de 5 autres personnes)
    • l’expérience du guide
    • réputation et renommée du centre équestre (si la réputation est excellente, le prix sera peut-être plus haut).

    balade a cheval sur plage

    Balade à cheval tarif : que paye-t-on quand on achète une balade à cheval ?

    La question est importante à poser parce qu’elle permet de comprendre pourquoi les tarifs de la balade à cheval peuvent être chers.

    Acheter une balade à cheval, c’est acheter la balade à cheval en elle-même.

    Mais on participe aussi 

    • à la bonne santé et aux coûts liés à l’entretien des chevaux (nourriture, soins, infrastructure, travail du cheval pour que les balades se déroulent bien)
    • au salaire du guide ou de l’accompagnateur.

    On peut penser aussi 

    • à l’usure de l’équipement (les tapis, les selles, les filets, les casques)
    • aux installations de l’écurie ou du centre équestre (sentiers ou carrière à entretenir par exemple)
    • aux coûts administratifs des écuries (assurances, juridiques, comptables, etc.).

    Bref il faut imaginer la complexité de la gestion d’un centre équestre pour mieux comprendre d’où vient le prix.

    Balade à cheval tarif : où trouver les prix pratiqués ? 

    Avec l’ère d’internet, il se peut que vous trouviez les prix pratiqués par le centre équestre que vous avez trouvé sur leur site web ou leur page Facebook par exemple.
    Dans le cas contraire, n’hésitez pas à les appeler tout simplement. Les prix peuvent être indiqués aussi sur des prospectus publicitaires distribués dans des commerces de la ville ou du village ou à l’office de Tourisme.

    A noter qu’en France, on trouve pas moins de 2 500 établissements et associations de cavaliers qui pratiquent le tourisme équestre !

    Quelles questions poser par rapport au prix quand on appelle ou qu’on fait un mail pour réserver une balade à cheval ? 

    Voici quelques idées de questions à poser par rapport au tarif  : 

    • Combien coûte la balade de deux heures (ou 1 heure, ou 3 heures) ?
    • Si la balade est longue (demi journée, journée), vous pouvez demander si le repas est compris dans le prix.
    • Y a-t-il des réductions pour les groupes ? Les enfants ? Les étudiants ?
    • Peut-on payer par carte ? Par chèque ? Il est toujours intéressant de connaitre le mode de paiement pour ne pas se retrouver embêté quand vous arrivez sur place.

    Peut-on trouver des réductions pour ses balades à cheval ? 

    Pour répondre à cette question, je vous dirais en fait de ne pas chercher la réduction, tout simplement. Vous pourrez peut-être trouver certaines choses sur des sites comme Groupon ou des coffrets cadeaux.
    Mais on l’a vu, gérer un centre équestre est une sacrée mission qui nécessite donc un sacré budget.
    Et plutôt que de chercher le prix minimal, je vous conseille plutôt de chercher la balade qui va vous correspondre (et correspondre donc aussi quand même à votre porte-monnaie), dans un environnement qui vous plait, avec des chevaux en forme et un guide heureux de partager avec vous ce moment.

    Gardez néanmoins en tête deux astuces : 

    • être en groupe pour réserver une balade peut permettre de faire baisser le prix par personne
    • faire des promenades à cheval pendant ce qu’on appelle la basse saison et en évitant donc la haute saison très touristique

    la balade a cheval en groupe

    Les balades à poney sont-elles moins chères ? 

    Je parle ici des premières balades que l’on fait avec son enfant, où l’on est généralement à côté du poney (souvent un shetland), que l’on tient avec une longe pendant que l’enfant est en selle.
    Les prix moyens que j’ai trouvés sont de 12 euros pour une balade à poney d’une demi-heure et de 18,5 euros pour une promenade à poney d’une heure.
    Pour plus d’infos, je vous invite à consulter l’article sur
    les prix moyens des balades à poney en France.

    Balade à cheval tarif : et dans les autres pays européens ? 

    Est-ce que le prix moyen d’une balade à cheval dans l’UE change énormément d’un pays à l’autre ? La réponse est non : il faut compter entre 20 et 40 euros pour une balade à cheval d’une heure en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal, au Royaume Uni, en Allemagne ou au Pays-Bas. Une fourchette de prix similaire à la France.

    Balade à cheval tarif : en conclusion

    Le prix de la balade à cheval est un critère important dans le choix de sa balade, mais ce n’est vraiment pas le seul.
    Énormément de critères entrent en compte dont le plus important : se poser la question de la bonne santé des chevaux. Dans cette écurie, les chevaux sont-ils en bonne santé et aiment-ils se promener ? Penser au bien être animal est tellement important.

  • [VIDÉO] Balades équestres dans un camp Romain de 70 avant JC

    [VIDÉO] Balades équestres dans un camp Romain de 70 avant JC

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Une balade à cheval, c’est une immersion en pleine nature. Montagnes, collines, forêts, campagne, rivière, mer : on explore avec son cheval et on croise parfois si on a de la chance des animaux sauvages. Mais pas que.

    La balade à cheval : une machine à remonter le temps ?

    L’article d’aujourd’hui va être un peu différent, parce que cette balade à cheval dont je vais vous parler avait pour objectif la visite de l’Oppidum de Roquefavour. On l’appelle également le camp des Romains.
    Situé juste à côté de l’aqueduc de Roquefavour, en hauteur, des fouilles ont permis de le rendre visible à tous (et un incendie aussi malheureusement qui a mis à jour les ruines).
    Le site n’est pas très grand, il ne reste que des bases de murs mais c’est une vraie machine à remonter le temps :

    • de l’époque celte, il reste le mur en ruine qui protège l’accès au site
    • le plan du site est typique d’un aménagement romain qui a donc remplacé l’aménagement celte.

    Imaginez en 70 avant Jésus Christ quand des personnes habitaient là, se promenaient le long de la rue et rentraient dans leur habitation. ça donne presque le vertige, vous ne trouvez pas ?

    Quand j’étais en sixième, j’ai eu la chance de faire un voyage en Egypte en famille. Nous sommes évidemment allés voir les pyramides et le sphinx et l’un de mes souvenirs est une balade à cheval qu’on a faite avec la vue sur les Pyramides. Je ne sais pas si c’est encore possible aujourd’hui (c’était il y a 26 ans) mais j’avais vraiment eu la sensation de vivre une aventure hors du temps.
    Des balades équestres pour visiter des sites archéologiques, des monuments célèbres, c’est une façon de découvrir ces lieux d’une façon très originale et ça peut beaucoup plaire aux enfants !

    Est-ce que les balades à cheval ne seraient pas en fait aussi une machine à remonter le temps ? Sur son cheval, le monde moderne s’efface : il n’est plus question de voitures et de villes. On parle de chemins, d’aller faire boire les chevaux à la rivière, on s’arrête pour un picnic dans un champ. Alors est-ce que ces balades ne sont pas aussi une solution pour s’enfuir du monde moderne quelques heures ? L’oublier en tout cas ? Peut-être !
    On parle du nombre de kilomètres de ses balades, on pourrait aussi parler du nombre de siècles de ses balades. Fuite en avant dans l’espace, fuite en arrière dans le temps.

    En tout cas, j’aime bien cette idée de me dire que les balades à cheval, qui sont d’habitude des échappées géographiques (on visite un lieu, on fait des kilomètres) peuvent aussi devenir des échappées dans le temps.
    On a remonté le temps avec Oural pendant quelques minutes, en se baladant le long de cette rue. Et c’était vraiment chouette.

    Balades équestres : des conditions idéales

    Cerises sur le gâteau, on a fait cette balade au coucher du soleil et le camp des romains est situé en pleine nature dans un environnement magnifique.

    L’aqueduc de Roquefavour est à deux minutes au pas et on comprend pourquoi l’Oppidum avait été placé ici : le site domine la vallée de l’Arc et servait donc de poste de surveillance entre la plaine de l’étang de Berre et l’accès à la capitale provençale de l’époque : Entremont. Plus d’infos sur Wikipédia.

    En balades équestres, respecter le site comme on respecte la nature

    Les précautions habituelles sont de mise quand on visite comme ça un site archéologique : en prendre soin. Je ne suis donc pas rentrée dans les habitations, je me suis contentée de regarder de l’extérieur et de prendre la rue au pas.

    Ventabren a conservé les objets trouvés durant ces fouilles (notamment des vestiges métalliques et céramologiques, une fibule qui servait à attacher les vêtements), on peut aller les observer à la Mairie !
    Et il est possible aussi de réserver une visite guidée de l’Oppidum en appelant l’office Municipal de la culture au 04 42 28 76 47.

    A vos commentaires, est-ce qu’il vous est arrivé de visiter un site archéologique à cheval ?

     

  • Comment protéger la nature et contribuer à la sécurité des chemins avec l’application Suricate

    Comment protéger la nature et contribuer à la sécurité des chemins avec l’application Suricate

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Note de début d’article : le projet Suricate dont je vais parler dans cet article peut être utilisé par les cavaliers mais aussi par tous les autres sportifs qui exercent leur sport dans la nature.
    Cyclistes, surfers, plongeurs, randonneurs à pied, passionnés d’aviron, de canoe ou d’escalade, skieurs de randonnée : l’application est aussi pour vous.

    Pourquoi je parle de Suricate

    Il y a quelques jours, en me baladant à cheval, je me suis retrouvée sur un chemin avec de nombreux déchets sur le côté : des détritus, du verre brisé, des pneus de voiture, du plastique. Autour le paysage est magnifique : la campagne aixoise avec la rivière, de petits sentiers, des arbres, des vignes à quelques centaines de mètres. Si vous faites des balades ou des randonnées, ça a sans doute déjà dû vous arriver.
    C’est toujours triste et rageant, quand on se balade, de se trouver face à des décharges sauvages de ce type. Comment protéger la nature à ma petite échelle ? Je me suis posée la question.

    Alors en rentrant à la maison j’ai cherché, je me suis renseignée et j’ai trouvé une application intéressante, dédiée aux différents problèmes qu’on peut rencontrer quand on fait des activités en extérieur en France.

    Cela peut être par exemple : un panneau de signalisation cassé, un arbre qui bloque un chemin, un chien errant ou encore de la pollution via des décharges sauvages. En pleine nature, on peut être confronté à ce genre de difficultés.

    promenade a cheval suricate

    L’appli Suricate s’adresse à tous les passionnés de nature. Que l’on randonne à pied, à vélo ou à cheval, vous pouvez utiliser cette application pour indiquer un problème rencontré sur votre itinéraire.
    L’application appelle ça un signalement.
    Ce signalement va être adressé à l’un des 932 administrateurs répartis dans toute la France. Ces administrateurs appartiennent à des collectivités territoriales, des fédérations sportives, des services de l’Etat ou des gestionnaires d’espaces naturels et ils sont en charge de trouver une solution à ces signalements.

    Comment protéger la nature : étape 1, trouver Suricate

    Suricate est disponible : 

    • sur le web et 
    • a sa propre application mobile. 

    Télécharger l’appli est plus pratique, on peut alors y accéder en un clic sur son téléphone et utiliser la géolocalisation quand on est en rando.

    Comment protéger la nature : étape 2, faire un signalement

    L’application est très simple d’utilisation : en page d’accueil vous pouvez cliquer sur Signaler un problème et l’appli vous guide ensuite dans ce signalement avec deux étapes.

    La localisation de l’endroit du signalement

    Une carte vous propose de localiser votre téléphone pour localiser l’endroit du signalement.
    Cette localisation n’est pas 100% précise car elle propose en fait une zone (je vous donne l’exemple ci-dessous en image quand je suis gare Saint Charles pour prendre le train).
    C’est la bonne zone mais il faut encore que je puisse indiquer exactement où je suis dans cette zone. Il suffit pour cela de zoomer au max sur la carte pour cliquer ensuite sur l’endroit exact où l’on se situe.

    suricate sport nature

    Les autres informations du signalement

    On va vous demander ensuite : 

    •  l’activité concernée (il y a l’équitation mais aussi beaucoup d’autres activités telles que voile, via ferrata, surf, spéléologie, randonnée pédestre, plongée, raquettes à neige, pêche, escalade, cyclisme, etc.)
    • le type de problème (balisage, conflit d’usage, incident et sécurité ou environnement)
    • l’ampleur du signalement (utilisation possible, difficile ou impossible)
    • votre mail 
    • la description du signalement
    • une photo.

    Une fois toutes ces données envoyées, on peut suivre l’évolution de son signalement sur l’application.

    Quand il y a urgence 

    Pour les problèmes urgents vous avez bien sûr les numéros dédiés habituels : 

    • 18 pour les sapeur pompiers
    • 15 pour le SAMU
    • 17 pour Police Secours
    • 112 (numéro d’appel d’urgence européen).

    L’application demande de faire le signalement sur place, je ne l’ai donc pas fait pour cette fois.

    Comment protéger la nature et rester prudent

    On nous demande de faire le signalement sur place mais cet endroit peut être dangereux, votre cheval ou poney peut être sur le qui-vive, etc. Bref, il me parait plus sage de faire son signalement en rentrant à l’écurie après s’être occupé de son cheval ou sa jument.

    Il y a quand même pas mal de choses à remplir, notamment la description du signalement. Ce sera plus simple de le faire au centre équestre ou au poney-club une fois votre cheval sans sa selle et son filet, de retour au pré.

    Par contre, n’hésitez pas à capturer deux choses sur place en restant en sécurité :

    • votre position GPS pour pouvoir la mettre sur Suricate plus tard
    • une photo du problème que vous voulez signaler.

    Une solution peut être de descendre de cheval, ou de rester sur son cheval si c’est votre habitude (c’est ce que je fais), ou de demander à un autre cavalier de tenir votre cheval pendant que vous faites la photo, à vous de voir ce qui assure votre sécurité.

    Pourquoi tester l’application Suricate ?

    Comment protéger la nature ? Suricate peut nous y aider et je trouve qu’on pourrait parler davantage de cette application citoyenne. D’utilité publique, elle permet : 

    • de préserver la nature
    • d’assurer la  sécurité des lieux de promenade : faire un signalement c’est la possibilité d’offrir plus de sécurité aux prochains sportifs qui viendront sur les lieux.

    Chacun peut apporter sa petite pierre à l’édifice pendant une randonnée équestre ou une balade à poney, qu’on soit un moniteur, un accompagnateur ou simplement un cavalier.

    Pour l’instant, cette année, Suricate a recensé 5 938 signalements : 5 938 petites pierres à l’édifice, vous voyez qu’on commence à pouvoir construire quelque chose.

    La FFE (fédération française d’équitation) en parle sur plusieurs pages de son site. Et d’ailleurs, si vous le souhaitez, vous pouvez créer une brigade Suricate dans votre écurie ou votre club.

    Si les applications mobiles vous intéressent dans votre pratique de la balade ou de la randonnée à cheval, n’hésitez pas à aller lire aussi mon article sur les différentes applications disponibles pour partager sa position en temps réel.

    appli suricate signalements 2023 janvier a aout

    A vos commentaires : avez-vous déjà testé l’application Suricate pour signaler un problème pendant votre balade à cheval ?

  • Galoper sur la plage : 9 conseils pour un galop inoubliable

    Galoper sur la plage : 9 conseils pour un galop inoubliable

    Bonjour !
    Maîtriser le galop, c’est important. Mais une balade réussie, c’est aussi une question d’anticipation, d’équipement et de sérénité. Téléchargez le guide offert avec 16 conseils essentiels pour l’extérieur. 🙂

    Galoper sur la plage… C’est le rêve de beaucoup de cavaliers.
    Les cheveux au vent, l’horizon comme seule limite, la vitesse, la beauté de l’eau et du sable, l’odeur marine…
    Alors dans cet article j’ai essayé de vous récapituler les conseils pour profiter à fond de ce moment en toute sécurité.

    La plage est-elle autorisée aux cavaliers et aux chevaux ?

    Malheureusement, toutes les plages ne sont pas autorisées aux chevaux. Avant de prévoir votre promenade à la plage avec votre poney, votre hongre ou votre jument, il va donc falloir faire une petite recherche administrative pour savoir si la plage que vous visez accepte bien les chevaux.

    Pour avoir les infos vous avez plusieurs solutions : 

    • contacter la mairie pour poser la question ou votre comité départemental de tourisme équestre
    • faire un repérage sur la plage pour voir s’il y a des panneaux qui indiquent ce qui est autorisé / ce qui ne l’est pas.

    J’en parle plus précisément dans cet article si vous voulez en savoir plus.

    L’échauffement et le temps de récupération 

    Avant le galop

    C’est logique, mais mieux vaut en parler quand même. Tout comme on ne se lance pas dans un sprint sans échauffement, on ne va pas galoper sur la plage tout de suite.
    La meilleure façon de s’échauffer pour le cheval reste de parcourir la plage au pas pendant un moment. Pourquoi pas aussi se lancer dans un petit trot. Bref, on commence en douceur et cela permet en plus de repérer la plage pour votre monture et pour vous.

    Après le galop

    C’est le moment de reprendre son souffle avec un pas dynamique pour que notre cheval récupère (et nous aussi).

    Faut-il prévoir des protections pour les membres des chevaux ?

    Cloches, protège boulets, guêtres. ce sont des protections qui ont pour objectif d’éviter les blessures.
    Mais à la plage elles seront contre-productives : le sable et le sel risquent de créer des frottements et donc des blessures.

    Les bons endroits où galoper sur la plage

    Commencer par prendre ses marques

    Comme la forêt ou la campagne, la plage comporte quelques dangers spécifiques

    • des rochers
    • des trous (trous d’eau, trous du sable tout simplement)
    • différents types de sols (sable sec qui s’enfonce sur lequel il ne faut pas galoper, sable trop mouillé qui s’enfonce)
    • la présence de cerfs volants, de bateaux, des objets auxquels les chevaux ne sont pas forcément habitués.

    L’objectif va donc être de faire un repérage. L’idéal c’est de commencer votre balade au pas dans un sens en inspectant les endroits où le sol est ok pour galoper. Comme ça vous êtes sûr du terrain.

    Galoper sur la plage : une plage déserte

    D’accord on n’est pas Robinson Crusoe ou Alec Ramsay dans L’étalon noir mais une plage sans personne c’est quand même beaucoup mieux, surtout si vous avez envie d’un galop.
    Avant de galoper sur la plage, faites un check autour de vous et à l’horizon : le terrain est-il dégagé pour galoper sur la plage ? L’idée est de ne pas se retrouver soudainement avec un promeneur sur votre chemin et un freinage d’urgence à faire. Vous pourriez faire peur et vous faire peur.

    Pour cette raison, l’automne et l’hiver sont des saisons parfaites pour aller galoper sur la plage parce que vous aurez beaucoup moins de monde sur la plage.
    On peut jouer aussi sur les horaires décalées avec des balades par exemple tôt le matin, au moment où la plage est encore presque vide.

    Les horaires des marées

    En Méditerranée, pas besoin de regarder mais sur la côte atlantique par exemple vous devez vous renseigner sur les marées.
    Exemple : vous arrivez et la plage est à marée haute. Votre galop sur la plage sera pour une autre jour car pas question de galoper sur du sable sec sur lequel on s’enfonce dangereusement pour les membres des chevaux.

    Donc le mieux est de se procurer un horaire des marées. Quand j’étais petite on le regardait pour savoir quand aller à la plage pêcher des crevettes sur la digue.
    Pour nos grands galops sur la plage, le mieux est de parier sur une fin de marée descendante : on aura un maximum de choix sur les différents types de sable sans avoir les parfois brusques remontées quand la marée commence à monter.

    Sur quel sable galoper sur la plage ? 

    Globalement, on s’approche de la mer.
    Le sable sec sur laquelle l’eau n’arrive jamais n’est pas conseillé pour les membres des chevaux (risque de chute, de tendinite). Rien qu’au pas on voit que ce n’est pas confortable pour le cheval et on a qu’une envie c’est de se rapprocher de l’eau.
    Sur le sable mouillé, il suffit de regarder si le cheval s’enfonce ou non. Si le sol parait dur et humide, c’est le mieux pour galoper.

    chevaux au galop sur la plage

    Promenade à cheval : galoper dans l’eau ?

    Ma seule chute en extérieur (enfin je crois) a été sur la plage. Plus précisément dans l’eau. J’avais une quinzaine d’années et notre monitrice nous avait emmenés en balade à la plage.  C’était en Irlande. Les chevaux étaient les pieds dans l’eau, on s’est lancé dans un galop.
    Quand j’ai vu les chevaux devant moi s’écrouler et que le mien s’est effondré à son tour j’ai eu la sensation que tout était normal, que tout était prévu. Mais ça ne l’était pas du tout. On venait de galoper dans une mer avec de grands trous d’eau. Résultat : une dizaine de cavaliers à l’eau et des chevaux qui ont regagné la plage plus vite que nous et se sont enfuis trempés dans le golf d’à coté.

    Le temps de s’extirper de l’eau (nager tout habillé c’est compliqué) on a pu en rattraper quelques uns qui s’étaient arrêtés sur la plage et nous attendaient sagement, un peu étonnés de ce qui venait de se passer. Pas trop de bobos au final mais un passage aux urgences irlandaises pour certains quand même dont moi parce que dans l’eau je me suis reçue un coup de sabot au genou et que je ne peux plus poser le pied par terre.
    Après coup il a été dit que cette plage était dangereuse pour la baignade en raison de ses nombreux trous d’eau. Notre monitrice, française, ne connaissait pas la plage.
    A la nuit tombée, les chevaux avaient tous été récupérés.

    Alors galoper dans l’eau c’est sûr que c’est une sensation magnifique mais tout peut basculer d’un coup.
    Quand on galope quelque part on aime connaître le chemin. On aime voir le chemin. Le problème dans l’eau c’est qu’on ne voit rien. Un rocher peut être là, sous l’eau et peu visible. Quant aux courants ils sont très forts par endroits mais complètement invisibles : on ne les remarque pas (je pense aux baïnes de l’atlantique par exemple).
    L’autre problème c’est que sous l’eau ça bouge, ça évolue, un trou peut se former au gré des changements de courant alors un endroit sans danger peut devenir un endroit dangereux une semaine plus tard.

    Bref, le galop dans l’eau demande une réelle expertise et connaissance de la plage sur laquelle vous êtes et de mon côté je préfère largement galoper au bord de l’eau et mettre les sabots dans l’eau mais au pas.

    Et en parlant d’eau vous avez aussi la baignade à cheval (voulue cette fois !) qui est possible. Pour tout savoir sur la balade baignade, vous pouvez consulter cet article.

    Ne pas avoir peur de la vitesse mais la contrôler : le grand galop sur la plage

    La vitesse c’est grisant mais ça peut aussi être effrayant. Pour vous rassurer, dites vous qu’un cheval lancé à pleine vitesse ne rue pas. Il est concentré sur la vitesse, l’encolure allongée vers l’avant.
    Oui mais est-ce que j’arriverai à l’arrêter une fois qu’il sera lancé à pleine vitesse ? Si vous n’êtes pas sûr de votre réponse à cette question, il vaut sans doute mieux travailler encore le galop dans des situations plus simples et à vitesse moindre.

    Quand vous vous sentirez prêt ce sera le moment, et dites-vous pour vous rassurer qu’après un grand galop, votre cheval va être un peu fatigué, peut-être même ralentira-t-il de lui-même.
    Pensez aussi à des scénarios pour l’arrêter :

    • lui parler, utiliser vos aides habituelles
    • se servir du terrain : faire un cercle sur la plage c’est beaucoup plus facile que faire un cercle dans la forêt
    • amorcer un ralentissement en vous aidant du bord de l’eau qui le fera ralentir (mais restez près du bord, là où vous avez la visibilité).

    Évidemment, on garde en tête que quelque soit l’endroit où l’on est, il faut pouvoir contrôler sa vitesse.
    Si vous vous lancez plein galop c’est parce que vous voulez aller plein galop (et votre cheval aussi) et non pas parce que seul votre cheval l’a décidé. 

    Et enfin, un galop sur la plage lancé à pleine vitesse, plein gaz, plein pot, ça fait un bien fou au cheval et au cavalier. Voilà, c’est le fameux grand galop sur la plage qu’on adore mais qu’on redoute parfois aussi. Mes meilleurs souvenirs sont en Camargue, à Djerba et aussi à Lombock pour les galops sur la plage. 
    On profite mais il faut aussi avoir des yeux partout pour ralentir de suite si vous vous trouvez face à un obstacle, un danger ou si vous voyez que vous avez un promeneur qui se rapproche.

    grand galop sur la plage

    Galoper sur la plage : la position en équilibre

    C’est la position la plus confortable je trouve pour galoper sur la plage (et de manière générale en pleine nature). Ce sont souvent des galops assez rapides, alors le fait d’être en équilibre, légèrement en appui sur ses pieds, les mains proches de l’encolure et les rênes ajustées permet de ne pas gêner le cheval.

    On peut être surpris la première fois mais si vous vous mettez derrière un autre cheval vous risquez de vous retrouver avec du sable dans les yeux. Quelques solutions pour remédier à ça : 

    • de plus grandes distances
    • galoper plutôt en décalé c’est à dire en se mettant à droite ou à gauche du cheval de devant
    • venir avec des lunettes de soleil par exemple.

    Galoper sur la plage : à l’écoute de son cheval

    Le galop sur la plage, le grand galop sur la plage est une expérience magique. Profitez tout en étant en sécurité.
    Si vous êtes accompagné, écoutez bien votre guide. Si vous y allez seul ou avec d’autres cavaliers, assurez-vous d’abord de bien connaître vos chevaux et que vos chevaux connaissent déjà les lieux.

    Y aller en douceur, tranquillement, en prenant son temps, c’est l’une des choses les plus importantes à cheval.
    Si vous voyez déjà qu’au pas votre cheval n’est pas très confiant il faudra peut-être simplement galoper une prochaine fois. La mer peut l’intriguer, le sable aussi et le mouvement des vagues : il n’avait jamais vu ça avant, il entend de nouveaux bruits, de nouveaux sons.

    Bref, allez-y progressivement, c’est le meilleur moyen de parvenir à vos objectifs. Normalement, chevaux et poneys adorent ce moment.

    Au retour de plage, la douche

    Après un galop sur la plage, on est plein de sel, plein de sable. Notre dada aussi.
    On a tous cette sensation de retour de plage après une bonne journée de vacances : on est collant, on a du sable partout, la peau un peu tendue et craquelée par le soleil et le sel. Bref, on rêve d’une bonne douche.
    Et ça fera aussi le plus grand bien à notre cheval pour enlever le sable et le sel et éviter les irritations. De retour à l’écurie, la ferme équestre, le centre équestre ou le poney-club, direction la douche.

     

    A vos commentaires ! Où recommandez-vous de galoper sur la plage ? Si vous avez des bonnes adresses, mettez-les ci-dessous :-). 

     

  • [VIDÉO] Balade à cheval : l’aqueduc de Roquefavour

    [VIDÉO] Balade à cheval : l’aqueduc de Roquefavour

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Oui, vous ne rêvez pas, il y a bien une vidéo dans cet article, la première ! Sur l’aqueduc de Roquefavour. Et il existe maintenant une chaîne Youtube Balade à cheval

    Une chaine Youtube ? 

    ça fait plusieurs semaines (mois) que je me pose beaucoup (trop ?) de questions sur le format vidéo. Forcément puisque je me sens beaucoup plus à l’aise quand j’écris. Une vidéo par contre c’est autre chose, c’est une sortie totale de ma zone de confiance, c’est nouveau.

    C’est un peu comme si d’un seul coup, au lieu de prendre un chemin de balade que je connais par cœur et que j’adore je me disais “allez, osons l’aventure, aujourd’hui je vais prendre ce chemin à droite étroit et sous les arbres et voir où ça me mène”. Et si ça se trouve, ce chemin à droite étroit et sous les arbres il va être hyper agréable et devenir un de mes chemins préférés. Vous me suivez ?

    Quand on se balade, l’exploration est un moment à part, une véritable aventure qui peut déboucher sur la découverte de 3,4,5,6 autres chemins : un nouveau terrain de jeu, un peu comme dans un jeu vidéo où on va débloquer un nouveau niveau, arriver dans un nouveau lieu.
    Alors on va dire que la vidéo peut être aussi un nouveau terrain de jeu qui ouvre le champ des possibilités.

    Ce qui m’a bloquée pendant plusieurs semaines, c’est que dans une vidéo, on se dévoile : sa voix, son visage. J’avais besoin de temps pour y réfléchir.

    De nouvelles possibilités

    Si je me suis lancée, c’est que je vois pas mal de possibilités dans les vidéos : 

    • partager avec vous les techniques que j’ai emmagasinées au fil des balades mais cette fois-ci sur le terrain (comment passer sereinement un pont avec les rails du TGV dessous, comment passer sous un tunnel avec les rails du TGV au dessus, comment donner la direction à son cheval quand on se balade rênes longues, traverser tranquillement la rivière, etc.)
    • partager avec vous encore plus la beauté des paysages, c’est comme si je vous emmenais avec moi
    • pourquoi pas faire des tests de matériel en vidéo
    • la balade à cheval c’est une succession de mouvements, la mobilité, alors même si les photos apportent beaucoup, je me dis que la vidéo correspond plus à l’idée même de balade.


    Bref, voilà la première vidéo de ma chaine Youtube, sur la balade qui surplombe donc l’aqueduc de Roquefavour. 

     

    L’aqueduc de Roquefavour

    À chacune de mes balades, l’aqueduc de Roquefavour est présent. Parfois de près, parfois de loin, mais impossible de ne pas voir cette superbe construction de 82 mètres de haut qui a été terminée en 1847. C’est l’aqueduc en pierre le plus haut du monde et il est toujours utilisé aujourd’hui puisque c’est lui qui amène l’eau du canal de Marseille jusqu’à Marseille et au fameux Palais Longchamp.

    Du coup vous l’avez compris, on ne peut pas monter sur l’aqueduc. On peut le regarder de différents endroits et comme vous le verrez dans la vidéo, quand on arrive à l’entrée de l’aqueduc on se retrouve en fait avec une porte grillagée, entrée interdite et danger.

    Ce que j’aime dans les balades à cheval, outre le fait d’être avec mon cheval, c’est observer. Regarder. Me déconnecter complètement de la ville et du quotidien pour me reconnecter à la nature et aux paysages.
    C’est d’ailleurs pour cette raison que j’aime beaucoup aussi chercher du regard des animaux sauvages pendant mes balades.

    Comme première vidéo, j’avais donc envie de vous montrer la beauté de l’aqueduc de Roquefavour et le plateau duquel on peut l’observer en le surplombant avant de descendre pour le regarder à sa hauteur. Bon c’est mieux de ne pas avoir le vertige du coup. 

    Et vous, à côté de vos balades, avez-vous des sites architecturaux et patrimoniaux ? 

     

  • Voir des animaux dans la forêt : 10 conseils pour les cavaliers

    Voir des animaux dans la forêt : 10 conseils pour les cavaliers

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Je ne sais pas ce que je préfère entre faire une balade à cheval avec une copine ou partir seule sur les chemins avec Oural. Ce sont des balades tellement différentes.
    Et l’un des avantages à me balader seule à cheval, c’est d’observer bien davantage la nature pour essayer de voir des animaux dans la forêt.

    J’ai eu la chance, au fil de mes balades, d’apercevoir de nombreux animaux sans jamais me faire peur : chevreuils, biches, cerfs, oiseaux de toutes sortes dont des faisans et des flamants roses (merci la Camargue), écureuils, lièvres, grenouilles, etc.
    Dans cet article j’ai compilé dix conseils pour optimiser la chance qu’en tant que cavalier on puisse observer des animaux sauvages pendant nos balades.

    Ce n’est pas le moment de sentir la rose

    On évite de mettre le parfum qu’on nous a offert à Noël ou de l’anti moustique sur toute la longueur de ses bras. Les animaux ont un odorat très développé, et des parfums de ce type indiquent la présence humaine et risquent de faire fuir beaucoup d’animaux.

    Je pense que c’est rare qu’un cavalier monte avec du parfum, mais ça peut arriver : imaginez une balade en fin de journée après la journée de boulot et votre parfum qui ne s’est peut-être pas tout à fait encore estompé.

    Attention aussi aux gels douches, aux shampoings qui sentent forts. Bref, on cherche la neutralité des odeurs. Et votre cheval vous remerciera aussi.

    Le camouflage

    Les vêtements

    Si on est discret au niveau de l’odorat, on doit l’être aussi visuellement. Alors le mieux est de partir sur une tenue avec des couleurs proches de la nature : 

    • des dégradés de marron 
    • les couleurs des feuillages

    On réfléchit en mode camouflage pour se fondre dans le paysage.
    Mais du coup, comment faire pendant les périodes de chasse ? Car en effet, dans un article où je parle de la chasse je conseille en fait tout l’inverse : avoir des couleurs vives, flashys de type rose, jaune, orange pour justement être plus visible par les potentiels chasseurs. Du coup, en période de chasse, l’activité observation des animaux à cheval me semble compromise (on en parle plus loin).

    Le cheval

    C’est à cheval que j’ai toujours vu le plus d’animaux sauvages, malgré de nombreuses balades à pied. Quand on est à cheval, finalement, on se mélange à la nature, on se fond un peu plus dans le paysage puisque c’est le cheval qui marche pour nous sur les chemins et les sentiers.
    Notre corps peut donc ne faire aucun bruit, aucun geste trop rapide, il peut juste suivre le rythme du cheval, un rythme naturel. Notre corps est lié à l’odeur du cheval aussi.

    Bref, j’ai donc cette impression qu’en se promenant à cheval on a plus de chances de croiser la route d’animaux sauvages. Avez-vous déjà eu cette sensation ?

    Quant au matériel, la seule chose à optimiser semble être je pense la couleur du tapis : une couleur camouflage là encore.

    portrait d'un faisan

    Le roi du silence pour voir des animaux dans la forêt

    Minimiser ses bruits au maximum

    Voilà, on est parti en balade, seul à seul avec notre cheval et maintenant l’un des objectifs va être le silence ! Ce n’est pas le moment d’inventer un poème en alexandrin avec rimes riches et de le déclamer à votre cheval pour lui dire ô combien il est merveilleux et à l’écoute et beau et rapide et courageux.
    Ce n’est pas le moment non plus de choisir de passer sur des branchages au sol qui vont faire un boucan du diable. Le seul bruit qu’on garde c’est celui des sabots de notre cheval sur le sol, au pas, sur un terrain pas trop bruyant. Ce rythme tellement apaisant d’un pas tranquille.

    On remet à plus tard le petit encas bien croustillant qui est dans sa poche à scratchs (type tablette de chocolat crunch ou le pop corn qui craque sous la dent) et on met son téléphone en mode silencieux.

    Cette recherche de silence permet d’être moins vite repéré et de se mettre à l’écoute de la nature : l’observation est visuelle bien sûr mais elle devient aussi sonore et par exemple on entend d’un seul coup beaucoup d’oiseaux, le son du vent qui danse sur les herbes, etc.

    Les rois du silence

    Et si vraiment vous avez trop envie de partir avec votre copine de toujours en balade, pensez à la communication par gestes, comme en plongée finalement.
    Voilà, c’est une plongée dans la nature que vous faites, en pleine nature.
    Et gardez vos grandes conversations pour refaire le monde pour le début et la fin de balade, parce que quand même ce serait trop dommage de s’en priver.

    Observer des animaux dans la forêt : quel timing ?

    L’horaire

    Là où j’ai vu le plus d’animaux sauvages de toute ma vie, c’est dans la forêt de Rambouillet et la campagne autour quand je me baladais l’été, le soir d’environ 19h30 à 21h30. Des chevreuils, des biches, des oiseaux, des lapins, j’en voyais en nombre dans ces moments là. 

    Vous vous souvenez de cette expression : “entre chien et loup” hé bien c’est exactement à ce moment là que je me promenais, quand la lumière baissait avec le soleil qui se couchait, au moment où on ne pourrait pas vraiment distinguer un chien d’un loup.
    Tôt le matin aussi, quand les animaux cherchent à se nourrir. Ensuite c’est l’agitation de la journée et du monde qui commence, les animaux se cachent.

    En ce moment il m’arrive de me balader tôt le matin : en juin il fait chaud alors les balades en milieu de journée j’ai arrêté et comme je suis debout tôt grâce à (ou à cause de, selon mon humeur, les parents de jeunes enfants je pense que vous allez me comprendre)  ma petite dernière, je peux être à cheval assez tôt. Il y a quelques jours on a croisé un faisan et une dizaine de lapins, sans compter les oiseaux, les libellules et les papillons.

    Les saisons

    Je ne m’y connais pas assez en animaux sauvages pour faire un article entier sur ce sujet des saisons et des animaux, mais néanmoins je peux vous partager quelques informations logiques sur le moment idéal pour observer des animaux sauvages : 

    • pour les cerfs par exemple, le moment du brame me parait être un bon moment car on les entend beaucoup plus que d’habitude,
    • en période de chasse au contraire, les animaux ont tendance à se cacher davantage (automne, hiver) et c’est aussi le moment où on à envie de sortir à cheval avec ses couleurs les plus vives sur soi pour être vite repéré des chasseurs
    • le printemps et l’été seraient donc les meilleures saisons.

    chevreuil qui saute

    Observer la nature

    À cheval, notre hauteur de regard change. On voit plus loin puisqu’on est placé plus haut, c’est donc un avantage pour apercevoir davantage d’animaux, percevoir davantage les mouvements.
    Par contre il va être un peu plus difficile d’observer le sol pour voir des empreintes de pattes par exemple puisqu’on est plus haut et qu’à cheval notre regard est très mobile (il faut pouvoir regarder un peu partout à la fois).

    Pour plus d’infos sur les forêts, n’hésitez pas à vous documenter sur le site de l’ONF.
    Bien connaitre les forêts, bien connaitre la campagne nous aide à comprendre le fonctionnement de leurs habitants.

    L’air du vent pour voir des animaux dans la forêt

    Le vent transporte les odeurs et peut donc signaler notre présence. Il va donc falloir s’adapter en essayant au maximum de marcher contre le vent.
    Donc la première chose à faire, c’est de savoir dans quel sens se promène le vent et Pocahontas peut nous y aider ! 

    Avec son visage, comme Pocahontas le fait en chantant, on peut sentir la direction du vent pour ensuite marcher dans le sens contraire au vent.

    Une autre astuce pour trouver le sens du vent : observer les feuillages, les herbes, pour voir dans quel sens elles sont poussées.
    En plus c’est magnifique, j’adore regarder les herbes bouger au gré du vent, comme une mer verte et tendre.

    La bonne distance 

    Pas trop près

    Je n’ai jamais cherché à trop approcher un animal pour ne pas le gêner, ne pas le stresser, et profiter de la rencontre avant qu’il prenne la fuite.

    C’est logique mais il ne faut pas trop s’approcher, surtout que certains animaux peuvent attaquer s’ils se sentent menacés. Il ne faut pas oublier, d’ailleurs, que chevaux et poneys sont des proies et non des prédateurs. Là encore ça ne m’est jamais arrivé mais je sais que le risque n’est pas nul. Je ne me suis jamais retrouvée en présence de sangliers ou d’un serpent, je n’en ai en tout cas jamais vu, après il est possible que mon cheval en ait senti la présence à certains moments mais heureusement ce n’est jamais allé plus loin.

    Que faire si je me retrouve par exemple face à un sanglier ?

    Je me suis posée la question, c’est toujours mieux d’y réfléchir en amont pour ne pas être surpris le jour J.
    Voici ce que je me suis notée : 

    • rassurer mon cheval en le caressant, en lui parlant tranquillement
    • rester calme pour ne pas effrayer mon cheval
    • rester à cheval pour gérer la rencontre
    • m’éloigner lentement.

    Animaux dans la forêt et photos

    Cet article est illustré par des photos trouvées sur internet (banques d’images libres de droit). C’est rare ici car d’habitude j’illustre beaucoup les articles avec mes photos mais globalement, quand j’ai vu des animaux sauvages en me promenant à cheval je n’ai jamais fait de photos : 

    • pour profiter de l’instant présent, regarder l’animal plutôt que faire du bruit pour sortir mon téléphone et relever la tête pour voir que l’animal s’est enfui
    • j’ai toujours vu des animaux à distance respectable pour ne pas les déranger et ne pas les voir partir trop vite donc une photo ne donnerait pas grand chose de toute façon sauf si j’avais un appareil photo avec un zoom ce qui n’est pas le cas
    • la question de la sécurité s’ajoute à ces différentes considérations, un animal sauvage reste un animal sauvage et un cheval reste un cheval, donc mieux vaut être concentré sur l’instant présent plutôt que sur la recherche de son téléphone, on n’est jamais à l’abri d’un écart par exemple.

    De manière générale, mieux vaut éviter les mouvements brusques à cheval et qui plus est quand on a comme objectif de randonnée l’observation de la faune du coin.
    Du coup c’est la même chose pour les jumelles, en plus dangereux encore je trouve car cela demande une vraie concentration sur les jumelles, une concentration qu’on n’a plus donc pour gérer la situation et son cheval. 

    portrait d'un lapin

    Ecouter son cheval

    On est parti à cheval en balade avec comme objectif d’essayer de voir des animaux sauvages, mais ce qu’il ne faut pas oublier c’est son cheval et rester à son écoute : 

    • en amont se demander : quelle sera sa réaction si vous voyez des animaux ? Il peut être surpris par des oiseaux par exemple qui surgissent de nul part
    • sur le terrain, prendre les bonnes décisions si vous voyez un animal sauvage (rassurer votre hongre, votre jument ou votre poney, s’écarter, s’arrêter, continuer sa route, etc.)
    • se dire que c’est aussi notre cheval qui va pouvoir donner des signes de présence d’un animal sauvage (regardez là où le cheval regarde, étudiez les gestes de ses oreilles, ses diverses réactions, etc).

    Pour conclure sur l’observation des animaux dans la forêt

    La patience est sans doute l’un des plus gros points communs entre les cavaliers et les observateurs d’animaux sauvages.
    Le mot patience revient dans de nombreux articles ici : installer une confiance réciproque avec son cheval prend du temps, l’habituer à balader aussi, le travail avec son poney ou sa jument aussi.
    Il revient aujourd’hui encore car pour observer des animaux pendant ses balades à cheval, il faut aussi faire preuve de beaucoup de patience tout en travaillant aussi le calme de son cheval dans ces moments là.

    Voir des animaux dans la forêt s’apprend, c’est une histoire de perception, de patience, de calme, de silence, de regard, de sensations et partager ces moments avec son cheval c’est une très belle expérience.

    Et vous, quels animaux sauvages avez-vous déjà croisé au détour de vos promenades à cheval ?

  • Balade à cheval Luberon : faune, flore et gîte

    Balade à cheval Luberon : faune, flore et gîte

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    C’est une randonnée à cheval que j’ai faite il y a un an tout pile et dont j’ai très envie de vous parler aujourd’hui. Parce que c’est un souvenir extraordinaire, et pour plusieurs raisons.

    C’est parti pour l’article Balade à cheval Luberon : faune, flore et gîte (oui parce que l’endroit où on va dormir et manger est important quand on part sur deux jours ou plus).
    Je dois l’avouer, j’aime bien bien manger, et bien dormir, et c’est aussi ce que je cherche pour mon cheval ! Alors le logement et la nourriture pendant les randos sont des points importants.

    Ma première randonnée à cheval sur un weekend depuis 6 ans

    À l’époque de Rambouillet, il était assez fréquent qu’on parte en randonnée sur deux jours avec Oural. On dormait dans un champ sous la tente assez loin de l’écurie, ou dans des campings qui étaient ok pour nous accueillir nous et nos chevaux. On était toujours un groupe de 4,5, 6 cavaliers et ces weekends ensemble sont des souvenirs que je garderai toute ma vie. Pour les balades et les soirées au coin du feu.

    Déménager dans le sud a été difficile, il fallait tout reconstruire. Il y a eu Sausset les Pins où Oural est resté peut-être un an et demi, pas vraiment le temps de lier connaissance pour partir en exploration tout un week-end avec d’autres cavaliers. Puis Ventabren depuis plusieurs années et après mes trois grossesses et un retour à cheval régulier, cette rando de deux jours dans le Luberon avec une autre cavalière de l’écurie et d’autres cavalières qu’on rejoignait dans le Luberon.

    luberon au mois de mai

    Balade à cheval Luberon : l’auberge des seguins, le paradis pour les chevaux et les cavaliers

    Quand on part en randonnée à cheval sur plusieurs jours, il faut réussir à trouver un hébergement qui va accueillir en sécurité et dans de bonnes conditions les cavaliers, mais aussi les chevaux. 

    L’auberge des seguins, que je connaissais déjà pour y être allée 2-3 fois en famille est idéale pour ça : 

    • ils ont un pré avec un cours d’eau qui peut accueillir les chevaux (hôtel cinq étoiles pour nos dadas)
    • ils proposent différents types d’hébergement pour tous les prix (dortoirs ou chambres)
    • la demi-pension est possible : on dîne à l’auberge le soir, soit dans leur grande salle s’il fait froid, soit dehors sur la terrasse s’il fait bon
    • en plein milieu du Luberon, en pleine nature, elle est entourée de petits chemins très agréables à cheval
    • et cerise sur le gâteau ils ont une piscine magnifique et je dois avouer que fin mai, passer la fin de l’après midi au bord de l’eau (et dans l’eau) après plusieurs heures de rando était un moment hyper agréable.

    auberge des seguins hotel restaurant

    Pour vous donner une idée des prix : 

    • 52 euros pour une nuit en dortoir avec le diner du soir inclus et le petit déjeuner du lendemain
    • 285 euros la chambre de 5 personnes avec salle de bain et wc ainsi que le diner du soir inclus et le petit déjeuner du lendemain (donc 57 euros par personne).

    L’auberge des seguins propose aussi des paniers repas à 9 euros que l’on peut donc emporter le lendemain dans les sacoches.

    Vous l’avez compris, une nuit là bas est vraiment 

    • pratique car vous n’avez pas la nourriture à gérer
    • idyllique car le cadre est magique : on est au bout du monde, loin de l’agitation de la ville et dans un environnement naturel à couper le souffle (falaise, rivière)
    • étudiée aussi pour les chevaux qui passent la nuit dans un pré de bonne taille avec un cours d’eau pour s’abreuver en bas. 

    hotel qui accueille des chevaux

    Balade à cheval Luberon : une rando forte en émotion

    Ce petit paragraphe parlera sans doute aux parents qui lisent l’article, aux mamans plus précisément. C’était la première fois depuis la naissance de ma troisième fille que je partais deux jours sans elles.

    D’où un mélange d’émotions détonnant : elles m’ont manquée tout de suite, en même temps j’attendais ce moment de liberté et de sport avec impatience et j’avais quand même par moments cette boule au ventre. Mais j’étais contente de la faire cette rando. Bref, j’étais tiraillée par beaucoup d’émotions contradictoires.

    Le summum a été la nuit passée dans le dortoir.
    Cette rando c’était le moment où j’arrêtais l’allaitement de ma dernière, j’avais commencé quelques jours avant à arrêter les dernières tétées mais j’ai quand même dormi avec des tiraillements assez désagréables toute la nuit et cette nostalgie des fins d’allaitement, qui vous raconte que ça y est on passe à autre chose, on laisse dans le passé l’un des liens si puissant qu’on a construit pendant plusieurs mois avec son bébé. Même si on est d’accord, ce lien il existera toute la vie, on s’en souviendra toujours. Mais quand même, sacré déchirement que ces fins d’allaitement. Même si, il faut voir le positif, c’est le signe que bébé grandit et qu’on passe un cap.
    L’ambivalence de la maternité, de la paternité, de la parentalité. 

    La petite anecdote en plus c’est que j’étais pas loin du malaise quand il a fallu le deuxième jour descendre de cheval et monter une côte impressionnante pendant bien 20 minutes à flanc de falaise ! Quand je vois mon cheval de 20 ans qui monte ça comme si c’était un petit dénivelé de rien du tout et que moi à côté j’ai soufflé, essoufflée, en arrivant en haut comme si je venais de monter la muraille de Chine, je me dis que je manque un peu d’endurance… Et que mon Oural est trop fort.
    La barre énergétique que j’avais dans ma sacoche a été je crois un des meilleurs trucs que j’ai mangé de ma vie suite à cette cavalcade à pied.

    Oural devant la falaise

    Le petit + technique de cette rando à cheval dans le Luberon

    Oural n’a pas quitté ses hipposandales aux postérieurs. C’était parfait car pas mal de chemins étaient assez caillouteux et un mois auparavant on lui avait soigné un abcès au postérieur gauche.

    Pour plus d’infos sur les hipposandales vous pouvez consulter ces deux articles : 

    Les chevaux au pré

    Un point pas toujours évident quand on part en rando sur plusieurs jours est l’entente des chevaux entre eux quand on les lâche dans un pré. Ce qui n’était pas simple cette fois-ci c’est que nos chevaux ne connaissaient pas les autres chevaux. Ils n’ont eu que la journée de rando pour se familiariser entre eux alors du coup le lâcher au pré a été un moment où nous avons fait particulièrement attention.
    Les points d’attention :

    • que chaque cheval ait à manger
    • que chaque cheval puisse boire
    • qu’il n’y ait pas de « bataille » car on connait bien cette histoire de dominant/dominé qui peut occasionner des blessures et du stress pour les chevaux comme pour les cavaliers.

    Tout s’est bien passé : il n’y a eu aucune blessure et plutôt une bonne entente même si nos deux chevaux étaient un peu de côté par rapport au reste du troupeau.
    Dans ce genre de cas, on peut mettre en place des tours de garde les premières heures pour vérifier que tout va bien. En plus c’est vraiment apaisant de voir son cheval évoluer au pré, manger, boire, c’était un beau moment hors du temps où on prend le temps tout simplement de regarder son cheval vivre au pré, avec les autres chevaux. Un peu comme quand on regarde son enfant dormir paisiblement juste avant d’aller se coucher. Une sorte d’ordre des choses, de nature sereine.

    paysage du luberon

    Balade à cheval Luberon : un paysage très varié

    Pendant ces deux jours, on est passé sur des chemins très variés

    • forêts
    • garrigues
    • gorges et falaises vers l’auberge des seguins
    • on a croisé plusieurs rivières
    • il y a eu pas mal de dénivelé ce qui nous a donné plusieurs fois l’occasion d’avoir de belles vues dégagées sur le massif du Luberon 
    • on a longé plusieurs champs de cerisiers d’un rouge magnifique (on était fin mai).

    rando dans le luberon a cheval

    La faune du Luberon

    Il se trouve qu’on n’a pas vu beaucoup d’animaux, sauf quelques oiseaux. Notre groupe avait plein de choses à se dire et on a fait toute la route le matin et en début d’après-midi donc pour observer des animaux sauvages les conditions n’étaient pas franchement réunies.

    Là où je vois le plus d’animaux, c’est quand je me promène seule avec Oural en fin de journée, avant la nuit. A Rambouillet je voyais beaucoup de chevreuils, de biches et de faisans. En Provence je vois énormément de lapins maintenant.

    Mais dans le Luberon, même si cette fois je n’ai rien vu, on peut voir beaucoup d’espèces : 

    • pas moins de 145 espèces d’oiseaux (l’aigle de Bonelli, le hibou grand duc, des vautours, la mésange noire, etc)
    • des marmottes
    • des chevreuils, des cerfs
    • des sangliers (ceux-là on n’a pas très envie de les croiser)
    • des chauves-souris
    • des lapins
    • des serpents (vipères, couleuvres) et ça c’est pareil on préfère éviter d’en rencontrer
    • le lézard ocellé qui est le plus grand lézard d’Europe.

    Une balade à cheval dans le Luberon en croisant des animaux sauvages (les mignons hein, pour le coup les sangliers et les serpents ça me va de n’en avoir jamais croisé à cheval), c’est donc tout à fait possible, mais on peut faciliter sa chance en respectant quelques petites règles, et je me dis qu’un article sur le sujet pourrait être intéressant (je me le note pour plus tard).

    La flore du Luberon

    On trouve notamment quand on se promène à cheval dans le Luberon

    • des chênes verts et des chênes pubescents
    • des pins sylvestres
    • des tilleuls à petites feuilles
    • les cèdres bleus des Alpes.

    Il y avait d’ailleurs de nombreux chemins sous les arbres, l’idéal puisque fin mai il faisait déjà assez chaud, alors pour les chevaux, avoir des chemins à l’ombre des arbres était un grand avantage

    Lubéron ou Luberon ? 

    J’ai toujours prononcé « Lubéron » mais les locaux vous le diront il faudrait prononcer « Lubeuron ». Un vaste débat.
    Et en provençal et bien on dit « Loubéroun ».
    Bref, si vous venez dans le massif du Luberon et que vous voulez faire plaisir aux habitants « Lubeuron » sera parfait !

    A vos commentaires, avez-vous déjà visité le Luberon avec votre cheval, votre jument ou votre poney ? Ou tenté une balade touristique dans le massif ?

  • Tarif balade poney : les prix moyens en France

    Tarif balade poney : les prix moyens en France

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Il y a quelques mois, j’ai fait des recherches sur le prix moyen des balades à cheval en France avec une petite comparaison par région.
    Aujourd’hui, l’objectif est de vous proposer la même chose mais pour les balades à poney ! On va donc parler tarif des balades à poney dans cet article.

    Qu’est-ce que j’entends par balade à poney ?

    Je me suis intéressée aux fameuses balades à poney en main pour cet article : ce sont les premières balades qu’on fait avec nos enfants, neveux et nièces, souvent une petite demi-heure passée sur le poney à faire un petit tour avec un adulte à côté qui tient la longe. Elles peuvent parfois durer plus longtemps : une heure de balade à poney en main, mais pas plus.

    Tarif balade poney : comment j’ai mené ma recherche

    J’ai fait la même chose que pour les balades à cheval : création d’un tableau excel et recherche par région de 3,4,5 ou 6 balades à poney.
    Ma recherche n’est pas exhaustive puisque j’ai consulté une soixantaine de balades à poney et qu’il en existe bien plus en France.
    Je me suis concentrée sur les centres équestres, les poneys clubs (je n’ai pas regardé du côté des balades à poney dans les parcs des villes où le tarif est souvent moindre mais où une polémique sévit actuellement à Lyon ou encore Paris).

    enfant parents et poney

    Tarif balade poney : les prix moyens en France

    Avec mon listing, j’arrive donc à un prix moyen de 12 euros pour une balade à poney d’une demi-heure et de 18,5 euros pour une balade à poney d’une heure.

    Pourquoi vous donner ces prix ? Pour permettre à tous d’avoir une idée du prix moyen d’une balade à poney en main en France et donc pouvoir se rendre compte quand on est face à un poney club ou un centre équestre de sa tarification (est-elle basse, moyenne, haute ?). 

    Autre point à noter : sur une balade d’une demi-heure le prix le moins cher trouvé est de 5 euros et le plus cher de 20 euros.
    Pour les balades d’une heure, le moins cher est 10 euros et le plus cher 35 euros.

    La région la plus chère pour les balades à poney

    Dans mon listing, c’est très clairement la Corse qui est la région la plus chère pour faire des balades à poney avec une moyenne de 18,5 euros la demi-heure.

    La région faisait déjà partie des trois régions les plus chères pour les balades à cheval, et on comprend facilement pourquoi : 

    • c’est une région très touristique
    • la balade en bord de mer ou dans le maquis promet des paysages magnifiques
    • l’insularité qui rend la plupart des prix plus hauts qu’ailleurs.

    Cette année, nous étions d’ailleurs en Corse et nous avons fait cadeau à deux de nos filles d’une balade à poney avec baignade. La sortie durait deux heures donc plus longtemps qu’une balade à poney classique et était au prix de 60 euros par enfant. C’était une expérience magnifique pour elles que je raconte en détails ici.

    Si vous voulez en savoir plus sur les balades à poney ou à cheval en bord de mer, j’ai écrit un article sur les tarifs de ces balades uniques.

    baignade à poney

    Tarif balade poney : que paie-t-on quand on fait avec son enfant une balade à poney ?

    Cela me paraît important d’en reparler ici : quand on parle de balade à poney, comme de balade à cheval, on parle d’une activité avec un animal. Et il est essentiel que cet animal soit bien traité.

    Alors la recherche d’une balade à poney devrait se faire non pas totalement sur le critère du prix (et du lieu) mais en incluant le critère d’une belle vie pour le poney. 

    Ce que vous payez quand votre enfant fait une promenade à poney

    Voici ce que vous payez quand vous emmenez votre enfant faire une balade à poney : 

    • une partie des frais de structure du poney club
    • une partie du salaire du moniteur car même s’il n’accompagne pas la balade, c’est lui qui souvent va préparer le cheval, vous donner les indications de balade, etc.
    • la gestion des poneys (leur nourriture, les soins, le dressage)
    • la location du poney bien sûr
    • l’usure de l’équipement (selle, licol, tapis, etc.).

    Dans votre demi-heure de poney, il y a en fait toute une organisation, toute une entreprise, autour de l’humain et de l’animal.

    Penser au bonheur de l’animal

    Assez souvent, ces poneys tournent un peu en rond car il y a fort à parier qu’il n’y a pas énormément de circuits pour la demi-heure de balade à poney.

    Par contre vous pouvez regarder certaines choses pour vous rassurer sur le bien-être de l’animal : 

    • son lieu de vie (s’il vit dehors en troupeau, c’est carton plein)
    • est-ce qu’à un moment donné il est dessellé et remis au pré pour ne pas rester attaché toute la journée à sa longe
    • on demande à votre enfant d’aider à préparer le poney notamment en le brossant, c’est un très bon signe car cela montre que la pédagogie du poney club est plus poussée que juste l’idée de monter sur le poney et votre enfant apprendra que si monter à poney est un super moment, brosser son poney, le caresser, le préparer en est un super aussi
    • est-ce qu’on lui propose de boire après la promenade à poney ou est-ce qu’on le remet au pré pour qu’il mange par exemple
    • quel est son comportement (énergie, oreilles vers l’avant, tranquillité).

    tarif balade poney

    Vous voulez en savoir plus sur les balades à poney ? 

    Dans cet article, on a parlé du tarif des balades à poney mais vous avez peut-être envie d’en savoir plus sur l’organisation de ces balades en main, qui sont en quelques sortes des baptêmes à poney.
    Si c’est le cas je vous propose de découvrir mes précédents articles sur ce thème :