Catégorie : A cheval à l’étranger

  • Balade cheval bord de mer : le guide pratique pour se baigner à cheval

    Balade cheval bord de mer : le guide pratique pour se baigner à cheval

    Bonjour !
    Vous rêvez d’une balade à cheval en bord de mer et d’une baignade à cru dans la mer ? Ne manquez pas le guide des 16 astuces simples pour réussir vos balades à cheval. Un concentré de conseils utiles à télécharger gratuitement juste ici ! 🙂

    Se baigner avec les chevaux, c’est un rêve de cavalier.
    Monter à cru, tenir la crinière de son cheval en train de nager c’est un vrai moment de liberté et de complicité extraordinaire.

    Mais avant de se lancer, mieux vaut connaître quelques règles essentielles pour que ce moment magique reste sûr, agréable et soit respectueux du bien-être de votre cheval.

    Dans cet article vous trouverez : 

    • des infos sur comment se passe une baignade avec les chevaux (cela peut intéresser les cavaliers qui se demandent s’ils vont réserver une balade baignade avec un guide) 
    • des infos sur comment gérer une sortie plage et baignade avec votre cheval et sans guide.

    Si vous êtes plutôt à la recherche d’infos sur le galop sur la plage ou le galop en bord de mer, je vous conseille cet article où vous trouverez 9 conseils pour les galops sur la plage.

    Une bonne préparation pour assurer sa sécurité 

    Les meilleurs moments pour y aller 

    En général, la baignade à cheval est une activité d’été (et qui dit été dit baigneurs et souvent plages très fréquentées). Alors pour éviter qu’il y ait trop de monde sur la plage on va privilégier : 

    • tôt le matin (6-7 heures)
    • en fin de journée (notamment au moment du coucher du soleil et je dois avouer que c’est mon moment préféré).

     

    La réglementation sur la plage 

    Si vous partez sans guide, la première chose à savoir est si les chevaux ont le droit d’aller sur la plage. Il va falloir donc vous renseigner sur la législation en vigueur (pour plus d’infos sur la réglementation vous pouvez consulter cet article).
    Exemple avec Deauville qui sur son site a une page dédiée aux balades à cheval sur la plage pour rappeler notamment les horaires où les chevaux peuvent aller sur la plage.

    Cette plage est-elle dangereuse ?

    En effet, il va falloir enquêter sur les potentiels dangers de la plage où vous allez (vagues, trous d’eau, baïnes, sables mouvants, algues vertes) et l’horaire des marées si vous êtes par exemple sur l’Atlantique. C’est vraiment important pour votre sécurité.

    Quand j’étais ado je me suis retrouvée en colonie de vacances en Irlande et nous sommes allés faire une balade sur la plage.
    La monitrice nous a fait galoper dans l’eau. J’avais 15 ans : c’était le rêve absolu.
    Les chevaux avaient de l’eau à peine jusqu’au genou et là d’un coup, comme si c’était prévu, comme si c’était tout à fait normal, j’ai vu les deux chevaux devant moi se retrouver dans l’eau et les cavaliers aussi. La seconde suivante j’étais dans l’eau aussi. Mon cheval s’est débattu pour sortir de là, je reçois un coup d’antérieur dans le genou et je commence à nager avec le poids de tous mes vêtements trempés et mes bottes remplies d’eau.
    Au final il n’y a pas eu de grosse blessure, on a eu de la chance, ça aurait pu être pire. Direction l’hôpital quand même pour la cavalière qui avait reçu un coup sur le casque et moi qui avait le genou ouvert et sans doute un gros hématome dû au choc (je boitais). Le cheval que je montais a été retrouvé avec deux autres au milieu d’un golf, ils allaient bien et ne s’étaient pas blessés.
    Je l’ai su après, cette plage était réputée dangereuse, notamment à cause de ses trous d’eau. La guide, qui était française si je me souviens bien, n’était pas au courant de la dangerosité du lieu.

    Ne partez pas seul, partez au minimum avec une autre personne qui vous suit à pied.

    Dernier point mais essentiel aussi : si vous prévoyez une baignade avec votre cheval, il faut savoir nager.
    Heureusement d’ailleurs que je savais nager quand avec ce cheval irlandais on est tombé dans ce trou d’eau ensemble : les circonstances d’une chute dans ce genre de cas compliquent la nage parce qu’on peut recevoir un coup de pied, paniquer et le poids des vêtements trempés est vraiment très gênant pour nager.

    Quant aux chevaux, oui ils nagent mais gardez à l’esprit que ce n’est pas quelque chose qu’il font tous les jours, ce n’est pas leur terrain de jeu habituel donc ils peuvent avoir des réactions un peu vives.

    Les dernières petites vérifications avant de partir 

    La météo

    Jetez  un petit oeil à la météo pour vérifier que la mer est calme et qu’il n’y a pas d’alerte (attention l’été aux orages notamment).

    Balade cheval bord de mer : l’équipement du cheval 

    Les protections sont rarement utilisées en balade et là c’est encore davantage le cas : imaginons des guêtres, du sable, du sel, le frottement du sable sur les guêtres, les membres du cheval, qui peuvent occasionner des blessures.
    Si vous avez quand même un peu de route avant d’accéder à la plage, vous avez intérêt à partir avec un cheval sellé (selle, filet).
    Si vous êtes vraiment proches, pourquoi pas partir tout simplement avec votre cheval en licol + longe. 

    L’équipement du cavalier

    Si vous êtes vraiment proche de la plage, vous pouvez partir à pied avec votre cheval simplement muni d’une paire de basket, d’un maillot de bain, d’un short et d’un tee shirt. N’oubliez pas votre casque. 

    Quoi emmener dans les sacoches si vous avez de la route avant l’arrivée à la plage  ?

    Voici une petite liste qui nécéssite d’avoir des sacoches à l’arrière de la selle (pensez à bien équilibrer les poids) :

    • une brosse type bouchon pour pouvoir enlever le sable du cheval 
    • licol et longe 
    • maillot de bain
    • serviette de bain
    • pochette étanche pour téléphone si vous voulez prendre des photos et si vous ne voulez pas laisser votre téléphone sur la plage
    • une gourde d’eau
    • de vieilles baskets si vous avez la place, pour ne pas risquer de vous faire écraser le pied par l’un des sabots de votre cheval.

    L’arrivée sur la plage 

    Si vous avez besoin de vous préparer vous et votre cheval pour la baignade, essayez de trouver sur la plage un endroit isolé où vous pouvez attacher votre cheval (branches d’arbre, petites barrières en bois souvent au fond de la plage, etc.).

    C’est l’endroit idéal pour desseller, enlever le filet pour une baignade à venir juste en licol (le sel est mauvais pour le cuir, et votre cheval serait beaucoup moins à l’aise dans l’eau s’il est avec sa selle et son filet).
    On peut décider de garder le filet pour plusieurs raisons : monter à cru c’est déjà une sacré expérience, dans l’eau de surcroît alors sans filet ça peut faire beaucoup surtout si votre cheval n’y est pas habitué.
    Ce peut être aussi ses premières baignades et vous jugez plus sécuritaire de garder le filet pour les premières fois. Il existe des filets synthétiques qui résisteront mieux au sel que les filets en cuir. 

    cheval sur la plage

    Ensuite c’est à vous de vous préparer : maillot de bain, baskets aux pieds et casque (dans les photos de ma dernière baignade vous verrez que je suis pieds nus et sans casque, ce qui n’est pas terrible niveau sécurité je dois l’admettre). 

    Evidemment je vous conseille d’avoir les baskets au cas où car mener son cheval sur la plage et dans la mer pieds nus demande pas mal de technique et le cheval étant craintif de base on n’est nulle part à l’abri d’un écart et d’un sabot qui vient se poser malencontreusement sur nos pieds à la vue d’un parasol qui s’envole, de cris ou de gestes brusques d’enfants.
    Le casque c’est toujours mieux aussi et à vrai dire cette fois-ci je l’ai vraiment complètement oublié dans l’euphorie de la baignade qui arrivait. Par contre évidemment je l’avais à l’aller et au retour de la plage.

    Balade cheval bord de mer : direction le bord de l’eau 

    Si votre cheval est en licol il vous suffit de transformer votre longe en paire de rênes : vous déclipsez la longe pour la mettre sur l’anneau du montant gauche, vous passez le bout de la longe de l’autre côté du cheval et vous attachez l’autre extrémité de la longe à l’anneau du montant droit (faites un noeud relativement serré pour ne pas risquer qu’il se détache quand vous serez dans l’eau mais pas trop non plus pour qu’il ne soit pas trop dur à enlever ensuite).

    Essayez de trouver un lieu de baignade plutôt éloigné des baigneurs pour avoir de la place et éviter un potentiel accident.

    Remonter sur mon cheval

    Pour monter sur le dos de votre cheval, vous avez plusieurs solutions. 

    Si votre cheval est un grand connaisseur des baignades en mer, vous pouvez monter en étant dans l’eau : votre cheval est entré calmement avec vous dans l’eau, il est rassuré que vous soyez à côté de lui. Positionnez-le vers le large et vous vers la plage ce qui vous permettra de gagner de précieux centimètres pour monter.
    Vous pouvez vous aider aussi entre cavaliers. 

    Autre possibilité : s’aider d’un tronc d’arbre ou d’un rocher sur la plage.

    Balade cheval bord de mer : quelques éléments de sécurité dans l’eau 

    À ne pas oublier pour profiter de votre baignade en toute sécurité : 

    • continuer à garder les distances de sécurité entre les chevaux dans l’eau (on n’est jamais à l’abri d’un coup de pied)
    • avoir une bonne visibilité du fond de l’eau pour savoir si c’est du sable, faire attention s’il y a un rocher, etc.

    baignade à cheval

    Il est possible que votre cheval se mette à donner des coups d’antérieur dans l’eau. Pas de panique, il y a plusieurs significations à ça :

    • il est curieux et en bon explorateur il teste la profondeur, le bruit que ça fait, les sensations
    • il a envie de jouer et il est ravi d’éclabousser
    • une petite envie de roulade surtout s’il baisse l’encolure en même temps, s’il arrondit le dos (mieux vaut le remettre en mouvement dans ce cas là).

    Le cheval qui nage 

    C’est  une sensation extraordinaire, on est emporté dans un élan d’énergie qui ondule ! 

    À cru sur le dos du cheval on est moins stable et surtout avec le mouvement de nage on a tendance à partir vers l’arrière.
    Pour ne pas gêner le cheval et rester assis au bon endroit vous pouvez tenir la crinière, ça vous aidera beaucoup à maintenir le bon positionnement sur le dos du cheval.
    Essayez aussi de le laisser libre de ses mouvements, notamment au niveau de la longe du licol, laissez de la longe pour que le cheval puisse bouger son encolure comme il le souhaite.

    nager avec son cheval

    Après la baignade

    Beaucoup de chevaux adorent ça : ils sont tout mouillés et ils n’ont alors qu’une seule envie : se rouler dans le sable ! 

    Laissez-le s’organiser quand vous voyez les premiers signaux : cheval qui s’arrête à un endroit et qui commence à flairer le sol. Avec toute la longueur de la longe vous pourrez le laisser se rouler tranquillement et quand il aura terminé vous aurez un cheval salé et sablé mais heureux !
    D’où la nécessité de partir avec le fameux bouchon dans une sacoche pour pouvoir brosser votre cheval avant de remettre la selle et le filet. Pensez bien à enlever le sable au niveau de toutes les parties où il peut y avoir frottement : 

    • montants du filet, têtière, muserolle pour le filet
    • dos et sous le ventre pour la selle.

    Le moment qu’on passe à brosser permet aussi de vérifier que notre cheval ne s’est pas fait mal.

    Et si mon cheval fait un crottin sur la plage ?

    Tout va dépendre de la plage sur laquelle vous êtes. Le crottin est biodégradable mais il existe deux possibilités : 

    • la réglementation locale de la commune impose impose le ramassage des crottins sur la plage
    • d’autres réglementations n’imposent rien concernant le ramassage des crottins.

    Vous pouvez en plus prendre en considération la fréquentation de la plage : s’il s’agit d’une plage avec beaucoup de monde l’été, le mieux est évidemment de ramasser le crottin. Vous pouvez emmener dans vos sacoches un sac plastique un peu solide et une petite pelle pour ramasser.
    Pas besoin de ramener le crottin jusqu’à l’écurie : vous pouvez le mettre à un endroit qui ne gênera pas (derrière les premiers arbres ou arbustes qui bordent la plage par exemple).

    Aller sur la plage avec les chevaux peut être considéré comme gênant par certaines personnes qui pour des conditions de sécurité et de propreté préféreraient que l’accès aux plages soient interdits aux cavaliers. Le fait de ramasser les crottins permet d’éviter l’agacement de ce type de personnes et tout simplement d’être respectueux de la plage et des autres. 

    Balade cheval bord de mer : les premières fois

    Si votre cheval ne s’est encore jamais baigné et n’est pas familier avec la mer : 

    • demandez-vous déjà quel est son rapport à l’eau : est-il confiant quand vous le douchez, est-ce qu’il met les pieds dans les flaques d’eau, est-ce qu’il à déjà passé un gué, une petite rivière ?
    • partez un jour où vous savez que la mer est d’huile, ce sera plus facile pour votre cheval et vous
    • entourez-vous : partez sur la plage avec des chevaux déjà habitués au lieu (au sable, à la mer) car votre cheval sera rassuré de voir que ses congénères vont au bord de l’eau et dans la mer en toute confiance et même s’y amusent
    • comme pour toute chose, allez y petit à petit, en prenant votre temps, commencez par marcher au pas le long de l’eau pour que le cheval s’habitue aux vagues, au sable mouillé, à tout ce qu’il voit et entend (bruit de l’eau notamment)
    • rassurez votre cheval parce qu’il est en train de faire quelque chose de nouveau et il a besoin de sentir que vous êtes là pour le guider
    • laissez-lui le temps et la possibilité de s’approcher, de sentir, avec des rênes plutôt détendues
    • souvenez-vous que vous pouvez essayer à pied ou à cheval : les deux options sont possibles et vous et votre cheval allez sans doute être plus à l’aise avec l’une de ces deux options
    • commencez par mettre un peu les pieds dans l’eau, puis un peu plus, allez-y vraiment progressivement.

    Pour la baignade, il faudra sans doute attendre quelques séances mais l’important est de réussir à faire un petit progrès avec un cheval qui vous fait confiance. Comme toujours, vos émotions vont en partie dicter au cheval comment réagir. Mettez de côté vos appréhensions pour vous tourner vers le moment présent, le bonheur et la joie de partager ce moment plage et baignade !

    Ci-dessous, petite vidéo très courte de Champagne et moi dans l’eau, c’était sa quatrième baignade et il adore : pendant que les autres chevaux barbotaient tranquillement dans l’eau, nous on a fait des longueurs !

    Balade cheval bord de mer : le retour à l’écurie 

    L’eau va être votre meilleure amie.
    Au retour :

    • douchez votre cheval pour enlever tout le sel et le sable (cela va éviter des démangeaisons, des irritations, des frottements et favoriser sa récupération car nager dans la mer demande beaucoup d’efforts)
    • rincez à l’eau licol et longe qui ont été dans l’eau de mer
    • secouez votre tapis, lavez-le pour le confort de votre cheval et la longévité de votre tapis
    • prenez soin du filet et de la selle même si vous ne vous êtes pas baigné avec : le sel assèche et craquelle le cuir (attention donc aux embruns) et le sable peut abîmer votre matériel, alors même si vous ne vous êtes pas baigné avec selle et filet vous pouvez prévoir de faire vos cuirs assez rapidement après votre escapade baignade ou simplement passer une éponge un tout petit peu humide sur les cuirs pour enlever sel et sable.

    Il ne reste plus qu’à aller prendre une douche maintenant !

    Balade cheval bord de mer : en conclusion

    La baignade dans la mer avec son cheval est un moment qui nécessite pas mal de préparation mais c’est un moment magique ! Si vous hésitez à sauter le pas pour le moment, vous pouvez très bien pour commencer partir avec un guide pour observer comment il va gérer les différentes étapes de la balade et de la baignade.
    Si vous prévoyez de partir avec un guide pour une balade baignade sur votre lieu de vacances par exemple, le guide là encore vous donnera toute la marche à suivre. 

    Et pour finir, voici quelques lieux en France pour vos balades à cheval en bord de mer : 

    • la Camargue
    • la Corse
    • les Landes
    • la baie de Somme
    • la Normandie.

    Il y a encore plein d’autres lieux, et aussi l’étranger. Petit souvenir d’une baignade à cheval sur l’île de Lombok en Indonésie. C’était pour notre voyage de noces.

    lombok balade a cheval

    À vos commentaires : avez-vous déjà eu la chance de vous baigner à cheval ?

  • Balade à cheval tarif : 7 questions/réponses pour y voir plus clair

    Balade à cheval tarif : 7 questions/réponses pour y voir plus clair

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    En 6 questions, l’article d’aujourd’hui fait le tour du sujet des tarifs des balades à cheval.  C’est parti !

    Combien coûte en moyenne une balade à cheval en France ?

    Evidemment, les tarifs dont je vais parler ci-dessous sont des moyennes : vous trouverez des balades plus chères, d’autres moins, mais ces moyennes vous donnent en tout cas un indicatif de prix : 

    • balade de 1 heure : compter une vingtaine d’euros
    • balade de 2 heures : compter une quarantaine d’euros
    • balade demi-journée : dans les 70 euros
    • une journée complète : 120 euros.

    Ce sont des moyennes pour vous donner une première indication. Et les prix vont dépendre de pas mal de choses, notamment du lieu. Si vous voulez des idées de prix plus complètes par rapport au lieu choisi, je vous invite à consulter l’article où je compare les prix en France par région

    Quels sont les facteurs qui influencent les tarifs des balades à cheval ? 

    Ils sont multiples : 

    • la durée de la balade
    • le lieu de la balade (le prix ne sera pas le même en Corse ou en région Grand Est et de façon plus spécifique encore les prix ne seront pas les même en bord de mer qu’en forêt ou dans la campagne)
    • la saison (vous pourrez avoir des prix plus bas en basse saison et des prix plus hautes en haute saison)
    • le niveau de service (picnic ou apéro inclus), 
    • la notion d’expérience (balade sur la plage au coucher du soleil, baignade avec les chevaux, etc.)
    • balade en groupe ou balade privée (si vous partez à deux avec le guide, ce sera sans doute plus cher que partir avec le guide et un groupe de 5 autres personnes)
    • l’expérience du guide
    • réputation et renommée du centre équestre (si la réputation est excellente, le prix sera peut-être plus haut).

    balade a cheval sur plage

    Balade à cheval tarif : que paye-t-on quand on achète une balade à cheval ?

    La question est importante à poser parce qu’elle permet de comprendre pourquoi les tarifs de la balade à cheval peuvent être chers.

    Acheter une balade à cheval, c’est acheter la balade à cheval en elle-même.

    Mais on participe aussi 

    • à la bonne santé et aux coûts liés à l’entretien des chevaux (nourriture, soins, infrastructure, travail du cheval pour que les balades se déroulent bien)
    • au salaire du guide ou de l’accompagnateur.

    On peut penser aussi 

    • à l’usure de l’équipement (les tapis, les selles, les filets, les casques)
    • aux installations de l’écurie ou du centre équestre (sentiers ou carrière à entretenir par exemple)
    • aux coûts administratifs des écuries (assurances, juridiques, comptables, etc.).

    Bref il faut imaginer la complexité de la gestion d’un centre équestre pour mieux comprendre d’où vient le prix.

    Balade à cheval tarif : où trouver les prix pratiqués ? 

    Avec l’ère d’internet, il se peut que vous trouviez les prix pratiqués par le centre équestre que vous avez trouvé sur leur site web ou leur page Facebook par exemple.
    Dans le cas contraire, n’hésitez pas à les appeler tout simplement. Les prix peuvent être indiqués aussi sur des prospectus publicitaires distribués dans des commerces de la ville ou du village ou à l’office de Tourisme.

    A noter qu’en France, on trouve pas moins de 2 500 établissements et associations de cavaliers qui pratiquent le tourisme équestre !

    Quelles questions poser par rapport au prix quand on appelle ou qu’on fait un mail pour réserver une balade à cheval ? 

    Voici quelques idées de questions à poser par rapport au tarif  : 

    • Combien coûte la balade de deux heures (ou 1 heure, ou 3 heures) ?
    • Si la balade est longue (demi journée, journée), vous pouvez demander si le repas est compris dans le prix.
    • Y a-t-il des réductions pour les groupes ? Les enfants ? Les étudiants ?
    • Peut-on payer par carte ? Par chèque ? Il est toujours intéressant de connaitre le mode de paiement pour ne pas se retrouver embêté quand vous arrivez sur place.

    Peut-on trouver des réductions pour ses balades à cheval ? 

    Pour répondre à cette question, je vous dirais en fait de ne pas chercher la réduction, tout simplement. Vous pourrez peut-être trouver certaines choses sur des sites comme Groupon ou des coffrets cadeaux.
    Mais on l’a vu, gérer un centre équestre est une sacrée mission qui nécessite donc un sacré budget.
    Et plutôt que de chercher le prix minimal, je vous conseille plutôt de chercher la balade qui va vous correspondre (et correspondre donc aussi quand même à votre porte-monnaie), dans un environnement qui vous plait, avec des chevaux en forme et un guide heureux de partager avec vous ce moment.

    Gardez néanmoins en tête deux astuces : 

    • être en groupe pour réserver une balade peut permettre de faire baisser le prix par personne
    • faire des promenades à cheval pendant ce qu’on appelle la basse saison et en évitant donc la haute saison très touristique

    la balade a cheval en groupe

    Les balades à poney sont-elles moins chères ? 

    Je parle ici des premières balades que l’on fait avec son enfant, où l’on est généralement à côté du poney (souvent un shetland), que l’on tient avec une longe pendant que l’enfant est en selle.
    Les prix moyens que j’ai trouvés sont de 12 euros pour une balade à poney d’une demi-heure et de 18,5 euros pour une promenade à poney d’une heure.
    Pour plus d’infos, je vous invite à consulter l’article sur
    les prix moyens des balades à poney en France.

    Balade à cheval tarif : et dans les autres pays européens ? 

    Est-ce que le prix moyen d’une balade à cheval dans l’UE change énormément d’un pays à l’autre ? La réponse est non : il faut compter entre 20 et 40 euros pour une balade à cheval d’une heure en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal, au Royaume Uni, en Allemagne ou au Pays-Bas. Une fourchette de prix similaire à la France.

    Balade à cheval tarif : en conclusion

    Le prix de la balade à cheval est un critère important dans le choix de sa balade, mais ce n’est vraiment pas le seul.
    Énormément de critères entrent en compte dont le plus important : se poser la question de la bonne santé des chevaux. Dans cette écurie, les chevaux sont-ils en bonne santé et aiment-ils se promener ? Penser au bien être animal est tellement important.

  • Galoper sur la plage : 9 conseils pour un galop inoubliable

    Galoper sur la plage : 9 conseils pour un galop inoubliable

    Bonjour !
    Maîtriser le galop, c’est important. Mais une balade réussie, c’est aussi une question d’anticipation, d’équipement et de sérénité. Téléchargez le guide offert avec 16 conseils essentiels pour l’extérieur. 🙂

    Galoper sur la plage… C’est le rêve de beaucoup de cavaliers.
    Les cheveux au vent, l’horizon comme seule limite, la vitesse, la beauté de l’eau et du sable, l’odeur marine…
    Alors dans cet article j’ai essayé de vous récapituler les conseils pour profiter à fond de ce moment en toute sécurité.

    La plage est-elle autorisée aux cavaliers et aux chevaux ?

    Malheureusement, toutes les plages ne sont pas autorisées aux chevaux. Avant de prévoir votre promenade à la plage avec votre poney, votre hongre ou votre jument, il va donc falloir faire une petite recherche administrative pour savoir si la plage que vous visez accepte bien les chevaux.

    Pour avoir les infos vous avez plusieurs solutions : 

    • contacter la mairie pour poser la question ou votre comité départemental de tourisme équestre
    • faire un repérage sur la plage pour voir s’il y a des panneaux qui indiquent ce qui est autorisé / ce qui ne l’est pas.

    J’en parle plus précisément dans cet article si vous voulez en savoir plus.

    L’échauffement et le temps de récupération 

    Avant le galop

    C’est logique, mais mieux vaut en parler quand même. Tout comme on ne se lance pas dans un sprint sans échauffement, on ne va pas galoper sur la plage tout de suite.
    La meilleure façon de s’échauffer pour le cheval reste de parcourir la plage au pas pendant un moment. Pourquoi pas aussi se lancer dans un petit trot. Bref, on commence en douceur et cela permet en plus de repérer la plage pour votre monture et pour vous.

    Après le galop

    C’est le moment de reprendre son souffle avec un pas dynamique pour que notre cheval récupère (et nous aussi).

    Faut-il prévoir des protections pour les membres des chevaux ?

    Cloches, protège boulets, guêtres. ce sont des protections qui ont pour objectif d’éviter les blessures.
    Mais à la plage elles seront contre-productives : le sable et le sel risquent de créer des frottements et donc des blessures.

    Les bons endroits où galoper sur la plage

    Commencer par prendre ses marques

    Comme la forêt ou la campagne, la plage comporte quelques dangers spécifiques

    • des rochers
    • des trous (trous d’eau, trous du sable tout simplement)
    • différents types de sols (sable sec qui s’enfonce sur lequel il ne faut pas galoper, sable trop mouillé qui s’enfonce)
    • la présence de cerfs volants, de bateaux, des objets auxquels les chevaux ne sont pas forcément habitués.

    L’objectif va donc être de faire un repérage. L’idéal c’est de commencer votre balade au pas dans un sens en inspectant les endroits où le sol est ok pour galoper. Comme ça vous êtes sûr du terrain.

    Galoper sur la plage : une plage déserte

    D’accord on n’est pas Robinson Crusoe ou Alec Ramsay dans L’étalon noir mais une plage sans personne c’est quand même beaucoup mieux, surtout si vous avez envie d’un galop.
    Avant de galoper sur la plage, faites un check autour de vous et à l’horizon : le terrain est-il dégagé pour galoper sur la plage ? L’idée est de ne pas se retrouver soudainement avec un promeneur sur votre chemin et un freinage d’urgence à faire. Vous pourriez faire peur et vous faire peur.

    Pour cette raison, l’automne et l’hiver sont des saisons parfaites pour aller galoper sur la plage parce que vous aurez beaucoup moins de monde sur la plage.
    On peut jouer aussi sur les horaires décalées avec des balades par exemple tôt le matin, au moment où la plage est encore presque vide.

    Les horaires des marées

    En Méditerranée, pas besoin de regarder mais sur la côte atlantique par exemple vous devez vous renseigner sur les marées.
    Exemple : vous arrivez et la plage est à marée haute. Votre galop sur la plage sera pour une autre jour car pas question de galoper sur du sable sec sur lequel on s’enfonce dangereusement pour les membres des chevaux.

    Donc le mieux est de se procurer un horaire des marées. Quand j’étais petite on le regardait pour savoir quand aller à la plage pêcher des crevettes sur la digue.
    Pour nos grands galops sur la plage, le mieux est de parier sur une fin de marée descendante : on aura un maximum de choix sur les différents types de sable sans avoir les parfois brusques remontées quand la marée commence à monter.

    Sur quel sable galoper sur la plage ? 

    Globalement, on s’approche de la mer.
    Le sable sec sur laquelle l’eau n’arrive jamais n’est pas conseillé pour les membres des chevaux (risque de chute, de tendinite). Rien qu’au pas on voit que ce n’est pas confortable pour le cheval et on a qu’une envie c’est de se rapprocher de l’eau.
    Sur le sable mouillé, il suffit de regarder si le cheval s’enfonce ou non. Si le sol parait dur et humide, c’est le mieux pour galoper.

    chevaux au galop sur la plage

    Promenade à cheval : galoper dans l’eau ?

    Ma seule chute en extérieur (enfin je crois) a été sur la plage. Plus précisément dans l’eau. J’avais une quinzaine d’années et notre monitrice nous avait emmenés en balade à la plage.  C’était en Irlande. Les chevaux étaient les pieds dans l’eau, on s’est lancé dans un galop.
    Quand j’ai vu les chevaux devant moi s’écrouler et que le mien s’est effondré à son tour j’ai eu la sensation que tout était normal, que tout était prévu. Mais ça ne l’était pas du tout. On venait de galoper dans une mer avec de grands trous d’eau. Résultat : une dizaine de cavaliers à l’eau et des chevaux qui ont regagné la plage plus vite que nous et se sont enfuis trempés dans le golf d’à coté.

    Le temps de s’extirper de l’eau (nager tout habillé c’est compliqué) on a pu en rattraper quelques uns qui s’étaient arrêtés sur la plage et nous attendaient sagement, un peu étonnés de ce qui venait de se passer. Pas trop de bobos au final mais un passage aux urgences irlandaises pour certains quand même dont moi parce que dans l’eau je me suis reçue un coup de sabot au genou et que je ne peux plus poser le pied par terre.
    Après coup il a été dit que cette plage était dangereuse pour la baignade en raison de ses nombreux trous d’eau. Notre monitrice, française, ne connaissait pas la plage.
    A la nuit tombée, les chevaux avaient tous été récupérés.

    Alors galoper dans l’eau c’est sûr que c’est une sensation magnifique mais tout peut basculer d’un coup.
    Quand on galope quelque part on aime connaître le chemin. On aime voir le chemin. Le problème dans l’eau c’est qu’on ne voit rien. Un rocher peut être là, sous l’eau et peu visible. Quant aux courants ils sont très forts par endroits mais complètement invisibles : on ne les remarque pas (je pense aux baïnes de l’atlantique par exemple).
    L’autre problème c’est que sous l’eau ça bouge, ça évolue, un trou peut se former au gré des changements de courant alors un endroit sans danger peut devenir un endroit dangereux une semaine plus tard.

    Bref, le galop dans l’eau demande une réelle expertise et connaissance de la plage sur laquelle vous êtes et de mon côté je préfère largement galoper au bord de l’eau et mettre les sabots dans l’eau mais au pas.

    Et en parlant d’eau vous avez aussi la baignade à cheval (voulue cette fois !) qui est possible. Pour tout savoir sur la balade baignade, vous pouvez consulter cet article.

    Ne pas avoir peur de la vitesse mais la contrôler : le grand galop sur la plage

    La vitesse c’est grisant mais ça peut aussi être effrayant. Pour vous rassurer, dites vous qu’un cheval lancé à pleine vitesse ne rue pas. Il est concentré sur la vitesse, l’encolure allongée vers l’avant.
    Oui mais est-ce que j’arriverai à l’arrêter une fois qu’il sera lancé à pleine vitesse ? Si vous n’êtes pas sûr de votre réponse à cette question, il vaut sans doute mieux travailler encore le galop dans des situations plus simples et à vitesse moindre.

    Quand vous vous sentirez prêt ce sera le moment, et dites-vous pour vous rassurer qu’après un grand galop, votre cheval va être un peu fatigué, peut-être même ralentira-t-il de lui-même.
    Pensez aussi à des scénarios pour l’arrêter :

    • lui parler, utiliser vos aides habituelles
    • se servir du terrain : faire un cercle sur la plage c’est beaucoup plus facile que faire un cercle dans la forêt
    • amorcer un ralentissement en vous aidant du bord de l’eau qui le fera ralentir (mais restez près du bord, là où vous avez la visibilité).

    Évidemment, on garde en tête que quelque soit l’endroit où l’on est, il faut pouvoir contrôler sa vitesse.
    Si vous vous lancez plein galop c’est parce que vous voulez aller plein galop (et votre cheval aussi) et non pas parce que seul votre cheval l’a décidé. 

    Et enfin, un galop sur la plage lancé à pleine vitesse, plein gaz, plein pot, ça fait un bien fou au cheval et au cavalier. Voilà, c’est le fameux grand galop sur la plage qu’on adore mais qu’on redoute parfois aussi. Mes meilleurs souvenirs sont en Camargue, à Djerba et aussi à Lombock pour les galops sur la plage. 
    On profite mais il faut aussi avoir des yeux partout pour ralentir de suite si vous vous trouvez face à un obstacle, un danger ou si vous voyez que vous avez un promeneur qui se rapproche.

    grand galop sur la plage

    Galoper sur la plage : la position en équilibre

    C’est la position la plus confortable je trouve pour galoper sur la plage (et de manière générale en pleine nature). Ce sont souvent des galops assez rapides, alors le fait d’être en équilibre, légèrement en appui sur ses pieds, les mains proches de l’encolure et les rênes ajustées permet de ne pas gêner le cheval.

    On peut être surpris la première fois mais si vous vous mettez derrière un autre cheval vous risquez de vous retrouver avec du sable dans les yeux. Quelques solutions pour remédier à ça : 

    • de plus grandes distances
    • galoper plutôt en décalé c’est à dire en se mettant à droite ou à gauche du cheval de devant
    • venir avec des lunettes de soleil par exemple.

    Galoper sur la plage : à l’écoute de son cheval

    Le galop sur la plage, le grand galop sur la plage est une expérience magique. Profitez tout en étant en sécurité.
    Si vous êtes accompagné, écoutez bien votre guide. Si vous y allez seul ou avec d’autres cavaliers, assurez-vous d’abord de bien connaître vos chevaux et que vos chevaux connaissent déjà les lieux.

    Y aller en douceur, tranquillement, en prenant son temps, c’est l’une des choses les plus importantes à cheval.
    Si vous voyez déjà qu’au pas votre cheval n’est pas très confiant il faudra peut-être simplement galoper une prochaine fois. La mer peut l’intriguer, le sable aussi et le mouvement des vagues : il n’avait jamais vu ça avant, il entend de nouveaux bruits, de nouveaux sons.

    Bref, allez-y progressivement, c’est le meilleur moyen de parvenir à vos objectifs. Normalement, chevaux et poneys adorent ce moment.

    Au retour de plage, la douche

    Après un galop sur la plage, on est plein de sel, plein de sable. Notre dada aussi.
    On a tous cette sensation de retour de plage après une bonne journée de vacances : on est collant, on a du sable partout, la peau un peu tendue et craquelée par le soleil et le sel. Bref, on rêve d’une bonne douche.
    Et ça fera aussi le plus grand bien à notre cheval pour enlever le sable et le sel et éviter les irritations. De retour à l’écurie, la ferme équestre, le centre équestre ou le poney-club, direction la douche.

     

    A vos commentaires ! Où recommandez-vous de galoper sur la plage ? Si vous avez des bonnes adresses, mettez-les ci-dessous :-). 

     

  • Voir des animaux dans la forêt : 10 conseils pour les cavaliers

    Voir des animaux dans la forêt : 10 conseils pour les cavaliers

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Je ne sais pas ce que je préfère entre faire une balade à cheval avec une copine ou partir seule sur les chemins avec Oural. Ce sont des balades tellement différentes.
    Et l’un des avantages à me balader seule à cheval, c’est d’observer bien davantage la nature pour essayer de voir des animaux dans la forêt.

    J’ai eu la chance, au fil de mes balades, d’apercevoir de nombreux animaux sans jamais me faire peur : chevreuils, biches, cerfs, oiseaux de toutes sortes dont des faisans et des flamants roses (merci la Camargue), écureuils, lièvres, grenouilles, etc.
    Dans cet article j’ai compilé dix conseils pour optimiser la chance qu’en tant que cavalier on puisse observer des animaux sauvages pendant nos balades.

    Ce n’est pas le moment de sentir la rose

    On évite de mettre le parfum qu’on nous a offert à Noël ou de l’anti moustique sur toute la longueur de ses bras. Les animaux ont un odorat très développé, et des parfums de ce type indiquent la présence humaine et risquent de faire fuir beaucoup d’animaux.

    Je pense que c’est rare qu’un cavalier monte avec du parfum, mais ça peut arriver : imaginez une balade en fin de journée après la journée de boulot et votre parfum qui ne s’est peut-être pas tout à fait encore estompé.

    Attention aussi aux gels douches, aux shampoings qui sentent forts. Bref, on cherche la neutralité des odeurs. Et votre cheval vous remerciera aussi.

    Le camouflage

    Les vêtements

    Si on est discret au niveau de l’odorat, on doit l’être aussi visuellement. Alors le mieux est de partir sur une tenue avec des couleurs proches de la nature : 

    • des dégradés de marron 
    • les couleurs des feuillages

    On réfléchit en mode camouflage pour se fondre dans le paysage.
    Mais du coup, comment faire pendant les périodes de chasse ? Car en effet, dans un article où je parle de la chasse je conseille en fait tout l’inverse : avoir des couleurs vives, flashys de type rose, jaune, orange pour justement être plus visible par les potentiels chasseurs. Du coup, en période de chasse, l’activité observation des animaux à cheval me semble compromise (on en parle plus loin).

    Le cheval

    C’est à cheval que j’ai toujours vu le plus d’animaux sauvages, malgré de nombreuses balades à pied. Quand on est à cheval, finalement, on se mélange à la nature, on se fond un peu plus dans le paysage puisque c’est le cheval qui marche pour nous sur les chemins et les sentiers.
    Notre corps peut donc ne faire aucun bruit, aucun geste trop rapide, il peut juste suivre le rythme du cheval, un rythme naturel. Notre corps est lié à l’odeur du cheval aussi.

    Bref, j’ai donc cette impression qu’en se promenant à cheval on a plus de chances de croiser la route d’animaux sauvages. Avez-vous déjà eu cette sensation ?

    Quant au matériel, la seule chose à optimiser semble être je pense la couleur du tapis : une couleur camouflage là encore.

    portrait d'un faisan

    Le roi du silence pour voir des animaux dans la forêt

    Minimiser ses bruits au maximum

    Voilà, on est parti en balade, seul à seul avec notre cheval et maintenant l’un des objectifs va être le silence ! Ce n’est pas le moment d’inventer un poème en alexandrin avec rimes riches et de le déclamer à votre cheval pour lui dire ô combien il est merveilleux et à l’écoute et beau et rapide et courageux.
    Ce n’est pas le moment non plus de choisir de passer sur des branchages au sol qui vont faire un boucan du diable. Le seul bruit qu’on garde c’est celui des sabots de notre cheval sur le sol, au pas, sur un terrain pas trop bruyant. Ce rythme tellement apaisant d’un pas tranquille.

    On remet à plus tard le petit encas bien croustillant qui est dans sa poche à scratchs (type tablette de chocolat crunch ou le pop corn qui craque sous la dent) et on met son téléphone en mode silencieux.

    Cette recherche de silence permet d’être moins vite repéré et de se mettre à l’écoute de la nature : l’observation est visuelle bien sûr mais elle devient aussi sonore et par exemple on entend d’un seul coup beaucoup d’oiseaux, le son du vent qui danse sur les herbes, etc.

    Les rois du silence

    Et si vraiment vous avez trop envie de partir avec votre copine de toujours en balade, pensez à la communication par gestes, comme en plongée finalement.
    Voilà, c’est une plongée dans la nature que vous faites, en pleine nature.
    Et gardez vos grandes conversations pour refaire le monde pour le début et la fin de balade, parce que quand même ce serait trop dommage de s’en priver.

    Observer des animaux dans la forêt : quel timing ?

    L’horaire

    Là où j’ai vu le plus d’animaux sauvages de toute ma vie, c’est dans la forêt de Rambouillet et la campagne autour quand je me baladais l’été, le soir d’environ 19h30 à 21h30. Des chevreuils, des biches, des oiseaux, des lapins, j’en voyais en nombre dans ces moments là. 

    Vous vous souvenez de cette expression : “entre chien et loup” hé bien c’est exactement à ce moment là que je me promenais, quand la lumière baissait avec le soleil qui se couchait, au moment où on ne pourrait pas vraiment distinguer un chien d’un loup.
    Tôt le matin aussi, quand les animaux cherchent à se nourrir. Ensuite c’est l’agitation de la journée et du monde qui commence, les animaux se cachent.

    En ce moment il m’arrive de me balader tôt le matin : en juin il fait chaud alors les balades en milieu de journée j’ai arrêté et comme je suis debout tôt grâce à (ou à cause de, selon mon humeur, les parents de jeunes enfants je pense que vous allez me comprendre)  ma petite dernière, je peux être à cheval assez tôt. Il y a quelques jours on a croisé un faisan et une dizaine de lapins, sans compter les oiseaux, les libellules et les papillons.

    Les saisons

    Je ne m’y connais pas assez en animaux sauvages pour faire un article entier sur ce sujet des saisons et des animaux, mais néanmoins je peux vous partager quelques informations logiques sur le moment idéal pour observer des animaux sauvages : 

    • pour les cerfs par exemple, le moment du brame me parait être un bon moment car on les entend beaucoup plus que d’habitude,
    • en période de chasse au contraire, les animaux ont tendance à se cacher davantage (automne, hiver) et c’est aussi le moment où on à envie de sortir à cheval avec ses couleurs les plus vives sur soi pour être vite repéré des chasseurs
    • le printemps et l’été seraient donc les meilleures saisons.

    chevreuil qui saute

    Observer la nature

    À cheval, notre hauteur de regard change. On voit plus loin puisqu’on est placé plus haut, c’est donc un avantage pour apercevoir davantage d’animaux, percevoir davantage les mouvements.
    Par contre il va être un peu plus difficile d’observer le sol pour voir des empreintes de pattes par exemple puisqu’on est plus haut et qu’à cheval notre regard est très mobile (il faut pouvoir regarder un peu partout à la fois).

    Pour plus d’infos sur les forêts, n’hésitez pas à vous documenter sur le site de l’ONF.
    Bien connaitre les forêts, bien connaitre la campagne nous aide à comprendre le fonctionnement de leurs habitants.

    L’air du vent pour voir des animaux dans la forêt

    Le vent transporte les odeurs et peut donc signaler notre présence. Il va donc falloir s’adapter en essayant au maximum de marcher contre le vent.
    Donc la première chose à faire, c’est de savoir dans quel sens se promène le vent et Pocahontas peut nous y aider ! 

    Avec son visage, comme Pocahontas le fait en chantant, on peut sentir la direction du vent pour ensuite marcher dans le sens contraire au vent.

    Une autre astuce pour trouver le sens du vent : observer les feuillages, les herbes, pour voir dans quel sens elles sont poussées.
    En plus c’est magnifique, j’adore regarder les herbes bouger au gré du vent, comme une mer verte et tendre.

    La bonne distance 

    Pas trop près

    Je n’ai jamais cherché à trop approcher un animal pour ne pas le gêner, ne pas le stresser, et profiter de la rencontre avant qu’il prenne la fuite.

    C’est logique mais il ne faut pas trop s’approcher, surtout que certains animaux peuvent attaquer s’ils se sentent menacés. Il ne faut pas oublier, d’ailleurs, que chevaux et poneys sont des proies et non des prédateurs. Là encore ça ne m’est jamais arrivé mais je sais que le risque n’est pas nul. Je ne me suis jamais retrouvée en présence de sangliers ou d’un serpent, je n’en ai en tout cas jamais vu, après il est possible que mon cheval en ait senti la présence à certains moments mais heureusement ce n’est jamais allé plus loin.

    Que faire si je me retrouve par exemple face à un sanglier ?

    Je me suis posée la question, c’est toujours mieux d’y réfléchir en amont pour ne pas être surpris le jour J.
    Voici ce que je me suis notée : 

    • rassurer mon cheval en le caressant, en lui parlant tranquillement
    • rester calme pour ne pas effrayer mon cheval
    • rester à cheval pour gérer la rencontre
    • m’éloigner lentement.

    Animaux dans la forêt et photos

    Cet article est illustré par des photos trouvées sur internet (banques d’images libres de droit). C’est rare ici car d’habitude j’illustre beaucoup les articles avec mes photos mais globalement, quand j’ai vu des animaux sauvages en me promenant à cheval je n’ai jamais fait de photos : 

    • pour profiter de l’instant présent, regarder l’animal plutôt que faire du bruit pour sortir mon téléphone et relever la tête pour voir que l’animal s’est enfui
    • j’ai toujours vu des animaux à distance respectable pour ne pas les déranger et ne pas les voir partir trop vite donc une photo ne donnerait pas grand chose de toute façon sauf si j’avais un appareil photo avec un zoom ce qui n’est pas le cas
    • la question de la sécurité s’ajoute à ces différentes considérations, un animal sauvage reste un animal sauvage et un cheval reste un cheval, donc mieux vaut être concentré sur l’instant présent plutôt que sur la recherche de son téléphone, on n’est jamais à l’abri d’un écart par exemple.

    De manière générale, mieux vaut éviter les mouvements brusques à cheval et qui plus est quand on a comme objectif de randonnée l’observation de la faune du coin.
    Du coup c’est la même chose pour les jumelles, en plus dangereux encore je trouve car cela demande une vraie concentration sur les jumelles, une concentration qu’on n’a plus donc pour gérer la situation et son cheval. 

    portrait d'un lapin

    Ecouter son cheval

    On est parti à cheval en balade avec comme objectif d’essayer de voir des animaux sauvages, mais ce qu’il ne faut pas oublier c’est son cheval et rester à son écoute : 

    • en amont se demander : quelle sera sa réaction si vous voyez des animaux ? Il peut être surpris par des oiseaux par exemple qui surgissent de nul part
    • sur le terrain, prendre les bonnes décisions si vous voyez un animal sauvage (rassurer votre hongre, votre jument ou votre poney, s’écarter, s’arrêter, continuer sa route, etc.)
    • se dire que c’est aussi notre cheval qui va pouvoir donner des signes de présence d’un animal sauvage (regardez là où le cheval regarde, étudiez les gestes de ses oreilles, ses diverses réactions, etc).

    Pour conclure sur l’observation des animaux dans la forêt

    La patience est sans doute l’un des plus gros points communs entre les cavaliers et les observateurs d’animaux sauvages.
    Le mot patience revient dans de nombreux articles ici : installer une confiance réciproque avec son cheval prend du temps, l’habituer à balader aussi, le travail avec son poney ou sa jument aussi.
    Il revient aujourd’hui encore car pour observer des animaux pendant ses balades à cheval, il faut aussi faire preuve de beaucoup de patience tout en travaillant aussi le calme de son cheval dans ces moments là.

    Voir des animaux dans la forêt s’apprend, c’est une histoire de perception, de patience, de calme, de silence, de regard, de sensations et partager ces moments avec son cheval c’est une très belle expérience.

    Et vous, quels animaux sauvages avez-vous déjà croisé au détour de vos promenades à cheval ?

  • Le tourisme équestre : 8 raisons de prévoir une balade à cheval à l’étranger

    Le tourisme équestre : 8 raisons de prévoir une balade à cheval à l’étranger

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire mon guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    J’ai la chance d’avoir une maman cavalière, c’est donc elle qui m’a mise petite sur un poney.
    J’ai la chance d’avoir des parents qui adorent voyager, c’est donc avec eux que j’ai découvert petite et adolescente de nouveaux pays.

    Et pendant nos voyages à l’étranger, mes parents prévoyaient presque toujours une balade à cheval.

    C’est ce dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui : le tourisme équestre et comment il permet d’avoir un regard nouveau sur le pays qu’on est en train de visiter.

     

    Découvrir le pays autrement et en prenant son temps

    Une balade à cheval à l’étranger, c’est prendre des chemins, des sentiers qu’on n’aurait jamais pris autrement, accompagné d’un guide équestre qui va aussi pouvoir vous parler de son pays, de sa région.

    À Lombok par exemple, on a fait plusieurs randonnées à cheval dans la campagne, du coté de Kuta, loin des sites touristiques de l’île. On montait à cheval tôt le matin ou tard le soir pour éviter la chaleur.
    Je me souviens avoir vu des enfants avec leurs uniformes entrer à l’école le matin, des agriculteurs travailler dans les champs, des familles réunies sur le perron de leur maison.
    On est plongé dans le quotidien d’un pays, son authenticité, très loin des files de visiteurs qui attendent leur ticket pour tel ou tel temple (même si oui, c’est très sympa aussi de visiter de magnifiques temples, c’est juste que ce n’est pas la même ambiance). 

    Ensuite, une balade à cheval c’est 90% du temps au pas, ça laisse donc le temps de découvrir des paysages sans aller trop vite, à une hauteur un peu plus grande que lorsqu’on marche (on voit donc davantage de choses avec un angle différent).

    tourisme a cheval Lombok

     

    Le tourisme équestre pour visiter des sites touristiques de façon originale


    Quand j’étais en 6ème, mes parents nous ont emmené en voyage en Egypte.
    Je me souviens de pas mal de moments de ce voyage, mais je garde surtout un souvenir mémorable d’une balade à cheval faite en fin de journée, au coucher du soleil, à côté des pyramides. C’était vraiment un bon moment : partagé avec mes parents et mon frère, comme si on remontait le temps, dans mon imagination de petite fille de 11 ans, j’étais revenue au temps des pharaons et des papyrus, où les voitures, où le monde moderne en général, n’existaient plus.

    Voir un site touristique à cheval c’est voir un site touristique autrement. Sous un autre angle. Une nouvelle expérience.

     

    Le tourisme à cheval : voir et tester de nouvelles façons de monter

    J’aime monter à cheval dans un autre pays parce qu’on peut échanger sur sa passion pour les chevaux avec son accompagnateur ou avec les autres personnes qui font la balade avec nous.

    Quand je suis partie dans le Nevada par exemple en immersion dans un ranch, j’ai découvert un monde que je ne connaissais que par les films et les livres.
    J’ai pratiqué la monte western, j’ai regardé comment les cowboys dressaient les jeunes chevaux, j’ai appris quelques rudiments pour le convoi du bétail, etc.

    On était très différent : un cow-boy de 40 ans qui a presque toujours vécu dans un ranch aux Etats Unis et une étudiante française urbaine qui n’a connu que l’équitation anglaise, sur énormément de discussions on aurait été en complet désaccord (surtout ne jamais parler de politique ;-)) mais on avait cet amour des chevaux comme point commun et ça suffisait à créer des discussions pendant des heures.

    tourisme equestre nevada

     

    Le tourisme équestre : vers un tourisme plus naturel et écologique

    Cela fait plusieurs années déjà qu’un vrai questionnement se crée autour de notre impact sur la nature et le voyage est un secteur qui n’y échappe pas : billets d’avion, locations de voiture, hébergements. D’après le ministère de la transition écologique, le tourisme est par exemple à l’origine de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

    L’étude est aussi prédictive et prévoit pour 2050 une forte croissance du tourisme avec forcément un accroissement de la consommation d’énergie (de 154%) et un accroissement des émissions de gaz à effet de serre (de 131%). C’est une étude prédictive bien sûr mais les chiffres avancés font peur.

    Comme la marche ou le vélo, la balade à cheval est donc un mode de tourisme qui a moins d’impact négatif sur l’environnement, en partant du principe, bien sûr, qu’on ne va pas choisir de partir en randonnée à cheval en Nouvelle Zélande si on habite en France (l’avion n’étant pas le mode de transport le plus vert).

    Toutes les durées de balade sont possibles, on peut même tester les randonnées équestres si on est déjà cavalier (demi-journée, journée, sur plusieurs jours) et opter pour le bivouac par exemple.

     

    Vivre une expérience inoubliable en pleine nature

    J’ai eu la chance de pouvoir faire des balades en bord de mer à Djerba en Tunisie ou encore au Maroc vers Mirleft. Les balades en bord de mer sont toujours des souvenirs magnifiques, une autre façon de découvrir les plages et il y a souvent ce petit pic d’adrénaline un peu sportif avec le traditionnel galop sur la plage qui en met plein les yeux.
    Se baigner avec les chevaux est également un super moment, on l’a fait à Lombok il y a quelques années (et en Irlande il y a une vingtaine d’années mais pour le coup ce n’était pas voulu on était tous tombé à l’eau !).

    En montagne c’est génial aussi, je pense également aux lacs, aux campagnes, aux forêts, il y a tellement de beaux endroits à découvrir et ce retour aux sources, à la nature, qui revient à chaque balade.

    tourisme equestre Lombok

    Le tourisme équestre : une autre façon de découvrir les villes

    Cela peut paraître étonnant, mais dans certaines villes on peut faire des balades à cheval. C’est une façon assez inhabituelle de visiter les villes avec toujours cette réflexion sur le difficile équilibre (le déséquilibre) entre nature et urbanisme.

    Bizarrement, j’ai fait des balades à cheval à Los Angeles, il y a en fait des clubs près du Griffith Park, qui permettent d’aller se promener dans cet immense parc à cheval, et pour s’y rendre il faudra néanmoins passer sous deux ou trois tunnels avec de belles grosses routes au dessus.
    J’ai fait cette expérience de balade urbaine à Niamey aussi, au Niger : une balade à cheval de deux-trois heures entre latérites, routes goudronnées, arbres et habitations.
    Evidemment on évite les routes passantes, le centre ville et ces balades à cheval dans la ville sont en fait localisées dans les poumons verts de la ville : les parcs.

     

    Le tourisme à cheval : un mix idéal entre sport et visite culturelle


    Quand j’étais enfant, je n’étais pas toujours très ouverte aux visites culturelles. Entre visiter un musée et monter à cheval, mon choix était très vite fait, sans hésitation. Mais du coup, quand il s’agissait de faire une balade à cheval pour voir les pyramides égyptiennes, je répondais présente tout de suite.
    Astuce pour les parents donc : mixer balade à cheval et visites c’est une excellente idée pour vos petits cavaliers. Gardez donc dans un coin de la tête cette idée de tourisme équestre.

    Et puis pour les adultes, c’est toujours intéressant quand on visite un pays de prévoir des activités sportives. L’équitation est un sport génial pour ça puisqu’il combine vraiment bien découverte du pays et sport. Il existe plein d’autres sports de ce type : je pense au vélo, à la marche à pied, mais aussi au rafting, à la plongée sous-marine, etc.

    colonie de vacances montana

     

    Et si je suis débutant à cheval ?

    Vous avez très envie de faire une balade à cheval en voyage mais vous ne montez pas à cheval le reste de l’année, vous n’en avez quasiment jamais fait ou même jamais fait mais vous aimez bien les chevaux. Dans ce cas, on ne va pas partir sur une randonnée d’une journée mais vous pouvez tout à fait prévoir une petite balade d’une heure ou 1h30. Parfait pour les débutants, et rien qu’en 1h30 vous aurez déjà l’occasion de voir plein de choses.

    Indiquez à l’écurie, au centre équestre ou à la ferme équestre que vous êtes débutant, venez avec un pantalon, des chaussures qui ferment (avec petits talons c’est encore mieux), un tee shirt confortable et c’est parti ! Pensez à mettre un casque (normalement les clubs en fournissent et même les cavaliers expérimentés en mettent pour leur sécurité). Sachant que vous débutez, l’accompagnateur vous donnera un cheval ou un poney calme et tranquille, il a normalement dans sa cavalerie des montures pour chaque niveau équestre (débutants, à l’aise aux trois allures, confirmés, etc.).

    Il existe aussi la possibilité des balades en calèche, idéales en famille ! Dans ce cas, le cheval est attelé et vous n’avez plus qu’à regarder le paysage.

     

    À vos commentaires maintenant ! Quand vous êtes à l’étranger, est-ce que vous essayez de planifier une balade à cheval ou une randonnée équestre ? Et parmi celles que vous avez faites, à laquelle pensez-vous en premier ?
    Pensez-vous que le tourisme équestre va se développer ces prochaines années, tout comme la randonnée à pied ou le vélo, dans une perspective d’un tourisme plus écologique ?

     

  • Nevada, Elko, là où j’ai découvert la monte western

    Nevada, Elko, là où j’ai découvert la monte western

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire mon guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Comme je l’expliquais dans le précédent article, j’ai toujours rêvé (et ça remonte même à quand j’étais enfant) d’aller dans un ranch aux Etats Unis découvrir un peu de la vie des cowboys. Je l’ai fait à 23 ans et c’est à Elko, dans le Nevada, que je suis allée, plus précisément au 71 ranch.

    Dans ce nouvel article, je vais essayer de vous raconter l’ensemble de cette expérience, qui à été un rêve éveillé et que je rêve de refaire plus tard, en famille, avec mon mari et mes enfants.

    Les rudiments de la monte western

    Redevenir débutant

    Ce qui est très déstabilisant quand on découvre l’équitation western et qu’on maitrise bien l’équitation anglaise, c’est de se rendre compte qu’on est comme un débutant, et qu’il va falloir tout réapprendre pour se faire comprendre de son cheval. Une jolie leçon d’humilité.

    ça commence même avant de monter quand on te montre ton tapis et ta selle, que tu arrives à mettre tant bien que mal ton tapis sur le dos de ton cheval mais que tu n’arrives pas à porter la selle parce qu’elle est trop lourde. En fait il faudrait plutôt un poney, voire un shetland pour réussir l’exploit de mettre la selle sur le dos de l’animal tant elle est lourde…
    Et quand on t’a aidé à mettre la selle sur le dos du cheval ou de la jument, ensuite il faut apprendre comment sangler car là encore c’est différent. Et les étriers, comment ça marche ?

    Bref, les deux premiers jours ont été faits de multiples découvertes, les premiers galops avec une fin toujours approximative, je me mettais les reines un peu longues pour essayer de faire comme les cowboys mais je n’arrivais pas à arrêter Denny, mon cheval au ranch. J’ai donc appris comment faire : il faut dire « wo », et par à-coup, ramener sa main et les rênes à soi, doucement, en l’air !  C’est un peu comme des demi arrets, mais en l’air. On recule un peu le poids du corps aussi. ça marche ! Je commence à y arriver !

    retour au ranch

    Quelques essentiels de la monte western

    J‘ai appris aussi à reculer, les cowboys font beaucoup reculer leurs chevaux. Là encore ça fonctionne beaucoup à la voix : on dit “back” et on avance son centre de gravité tout en battant doucement des jambes.

    Autre figure qu’il va falloir apprendre assez rapidement c’est tourner ! Exit la rêne d’ouverture. En western :

    • si vous voulez tourner à droite vous appuyez avec votre rêne gauche
    • j’appuie avec ma rêne droite pour que mon cheval tourne à gauche

    C’est l’équivalent de la rêne d’appui en équitation anglaise sauf qu’en western on a les rênes beaucoup plus longues.

    Vous l’avez compris : on monte beaucoup avec la voix et le poids du corps et quand le cheval fait ce qu’on lui demande, on le laisse tranquille – on passe en mode fantôme.

    Si on veut accélérer : le plus simple est de se pencher en avant et d’utiliser ses jambes en les serrant, tout en laissant les rênes avec une belle longueur.

    Si on veut freiner : on se penche en arrière (poids du corps en arrière) et on utilise ses mains.

    Je ne suis pas restée longtemps à Elko mais cette nouvelle façon de monter m’a appris beaucoup et aujourd’hui je m’en inspire dans mes balades, en montant par exemple rênes longues la plupart du temps.

    La monte western : avec le cheval comme maitre d’école

    Les chevaux sont parfaitement dressés, ils n’ont peur de rien, ils ont le pied sûr et ne trébuchent jamais, il sont dynamiques mais pas pour autant incontrôlables, ils connaissent le terrain et sont calmes, sans peur. Tout est nouveau pour moi ici mais eux connaissent très bien. Denny me montre ses habitudes. Par exemple, dans les champs il y a des espèces de trous longs, comme des gouttières, pour l’irrigation peut-être (je ne me souviens plus). Au lieu de chercher l’endroit où ça s’arrête, on ne s’embarrasse pas : on part au petit trop et on saute. À plusieurs reprises il m’est arrivé aussi de monter des berges de rivière vraiment abruptes et de me dire mais comment va-t-il réussir à escalader, et il y arrivait, et je rejoignais le groupe.

    J’ai autant appris avec mon cheval Denny qu’avec Jake, Greg et Maleia qui nous expliquaient les secrets de la monte western.

    un cheval qui sommeille dans le Nevada près d'Elko

    Quel niveau d’équitation faut-il avoir pour aller dans un ranch ? Quel âge minimum ?

    Même si j’ai dû réapprendre à monter à cheval en équitation western, j’avais quand même pour moi mon assiette, qui est au final ce qui préserve le plus de la chute et permet d’apprendre bien plus vite. ça m’a donc bien aidée. Et de connaitre l’équitation classique m’a aussi beaucoup aidée, même s’il faut apprendre à avoir de nouveaux automatismes.

    Essayer de monter à l’anglaise avec un cheval western, c’est comme essayer de faire de la trottinette avec un vélo ! 

    En tout cas, pour profiter au maximum d’un séjour à cheval dans un ranch, l’idéal est d’être à l’aise aux trois allures et d’avoir déjà fait quelques balades. C’est de cette façon qu’on pourra profiter le plus pleinement de tout ce qu’il est possible de faire et découvrir.

    Pour l’âge minimum il y avait avec nous un petit de 8 ans qui s’est régalé et a presque tout fait. Il y a juste un après-midi où il n’est pas monté parce qu’il était fatigué. Donc je dirais 8 ans mais pas avant, avec maitrise des trois allures et bombe (vous le voyez, sur la photo il a sa bombe).

    randonnée à cheval nevada

    Quand est-ce qu’on trottait ou galopait ?

    Je ne sais pas si c’est comme ça dans tous les ranchs, mais le 71 ranch était vraiment tranquille de ce point de vue là. Le premier jour ils ont regardé le niveau qu’on avait, nous ont donné des astuces, des conseils, on les a suivis très sagement. Et assez vite, Jake qui supervisait les chevauchées nous a laissé faire ce qu’on souhaitait (du moment que ça ne mettait pas en danger les chevaux ou nous-mêmes). On pouvait donc partir au galop si ça nous chantait, puis marcher tranquillement au pas en attendant les autres un peu plus loin, on pouvait s’écarter du groupe sans souci, dans la limite du raisonnable (cette limite étant se perdre !). L’important c’était de communiquer ce qu’on faisait aux autres pour qu’ils ne soient pas surpris.

    On n’a jamais été à la queue leu leu à part pour des passages difficiles, chaque cheval/cavalier créait sa propre trace, sa propre piste. Je me sentais assez autonome du coup, libre et c’était vraiment agréable.

    On trottait et on galopait aussi beaucoup tous ensemble. Les chevaux étaient en pleine forme, on parcourait de grandes distances. Il nous est arrivé de faire une heure de trotting, de monter des collines très raides au grand galop. 

    Il y a eu aussi des courses au triple galop, qui ne rigolaient pas. Globalement, les cowboys n’avaient aucun souci à pousser leurs chevaux.

    La journée type

    La journée commençait tôt avec un réveil à 5h30, petit déjeuner à 6h et à 6h10 c’était parti, on allait dehors seller les chevaux. Les petites journées on montait 4 heures à cheval. Les grosses journées c’était plus du 6-8h. Au maximum on a du faire 35-40 km sur une journée. Le déjeuner se faisait soit en mode pique nique soit à table si on repassait par le ranch le midi.
    Comme on était levé très tôt, tout était décalé dans la journée : le dîner le soir était à 18h et à 20h on entendait plus personne, tout le monde dormait.

    Ce qu’on mangeait

    J’ai toujours bien aimé mangé et là je me suis vraiment régalée :

    • du vrai pain cuit au four tout chaud
    • de la bonne viande (ribs, côtes de boeufs qui ne tenaient même pas dans les assiettes)
    • des petits déjeuners salés (steack, oeufs, bacon et pain), ça n’a pas été ma partie préférée et c’est drôle moi qui maintenant mange un oeuf au plat assez souvent le matin
    • de bons plats familiaux : lasagnes, chili con carne, pot au feu
    • des bons légumes souvent en gratins ou à l’eau, de la salade à chaque repas
    • des cookies irrésistibles.

    Il y avait dans ce ranch une cuisinière, qui cuisinait pour la famille qui l’habitait (2 adultes, 2 enfants), les 5-6 cowboys qui travaillaient au ranch et les invités dont je faisais partie (les fameux guests comme disent les américains).

    Assez amusant il y a eu aussi deux picnics étonnants, qu’on a fait à chaque fois qu’on a fait du convoi de bétail sur une journée : le repas était strictement à base de “junk food” : chips, boeuf séché, cookies, coca, cheddar. Le patron du ranch nous avait expliqué que c’était la nourriture des cowboys quand ils étaient en vadrouille et ne voulaient pas se compliquer. J’ai donc testé aussi ! Et je ne regrette pas d’avoir eu l’idée à l’époque de prendre en photo le caddie !

    caddie des cowboys pour un picnic rapide

    Qui d’autre était guest dans le ranch ?

    Il y a eu trois danois (les parents et leur adolescente), un père et son fils de 8 ans qui venaient du nord de la Californie, un couple à la retraite de professeurs qui habitent la Californie et sont venus avec leurs chevaux arabes.
    Il n’y a pas eu d’autres guests pendant mon séjour et le fait d’être peu nombreux était vraiment génial car on était vraiment inclus aux activités du ranch et en même temps chouchouté.

    C’est pour ça que je vous conseille vraiment de mettre dans vos critères de sélection du ranch un nombre limité de guests (moins de 12, moins de 10).

    Le temps à Elko, Nevada en avril

    Quand je suis arrivée, les premiers jours, il faisait bon. 15-16 degrés l’après midi, soleil, c’était très agréable.

    Mais assez vite le temps à tourné, il y a eu des journées où la température maximale était de 0 degré et il a beaucoup neigé, on parlait de snow storm.

    C’était vraiment une météo changeante et moi j’arrivais avec ma valise de Los Angeles : des tee shirts à manches courtes, un petit pull par ci-par là et pas de gros manteau bien sûr, pas de gants non plus. Heureusement, on m’a prêté un manteau, des gants, des paires de chaussettes et les jours les plus froids je sortais littéralement avec 8 couches de vêtements sur moi.

    Le seul achat que j’ai fait a été de grandes chaps en cuir qui recouvraient quasiment toutes mes  jambes à cheval, je les ai portées tous les jours et elles m’ont vraiment bien protégées du froid et de l’humidité. ça marche pour la monte western mais ça peut très bien marcher aussi pour des balades avec selle anglaise.

    Même si j’ai eu froid j’ai eu la chance de chevaucher avec Denny dans la neige, il y a même eu des endroits où l’épaisseur était impressionnante, c’était doux, comme si les chevaux nageaient presque, une sensation étrange et aérienne, au pas. Pendant ces deux-trois jours dans la neige on se suivait tous de près et personne ne s’écartait du chemin, il fallait faire attention aussi à la réverbération de la neige, même si le soleil n’était pas tout le temps là, les lunettes de soleil étaient indispensables.

    randonnée à cheval ouest américain

    monte western dans un ranch

    Les mustangs 

    Plusieurs fois pendant le séjour au ranch, on m’a parlé des troupeaux de mustangs sauvages. Je n’en ai pas vu mais j’aurais adoré. Les mustangs sont en fait les descendants de chevaux domestiques qui ont été relachés ou se sont enfuis, avec pour ancêtres les chevaux espagnols amenés par les conquistadors.

    Dans le ranch il y avait quelques mustangs. Denny, le cheval que j’ai monté pendant tout mon séjour était d’ailleurs un mustang.

    Ce n’est pas le sujet du billet mais petite parenthèse sur cette histoire de mustangs sauvages : ils n’ont plus vraiment de prédateurs, doublent en population tous les 4 ans du coup le Bureau de Gestion du Territoire des Etats Unis détermine le niveau de chevaux approprié dans les zones de paturage. S’il y en a trop, ils en récupèrent, notamment grâce à la technique du cheval de Judas (ce cheval est formé pour mener les chevaux sauvages dans un parc cloturé). Les chevaux capturés sont proposés à l’adoption et sont protégés d’une revente ultérieure comme viande de cheval. Cette petite parenthèse vient de Wikipedia, et depuis 2010, près de 225 000 mustangs auraient été adoptés.

    cheval Mustang ouest américain
    Denny, le beau cheval avec qui j’ai eu la chance de partager des heures de chevauchée dans l’ouest américain

    Est-ce que j’ai eu des courbatures avec la monte western ?

    Oui, j’ai eu super mal aux jambes globalement, surtout du 2ème au 3ème jour. J’ai pris un peu de Doliprane, et au 4ème jour c’était fini, plus rien.
    Un peu mal aux fesses aussi forcément, surtout les jours où je montais toute la journée à cheval.

    Le matériel indispensable pour la monte western

    Voici une petite liste utile de vêtements/accessoires pour la monte western dans un ranch :

    • de bons pantalons d’équitation confortables, 
    • des tee shirts confortables, quelques chemises (même les jours où il fait beau c’est toujours intéressant d’avoir les bras couverts en balade, ça évite quelques égratignures ou des coups de soleil)
    • des chaussettes légères / chaudes et des sous-vêtements en coton tout doux
    • de bonnes chaussures qui résistent à l’humidité en mode chaussures et chaps qui vont avec (les bottes c’est moins pratique je trouve)
    • les chaps longues en cuir sont un gros plus, je les avais payées 100 dollars à Elko
    • un bon manteau chaud
    • des gants (pas que pour le froid, aussi en protection pour ne pas se faire mal aux mains)
    • des lunettes de soleil
    • la bombe… Je suis partie sans bombe étudier à Los Angeles et en arrivant au ranch je n’avais donc pas de casque. Ils n’en avaient pas non plus (ils montent avec des chapeaux). Du coup je n’ai pas porté de bombe. Aujourd’hui (maintenant que j’ai des enfants) je ne ferais pas comme ça… Je monterais avec bombe. Et mes enfants aussi bien sûr.

    Les petites missions que nous avions au gré de nos balades

    Le 71 ranch nous a vraiment intégré à plusieurs missions du ranch. Bien sûr on a fait des balades pour admirer le paysage, découvrir le ranch, mais on a aussi participé à sa vie et suivi de près et participé à quelques missions.

    Soigner les petits veaux

    Il y a une journée où on est parti dans un champ un peu éloigné pour vacciner les petits veaux. Les cowboys nous ont appris à les tenir pour faire les soins. C’était un peu musclé, forcément (les cowboys les attrapaient au lasso), ça manquait un peu de douceur évidemment et ça ne trainait pas car il y en avait beaucoup à gérer.

    cow-boy qui soigne un veau

    La monte western et apprendre à manier le lasso

    On s’est entrainé au lasso à 2 ou 3 reprises et l’objectif était de réussir à attraper un gros objet posé par terre. Je ne suis pas allée plus loin dans le maniement du lasso car je n’y arrivais déjà pas très bien en étant au sol avec une cible qui ne bouge pas. Je vous laisse imaginer la difficulté du truc quand on est à cheval (le cheval bouge) et que la cible que l’on souhaite attraper bouge aussi.

    Pour plus d’infos sur la technique du roping je vous invite à consulter cet article.

    utilisation du lasso dans le Nevada

    La monte western et le déplacement du bétail

    À plusieurs reprises nous avons bougé des vaches avec leurs petits d’un pré à l’autre. On a aussi fait du convoi de bétail sur presque une journée entière. J’ai beaucoup été derrière pour faire suivre les animaux à la traine ou sur le coté pour les empêcher d’aller à droite ou à gauche. Denny maitrisait très bien l’exercice, à certains moments il secouait la tête pour indiquer aux vaches d’avancer ou de ne pas partir plus à droite ou à gauche. C’était très simple à faire, parce qu’on était bien encadré et que les chevaux connaissaient leur métier.

    vacances dans un ranch a cheval

    Et en vidéo ça donne ça :

    Le marquage des vaches

    Il y a eu un après midi dédié au marquage des vaches. C’est là que j’ai vu un peu mes limites, j’ai préféré ne pas le faire, même si cela fait partie de leur tradition, leur travail, je n’étais pas à l’aise avec la douleur engendrée au moment du marquage. Cet après-midi là n’a pas été mon meilleur moment et je me souviens surtout de cette odeur de peau et de poil brûlé qui venait attaquer les narines.

    Cour de tir balltrap 

    C’est cliché mais le weekend la famille est partie faire du balltrap dans un champ et m’a donc appris un peu à tirer. Je ne me souviens plus trop de cette partie, juste d’une douleur à l’épaule quand on tire.

    Même si on avait le cheval comme passion commune, on était tout de même très différent : j’étais la jeune française étudiante en cinéma et citadine, ne connaissant que l’équitation anglaise, ravie que les Etats Unis aient un président comme Obama. De leur coté, c’était une famille et des cowboys qui vivaient beaucoup dehors, dans une campagne absolument magnifique, loin des grandes villes et qui n’avait pas complètement digéré l’élection d’Obama.

    Alors oui j’ai parfois été sidérée de choses que j’entendais, je n’ai pas trop insisté sur nos différences de pensée mais en tout cas, faire ces quelques semaines là-bas, avec eux, m’a permis de voir les choses sous un autre angle, d’essayer un peu de me mettre à leur place. Et ils ont toujours été d’une grande gentillesse, en me faisant même partager leur loisir (le balltrap) et en m’emmenant avec eux diner au restaurant le samedi soir. J’étais ravie, c’est tellement plus intéressant et amusant de passer une soirée avec une famille américaine dans un restaurant que toute seule dans ma chambre au ranch.

    Démonstration de débourrage et monte western

    Assez souvent dans la journée, un cowboy prenait un cheval, se mettait dans un corral et l’habituait à la selle, au filet, essayait de commencer à le monter. Je ne me souviens pas trop de leurs méthodes de débourrage, juste que l’un d’eux s’est fêlé une côte en tombant et que c’était sportif. 

    Comment je me souviens de tout cela 13 ans après ?

    Arrivée au ranch, je me suis rendue compte que mon téléphone n’avait pas de réseau. J’ai donc passé plusieurs semaines sans téléphone et pour discuter et raconter mes aventures à mes proches (à mon amoureux surtout) j’écrivais des emails. De longs emails. Chaque journée a presque eu droit à son résumé par mail. 

    La recette des cookies

    Cerise sur le gâteau et autre digression de cet article mais dissocier ranch, équitation western et cookies au chocolat m’a semblé impossible, bref voici donc la recette des fameux cookies.

    Les ingrédients

    2 1/4 cup of flour 

    1 spoon baking soda

    one spoon of salt

    1 cup butter softened

    3/4 cup granulated sugar 

    3/4 brown sugar

    1 spoon vanilla

    2 or 3 heath toffee bars broken (c’était des barres chocolatés avec beaucoup de caramel et évidemment qu’on ne trouve qu’aux US mais en prenant des barres de type snickers par exemple ou daim çe se rapproche pas mal du résultat original).

    2 eggs

    Les étapes

    Preheat oven to 375 degrees

    Combine baking soda and salt and flour in a small bowl. 

    Beat butter granulated sugar and brown sugar and vanilla in large bowl. 

    Add eggs, one at a time. 

    Beating well after each addition. 

    Gradually beat in flour mixture.

    Stir in heath toffee pieces 

    Drop by rounded tablespoon onto ungreased baking sheets. 

    Bake for 9-11 minutes or until golden brown.

    Let stand 2 minutes

    Remove to wire racks to cool completely. 

    Faut-il savoir parler anglais ?

    Question logique après avoir lu la recette des cookies en anglais. On se souvient d’un coup qu’il peut y avoir la barrière de la langue (en plus d’avoir cette différence d’équitation western/classique).
    Monter à cheval c’est très visuel donc on peut comprendre les rudiments de la monte western assez facilement je pense, même sans être très doué en anglais. On peut regarder. Reproduire.
    Par contre c’est vrai que si ne on parle pas très bien anglais, ou quasiment pas, on va manquer pas mal de choses :

    • la compréhension de ce que vous disent les cow-boys, les autres personnes du groupe et c’est dommage parce que ces personnes ont tant à nous apprendre
    • la difficulté à poser une question et à comprendre la réponse.

    Un voyage dans un ranch, ça se prépare. Et peut-être qu’une préparation judicieuse passe aussi par une petite découverte du vocabulaire du cheval et de la monte western en anglais avant de partir !

     

    Fin du billet, maintenant, vous avez plutôt envie de tester la recette de cookies ou de vous renseigner ou rêver d’un séjour dans un ranch américain ?

    N’hésitez pas, si vous avez des questions, à les mettre en commentaires, j’essaierai d’y répondre.

  • Séjour dans un ranch américain : comment faire le bon choix ?

    Séjour dans un ranch américain : comment faire le bon choix ?

    Bonjour !
    Vous rêvez d’un séjour dans un ranch ? Commencez par ce guide gratuit : 16 astuces pour profiter de chaque balade sans stress 🙂

    Aujourd’hui j’ai envie d’un vous parler de mon expérience à cheval au Nevada. En 2009 je suis partie étudier quelques mois aux Etats Unis, un premier rêve qui se réalisait. Los Angeles pour peaufiner mes études de cinéma, je ne pouvais pas rêver mieux.

    Un autre rêve me titillait évidemment : l’ouest américain, vivre quelques semaines dans un ranch, découvrir une nouvelle façon de monter à cheval – l’équitation western (les selles western) –, de nouveaux paysages, un métier vieux comme le monde souvent représenté avec les images classiques et fantasmées du retour à cheval au soleil couchant des cow-boys, au son de la country ou encore du convoi du bétail avec de magnifiques chapeau de cow-boys (et cow-girls) sur la tête et des chevaux dressés d’une façon tellement différente. Le Wyoming, le Colorado, le Nevada, le Montana, l’Arizona, l’Utah : tous ces états américains me faisaient rêver (et me font encore rêver d’ailleurs pour leurs grands espaces notamment et leur culture équestre si différente).
    La musique country : j’adore. Et les santiags j’en ai porté pendant plusieurs années après mon retour des Etats-Unis. J’avais acheté la paire à Palm Springs et elles ont été mes chaussures préférées pendant longtemps.
    Bref, j’avais envie de découvrir cet univers mais pas en mode carte postale. Je vous raconte d’ailleurs cette expérience dans un autre article sur le Nevada et la découverte de la monte western.

    Et dans cet article, je vais vous donner les différentes options qui s’offrent à vous pour séjourner dans un ranch américain tout en vous racontant comment j’ai trouvé le ranch d’Elko dans le Nevada.
    Première étape : quelques recherches sur Google : séjour équitation western, western horse riding vacation, vacances dans un ranch, holidays in a ranch, etc. J’ai cherché en français mais aussi en anglais.

    vacances dans un ranch a cheval

    1 Séjour dans un ranch : l’option économique du woofing 

    Définition du woofing

    J’ai donc cherché un ranch et je me suis d’abord tournée vers le woofing. Le concept : on travaille dans une ferme ou un ranch et en échange on est logé et nourri gratuitement. Je trouvais ça super pour deux raisons : grosses économies et une immersion véritable dans un ranch au plus près de la vie quotidienne des ranchers. 

    Je me suis donc rendue sur leur site : https://wwoofusa.org/ 

    À noter d’ailleurs il y en a aussi un site pour la France https://wwoof.fr/fr/ et si dans la recherche vous cochez dans les filtres Elevage ovin, caprin, équin et que vous mettez comme mot clé cheval vous tombez sur 86 fermes dans toute la France.

    De mon coté je voulais profiter d’être aux Etats Unis pour faire du woofing dans un ranch américain.

    Sur le site américain, vous pouvez lancer une recherche comme sur le site français pour trouver un séjour dans un ranch par exemple.

    Vous avez un filtre intéressant pour notre recherche c’est Pratiques agricoles. Vous pouvez sélectionner « Elevage ovin, caprin, équin » et taper ensuite dans votre recherche des mots clés (horse, horses, ranch). Cela vous donne un peu moins de 200 résultats, à vous ensuite de piocher dans ce qui vous tente.
    Quand j’avais fait la recherche j’avais contacté 3-4 ranchs dont le Mc Donald Ranch qui n’y est plus maintenant.

    Contacter un ranch

    Gmail est amusant car j’ai pu retrouvé le mail que je leur avais envoyé :

    “Hi there,

    My name is Ariane. I am twenty three years old and I’m french. From january to march, I will study in CSULA, in California. After these three months, I would like to go in a ranch to help people and discover this world. That’s why I am now a wwhoofer.

    Reading the book with all the farms and the ranches, I find your ranch, Mc Donald Ranch, and I think the work you suggest can suit me. I am fond of horses : I am riding since ten years so I am quite comfortable with horses and I am ready to learn more. Moreover, I like other animals too: cats, dogs, goats. I am not at all afraid of them, and I am interested in taking care of them. 

    I like children too. I don’t smoke, don’t use drugs. I sometimes drink a glass of wine when there is a party or a good occasion, but I can avoid drinking for a month too. In fact, what I like are animals, speaking with people.

    I would like to come and help you in April. I would like to stay more, but I have my thesis to write and give to my teacher in France, in May… But I think I can help you a lot staying one month.

    I would be very happy to come and discover your world, to see the way you work, the way you live. One of my dreams has always been living in an american ranch close to horses and other animals so I am very motivated.

    Moreover, working with animals in a concrete way is very close to my heart. 

    Thank you for your answer,

    Faithfully,”

    ça n’a pas fonctionné à l’époque : les ranchs voulaient quelqu’un pour de longues durées : plutôt deux-trois mois voire plus et de mon côté j’étais disponible un mois maximum car je devais ensuite repartir en France à cause de mon visa et pour finir mon mémoire de M2.
    Encore maintenant, je pense que les ranchs qui font du woofing cherchent des personnes pour plusieurs mois pour des raisons de simplicité et de praticité évidente : au début on apprend et on va demander pas mal de temps aux hôtes pour nous expliquer le fonctionnement du ranch, les activités quotidiennes. L’efficacité va venir dans un second temps et si on reste seulement un mois elle va être beaucoup plus limitée.

    wwoof états unis ouest américain

    Aujourd’hui je ne trouve plus ce Mc Donald Ranch dans la liste mais il y en a quelques-uns qui par exemple méritent qu’on s’y penche :

    • « Family farm and homestead with horses in beautiful Appalachian Mountains foothills »
    • un ranch associé à une ferme (légumes) en Alaska
    • une ferme équestre dans le Wisconsin
    • « family operated horse ranch with mustang rescue » en Arkansas
    • « Equine rescue and rehabilitation » dans les Ozarks (Missouri)
    • « Horse ranche focusing on rescue horses and horsemanship » dans le Kentucky
    • « 6500-acre grass-based beef ranch » dans le Dakota du Sud
    • « Help Rescue Horses » au sud de la Californie (au dessus de Los Angeles).

    Finalement je ne suis donc pas partie avec ce système. À postériori je pense que j’aurais appris plein de choses, vraiment découvert un univers, un métier, mais j’aurais sans doute été déçue de ne pas beaucoup monter à cheval. Le côté séjour équitation western serait sans doute vraiment passé au second plan. C’est le risque je pense car quand on fait du woofing : on ne choisit pas ses activités, on réalise plutôt les tâches qu’on nous donne et s’il faut réparer des barrières, donner à manger aux animaux et ramasser les crottins, c’est ça qu’on fera en majorité pendant notre séjour dans le ranch américain.

    2 Séjour dans un ranch : coûteux mais si belle expérience – les ranchs où vous êtes un guest

    Je me suis donc tournée vers une autre option : il me restait un peu de sous sur mon compte en banque et je tenais vraiment à réaliser ce rêve alors je me suis mise en quête d’un ranch qui accueille des invités sur deux ou trois semaines. Avec cette option j’allais donc payer le logement, les repas et aussi les activités équestres. 

    Le risque principal pour moi c’était de tomber sur un ranch qui fait de cette activité de guests une usine et propose donc par exemple des balades à la queue leu leu le matin de 10h à midi et ensuite un spa ou du tennis l’après-midi avec une capacité de 100 guests à la semaine. Je voulais à tout prix éviter ça car je souhaitais trouver une expérience la plus authentique possible. J’avais envie de faire du convoi de bétail, d’apprendre un peu à manier le lasso, de voir comment on réparait les clôtures, etc. Au final j’ai eu la chance de pouvoir faire tout ça et bien plus : vacciner de petits veaux avec l’aide des cow-boys pas exemple. La seule chose que je n’ai pas pu faire a été de marquer le bétail, j’avoue que j’ai bloqué, je n’ai pas pu le faire et personne ne m’en a tenu rigueur là-bas. 
    Une autre astuce consiste à vous renseigner sur les vacances scolaires aux Etats Unis pour essayer de partir à un moment où les enfants sont à l’école, tout en évitant à mon avis Juillet Août avec les fameuses vacances d’été.
    Pour vous donner une idée, j’ai fait l’expérience du ranch au mois d’avril et le nombre de guests maximum n’a pas été atteint sur aucune des semaines. Nous avons été au maximum 6 sur une semaine.

    Séjour dans un ranch : découverte de Ranchweb

    J’ai vite trouvé un site catalogue qui proposait de multiples ranchs : https://ranchweb.com/

    Le site existe encore, il a changé bien sûr depuis le temps et il y a maintenant une rubrique “Working Ranches”.

    Le concept : vivre la vie de cow-boy, dans un vrai ranch.

    On peut trier par prix ou par pays. Pas mal sauf qu’il y a seulement 4 propositions.

    Ce que je vous conseille de regarder : le nombre maximum de guests possible. De mon côté je regardais uniquement les ranchs qui accueillaient moins de 10 personnes. C’était pour moi un critère essentiel d’authenticité pour me permettre d’éviter au maximum le côté touriste.

    On trouve par exemple celui-ci : https://ranchweb.com/ranches/rowses-1-1-ranch

    Après vous pouvez vous regarder aussi cette catégorie : https://ranchweb.com/guest-ranch-vacations qui est un peu un mix entre vie dans un ranch et vacances avec une vingtaine de ranchs dans la liste. Avec ma recherche de peu de guests (moins de 12) j’ai le Geronimo trail guest ranch mais à part de grandes balades ils ne proposent pas vraiment d’immersion dans la vie quotidienne du ranch. Il faudrait donc creuser pour voir ce qu’ils proposent vraiment.

    D’autres catégories comme ranchs de luxe, resort ranches ne correspondaient pas du tout à mon type de recherche donc je ne les avais pas sélectionnés. Je comprends tout à fait qu’ils peuvent plaire à d’autres. L’idée est je pense avant toute chose de noter sur un papier ce que vous voulez réellement faire de ce séjour et la relaxation peut tout à fait être un critère – et dans ce cas votre recherche sera un peu différente.

    On peut avoir très envie d’aller dans un état en particulier, n’hésitez pas dans le menu principal à choisir par exemple Wyoming ou encore Colorado, Montana, des destinations qui font rêver !

    Autre possibilité de recherche dans le menu du haut : sélectionner Ranches et dans By feature prendre Ranches with cattle (ranchs avec du bétail). C’est encore le Rowse’s 1+1 qui sort du lot, en tout cas par rapport à ma recherche.

    séjour à cheval dans un ranch

     

    Séjour dans un ranch – Autres sites qui listent des ranchs ouverts au public

    Il existe d’autres sites catalogues de ranchs aux Etats Unis. Celui là notamment : https://www.duderanch.com/ avec des recherches seulement par état. Si je choisis Colorado par exemple, je tombe sur Music Meadows Ranch, en Arizona il y a celui-ci avec une capacité de 8 personnes : Cold Creek ranch.

    Vous l’avez compris c’est une recherche qui prend du temps, je m’étais vraiment passionnée pour le sujet à l’époque, parce que je voulais vivre la meilleure expérience possible et que c’était pour moi un rêve qui devenait réalité.

    Encore un site à garder en tête dans vos recherches c’est celui-ci : https://duderanch.org.
    Vous allez dans « Find a ranch » dans le menu et là vous pouvez faire une recherche selon différents filtres. Vous me connaissez bien maintenant, le premier que je coche c’est Capacity, Less than 20 guests ! (Capacité : moins de 20 personnes, c’est le filtre minimal sur ce site, j’aurais préféré qu’on puisse descendre à 12-10 dans les recherches). Heureusement, une capacité plus précise est indiquée ensuite et du coup quelques ranchs méritent qu’on y regarde de plus près : Rocking Z Guest ranch, Klondike ranch, Hidden Hollow Hideaway, etc.

    3 Séjour équitation western : la recherche via des organismes en France

    Il y a des organismes de type Rando cheval, Cavaliers du monde, ou encore Cavalngo qui organisent des voyages équestres partout dans le monde. L’avantage : vous payez tout en même temps, billets d’avion compris. Je n’ai pas fait appel à eux car j’étais déjà sur place pour mes études mais ils ont aussi des séjours en ranchs prévus, avec balades et/ou travail du bétail et participation à la vie du ranch. ça peut être une bonne solution, notamment si vous ne vous sentez pas très à l’aise avec l’anglais.

    De mon côté, je ne suis pas repartie depuis, même si j’adorerais. J’ai seulement d’autres projets en ce moment : des projets à cheval avec mon cheval Oural et des projets en famille avec mes jeunes enfants. Mais pourquoi pas refaire un séjour dans un ranch, en famille cette fois, quand nos filles auront grandi ! Voilà un autre rêve !

    Si vous avez envie d’assister à des événements équestres sur place, n’hésitez pas à le spécifier aux organisateurs : ils auront peut-être la possibilité de vous prévoir du reining, roping, barrel racing ou rodéo lors d’une journée 100% ouest américain. J’en ai vécu une quand j’étais adolescente grâce à deux semaines passées avec GSL dans le Montana. C’était mon premier séjour d’immersion au pays des cow-boys et j’en garde un souvenir magique. Ce qui me fait penser que j’aurais aussi pu faire dans cet article une session autour des voyages à cheval dans l’ouest américain pour les adolescents.

    N’hésitez pas à découvrir mon expérience western dans le Nevada et à me raconter la votre ou votre projet de voyage !

    Petite vidéo ci-dessous de mon expérience de déplacement d’un troupeau de vaches à cheval avec le mustang qui a été mon cheval là-bas pendant quelques semaines (voilà encore un critère précis et intéressant et qui variera selon les personnalités : est-ce qu’on préfère s’occuper du même cheval tout du long ou changer chaque jour). La qualité est moins bonne que dans mes autres vidéos (je n’avais pas le même matériel à l’époque).