Dans ma vie de cavalière, il y a un moment que j’attendais avec impatience : le moment où j’allais pour la première fois emmener ma fille aînée faire une balade à poney.
ça ne veut pas dire qu’à 3 ans on prévoyait de la mettre à baby poney et à 5 de lui acheter son poney et à 6 de la voir partir pour les championnats de France. Pas du tout. L’idée c’était vraiment de partager un moment avec elle en lui faisant découvrir ma passion.
Et je dois avouer que j’ai tout aussi hâte de le faire avec mes deux plus petites, j’attends juste le bon moment : qu’elles aient l’envie. La pratique de l’équitation a eu énormément d’impact sur moi, à tous les âges, et quand j’étais petite aussi alors pour moi, ce moment de la première balade était vraiment important, aussi important que la présentation de nos bébés à Oural.
J’ai prévu de faire plusieurs articles sur le thème des balades à poney, et pour ce premier article, j’avais envie de lister l’ensemble des bienfaits d’une balade à poney pour les enfants.
Partager un moment privilégié avec son papa, sa maman ou un proche
Les premières balades à poney, ce sont des moments où enfant et parent sont connectés.
Dans la plupart des cas, c’est le parent qui tient le poney et on fait donc sa petite balade à trois : l’enfant, le poney et l’adulte. Une petite demi-heure à trois, hors du temps : seule la balade compte. Pas de repas à préparer, pas de coup de fil à prendre ou d’énième paperasse à remplir, la machine à laver est bien loin et c’est tant mieux, on profite juste du moment ensemble, de cette pause qui nous recentre vers le plus important finalement : la relation qu’on a avec son enfant et cette chance extraordinaire qu’on a de leur faire découvrir de nouvelles activités.
En fait, la balade est bénéfique pour l’enfant mais aussi pour l’accompagnant et pour la relation entre les deux (il faut juste savoir ranger son téléphone et se concentrer sur l’instant présent – pas simple parfois).
Balade poney : prendre soin de l’autre
On a des vies trépidantes. Et très souvent on est amené à en chercher le sens, les sens. L’un d’eux, c’est de prendre soin les uns des autres, de cultiver son empathie, de chercher à faire le bien. Et ça passe par une prise en compte des besoins des animaux et leur respect. Alors pour un enfant, apprendre à brosser un poney, observer ses réactions, c’est un premier pas vers l’attention aux autres et le respect des animaux. En plus, l’enfant apprend à contrôler ses mouvements : avec un poney on apprend à ne pas être brusque, à faire preuve de douceur, à être plus calme et concentré.
Quand j’étais enceinte et que j’allais voir Oural, on venait souvent en famille, avec les filles et parfois avec leurs cousins cousines. Tous étaient ravis de brosser et peigner Oural qui était plutôt content de se faire chouchouter, comme il y a quelques semaines à la bénédiction de Calas Cabriès.
Dans la balade à poney, il n’y a pas que la balade à poney, il y a la rencontre avec le poney, à pied, et la préparation de la balade.
Balade poney : une activité proche de la nature
Une balade à poney c’est la découverte du poney en lui-même et aussi de petits sentiers, de chemins en pleine nature.
Quand je me balade à cheval, qu’il s’agisse des paysages des Yvelines, de Camargue ou de Provence, j’ai l’impression d’enfin respirer, je me sens bien plongée dans ce vert, dans le chant des oiseaux.
On parle de grand bol d’air frais, de se mettre au vert, et si ça fait du bien aux adultes, ça va aussi ravir les enfants.
Là bas un oiseau, ici une jolie fleur, on part pour une petite demi-heure de découverte du monde.
Quand on part en vacances, j’adore partir en balade à cheval. Cette année, nous étions en Corse et les fille sont grandi alors nous avons tenté pour elles l’expérience de la baignade à poney. Plus d’infos par ici.
Une première approche de l’équitation tout en douceur
Il faut dire ce qui est, pour les enfants, un poney c’est impressionnant. Plus impressionnant qu’un chat ou un lapin de par sa taille. Avec une balade à poney, on met toutes les chances de son côté pour rassurer les enfants :
grâce à la taille du poney (des shetlands plutôt que des chevaux bien sûr)
grâce à la présence de papa, ou maman, ou même les deux, qui guident le poney
en choisissant le bon moment : pour certains enfants ce sera peut-être à deux ans et demi, peut-être à 4 ans pour d’autres, l’idée pour moi c’est de saisir le moment où l’enfant commence à en avoir vraiment envie.
Connaissez-vous le terme de biophilie ? C’est le fait d’aimer le vivant. Cette théorie a été élaborée par Edward O. Wilson. Son principe : les êtres humains ont une tendance innée à se chercher des liens avec la nature et d’autres formes de vie, les poneys par exemple. L’une des raisons, c’est le bien-être que procure ce lien entre humain et animal (attention on ne parle pas de tous les animaux ici, les crocodiles par exemple n’ont pas leur place dans ce paragraphe, vous l’avez compris). Quant à cette sensation de bien-être elle viendrait par l’activation de la production d’ocytocine. “L’ocytocine atténue l’activité du stress, diminue les niveaux de cortisol, le rythme cardiaque et la pression sanguine. Elle augmente la confiance et l’interaction sociale positive, améliore l’humeur et diminue les sentiments de dépression et d’anxiété (Uvnäs-Moberg, 2003 ; Heinrichs et Domes, 2008)”. Brosser son poney, lui faire des petites caresses, ce sont des gestes qui peuvent paraitre anodins mais qui sont en fait de vrais boosters de bonheur !
La balade à poney est une belle expérience quand on est à poney, mais rien que la préparation du poney est déjà un moment magique en soi. Et c’est bien, dès le plus jeune âge de ne pas passer à côté de cette première étape. Pour plus d’infos sur le rôle des interactions entre les enfants et les animaux, n’hésitez pas à consulter ce chapitre du livre “One health, une seule santé, Théorie et pratique des approches intégrées de la santé”.
Travailler sa motricité
À poney, l’enfant va travailler sa motricité de plein de manières différentes. Voici quelques exemples :
brosser son poney pour travailler la motricité fine (en cercle avec l’étrille, de haut en bas avec le bouchon ou la brosse douce)
suivre le mouvement du poney qui marche au pas et donc travailler son équilibre
tenir un peu les rênes
mettre les pieds dans les étriers, les enlever
caresser son poney de la main gauche, de la main droite.
Balade poney : la première fois
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Une petite balade à poney, c’est donc l’occasion d’un moment de partage et de bien-être avec son enfant. Les enfants en profitent, et les parents aussi. Un petit conseil, attendez qu’il soit prêt pour y aller : certains enfants peuvent être très impressionnés par les animaux et dans ce genre de cas, avant de tenter la balade à poney, mieux vaut déjà simplement voir la réaction de l’enfant si on lui propose d’aller caresser un poney.
Et le poney dans tout ça ?
Pas évident de savoir si le poney est content de partir se balader. Assez souvent c’est le même tour qu’ils font à chaque fois (sur une demi-heure difficile de varier) mais vous avez la possibilité de lui rendre la promenade plus agréable de plusieurs façons :
prévoir une carotte pour la fin de balade
trouver une façon de marcher en harmonie avec lui pour ne pas tirer dessus et dont le laisser libre de regarder à droit ou à gauche
vérifier que votre enfant ne tire pas sur les rênes et qu’il suit le mouvement du poney
le caresser et lui parler pour le féliciter (votre enfant et vous)
enlever la selle et le filet en fin de balade et même le remettre au pré avec ses copains pour éviter de le laisser immobile accroché à sa longe.
A vos commentaires, avez-vous déjà fait une balade à poney avec votre enfant ?
Après l’expérience de la bénédiction des chevaux à Calas Cabriès, je me suis demandée si ce type de bénédiction était répandue en France ou non. J’ai donc fait quelques recherches pour vous proposer une liste (non exhaustive) des bénédictions de chevaux en France.
Je les ai trouvées en me basant globalement sur des articles de presse et j’étais finalement assez étonnée de découvrir qu’en fait ces bénédictions sont nombreuses en France : 27 ! Certaines de ces bénédictions concernent l’ensemble des animaux domestiques : on peut donc faire bénir par exemple son chien, son chat ou son lapin.
Calas Cabriès me parait être l’une des bénédictions les plus grandes en terme de fréquentation puisqu’il s’agit aussi d’une fête du cheval très connue. La plupart des autres que j’ai trouvées sont plutôt sur un format messe + bénédiction à la fin sur le parvis de l’église, la cathédrale ou la chapelle.
Les régions avec le plus de bénédictions des chevaux
Il y a trois régions de France où j’ai trouvé de nombreuses bénédictions de chevaux :
Provence Alpes Côte d’Azur
Bretagne
Grand Est.
La Bretagne
6 bénédictions au total, donc les cavaliers bretons, vous avez beaucoup de chance :
à Paule a lieu le pardon de Saint Éloi le lundi de Pentecôte (Saint Eloi étant protecteur des chevaux, les animaux sont bénis à la sortie de la chapelle)
à Plouhinec à l’occasion du pardon de Saint-Cornély mi septembre
le pardon aux chevaux sur l’île de Saint Gildas à Penvénan fin mai ou début juin, c’est de loin la bénédiction que je rêverais de faire, je vous explique pourquoi : on se rend sur l’île à cheval à marée basse (c’est pour cette raison que la date change d’une année sur l’autre puisqu’elle tient compte du calendrier des marées)
à Clohars-Fouesnant, au Drennec, le premier dimanche du mois de juillet en l’honneur de Saint Alar, patron des chevaux,
à Roscanvel en septembre près de la fontaine de Saint Éloi
à Goudelin (chapelle de l’Isle) le troisième jour du pardon.
La région Provence Alpes Côte d’Azur
On a aussi de la chance en Provence Alpes Côte d’Azur avec 6 bénédictions :
la fête de la Saint-Georges à Grans fin avril
la fête des gardians à Arles qui célèbre la Saint Georges (le saint patron des cavaliers) le 1er mai
la fête de Sainte Rosalie à La-Fare-Les-Oliviers fin août
au hameau de Canaux après la messe qui célèbre Saint Hubert début novembre
à Berre pour le 1er mai, une bénédiction des chevaux organisée par le Club taurin Lou Ferri
et bien sûr la fête du cheval à Calas Cabries le lundi de Pâques.
Le Grand Est
Cavaliers du grand Est, j’ai trouvé aussi quelques rendez-vous pour vos chevaux et vous :
en mai à la paroisse Saint-Sixte d’Oberlauterbach
fin avril aux alentours de la Saint Georges (patron des chevaliers) à Largitzen
il y a une bénédiction des animaux domestiques au Goetfberg à Hohengoeft à la chapelle Saint Wendelin le lundi de Pentecôte (tradition séculaire basée sur les préceptes de Saint François d’Assise, protecteur des animaux)
à Hégenheim pour la Saint Blaise début février
pour la fête de l’Assomption le 15 août à Artolsheim en Alsace (messe puis bénédiction).
Autres régions en France qui organisent des bénédictions de chevaux
Bénédiction cheval : Occitanie
On retourne dans le sud avec trois bénédictions de chevaux en Occitanie :
pour le 15 Aout (fête de l’Assomption) à Alès, devant la cathédrale
mi août également à Sérignan pour la fête de la Saint Roch (bénédiction des animaux de compagnie)
mi septembre à Salies-du-Salat lors du festival équestre Follement cheval organisé par l’association Parlons Cheval.
Bénédiction des chevaux en Nouvelle Aquitaine
Direction Villeréal pour la fête du cheval en septembre.
La fête propose beaucoup d’autres activités notamment liées à l’attelage (en tout cas dans l’édition de 2022) : rallye cavaliers et attelages à l’hippodrome, jeux équestres et spectacles équestres.
Bénédiction cheval : Pays de la Loire
Rendez-vous au pied de la basilique pour le 1er mai à Pontmain pour une bénédiction des chevaux.
C’est un peu hors sujet mais si vous voulez faire bénir votre auto ou votre moto là bas, c’est possible aussi mais cette fois-ci en juillet.
Bénédiction des chevaux en Bourgogne Franche Comté
Autre fête de la Saint Hubert début octobre cette fois-ci à Châteauneuf-en-Auxois avec une bénédiction.
Bénédiction cheval : Hauts de France
A Carnières se tient début octobre la bénédiction des animaux grâce au curé de la paroisse Saint-Joseph-en-Cambrésis.
Bénédiction des chevaux en Belgique
Et pour les cavaliers belges, j’ai trouvé aussi quelques lieux et dates :
en Belgique il y a la fête de la Saint Hubert le dimanche du premier week-end de novembre dans la ville du même nom
en Belgique à Gembloux et pour la Saint Hubert, bénédiction des chevaux et autres animaux de compagnie
à Huy fin novembre pour la sainte Catherine.
Je vous partage une citation trouvée dans Midi Libre (un article d’Amélie Rigo) : « Bénir les animaux, c’est rappeler que les humains ne sont pas les seuls terriens. La bénédiction des chevaux, c’est dire merci à Dieu pour la création« , indique le curé de la paroisse, Hervé Rème (à Alès).
Et comme on peut le voir, la tradition continue.
A vos commentaires : avez-vous déjà participé à une bénédiction des chevaux ? Aimeriez-vous le faire ?
Participer à la bénédiction des chevaux à Calas Cabriès devant Notre Dame de la Salette : c’était notre programme à Oural et moi pour le lundi de Pâques.
Et cela fait plusieurs années que cette randonnée à la journée était dans ma to do list.
La bénédiction des chevaux : un peu d’Histoire et infos pratiques
Un peu d’Histoire
Cette bénédiction des chevaux a commencé le lundi de Pâques de 1957, et continue depuis, c’est la 64ème édition en 2023. Un prêtre, sur le parvis de la chapelle Notre Dame de la Salette, bénit les chevaux. Les cavaliers arrivent avec une branche d’olivier à la main, donnée par le comité organisateur. On peut venir habillé en habits traditionnels, de mon côté j’ai choisi la version classique habituelle : tenue d’équitation des balades mais plein de cavaliers avaient de magnifiques tenues. Lors des premières bénédictions, les cavaliers venaient de toute la France avec leurs chevaux. Maintenant, ce sont plutôt les chevaux des villages à proximité et les chevaux de Camargue. Certains avaient d’ailleurs dormi avec leurs chevaux sur place et venaient donc d’assez loin.
Infos pratiques
La bénédiction des chevaux de Calas Cabriès a lieu tous les lundis de Pâques en fin de matinée (vers 11 heures) sur la plaine Saint Martin.
Pas besoin de vous inscrire avec votre cheval, il vous suffit juste d’arriver au bon endroit à la bonne heure.
Aller à la bénédiction des chevaux à Calas Cabriès
Le challenge était de se rendre à Calas Cabriès à cheval, et de repartir après la bénédiction, toujours à cheval. 34 kilomètres en tout, une journée magnifique passée à deux avec une habituée de cette fameuse bénédiction, qui m’a donc tout montré : le chemin, le lieu de la bénédiction, son fonctionnement, etc. La seule interrogation du chemin était en fait la traversée de l’Arc car le cours d’eau nous barrait la route. Cette traversée avait nécessité une balade de repérage il y a quelques semaines et on avait traversé sans problème après avoir trouvé une petite plage d’un côté et un peu plus loin une petite plage de l’autre.
Cerise sur le gâteau, ce passage permet de démultiplier le champ des balades possibles car il donne accès à une autre partie de la campagne aixoise.
La balade était vraiment agréable, on est passé devant des vignes, à la Mérindole où on a vu un producteur de safran, des ânes, puis un peu plus loin les prés de la garde montée.
Comme à chaque fois, ce qui n’est pas évident c’est de réussir à slalomer entre les routes et les propriétés privées, sans compter les rails du TGV ! Mais avec quelques détours ça a fonctionné et le seul moment un peu complexe a été finalement après avoir longé la départementale sur une petite route sans voitures pendant quelques centaines de mètres de passer un rond point un peu fréquenté.
Les chevaux étaient tellement top que ça n’a posé vraiment aucun souci, on aurait dit qu’ils avaient fait ça toute leur vie et aucun des deux n’a bronché, même quand une voiture a klaxonné juste devant nous pour nous faire coucou (parfois c’est difficile de comprendre comment réfléchit un automobiliste vous ne trouvez pas ?).
Beaucoup de nouveauté = excitation + une pincée de stress
Arrivés sur place, même si Oural est très zen, l’excitation a parfois un peu pris le dessus :
nouvel endroit,
foule qui applaudit,
hauts parleurs et micros,
musique de la fête foraine,
manèges qui tournent (je pense que c’est la première fois qu’il voyait des manèges à soucoupes volantes !),
d’autres chevaux tout autour,
des voitures,
des moments d’arrêt où il faut attendre que les chevaux devant passent.
Quelques astuces pour détendre la situation
Mais c’était toujours gérable : dans ce genre de cas les caresses pour rassurer et calmer aident beaucoup. Laisser le cheval manger peut être une bonne astuce aussi : ça lui fait penser à autre chose, mais avec Oural ça ne fonctionne pas, il a trop envie d’avancer !
Comme heureusement le chemin était assez large, j’ai fait un peu dez zigzags ce qui lui permettait de se dégourdir les jambes et d’avoir l’impression d’avancer.
Ce qui était top aussi c’est qu’on venait de faire 17 kilomètres pour arriver donc les chevaux avaient quand même un peu moins d’énergie que le matin quand on est parti à 8h30. Bref, pour assister à des événements de ce type, c’est bien que le cheval soit déjà habitué à chaque élément au moins de façon isolée pour qu’il soit un minimum confiant en arrivant, sinon c’est vrai que ça peut faire beaucoup. Pendant qu’on était là bas, je n’ai pas vu de cavalier en difficulté avec son cheval, tout se passait très sereinement et c’était bon enfant, pas mal d’enfants ont d’ailleurs fait la bénédiction à cheval.
Une organisation qui permet d’éviter trop d’excitation pour les chevaux
On voit que le comité des fêtes est habitué, pour le moment d’attente ils utilisent un chemin sur bien 400 mètres et avec des tournants ce qui permettait de ne pas voir tous les chevaux devant et de ne pas avoir tous les chevaux les uns derrière les autres à la queue leu leu.
Juste avant de passer, on nous donne la fameuse branche de laurier, on demande le nom de l’écurie. La dernière personne du comité qui est devant la montée qui mène à l’autel et au prêtre m’a bien conseillée en me disant de passer derrière lui pour commencer à monter sans que ce soit trop raide et c’était parfait. Car oui la toute fin pour arriver à l’autel monte beaucoup et au moment de la bénédiction, on est en pleine montée. La bénédiction en elle-même est très rapide : deux minutes et ça y est, les chevaux sont bénis, on continue à monter un peu puis on retourne à l’endroit où on peut attacher les chevaux par l’autre côté de la colline.
Bref, pour faire la bénédiction, on fait en fait le petit tour de la colline, top car cela permet de ne pas se croiser entre chevaux et d’occuper les chevaux en marchant.
Le comité passait aussi en voiture pour voir si les chevaux avaient de l’eau durant la journée, une gentille attention. Ma co cavalière avait prévu du foin dans son pickup pour la pause de midi. Est-ce que la ville en propose ? Je ne sais pas.
Qui peut faire la bénédiction de Calas Cabriès ?
Tous les cavaliers peuvent participer à la bénédiction, il suffit d’adapter les paramètres à son niveau d’équitation. Pour un débutant, c’est bien que quelqu’un soit par exemple à côté : il y a beaucoup de nouveauté et d’inconnu pour le cheval qui peut du coup être excité ou stressé plus que d’habitude, en plus de ça le chemin monte beaucoup, on a la petite branche d’olivier à tenir et c’est l’effervescence autour.
Une expérience équestre à faire
Je vous recommande de faire la bénédiction des chevaux au moins une fois, c’est une super expérience : un partage entre cavaliers et mine de rien c’est la possibilité de faire bénir votre cheval !
Si vous êtes tenté par d’autres expériences à cheval, vous pouvez aller consulter mon article sur le brâme du cerf ou sur la découverte du Luberon à cheval.
La bénédiction des chevaux : un bon moment en famille
Sans chevaux à bénir, on peut tout à fait participer à la fête. Ma famille m’a retrouvée le midi pour déjeuner et a pu ensuite découvrir les spectacles équestres (il y avait même les mousquetaires !) et surtout faire la chasse aux canards… Dommage d’avoir mis la fête foraine au milieu alors qu’il y avait tellement d’animations sur le monde du cheval : spectacles équestres, jeux taurins, danses provençales, promenades à poney, campement de mousquetaires, ferme pédagogique, etc. Petit conseil aussi si vous venez en famille : prenez votre pic nic, cela vous évite de faire la queue au stand des foodtrucks. On peut se poser ensuite où on veut sur la colline pour déjeuner, très agréable, surtout avec le climat méditérannéen d’avril (20 degrés, ciel bleu, soleil). En plus on est à coté des chevaux qui se reposent et mangent aussi, attachés aux arbres.
Une autre activité que les enfants aiment bien souvent : caresser les chevaux (avec papa ou maman, et si le cavalier a donné son accord, il faut toujours faire attention avec un cheval qu’on ne connaît pas).
Aviez-vous déjà entendu parler des bénédictions des chevaux ?
Dans un manège ou une carrière, la question du départ au galop sur le bon pied est assez simple à régler :
si on est à main droite, le cheval doit partir sur le pied droit,
si on est à main gauche, le cheval part sur le pied gauche.
Au galop à droite, l’épaule droite du cheval s’avance plus. Au galop à gauche, c’est l’épaule gauche qui s’avance davantage. On est donc sur une allure asymétrique, (ça va être important pour la suite).
Oui mais voilà, comment faire en promenade puisqu’on est en ligne droite ? Il n’y a pas de “on est à main gauche” ou “on est à main droite”. Pas de barrière de carrière ou de mur de manège. Alors faut-il partir au galop à droite ? Faut-il partir à gauche ?
Pour répondre à la question, on va commencer par une immersion dans l’allure du galop.
Qui dit immersion dit définition. Le galop est donc une allure asymétrique mais c’est aussi une allure naturelle basculée à trois temps suivie d’une phase de suspension (les 4 membres sont en l’air en même temps, d’où cette sensation de s’envoler pour le cavalier et plus encore quand il s’agit de sauter un obstacle au galop). Le mieux pour voir le mouvement : une vidéo de chevaux au galop dans leur pré !
Quand on est en manège ou en carrière, on parle aussi de galoper à juste : c’est un équivalent de galoper sur le bon pied. Quand on est sur le mauvais pied on dit qu’on galope à faux. Un exemple de galop à faux : à main droite, c’est l’épaule gauche qui s’avance plus que l’épaule droite.
Pour plus d’infos sur les allures naturelles des chevaux, je vous conseille cet article.
Les aides du départ au galop
Assez rapidement à cheval, on apprend les aides du départ au galop pour partir au galop par prise d’équilibre et non en accélérant la vitesse du trot pour tomber dans le galop. Voici les aides :
reculer la jambe extérieure
avoir la jambe intérieure à la sangle (c’est la jambe de l’impulsion)
avoir un léger contact avec la rêne intérieure
avoir un contact un peu plus poussé avec la rêne extérieure
laisser aller le bassin au mouvement en avant
ouvrir un peu les doigts sur les rênes.
À la bonne place, les deux jambes agissent en même temps, et c’est le départ au galop.
Vous avez vu, il y a une aide dont je n’ai pas parlé : c’est la voix.
En carrière et en manège, le cavalier l’utilise assez peu. il ne dit pas « galop » à son cheval, sa jument ou son poney. Le moniteur peut le dire, il peut faire aussi ce petit bruit de langue pour pousser l’impulsion quand vraiment le cheval et le cavalier ont besoin d’aide pour passer à l’allure supérieure. Mais globalement le cavalier, lui n’utilise pas la voix. En extérieur, la voix est une aide beaucoup plus utilisée, et le simple mot « galop » peut donner des ailes à votre cheval si vous l’utilisez à chaque départ. Par contre, ce sont les autres aides, notamment les jambes, qui vont dicter au cheval sur quel pied partir.
Comment savoir qu’on galope sur le bon pied ?
On peut baisser un peu le regard, l’histoire d’une seconde, sans modifier son équilibre pour regarder si l’épaule intérieure du cheval avance plus que son épaule extérieure. Si la réponse est oui alors c’est qu’on galope sur le bon pied. Pourquoi est-ce qu’il faut que le mouvement soit très léger : tout simplement pour ne pas déséquilibrer le cheval.
Le réflexe du cavalier
En général, le cavalier, en extérieur, va demander le départ au galop qui est pour lui le plus simple, et c’est souvent le côté qui est le plus facile pour le cheval. Je m’en rends très bien compte avec Oural : instinctivement je lui demanderai toujours un départ au galop à gauche (je vais donc reculer ma jambe droite). Si on ne réfléchit pas à la question, on risque donc, de manière spontanée, de demander toujours le départ au galop sur le même pied.
Pourquoi il est important de galoper à droite et à gauche en extérieur ?
Le galop est une allure qui va muscler le cheval et l’assouplir, faire travailler certains muscles plus que d’autres. Le problème c’est que si on demande toujours des départs au galop du même côté, le cheval ne va pas se muscler de façon symétrique. De la même manière, la souplesse ne sera travaillée que d’un seul côté.
C’est donc au cavalier de penser, avant de préparer ses aides pour un départ au galop, à quel côté n’a pas encore été fait ou est moins travaillé.
Et c’est d’ailleurs exactement la même chose qu’il se passe pour le trot enlevé.
Bref, en extérieur, il est donc tout aussi important de savoir galoper à droite et à gauche, de savoir demander le départ au galop à gauche et le départ au galop à droite pour pouvoir muscler son cheval de façon symétrique.
Galoper sur le bon pied en balade c’est galoper un coup à droite et l’autre fois à gauche
Techniquement, en ligne droite, on ne sera donc pas à faux en balade puisqu’il n’y a pas de mur de manège ou de barrière de carrière pour nous indiquer à quelle main on est. Par contre la bonne pratique est d’essayer de varier les demandes au galop à main gauche et à main droite pour que le cheval puisse se muscler de façon symétrique. C’est comme ça qu’on répond à l’asymétrie de cette allure.
De manière générale, comme la plupart des cavaliers sont droitiers, les chevaux de balade et de randonnée sont plus habitués à galoper à gauche. Après, comme toujours, l’idée est de s’adapter au cheval : si votre cheval a plus de mal à partir au galop à main gauche, il peut être intéressant, en balade, de demander des départs au galop à gauche pour travailler ça.
Le galop en promenade à cheval est un moment magique mais certaines fois il peut devenir un cauchemar, notamment quand le cheval embarque en balade.
Stress, sueurs froides, peur de ne pas réussir à arrêter sa monture qui fait souvent dans les 500 kilos…
L’objectif de cet article va être double : réfléchir aux raisons pour lesquelles un cheval embarque et lister un panel de solutions qui puisse être comme une boite à outils pour le cavalier dans laquelle piocher pour éviter la situation et pour la gérer quand il est trop tard.
Mon cheval embarque : qu’est-ce que ça veut dire exactement ?
Il existe quelques synonymes du cheval qui embarque : on dit aussi qu’un cheval s’emballe ou qu’il prend la main. Le cheval qui embarque décide de partir soudainement et violemment au galop en prenant appui sur le mors, sur la main.
Pour le cavalier et le cheval, c’est donc une situation dangereuse, d’autant qu’en extérieur on ne sait pas sur quoi ou qui on va tomber lancé à pleine vitesse.
Mon cheval embarque en balade : plusieurs explications possibles
Avant de trouver des solutions, la première chose à faire est d’essayer de comprendre pourquoi le cheval embarque. Il y peut y avoir plusieurs raisons :
une douleur physique (problème avec la selle ou le filet, problème physique non causé par le matériel mais qui cause des douleurs aux dents, au dos, énervement à cause des rênes trop ajustées, mouches et taons qui l’asticotent ou le piquent, etc.)
la peur alors votre cheval prend tout simplement la fuite aussi vite que possible en répondant à son instinct de survie et à sa place de proie dans la nature (exemple : il a peur des voitures)
un problème d’équilibre du cheval (qui tentera alors d’accélerer pour essayer de se rééquilibrer par une fuite en avant)
une grande énergie et l’envie de se défouler, de galoper vite
une grande envie de rentrer à l’écurie pour se retrouver en terrain connu et retrouver les autres chevaux avec lesquels il vit
une alimentation trop riche par rapport à son travail quotidien
le froid.
Un cheval qui embarque, c’est donc un cheval qui fait jouer un mécanisme de protection, ou qui matérialise la joie d’aller vite, ou qui tente de régler un problème par lui-même. Les possibilités sont nombreuses, la première chose va être pour le cavalier de poser un diagnostic pour comprendre pourquoi il perd littéralement le contrôle de son cheval, de sa jument ou de son poney. Pas besoin de sortir votre stéthoscope et d’enfiler la blouse blanche, mais par contre une réflexion s’impose pour essayer de comprendre pourquoi le cheval réagit de cette façon. En comprenant pourquoi le cheval prend la main, on va pouvoir trouver la ou les bonnes solutions pour mettre fin à ce comportement dangereux.
Je mets toutes les chances de mon côté pour ne pas me faire embarquer
Et si l’alimentation était trop riche ?
Pas évident de savoir quelle est l’alimentation idéale pour un cheval. Cela va dépendre de son environnement, de son âge, du nombre de ses sorties, etc. N’hésitez pas à demander conseil aux personnes de l’écurie car si une alimentation trop riche peut exciter, une alimentation insuffisante est aussi un problème. Un exemple tout simple : un cheval monté une fois par semaine pour une balade n’a pas besoin de granulés. Au foin ou à l’herbe, avec quelques carottes ou pommes que lui donne son cavalier, il ira très bien.
L’état de santé du cheval
Avant toute balade, il y a ce fameux moment du pansage à l’écurie ou au centre équestre. Un moment important pour énormément de raisons : il permet par exemple de faire connaissance avec son cheval mais aussi de vérifier que le cheval n’a pas de bobo ou de gêne particulière. On ne brosse pas son poney ou sa jument pour le faire beau (ce n’est pas en tout cas l’objectif premier), c’est plutôt pour être à l’affût du moindre bobo. Les deux sont quand même liés : un cheval avec des plaques de boue séchées nécessitera par exemple un cavalier qui nettoie ces fameuses plaques pour éviter de mauvais frottements avec le tapis. Et en prime, le cheval sera tout propre.
Le dos, le passage de sangle, le garrot, les membres, la tête, on essaie de faire attention à toutes ces parties du corps qui vont être au contact du matériel.
Ne pas oublier non plus de regarder la peau du cheval à l’endroit du licol car c’est aussi à cet endroit qu’il y aura plus tard le filet. L’objectif est d’éviter notamment tout frottement.
Enquêter du côté du médical si le cheval embarque
Cela fait plusieurs fois que le cheval ou le poney embarque, et cela fait peut-être un moment qu’il n’a pas vu l’ostéopathe ou le dentiste. On peut penser au vétérinaire aussi si on soupçonne un problème plus profond, ou au maréchal si on suspecte un problème lié aux pieds. Et si, en effet, embarquer était la réponse à une douleur ? Ou le moyen de montrer une douleur ?
Quelle est l’histoire de mon cheval ? Et son éducation ?
C’est une question intéressante à se poser : quelle est l’histoire du cheval ? Quelle a été son éducation ? Comment s’est passé le travail à pied ? Les premières balades en extérieur ? Les suivantes ?
Le passé du cheval peut nous dire beaucoup de son présent, un peu comme pour nous finalement.
C’est en connaissant le passé qu’on va pouvoir comprendre le présent et construire le futur du cheval.
Le matériel du cheval
Un matériel inadapté peut provoquer des douleurs. Le cheval peut vouloir tenter de faire passer ou diminuer la douleur en accélérant. Pour avoir un cheval bien dans sa tête, bien dans son corps, il faut un matériel qui lui soit adapté, qui ne lui fasse pas mal. Ce peut donc être une piste à creuser.
Réfléchir à son choix de balade
L’endroit où on galope en balade est crucial. J’en parle longuement dans cet article. Dans notre réflexion sur le cheval qui embarque, il va falloir prendre garde à ne pas galoper dans des endroits où le cheval risque de s’exciter, principalement sur le chemin du retour. Au galop à l’aller, les chevaux sont souvent beaucoup plus tranquilles parce qu’ils ne savent pas encore combien de temps la promenade va durer et qu’ils savent qu’ils ne sont pas encore sur le chemin du retour pour retrouver les copains. C’est le meilleur moment pour envisager un galop. La deuxième règle à suivre c’est de ne pas galoper toujours au même endroit. Galoper toujours sur le même sentier, il n’y a rien de mieux pour exciter les juments, chevaux et poneys qui vont avoir envie de partir de façon systématique plein gaz. Dans ses balades il faut donc essayer de trouver différents endroits ou galoper, et ne pas toujours y galoper. La troisième règle, si on sent son cheval chaud, c’est de parier sur le trotting si le terrain le permet. Dans cette allure plus soutenue, le cheval va se détendre au fur et à mesure tout en utilisant son énergie.
Une balade à cheval a de nombreux paramètres et voici une autre question à se poser : quand est-ce que mon cheval embarque ? Quand je me balade seul avec lui ? Quand je me balade en groupe ? Si quand vous vous baladez seul avec votre cheval tout va bien mais qu’il embarque quand vous sortez à plusieurs chevaux/cavaliers, je vous conseille de lire aussi cet article.
Travailler l’équilibre du cheval
Pour éviter de se faire prendre la main par son cheval et de perdre le contrôle, une bonne solution pour travailler en amont, est de travailler sur les transitions, notamment les transitions descendantes : du galop au trot, du trot au pas, et du pas à l’arrêt. Ainsi le cheval apprend à reporter son poids sur l’arrière-main. Les déplacements latéraux, qu’on travaille beaucoup en équitation classique sont aussi une bonne idée puisqu’ils vont permettre au cheval de travailler son équilibre.
Détendre son cheval en carrière, en manège ou dans le rond de longe
Vous sentez que votre cheval est bouillant d’énergie ce matin, pourquoi ne pas le laisser se défouler une demi-heure dans le rond de longe ou faire une demi heure de carrière pour commencer à faire quelques allures en terrain connu ? Cette astuce est encore plus intéressante l’hiver, quand il fait froid, et que le cheval qui peut avoir un peu froid aussi a envie de se réchauffer en avançant. Il sera ensuite beaucoup plus calme pendant la promenade.
Je me souviens d’un prof de poney que j’avais quand j’étais petite, je devais avoir 8 ans. Les matins d’hiver, avant de nous donner les poneys à brosser et à préparer, il les mettait une demi-heure dans le manège pour qu’ils puissent “péter un coup” et être plus calmes ensuite. Il faut dire que les poneys sortaient d’une nuit au boxe, clairement pas l’idéal pour un animal à 4 pattes.
D’ailleurs, c’est vrai qu’un cheval au pré ou dans un paddock un peu grand a la liberté de se défouler quand il le souhaite, contrairement à un cheval en boxe. Avoir son cheval qui vit dans un grand espace peut être aussi un atout dans cette recherche de ne pas se faire embarquer.
Rester zen et travailler la confiance du cheval en son cavalier
C’est un leitmotiv dans pas mal de mes articles, je m’en rends compte. Pour moi, il est essentiel qu’en tant que cavalier on garde son calme et on soit détendu. Le cheval est une éponge, il ressent nos émotions, y compris la peur, le stress. L’objectif du cavalier, c’est donc d’essayer de garder son calme, quoiqu’il arrive. Sauf que… ça ne marche pas tout le temps… Et je l’expérimente de temps en temps sur Oural, notamment quand je me retrouve surprise par quelque chose en promenade. Souvent c’est un chien qui apparait de nulle part en aboyant. Ma réponse c’est la surprise, un éclair de stress. Et c’est systématique, Oural sursaute, on sursaute en même temps. On a notre petit stress en même temps, qui passe assez vite avec des caresses, la voix pour rassurer et le fait qu’on continue notre balade comme si de rien n’était. Bref, ce n’est pas facile, mais il faut essayer d’être calme, serein et détendu à cheval, de montrer au cheval que même devant un potentiel danger on garde son calme. L’objectif c’est aussi que le cheval fasse confiance à son cavalier et se sente en sécurité avec lui. C’est donc un véritable travail de fond, sur la durée, mais qui va être payant et tellement magique une fois installé.
Galoper derrière un cheval calme si votre cheval embarque
L’une des options pour parer au risque de se faire embarquer est d’essayer de partir en se mettant derrière un cheval tranquille et calme au galop. Comme ça, quand on tente un galop, on est derrière le cheval calme, qui agit comme une barrière à ne pas dépasser pour le cheval.
Pour cela, il faut être sûr du calme du cheval et du cavalier qui viennent avec vous, même si on ne peut pas l’être à 100% (éviter un cheval qui botte par exemple ou qui peut s’énerver s’il sent que derrière lui le cheval s’excite).
Ne pas hésiter à galoper vite de temps en temps
Un gros galop c’est un moment sympa à partager avec son cheval et cela permet de connaître les sensations du galop à pleine vitesse. Quand les conditions de sécurité sont là, que le terrain s’y prête et si en plus de ça le cheval a vraiment très envie, un grand galop est bénéfique pour tout le monde, du moment que c’est le cavalier qui en fait la demande et que le départ au galop se fait dans le calme.
Un cheval qui a de l’allant peut faire peur, mais en le bridant systématiquement c’est là qu’on risque de se faire embarquer. À certains moments, il faut savoir lui demander d’avancer pour éviter d’avoir l’effet cocotte minute. Et profiter de ce petit shot d’adrénaline !
Habituer son cheval à l’extérieur
Plus le cheval sort en extérieur plus il sera calme et confiant dehors, une façon d’éviter par exemple qu’il prenne peur à chaque croisement et démarre au triple galop pour fuir ce qui est pour lui à cet instant précis un grand danger. Quand j’étais petite, puis ado, je montais dans un club en région parisienne où les balades se faisaient rares. Elles étaient quasi inexistantes toute l’année et souvent, au mois de juin, pour le dernier cours, on partait en balade dans la forêt. Et c’était folklorique. Les chevaux étaient sur l’œil, ils regardaient partout autour d’eux, quand l’un deux faisaient un écart les autres étaient tout aussi apeurés, et je dois l’avouer, j’avais peur moi aussi à certains moments. Le b.a.-ba des balades tranquilles en extérieur, c’est des balades régulières. Le problème c’est qu’on peut vite être confronté à un cercle vicieux : les chevaux ont peur en balade alors on ne part pas en balade et quand un jour on décide de réessayer, c’est avec un peu de stress et on repart de 0.
Savoir reconnaître le moment juste avant de se faire embarquer
Il va y avoir un laps de temps très bref, une à deux secondes, avant de se faire prendre la main. Ce laps de temps très court, si on agit à ce moment-là, peut éviter de se faire embarquer.
Mais quoi faire à cet instant ? Plusieurs possibilités qui dépendent du cheval : lui demander de partir pour un trotting, lui proposer un exercice à faire pour lui enlever l’idée du triple galop, lui demander justement de galoper pour faire baisser la tension, etc. C’est le moment où il va falloir occuper le cheval avec des exercices qui vont le canaliser et lui faire oublier l’idée qu’il avait quelques secondes plus tôt. Cette astuce des exercices peut même se faire bien avant ce moment pour les chevaux qui ont besoin de variations pour rester au calme.
Je me fais embarquer, comment arrêter mon cheval ?
Penser à se redresser en pleine nature
La première chose quand on se fait embarquer, c’est de penser à se redresser puisqu’on veut en quelque sorte redresser son cheval. Le poids du corps qui se met un peu en arrière, le fait de se redresser, sont autant d’indications qui vont dire au cheval qu’il faut ralentir.
La voix pour calmer le cheval qui prend la main
Même lancé au triple galop, le cheval vous entend encore et la voix, même si elle sera sans doute inefficace seule, peut être une aide à associer à d’autres actions pour ralentir. Parlez calmement à votre cheval, rassurez-le, tentez de le calmer à la voix tout en lui demandant l’ordre auquel vous l’avez habitué, ce peut être “doucement”, “au trot”, “ralentis”, etc.
La solution du cercle quand le cheval prend la main
C’est une solution que j’ai beaucoup utilisé quand je montais en carrière et en manège et c’est une solution qui peut fonctionner aussi en extérieur à certains endroits c’est-à-dire sur des terrains dégagés comme un champ.
Mettre le cheval en cercle permet de l’inscrire dans un terrain délimité. Au début, le mieux est de faire un cercle assez grand, qu’on va essayer de réduire un peu. De cette façon on ne déséquilibre pas le cheval. En cercle, le cheval va ralentir, se calmer au fur et à mesure, retrouver une optique de travail. C’est une façon assez douce finalement de reprendre le contrôle. Sur les sentiers de forêt, cette solution ne fonctionnera pas car s’il faut en plus gérer le slalom entre les arbres tout en étant lancé au triple galop on se met dans une situation encore plus dangereuse.
Le demi-arrêt quand le cheval embarque
C’est une technique qui fonctionne assez bien quand on est bloqué en ligne droite et que la mise en cercle n’est pas possible. Elle permet d’arrêter son cheval droit, sans risquer donc de le déséquilibrer. Le demi-arrêt est une action d’une main, brève, légère et éphémère, de bas en haut et sur des rênes ajustées, qu’on associe à un grandissement du buste : le cavalier se redresse, parce qu’il va demander à son cheval de se redresser.
L’objectif du demi-arrêt est de rééquilibrer le cheval sur les hanches, de le redresser, un peu comme si on voulait faire grandir son cheval. C’est une solution d’urgence, qui a fait ses preuves pour ralentir les chevaux qui embarquent. Comme pour toute action, l’important va être le dosage. Et de relâcher la pression après le demi-arrêt, quitte à en refaire un pour continuer à ralentir. Avec cette solution, on arrête son cheval droit.
Demander à son cheval d’avancer s’il prend la main ?
Là vous devez vous dire que je devrais peut-être faire une pause dans l’écriture de l’article : on parle de comment arrêter un cheval qui embarque et j’écris de le faire avancer… Cela peut sembler complètement contradictoire. Mais pas tant que ça parce que si vous commencez à donner des jambes quand votre cheval vous a pris la main, vous faites passer un message de contrôle au cheval : en fait ce n’est pas toi qui choisit d’accélérer, c’est moi. Et ensuite, vous demandez de ralentir, comme vous faites d’habitude. Attention, cette solution ne fonctionne pas pour tous les chevaux et dans tous les environnements, il faut que le terrain soit galopable sans danger pour s’y risquer. L’autre intérêt c’est que cela peut permettre à votre cheval de lâcher le gaz pour être ensuite plus calme.
Une technique efficace avec les réformés qui embarquent
J’ai monté beaucoup de trotteurs à Rambouillet et une méthode qui fonctionnait bien était le principe de relâcher vraiment la pression des rênes pour qu’ils ne puissent plus s’appuyer sur le mors. Cela peut paraître là encore contradictoire : quand on se fait embarquer par son cheval on a plutôt envie de raccourcir ses rênes au maximum pour reprendre le contrôle. Mais le problème c’est qu’en racourcissant les rênes on va donner plus d’appui au cheval et du coup il va accélérer. Je ne suis pas jockey mais il me semble que pour un trotteur qui fait des courses, tirer sur les rênes veut justement dire “plus vite”. C’est valable pour tous les chevaux mais encore plus avec des trotteurs et des galopeurs, tirer sur les rênes est contre productif. Du coup l’idée est de faire varier la tension dans les rênes : relâcher les rênes, puis reprendre, relâcher, puis reprendre. Attention : on ne se retrouve pas rênes longues, c’est plus un travail dans les doigts : ouvrir les doigts pour rendre les rênes, fermer les doigts pour reprendre. Une vraie gymnastique des doigts, peut-être que les pianistes et les guitaristes y arrivent particulièrement bien !
La technique de Véronique de Saint Vaulry quand le cheval embarque
Si vous êtes un ou une adepte du PAD et de l’équitation sous contrat, Véronique de Saint Vaulry propose une méthode pour les chevaux en appui sur la main au galop : “La règle de base, pour un rythme modéré, c’est de jeter les rênes et d’attendre. À la moindre accélération, reprenez aussitôt, ramenez-le dans un rythme légèrement inférieur à celui que vous souhaitez, et jetez les rênes. Puis reprenez la surveillance… Il faudra sans doute fréquemment intervenir au début, puis le cheval apprendra à se tenir tout seul, sans dépasser la limite.” (extrait du livre Le cheval d’extérieur, L’éduquer, le dresser). Son astuce pour que le cheval comprenne plus rapidement est d’augmenter à chaque fois la durée des galops pour que le cheval ou le poney ou la jument comprenne qu’il va y avoir un effort à fournir sur la durée.
L’arrêt d’urgence en pleine nature
Attentionà cette solution qui en fait n’en est pas une quand le cheval est déjà parti plein galop, plein pot. Je suis assez frileuse avec cet arrêt d’urgence, dont le nom correspond pourtant à ce qu’on souhaite faire : un arrêt d’urgence. La technique consiste à ramener la tête du cheval à gauche ou à droite à l’aide d’une rêne, il s’agit donc d’une flexion d’encolure très poussée qui empêche le cheval d’avancer. Le souci c’est que :
le cheval doit déjà connaître cette action pour y répondre correctement, et parfois on ne sait pas si le cheval qu’on monte la connaît
c’est une technique qui risque de déséquilibrer le cheval, et un cheval déséquilibré au triple galop en extérieur (terrain pentu, glissant, inégal), c’est un cheval qui risque tout simplement de tomber en entraînant son cavalier dans sa chute
son utilisation risque de bloquer l’articulation lombo-sacrale du cheval.
Donc lancé au triple galop on oublie l’arrêt d’urgence.
Tester un mors différent
C’est une solution souvent dénigrée car elle peut être jugée comme brutale : conseiller de changer de mors pour prendre un mors un peu plus fort peut pourtant être une bonne idée. Se faire embarquer en promenade est dangereux : que se passe-t-il si on se rapproche d’une nationale à un rythme effréné ? Comment faire si on fonce droit vers un arbre ? Il va falloir être sûr de pouvoir arrêter son cheval, et parfois très vite. Un mors un peu plus fort peut sauver la vie d’un cavalier et de son cheval. C’est alors une utilisation d’urgence. Choisir un mort fort ne veut pas dire qu’on est un cavalier brutal. On pourrait plutôt dire qu’un mors est sévère selon l’utilisation qu’on en fait. Ce peut être dans ce cas simplement se préparer à une potentielle situation d’urgence. Le reste du temps,
le cheval est au pas, le cavalier est rênes longues (90% du temps)
le cavalier trotte ou fait des petits galops avec très peu d’actions de main (9% du temps).
Je vais vous faire une confidence. À tort peut-être pour certains cavaliers, en tout cas ça a été ma décision : quand j’ai acheté Oural, il était monté en pelham et j’ai gardé le pelham. Il y a eu un moment de test où j’ai pris un mors simple, pour essayer. J’ai attendu de faire plusieurs balades pour prendre une décision, et garder le pelham était je pense la meilleure décision. Avec le pelham, je montais avec très peu d’actions de main. Remonter un peu les mains sur les rênes suffisait pour dire à Oural de trotter. Fermer mes doigts sur les rênes était suffisant pour qu’il ralentisse et fasse les transitions descendantes. Avec le mors simple, tout était à réapprendre (nos habitudes étaient chamboulées) et mes actions de main perdaient en légèreté et en fluidité. J’ai trouvé ça dommage alors on est repassé au pelham qui a pas mal de solutions de réglages :
on peut par exemple avoir une gourmette lâche ce qui fonctionne très bien pour nous et réduit la puissance du mors
on peut aussi choisir de mettre les rênes sur le grand anneau du milieu pour adoucir les effets du mors.
Quand on parle de mors il y a donc deux questions à se poser :
la question de la dureté du mors
la question de l’usage du mors par le cavalier (il faut avoir une main douce et légère, une sorte de main fantôme avec des mors plus forts et pouvoir être très souvent rênes longues.)
Le pelham, le goyo aga et le pessoa peuvent donc être des mors à tester dans le cas de chevaux avec beaucoup de sang ou difficiles à contrôler, avec des cavaliers qui ont une main légère et douce et savent monter rênes longues.
Pour conclure cet article fleuve sur le cheval qui embarque
Pas de solution magique quand le cheval prend la main
La bonne solution pour arrêter un cheval lancé en plein galop et qui n’a pas prévu de ralentir ne va donc pas être la même pour tous, il n’y a pas de solution magique, idéale, qui va marcher pour tous les chevaux (ce ne serait pas drôle non ?). Elle va varier selon :
le cheval (chaque cheval ne réagit pas de façon identique aux actions d’un cavalier, il a un passé, une éducation, son caractère)
la raison pour laquelle il embarque
le terrain (en forêt par exemple faire un cercle alors qu’on est entouré d’arbres est plus dangereux qu’autre chose).
Là encore, le cavalier doit faire preuve de vraies capacités d’adaptation. Il n’est pas face à une moto ou à vélo, mais face à un être vivant, et c’est ce qui fait à la fois la beauté et la complexité de l’équitation.
Calmer un cheval qui embarque n’est pas facile : la première chose à faire va être de réfléchir très vite à la raison pour laquelle il embarque pour choisir la bonne solution pour le calmer. Et peut-être devoir changer de solution, jusqu’à trouver la bonne.
Après la tempête, le calme
De retour à une allure contrôlée, relâcher la pression est la meilleure chose à faire pour que le cheval réussisse à se détendre et à comprendre que quand il est à l’écoute, la situation est bien plus confortable pour lui aussi. Ce n’est parfois pas évident après un triple galop qui nous a fait peur, mais quand le cheval obéit, il est vraiment important de relâcher la pression, comme une première récompense qui lui indique qu’il a bien réagi en ralentissant et qu’on lui fait encore confiance. Une fois qu’on est remis de ses émotions, l’objectif est d’essayer de tirer du positif de ce moment désagréable : sur quoi peut-on travailler pour qu’à l’avenir le cheval ne prenne plus la main au galop en extérieur ?
À vos commentaires, quelle est la solution qui pour vous fonctionne le mieux pour réussir à calmer et ralentir un cheval qui embarque son cavalier ?
Dans les précédents articles, je parle beaucoup d’une allure : le pas. Mes balades avec Oural, ou plus encore mes randos quand elles s’étalent sur une ou plusieurs journées ont souvent un rythme vraiment tranquille. La plupart du temps on trotte peu, on galope peu. Mais peu ne veut pas dire jamais, et les quelques galops qu’on se fait ensemble sont des moments juste géniaux.
Dans cet article, j’ai eu envie de réfléchir aux conditions idéales pour un galop en balade.
Quand galoper et quand ne pas galoper ? La question du timing
Il y a quelques moments pendant la balade à cheval où le galop n’est pas une bonne idée :
galoper dès la sortie de l’écurie puisque le cheval n’est pas échauffé
galoper sur le chemin du retour, et surtout proche de l’écurie car à cet endroit, le cheval sait qu’on est proche d’arriver et peut être excité, sans compter la transpiration qui n’aura pas le temps de sécher le temps d’arriver à l’écurie
galoper sur un chemin passant (vélos, promeneurs, etc.).
Pour résumer, en gros, le galop se fait plutôt au milieu de la balade à cheval sur des chemins où on est comme un Robinson Crusoe sur son île : seul au monde.
Le dernier conseil sur le timing du galop, qu’on entend souvent, c’est de ne pas galoper toujours au même endroit. C’est un conseil à appliquer parce qu’il permet d’éviter aux chevaux de chauffer en arrivant au fameux endroit où on galope à chaque fois. Mieux vaut donc galoper, selon les promenades à cheval, dans des endroits différents.
Galop cheval : quel est le sol idéal ?
Sur quels sols galoper et lesquels éviter ?
On peut galoper sur différents terrains. Pour galoper en extérieur, une petite inspection du sol s’impose néanmoins.
Voici quelques sols où il faut éviter de galoper :
constellé de cailloux
sol de feuilles mortes (très glissant)
avec de nombreuses flaques
sol gelé l’hiver (risque de glisser)
sol trop dur (le bitume par exemple)
sol trop mou (sable en haut des plages par exemple)
chemin avec des ornières (grosses traces d’engins à moteur), des pierres, des souches, des trous
Du coup, les meilleurs endroits pour galoper sont :
des chemins en terre ou en herbe (pas trop mouillés)
des terrains sableux qui ne s’enfoncent pas trop (le cheval sur la plage au bord de l’eau, on a tous cette image un peu cliché du galop parfait)
au niveau du dénivelé, privilégier les chemins plats et les montées
des terrains un peu souples mais pas trop (herbe, bord de l’eau)
des terrains au sol un peu durs mais pas trop (chemins de terre secs, sable tassé).
Pour vérifier tout ça, le mieux, avant de faire un galop sur un chemin, une piste ou un sentier, c’est de l’avoir déjà parcouru au pas, en mode Sherlock Holmes ou Hercule Poirot. C’est sûr, d’une balade à l’autre du temps aura passé et le chemin peut changer mais globalement il restera le même.
Petit exemple d’un terrain idéal pour galoper avec ce chemin en terre avec une bande d’herbe au milieu :
ça dépend des régions mais en France, il y a des endroits où les chemins sont en majorité de la caillasse. C’est le type de chemins que j’ai en Provence mais la bonne nouvelle c’est qu’avec une astuce toute simple vous pouvez arrêter de marcher dans les cailloux : la solution c’est simplement de se mettre en hors piste. Pas de risque d’éboulement ou de déchausser à cause de la poudreuse et vous vous retrouvez avec un sol tout à fait convenable pour galoper ! Regardez la photo ci-dessous : on quitte les cailloux des chemins pour un petit hors piste à quelques mètres du chemin avec un sol tout à fait acceptable pour galoper. Il faudra juste regarder bien où on va pour ne pas foncer dans un arbre.
S’adapter à son cheval quand on galope en extérieur
Selon la sensibilité du cheval, on va aussi s’adapter, et c’est en ça que l’équitation est magique (et complexe) :
pour un cheval aux tendons sensibles, les chevaux seront plus à l’aise sur des sols un peu plus durs
une jument ou un poney avec des problèmes d’articulations pourra se sentir mieux sur des sols mous.
Pour plus d’infos, vous pouvez consulter cet article sur l’impact du sol dur et du sol mou sur la locomotion du cheval.
Galop cheval : le super pouvoir du regard perçant ?
Au galop, on va plus vite, il va donc falloir se concentrer sur la visibilité que l’on a devant soi (devant et sur les côtés) en étant prêt à tout moment à repasser à l’allure inférieure, voire au pas, voire à s’arrêter.
On a besoin d’une vue dégagéepour repérer rapidement si des promeneurs arrivent ou s’il y a des endroits avec des branches basses ou autres obstacles à contourner : diriger son cheval et avoir une réponse immédiate va être essentiel pour la sécurité.
Un cavalier d’extérieur travaille constamment son regard :
le regard envoie une première direction au cheval avant même une quelconque rêne d’ouverture ou rêne d’appui
il analyse sans cesse le terrain varié sur lequel on passe
et le cheval, la jument ou le poney qu’on monte pour capter son humeur.
Observation laser : rapide car l’allure est rapide et complète car on ne peut pas laisser passer un paramètre.
Quelles précautions prendre quand on est plusieurs cavaliers au galop ?
Le galop les uns derrière les autres
Quand on fait une balade en groupe, le maître mot est de garder ses distances. Et ça s’applique aux moments de galop pour plusieurs raisons :
ne pas énerver le cheval devant et risquer un coup de pied
la distance permet d’avoir un temps de réaction (si le cheval devant ralentit, la distance permet de ne pas se retrouver dans ses fesses et d’avoir un tout petit peu d’espace pour le temps de ralentir)
sans distance, on risque de se prendre en pleine figure des projections de boue, des cailloux, des mottes de terre ou de sable.
Quand on parle de distance, on parle souvent d’un cheval imaginaire entre le cheval devant et mon cheval, au galop, vous pouvez même en prendre un peu plus pour être à l’aise.
Quand on a un jeune cheval, ou un cheval qui n’est pas sorti beaucoup en extérieur, partir avec un ou deux cavaliers dont les chevaux sont habitués à la promenade et galopent dans le calme est une bonne stratégie pour de premiers galops. Le couple cheval cavalier, dans un environnement détendu, pourra expérimenter le galop en se sentant en sécurité.
Une autre technique pour les cavaliers qui contrôlent bien leurs chevaux est de galoper en gardant ses distances mais en se mettant un peu sur le côté gauche ou sur le côté droit pour ne pas être complètement derrière le cheval de devant. La difficulté c’est que le cheval ne se mette pas en tête qu’il s’agit d’une course, que les chevaux sont lâchés et qu’on peut doubler les copains.
Le galop côte à côte
Super sympa aussi, ça peut être un galop tranquille mais pourquoi pas aussi une petite course pour rigoler si le chemin est assez large pour deux chevaux en même temps. Là encore, il faut pouvoir contrôler son cheval et surtout lui faire comprendre ce qu’on veut : un galop tranquille ou une course.
Pour les courses, la période des chaumes est particulièrement adaptée dans les campagnes. Le chaume qu’est-ce que c’est ? C’est la partie de la tige des céréales qui reste dans le champ après la moisson. Si l’agriculteur est d’accord et que le champ ne comporte pas de trous (il va falloir donc faire une reconnaissance méticuleuse au préalable pour vérifier que le terrain n’est pas dangereux), c’est l’idéal pour s’organiser une petite course de galop. La sensation de l’accélération du galop est impressionnante, on sent vraiment le cheval changer de position, allonger l’encolure, l’étendre. Il n’y a plus qu’à le laisser faire tout en continuant à gérer la direction et en étant prêt à s’arrêter en fin de course. Partir au triple galop, faire une course au galop peut faire peur : peur de tomber, peur de la vitesse, peur de ne pas savoir arrêter son cheval, sa jument ou son poney. Ce qui est sûr, c’est qu’un cheval au grand galop va se concentrer sur sa vitesse plutôt que sur une éventuelle bêtise (écart, coups de cul). Après, bien évidemment, il faut être encore plus attentif à tous les paramètres pour ne pas se mettre en danger et avoir déjà un certain niveau d’équitation.
Pour les chaumes comme pour tout, quelques points de vérification sont essentiels : l’agriculteur a-t-il donné son accord pour un galop ? Le champ permet-il de galoper en sécurité ?
Comme je le disais précédemment pour les chemins, parcourez d’abord le champ au pas et même à terre pour vérifier la nature du sol (absence de pierres, d’ornières).
Et prenez garde au retour de balade à inspecter encore plus méticuleusement que d’habitude les membres de votre cheval. Le mien ne s’est jamais blessé lors des chaumes mais cela peut arriver comme partout d’ailleurs.
Seul en balade avec son cheval ou son poney, est-ce qu’on tente un galop ?
Celui qui a la réponse à la question, c’est vous. Est-ce que vous vous sentez prêt ? Est-ce que votre cheval est prêt aussi :
faites-vous souvent des galops en extérieur avec d’autres cavaliers ?
les derniers galops se sont-ils bien passés ?
votre cheval est-il en bonne forme aujourd’hui et en confiance ?
Au besoin vous pouvez demander aussi conseil à votre moniteur ou à des cavaliers avec qui vous sortez régulièrement et qui maitrisent le galop seul avec leur cheval.
Et évidemment, pour votre sécurité, faites encore plus attention à tous les autres paramètres : le terrain, la visibilité mais aussi le matériel (sangle correctement attachée, rênes en bon état) etc..
Pour mes premiers galops seule avec Oural, j’ai choisi des chemins que je connaissais bien, des galops assez courts, que je faisais après avoir fait deux ou trois trots pour bien saisir l’humeur du jour.
Voici quelques exercices de galop pour les cavaliers seuls en balade :
s’assurer d’abord d’un départ au galop, d’un galop et d’un retour au trot dans le calme
travailler plus précisément la transition ascendante et la transition descendante
travail de la direction au galop
travail de l’amplitude du galop, etc.
En travaillant ces exercices, on gagne en maîtrise du galop au fur et à mesure. Ces exercices, je les ai toujours faits en petite quantité. Pour Oural notamment, au début de nos balades ensemble, j’avais repéré qu’un trop gros travail sur les transitions l’énervait plus qu’autre chose. On faisait dont 3-4 belles transitions, je le félicitais, et le travail au galop s’arrêtait là pour aujourd’hui. Chaque cheval est différent donc c’est le cavalier qui doit essayer de trouver le juste milieu pour le cheval : avancer dans l’apprentissage sans pour autant dégoûter, fatiguer ou énerver. Quand un cheval fait très bien, on félicite et on arrête l’exercice, l’idée est de rester sur une très bonne impression plutôt que de vouloir plus et se retrouver parfois avec moins.
Pour plus de conseils sur les sorties seuls avec votre cheval, n’hésitez pas à consulter cet article.
Les aides du départ au galop sont-elles les mêmes qu’en manège ?
J’utilise les mêmes aides que j’ai apprises en manège et en carrière pour faire galoper mon cheval. Le plus simple est de partir du trot enlevé (un trot enlevé pas trop rapide pour que le cheval ait un bon équilibre). Ensuite :
une jambe à la sangle au contact, léger contact avec la rêne de ce côté
une jambe qui se recule légèrement, un peu plus de contact avec cette rêne
la voix qui peut dire “galop” par exemple
le poids du corps droit et à la verticale (ne pas se pencher en avant car cela déséquilibre les épaules).
Si c’est difficile de partir au galop, on peut essayer de le faire à un moment du chemin qui tourne un peu pour aider le cheval ou dans un chemin qui monte.
Il m’est arrivée à Rambouillet de monter des chevaux qui faisaient de l’extérieur depuis peu de temps et venaient du monde des courses de trot. Je me souviens de Taghemani, un trotteur qui avait encore beaucoup de mal à galoper (il partait au grand trot à toute vitesse). La solution pour avoir quelques foulées de galop avait été de le mettre derrière un copain qui galopait et sur un chemin qui montait. Dès la première foulée de galop, on félicite beaucoup car ces chevaux dans leur vie d’avant avaient interdiction de galoper, ils doivent donc comprendre maintenant qu’ils en ont le droit et que le cavalier ou la cavalière peut leur demander.
Pour répondre à la question du galop sur le bon pied en balade, c’est par ici.
Galop cheval : comment passer du galop au trot ?
La transition du galop au trot
Pendant le temps de galop, le cavalier se tient prêt à repasser au trot et au pas rapidement. Un galop peut être stoppé pour plein de raisons différentes, en voici quelques-unes :
un promeneur est visible sur le chemin
un obstacle se trouve au milieu du chemin
la chute d’un cavalier
un cavalier ou une cavalière qui demande à repasser au trot.
Les aides pour repasser au trot
On peut tenter au début des aides assez douces : fermer les doigts sur les rênes en levant un peu les mains, redresser son buste pour avoir son poids du corps plus en arrière, demander à la voix “au trot” ou “trot”. Et si ça ne marche pas, faire la demande de manière un peu plus ferme en félicitant et en relâchant les rênes quand le cheval a effectué la transition.
Quel rythme pour mon galop en pleine nature ?
Les différents rythmes sont possibles, il faut simplement tenir compte de son cheval et du terrain. On peut décider de faire :
un galop de travail (rythme tranquille, petites foulées)
un galop moyen (on sent que le cheval place sa tête un peu plus en avant de la verticale, rythme plus rapide, amplitude plus grande)
le galop allongé ou grand galop (foulées s’agrandissent, grande vitesse).
De petites pointes de vitesse au galop, j’en fais de temps en temps avec Oural, il adore et moi aussi !
Quel que soit le rythme du galop, je me mets toujours en position en équilibre (on dit aussi galop en suspension). C’est la position idéale je trouve pour
bien voir vers l’avant
être mobile et avoir un bon équilibre
le confort du cheval
absorber les chocs lié au terrain qui peut être inégal.
Quelle durée pour mon galop en extérieur ?
La durée du galop va dépendre de facteurs multiples là encore :
le terrain,
l’endurance du cheval, son âge, sa forme physique
la vitesse choisie pour le galop,
la durée de la balade ou rando à cheval.
Il n’y a donc pas vraiment de réponse, juste une nécessité d’adaptation du cavalier à énormément de paramètres et une écoute de son cheval pour guetter les signes de fatigue (effort dans la respiration, augmentation de la durée de la foulée, difficulté à maintenir la cadence). Pour plus d’infos sur ces signes de fatigue, vous pouvez consulter de document qui parle notamment des études de Johnson et Pugliese et al.
Galop cheval en balade : en conclusion
Si on devait retenir les deux principaux points de ce article, ce serait je pense l’importance du choix du sol et de la bonne visibilité tout en s’écoutant et en écoutant son cheval pour trouver le bon rythme. L’objectif, c’est que le cavalier et le cheval s’amusent, mais sans se mettre en danger. L’important est de maîtriser le galop en balade. Lors des randonnées équestres on galope d’ailleurs assez peu pour préserver le cheval souvent déjà chargé (sacoches et cavalier). Des randonnées à cheval de plusieurs jours sont forcément plus fatigantes pour le cheval qu’une balade de trois heures une fois par semaine.
Je parle plus souvent d’équitation montée que d’équitation à pied mais l’article d’aujourd’hui va inverser la tendance puisque j’ai envie de vous parler du PAD de Véronique de Saint Vaulry.
Cette méthode synthétisée en trois lettres est décrite comme la base du travail du cheval d’extérieur dans Le Cheval d’extérieur, L’éduquer, le dresser.
Et il s’agit donc d’un travail 100% à pied pour les chevaux et poneys. Parce que la passion du cheval ne passe pas que par l’équitation montée, mais aussi l’équitation à pied.
Le premier constat de Véronique de Saint Vaulry est d’ordre pratique et logique : en balade, en randonnée à cheval, on est souvent pied à terre et je pense qu’on est tous d’accord.
Voici quelques situations :
on prépare son cheval
quand on le met au pré ou en paddock, qu’on l’attache à un arbre, qu’on le nourrit
s’il faut passer un endroit compliqué (raide, étroit, avec trop de branches basses)
pour ne pas trop fatiguer son cheval (longue montée caillouteuse)
si son cheval (ou son poney ou sa jument) a très peur, il peut être rassuré d’avoir son cavalier entre lui et ce qui lui fait peur (mais d’autres chevaux seront plus rassurés avec le cavalier qui reste à cheval, c’est mon cas avec Oural, question d’habitude je pense)
pour faire boire son cheval dans un seau par exemple
si un autre cavalier tombe, il peut être nécessaire de descendre de cheval
quand on a envie de faire pipi ou de s’arrêter cueillir une jolie fleur :-).
On doit donc pouvoir faire confiance au comportement de son cheval quand on met pied à terre autant que quand on est à cheval pour des questions évidentes de sécurité.
Les avantages du travail à pied du cheval sont multiples :
ça permet de travailler la relation avec son cheval : confiance, respect, écoute, fiabilité, on fait équipe, on affronte ensemble les difficultés de terrain et ses peurs et le cheval apprend à suivre son cavalier partout.
on travaille sa sécurité : un cheval qui écoute à pied permet d’éviter de nombreux accidents
le cheval nous voit (à cheval il ne nous voit pas).
Le PAD qu’est-ce que c’est ?
La définition du PAD
Véronique de Saint Vaulry a mis en place une méthode qu’elle a nommé PAD pour parler des trois piliers de l’éducation au sol :
Politesse au repas
Avant-main légère
Distances sous contrat.
Quand travailler le PAD ?
Par exemple :
au début de la relation avec son cheval, sa jument, son poney, que ce soit de jeunes chevaux ou des chevaux plus âgés
quand on a une difficulté avec son cheval (besoin de travailler sur des problèmes particuliers comme une peur précise, de l’excitation, etc.)
et à n’importe quel moment finalement car l’éducation à pied est la base de l’éducation du cheval.
Il y a des moments, dans la relation avec le cheval, où on a d’ailleurs plus envie de travailler à pied : cela peut être une façon de se rassurer (pour ses premières balades seul avec son cheval par exemple), de découvrir en douceur le cheval, ou encore cela peut coller à ses capacités physiques du moment (pour le cheval comme pour nous). Quand j’étais enceinte par exemple, j’ai fait pas mal de séances à pied avec Oural, notamment en liberté. À l’époque, je n’avais pas encore découvert la méthode PAD.
Les outil du travail à pied
Les parties du corps
les pieds “la force tranquille du langage gestuel”, avec une règle : ne jamais reculer devant le cheval
une fois les pieds installés, viennent les bras : “ouvrir les bras, lever les mains, faire un moulinet de corde ou de rêne, c’est parler plus fort”
et pour parler encore plus fort, augmenter les mouvements (rapidité, plus de bruit).
Vous l’avez compris, pas besoin en fait de toucher le cheval. Et on utilise ses rênes ou une corde/longe avec la main et le cheval en licol. Pas besoin de plus de matériel.
La voix
L’idée est d’installer un signal simple pour le cheval, pour qu’il comprenne de suite que les gestes lui sont adressés. Le signal de la méthode de Saint Vaulry c’est le claquement de langue. L’avantage : si vous vous mouchez, ou si vous prenez de quoi boire dans votre sacoche, le cheval sait que ce mouvement ne lui est pas adressé puisqu’il n’y a pas eu de claquement de langue.
Deuxième élément de voix : ce sera des mots choisis par vous pour un ordre précis. Exemple de mot pour arrêter le cheval : « arrêt » ou « stop ». Évidemment, une fois qu’on a choisi « arrêt », mieux vaut s’y tenir pour que le cheval comprenne bien ce qu’on lui demande.
Des étapes de travail qui se basent sur l’espace choisi
Les étapes du travail à pied dans l’espace sont assez simples :
travailler d’abord dans un espace clos et sécurisé dans l’écurie ou au centre équestre
puis peu à peu faire de courtes balades à pied et les allonger.
Regardons maintenant plus en détail le PAD
Travail à pied cheval : la politesse au repas
L’idée ici, c’est que le cheval reste à sa place et ne bouscule pas celui qui le nourrit. Si la politesse est bien établie au repas, le cheval n’aura pas de remise en question globale de cette politesse : ne pas pousser le cavalier au moment du pansage, à pied en balade, etc. La politesse doit être globale et la hiérarchie claire.
Voici l’exercice proposé dans le livre, à faire dans un endroit clos, avec juste le cheval et un repas pas forcément hyper tentant (plutôt du foin que des granulés ou des carottes et des pommes).
L’idée de l’exercice va être en fait de prendre possession du foin et d’en écarter son cheval, un peu comme si vous vouliez lui piquer son repas (oui je sais, c’est pas sympa mais en vrai vous n’allez pas lui piquer son repas, juste le faire patienter).
Les étapes :
commencer à claquer de la langue à 6 mètres
au deuxième claquement de langue, commencer à frapper le rouleau de corde contre sa cuisse tout en continuant à faire des claquements de langue
à 3 mètres, si le cheval n’a pas bougé, on jette l’extrémité de sa corde vers le cheval, on recommence en le touchant s’il n’a toujours pas bougé
normalement il s’est écarté, on prend possession du foin
une fois que le cheval a accepté cette prise de possession du foin par le cavalier, on peut se retourner et lui donner une indication vocale (“ok mange”, “régale-toi”, etc) et s’écarter à plusieurs mètres pour le laisser manger. Ouf, il est rassuré, on ne lui a pas piqué sa ration !
Travail à pied cheval : l’avant-main légère
Trois exercices vont permettre d’obtenir les distances et de contrôler précisément la position du cheval : la navette, le reculer et l’envoi latéral.
La navette
L’objectif va être de marcher sans que le cheval ne bouge.
On se met face à son cheval, la corde traîne par terre au sol, on tient la suite de la corde d’une main. On est assez proche du cheval. On lui donne deux indications avant de reculer :
une indication vocale, un mot que vous avez choisi (“là” “pas bouger”)
lever brièvement une main à hauteur de son oeil.
Et on recule d’un pas. Si le cheval n’a pas bougé, on peut le féliciter et pourquoi pas essayer de reculer de deux pas la fois suivante.
Quand le cheval a bien compris, on peut essayer de ne garder que l’indication vocale (on ne lève plus la main).
Le reculer
On peut essayer de se mettre le long d’une barrière par exemple ou le long d’un côté de carrière ou de manège pour faciliter le reculer. On est devant son cheval, face à lui.
Voici les trois étapes à suivre pour faire reculer votre cheval :
un claquement de langue
un geste des deux mains comme pour pousser de la fumée ou un moulinet de corde, à refaire plus bruyamment si le cheval ne commence pas à reculer
le renforcement tactile s’il n’a toujours pas reculé : faire onduler la corde en l’agitant jusqu’au reculer.
À noter : dès que l’un des sabots recule, il faut arrêter toute stimulation et féliciter. Puis recommencer.
L’envoi latéral
On est toujours face au cheval et le jeu va être de faire partir l’épaule à droite ou à gauche. L’idée c’est que le cheval soit bien mobile au niveau des épaules et qu’il sache quand vous voulez qu’il se décale à droite ou à gauche en extérieur, selon le terrain.
La gestuelle :
on est face au cheval, et en étendant ses bras on crée un effet de mur en allongeant les bras des deux côtés
le bras du côté de l’épaule qui va tourner en étant étendu va indiquer la direction avec une légère tension dans la longe
on utilise le fameux claquement de langue pour dire au cheval qu’il va se passer quelque chose
le bras de l’autre côté fait un petit moulinet pour indiquer qu’il ne faut pas aller de ce côté-là.
Là encore, dès que le début de mouvement s’amorce, il faut arrêter toute stimulation et laisser la corde se détendre.Et on recommence.
L’utilité principale de cet exercice c’est de permettre au cheval de se concentrer quand il a justement perdu sa concentration (peur, excitation) en montrant que le cavalier est là, en entier donc à distance de lui.
Travail à pied cheval : les distances sous contrat
Pourquoi enseigner les distances ?
Un cheval pèse 500 kilos, un poney c’est 300 kilos en moyenne. Et s’il vous marche dessus, ça peut faire mal. Je sais de quoi je parle, car dans ma vie de cavalière si j’ai par exemple récolté des flots après des parcours d’obstacles réussis, j’ai aussi eu mon lot de bobos aux pieds. Comme tous les cavaliers…
Très classiquement j’ai appris à me tenir à côté de mon cheval, côté gauche, et à marcher à côté au niveau de sa tête et de sa fin d’encolure. La lecture du livre Le cheval d’extérieur a été une révélation pour moi de ce côté là : en fait cette position à côté du cheval ne fonctionne pas vraiment avec l’extérieur pour plusieurs raisons :
le cheval ne voit pas son cavalier en entier
en étant à côté du cheval on bouche son champ de fuite côté gauche
et on le gêne s’il veut regarder quelque chose car il aura du mal à tourner la tête.
Une meilleure position, c’est d’être assez loin devant. Pour le coup les avantages sont multiples :
c’est le cavalier qui donne la direction, il est un peu comme le cheval de tête
le cheval voit son cavalier en entier
le cheval peut tourner la tête à droite ou à gauche, il n’est pas gêné.
Marcher devant son cheval (ou sa jument, ou son poney) : le déplacement miroir
Comme on a déjà travaillé les trois exercices de l’avant-main légère, on peut commencer à travailler le déplacement miroir : vous marchez devant votre cheval et il marche derrière vous. Quand vous vous arrêtez, il s’arrête. La distance entre lui et vous doit rester la même.
Si le cheval continue à avancer, on fait l’exercice du reculer pour qu’il se remette à la bonne distance
Si le cheval se déplace sur le côté, on le replace droit.
Pour conclure sur le travail à pied du cheval
Le pad, “un système de priorité spatiale”
L’ensemble des exercices permet de travailler la sécurité avec
la mise en place d’un système de distance quelle que soit la situation
un cercle personnel d’1m50 dans lequel le cheval n’a pas le droit de mettre les pieds : c’est le cavalier qui va faire les deux derniers pas pour s’approcher, ainsi on évite de se faire écraser le pied.
Une main de fer dans un gant de velours
L’expression s’y prête bien : pour travailler le PAD, il va falloir faire preuve de fermeté mais sans être agressif au risque de détériorer la relation avec son cheval. Un exemple quand on se déplace en miroir avec son cheval (on est devant, le cheval suit) : la longe ou la rêne n’est pas complètement tendue pour éviter des réflexes d’opposition.
L’idée est vraiment de faire confiance à son cheval et donc de le laisser relativement libre (libre de regarder à droite ou à gauche) du moment qu’il écoute bien les consignes.
De la même façon, on peut se souvenir de cette règle essentielle : quand le cheval réagit bien et fait ce qu’on lui demande, il faut arrêter tout de suite toute stimulation.
Une adaptation constante
Quelle que soit la méthode et les exercices qu’on choisit pour travailler avec son cheval, il va falloir s’adapter à son cheval et à soi-même, écouter des deux côtés. Que ce soit à pied ou à cheval d’ailleurs.
Pourquoi s’adapter ? Parce que nous ne sommes pas des robots et nos chevaux ne sont pas des machines : des deux côtés il y a des émotions, des facilités, des difficultés. Il va donc falloir écouter : s’écouter et écouter le cheval. Le travail à pied ne se fera pas au même rythme pour chaque cheval et chaque cavalier puisqu’il va falloir
s’adapter aux difficultés et aux progrès du cheval
s’adapter aux difficultés et aux progrès du cavalier.
Il va donc falloir être patient aussi et ne pas trop se presser. C’est comme si on essayait de forcer un enfant qui apprend à nager à sauter dès les premières séances dans le grand bain alors qu’il a peur et que la première des étapes serait déjà de lui faire aimer l’eau, de lui montrer qu’on peut jouer avec l’eau, là où on a pied.
Travail à pied cheval : des exercices qui doivent devenir une habitude
Pour que l’apprentissage soit complet, Véronique de Saint Vaulry conseille que ces exercices deviennent une vraie routine quotidienne. Chaque moment est un exercice : quand on va par exemple du pré à l’aire de pansage, on pense aux distances. Le PAD c’est en fait bien plus que quelques exercices à faire avec son cheval, c’est une philosophie de vie pour la relation avec son cheval. Et soyons d’accord, il en existe plein d’autres.
Le travail à pied essentiel dans chaque discipline
Il y a beaucoup de disciplines en équitation (voir le site de la FFE qui les liste). On peut en nommer quelques unes : saut d’obstacles, dressage, équitation western, endurance, voltige, randonnée à cheval, polo, hunter, pony games, etc.
Ce qui est amusant, c’est que le travail à pied est en fait la base de toutes ces disciplines, et est nécéssaire pour toutes.
Et c’est vrai que parfois, en club, on l’oublie ou elle peut intéresser moins les cavaliers quand pourtant, on vient de le voir avec par exemple la méthode du PAD, le travail a pied a de multiples avantages.
N’hésitez pas à vous procurer le livre Le Cheval d’extérieur, l’éduquer, le dresser. C’est une mine d’or pour travailler la relation avec son cheval et son éducation. Une lecture vraiment intéressante pour tous les amoureux des chevaux.
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Avec cet article, je participe aujourd’hui à l’événement interblogueur de Valérie du blog Madame Pas de soucis sur le thème : Votre meilleure astuce pour lâcher prise !
J’aime beaucoup son blog, et rappelez-vous, j’avais été vraiment heureuse qu’elle participe à mon carnaval d’articles sur le thème de la conciliation entre la vie de famille et sa passion.
Son thème me trotte dans la tête depuis que j’ai vu l’événement en ligne, et la première chose qui me fait réfléchir, c’est cette expression : “lâcher prise” et son ambivalence, pour moi en tout cas.
Si on regarde la définition de lâcher prise, on trouve en effet :
“moyen de libération psychologique consistant à se détacher du désir de maîtrise” mais aussi
“cesser une poursuite, un combat” ou encore “laisser aller ce qu’on tenait avec force”.
Alors lâcher prise, est-ce un aveu de faiblesse ou de force ? Un constat d’échec ou une victoire ? Est-ce que c’est abandonner ou se retrouver ?
Vous comprenez qu’avec ces questions, je fais partie en fait des personnes qui ont beaucoup de mal à lâcher prise.
Dans le cadre de l’événement interblogueur, c’est la première définition qu’il faut prendre en compte, parce qu’effectivement réussir à lâcher prise dans sa vie quotidienne est l’une des clés de notre équilibre, celle qui nous permet de ne pas nous transformer en robot.
Déléguer, faire moins ou moins bien comme le suggère Valérie, voilà des façons de se préserver, de réduire sa charge mentale.
Mais pour ça il faut savoir lâcher prise et ce n’est pas facile, surtout si on est comme moi (et c’est un défaut autant qu’une qualité) perfectionniste. Le gros mot est lâché.
Ma meilleure astuce pour lâcher prise
Je ne suis clairement pas la spécialiste du lâcher prise, j’ai beaucoup de mal d’ailleurs à m’extirper de mon quotidien en ce moment, surtout quand les tâches sans grande valeur ajoutée pour moi s’empilent et reviennent jour après jour comme un tas de linge sale qui ne descend pas. La comparaison parlera je pense à beaucoup de monde.
Mon astuce
Mais j’ai quand même une astuce pour lâcher prise que j’ai envie de partager, elle est toute simple : c’est le sport. Je parle de sport en général parce que bien sûr je vais vous parler de balades à cheval, mais je vais aussi vous parler de pilates dans cet article.
Pourquoi le sport me permet de lâcher prise sur le quotidien ?
Parce que je quitte la maison : le tas de linge sale qui déborde je ne le vois plus, loin des yeux, loin de la raison (vous allez me dire à la fin de cet article que j’ai un problème avec le linge, j’en parle tout le temps !)
le sport me permet de me recentrer sur moi-même et sur une activité qui demande 100% de mes capacités (physiques et intellectuelles)
c’est une activité que je fais pour moi et pas pour les autres, c’est vraiment mon moment
j’interagis avec les autres sans être premièrement définie comme une maman : je suis l’élève de ma prof de pilates, je suis la cavalière d’Oural, les points de vue et les discussions ne sont pas les mêmes, on est plus focalisé sur le sport.
Egoiste ou pas ?
Est-ce égoiste de se prévoir des moments pour soi ? Pas du tout… Si je ne le faisais pas, je serais comme une cocotte minute, je serais frustrée. Est-ce que mes enfants le sentiraient ? Oui. Je serais plus à fleur de peau, moins patiente.
Sans compter que j’ai envie de montrer à mes filles qu’être adulte ce n’est pas renoncer à ses passions même si on a moins de temps et plus de responsabilités.
Pourquoi je parle aussi de confiance en soi
Lâcher prise et confiance en soi : pourquoi je mêle les deux ? Parce que pour moi cela va de paire, tout simplement. Pour lâcher prise, il faut une sacrée dose de confiance en soi, et se dire : ça va bien se passer.
Le sport comme une respiration
Le pilates est vraiment une belle découverte pour moi. Il m’aide à gérer mon problème de dos et m’a surtout fait découvrir les bienfaits de la respiration. Chaque exercice de pilates est avant tout un exercice de respiration. Calme, décontraction, oxygénation du corps, bref une certaine forme de lâcher prise tout en musclant doucement son corps. Les balades à cheval me permettent elles une déconnexion totale d’avec le quotidien, avec mon cheval, dans la nature. C’est une vraie respiration, une bouffée d’air frais (ou chaud quand c’est l’été). Liberté, sérénité, aventure, confiance en soi, j’en ai déjà parlé de nombreuses fois, me balader à cheval est vraiment l’un de mes trucs pour me sentir bien et qui me permet de lâcher prise sur le quotidien. Avec les balades à cheval, lâcher prise et confiance en soi vont de paire.
Lâcher prise et confiance en soi : pourquoi j’ai de la chance
Pour énormément de raisons, mais plus spécifiquement dans cet article :
j’ai de la chance de pouvoir déléguer ce qui me permet de lâcher prise sur le quotidien (on parle de lâcher prise, mais on pourrait aussi parler de partager sa prise vous ne trouvez pas ?)
j’ai trouvé deux sports qui me font beaucoup de bien.
Et si on lâchait prise à cheval
Dans cette expression, je trouve un lien avec mon article de la semaine dernière sur le fait de monter rênes longues en balade. En tant que cavalier, ce n’est pas toujours évident de lâcher prise aussi, notamment de lâcher prise sur les rênes pour faire confiance au cheval. On a tendance à vouloir les agripper ces rênes, pour pouvoir mieux contrôler sa monture, quand pourtant, en balade en tout cas, le plus simple souvent pour calmer les chevaux (hongres, juments, entiers, poneys) c’est de les laisser rênes détendues, ce qui est un peu contre intuitif, surtout quand on est monté plusieurs années en manège.
Petite photo cadeau de lâcher prise ci-dessous, à cru, sans la bombe, avec le mauvais tee shirt et deux chevaux au lieu d’un, bref, niveau sécurité c’est sûr c’est pas terrible et je ne recommande pas, mais en même temps, c’est un sacré souvenir, le temps de l’adolescence où la faculté de lâcher prise était beaucoup plus simple à trouver ! Que ce soit à cheval ou dans le quotidien.
Voilà, mon astuce pour lâcher prise dans le quotidien est donc toute simple, elle tient en un mot : le sport. Pour ses bienfaits physiques et mentaux.
J’aimerais maintenant vous partager un article de Madame pas de soucis : 3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien. Cet article me parle car vous allez voir qu’il est question des vertus de la respiration : des vertus notamment apaisantes. Apprendre à respirer ? Cela parait idiot puisque notre corps le fait constamment. Et pourtant, il y a des techniques de respiration intéressantes à connaître pour se calmer, se détendre, faire baisser la pression, etc.
Pour savoir quelles sont les deux autres habitudes, je vous laisse lire son article.
Et vous, quelle est votre astuce pour lâcher prise, que ce soit dans le quotidien ou quand vous montez à cheval ?
On connait tous l’expression “les bricoleurs du dimanche”, ce “du dimanche” qui renvoie à un profil plutôt amateuriste, à une sorte d’inexpérience. Si maintenant on posait la question : le cavalier de balade est-il un cavalier du dimanche ? Vous imaginez bien que je ne vais pas répondre oui à la question mais regardons d’abord les apparences avec deux photos ci-dessous : une photo quand je montais en carrière et en manège et que je faisais du dressage, de la mise en selle et du saut (la photo date d’il y a 15 ans), et une photo d’il y a quelques mois où je suis rênes longues et je tiens mes rênes à une main. On ne voit pas mon autre main mais elle est posée tranquillou sur ma cuisse droite.
En apparence, je suis complètement détente sur ma photo de balade (rênes longues, jambes qui n’agissent pas) et assez active sur ma photo en manège (rênes ajustées, on voit que j’ai les jambes au contact). L’idée aujourd’hui est d’aller au delà des apparences pour montrer que les cavaliers de balade ont pour eux un panel d’actions qui se révèlent très différentes des actions en carrière et en manège.
Il s’agit de deux équitations différentes, il n’ y en a pas une meilleure que l’autre, il s’agit juste de s’adapter à sa discipline et à son cheval tout en le travaillant dans le sens de l’activité choisie.
Comment je monte maintenant dehors
Je monte maintenant rênes longues la plupart du temps (je dirais 90% du temps), avec les rênes dans une main. L’autre est tranquillou, libre. Très pratique pour boire de l’eau ou regarder les prochains chemins sur mon téléphone. C’est vrai que quand je quitte l’écurie, on pourrait se dire que je pars peinarde, à la cool et que mon Oural ne va pas travailler. C’est en parti vrai, mais pas complètement.
Pour le trot, il m’arrive d’être les rênes assez détendues aussi, ou un peu plus au contact, cela dépend (trotter les rênes détendues, en pleine nature, sans pression, c’est une sensation géniale aussi).
Assez souvent, quand je qualifie la façon dont je monte maintenant ce sont des mots en fait plutôt négatifs pour dire en réalité (je pense) quelque chose de positif. Il m’est souvent arrivée de dire que j’étais comme un fantôme sur Oural, ou alors assez flemmarde (je ne fais quasiment rien maintenant quand je monte à cheval, j’utilise très peu les aides classiques, notamment les mains et les jambes), cela pourrait aussi s’apparenter à de la nonchalance, à une certaine passivité.
Ces mots négatifs, il viennent notamment du fait que je compare ma façon de monter de maintenant en extérieur aux bases classiques que j’ai appris en carrière et en manège.
Mettez un cavalier en cours de dressage rênes longues pendant 90% de la séance, le moniteur lui demandera sûrement de se réveiller et d’ajuster ses rênes ou lui dira que ça y est les vacances sont terminées !
Mettez un cavalier en promenade les rênes ajustées quasiment tout du long, le cheval et le cavalier risquent d’avoir un coup de chaud et d’expérimenter l’effet cocotte minute. Adapter son équitation au lieu où on la pratique et à la discipline choisie semble donc une première piste.
Cet article est aussi une façon de chercher des mots positifs pour cette nouvelle façon de monter qui arrive en troisième position et que je compare donc inévitablement aux deux premières (classique et western).
Par quoi remplacer flemmarde et passive ? Par énergie intérieure ?
Par quoi remplacer nonchalance ? Par zénitude ? Sérénité ? Décontraction ? Tranquillité avisée ?
En fait, je suis vraiment détendue pendant mes balades, mais j’ai toujours une oreille attentive à ce qui se passe dans les alentours et à ce que fait mon cheval. Il peut y avoir un écart par exemple, et si je suis comme un chamallow sur mon cheval, molle et endormie, je risque bien de me retrouver par terre. J’ai toujours un coin de pensée aux aguets, une attitude en apparence endormie mais en fait réveillée. Il y a les apparences, et derrière les apparences.
Comment m’est venue cette façon de monter rênes longues ?
Non, ce n’est pas Maximus dans Raiponce qui m’a donné l’idée de monter rênes longues mais j’adore le voir dans le film flairer le sol tout à fait librement !
Les quelques semaines que j’ai passé dans un ranch au fin fond du Nevada sont un premier élément de réponse. Avec les cowboys, j’ai réappris à monter à cheval, j’ai découvert une autre sorte d’équitation. Je me rappelle très bien mon premier galop : j’étais ravie de galoper avec comme seule barrière l’horizon devant moi mais en fait, j’étais rêne longue et je ne savais pas du tout comment arrêter ce super galop.
Cette sensation était grisante mais effrayante en même temps : on peut être galop 6 et pourtant être perdue du haut de sa monture. Belle leçon d’humilité. Il y a plusieurs façons de dresser un cheval, au cavalier de s’adapter et de faire ensuite évoluer sa monture s’il le souhaite, selon sa discipline.
Le deuxième déclencheur a été de découvrir qu’en fait ma passion pour l’équitation changeait. Je n’avais plus envie de tourner en rond, j’avais envie d’aller tout droit !
En parallèle, j’ai continué les cours en manège et le weekend, on allait dans la forêt de Rambouillet monter à cheval. Et puis un jour d’hiver, je ne suis pas allée à mon cours dans le centre équestre. La semaine suivante non plus. Mais je suis retournée à Rambouillet.
le Trec (techniques de randonnée équestre de compétition)
le horseball
le travail à pied
le polo
les pony games
l’equifeel (exercices ludique à pied)
l’equifun (parcours ludique chronométré à cheval), etc.
En plus de ça, vous pouvez avoir une attirance plutôt pour la compétition ou pour le loisir.
Les envies changent souvent au fil des années : adolescente j’étais mordue de compétition de CSO. Maintenant, j’ai envie d’une équitation de loisirs, en extérieur, avec pourquoi pas quelques challenges, mais une chose est sûre, pas de compétition officielle.
Et ce qui est génial c’est que selon que vous faites de l’équitation western ou du tir à l’arc à cheval, ou de la voltige ou de la randonnée, vous n’allez pas monter de la même façon.
Monter à cheval c’est s’adapter :
au lieu dans lequel on monte,
au type d’activité qu’on réalise avec son cheval,
au cheval qu’on monte.
Ce que j’appelle ma nonchalance, ma flemmardise étaient en fait une façon de m’adapter à ma nouvelle pratique de l’équitation et à mon cheval.
J’ai très vite compris qu’avec Oural, avoir les rênes ajustées était la meilleure façon de l’énerver, de le mettre mal à l’aise, de le faire trottiner, grincer des dents, etc. À l’inverse, rênes longues, il s’apaise tout de suite tout en gardant son énergie avec un pas dynamique. Dès que j’ai compris ça, je suis montée rênes longues, en mode un peu fantomatique : très peu de main, très peu de jambes, mais une utilisation de l’assiette, du poids du corps (accompagnement du cheval, buste en arrière, en avant, en équilibre, etc.) et de mes doigts que je serre sur les rênes sans tirer.
Pour ralentir, par exemple, je mets mon poids du corps un peu en arrière, je sers les doigts sur les rênes, je lève un peu les mains.
Il nous a fallu assez peu de temps pour nous comprendre tous les deux, une seule balade en fait, et c’est pour ça que très vite, j’ai compris que ce cheval était pour moi le meilleur cheval du monde. J’espère être pour lui la meilleure cavalière possible.
L’équitation dite classique : un socle
Assez souvent, l’équitation « classique » est ce qu’on va apprendre en premier et avoir les rênes ajustées est l’un des premiers apprentissages du cavalier. On apprend aussi à développer l’ensemble des aides : jambe au contact et pressions pour avancer, assiette qui suit de plus en plus le cheval, travail sur le poids du corps, apprentissage des rênes d’ouverture, des rênes d’appuis, trotter enlevé, arrêter le cheval, partir au galop, travail de la souplesse du cheval avec les déplacements de hanche, les sessions à la jambe, etc. L’équitation classique est très riche et j’ai adoré l’apprendre.
Quand on passe à la balade à cheval, tout ce qu’on a appris en équitation classique est donc un vrai +, une base solide : on connait déjà l’univers du cheval et ses allures, les différentes aides, les réactions du cheval, on a une bonne assiette, un bon équilibre.
Mais les années passées en manège et en carrière peuvent aussi se révéler être une difficulté : pas évident en effet de tenter les rênes longues quand on a appris à les avoir ajustées 90% du temps. Pas évident non plus de penser à l’option « descendre de cheval » pour faciliter certains passages en extérieur. Pour le second, je dois avouer que même encore aujourd’hui je n’ai pas toujours l’automatisme !
Pourtant, ce sont deux actions qui constituent pour moi la base de l’équitation d’extérieur.
Pratiquer plusieurs disciplines avec son cheval ou son poney ?
C’est bien sûr possible et un cheval, dans sa vie, va en général en pratiquer plus d’une.
Oural est un trotteur, tout jeune il a donc fait des courses de trot. Avec lui je fais de la balade et de la randonnée exclusivement en ce moment, mais on a fait aussi du dressage, un peu d’obstacle et du travail à pied notamment en liberté. Un cheval d’extérieur ou une jument d’extérieur peut donc faire du dressage et de l’obstacle, tout comme un cheval d’obstacle peut faire de la balade ou un cheval de dressage tester le tir à l’arc avec son cavalier. C’est même enrichissant et relativement amusant pour les chevaux comme pour le cavalier d’essayer différentes disciplines.
Selon le cheval et le cavalier, il va falloir plus ou moins d’entrainement et de nuances dans la façon de monter : certains chevaux habitués au manège se feront très vite à la monte rêne longue des balades et cela va les détendre, d’autres seront étonnés de ce changement abrupt qui pourrait les perturber, les stresser, l’idée est donc de tester, et de voir comment votre cheval réagit.
Quand je montais à poney et à cheval en club, je faisais beaucoup d’obstacle et de dressage, mais j’ai testé aussi des stages de pony games, de polo et de horse ball, et c’était avec les mêmes chevaux et poneys.
J’aime bien l’idée de tester différentes disciplines pour voir ce qui plait au cavalier et au cheval, et aussi quelles sont les prédispositions.
C’est un peu comme avec les enfants : je trouve super de leur faire tester différents sports au départ pour les aider à trouver ce qui va leur plaire et le sport pour lequel ils auront peut-être plus de facilités.
Selon les disciplines qu’on pratique, notre façon de monter change et s’adapte et avec un peu d’entrainement, le cheval peut comprendre et passer de l’un à l’autre sans problème : il s’adapte aussi. Pour cela il va suivre plusieurs indicateurs :
le lieu
le matériel (obstacles, licol, filet, ballon, sacoches, etc.)
le comportement du cavalier.
Pourquoi les rênes longues en balade sont vraiment intéressantes
Ma lecture des vacances était passionnante : j’ai découvert Le Cheval d’extérieur de Véronique de Saint Vaulry. Ce livre est une mine d’or, qui mettait des mots sur certaines sensations que j’avais, sur des actions instinctives que je réalisais sans jamais les analyser. Ce qui est sûr c’est que je vous reparlerai de ce livre dans plusieurs articles.
Après l’avoir lu, je peux vous lister plus précisément les avantages des rênes longues en balade :
la tête dégagée, le cheval peut regarder partout, il est donc plus serein car il se sait libre de ses mouvements, il sait que sa vision n’est pas limitée par la main du cavalier
si besoin le cheval peut flairer quelque chose qui l’intrigue, une bonne façon d’apprivoiser la nouveauté et de travailler sur la curiosité
le cheval est plus confortable, son mouvement de balancier n’est pas gêné par la main du cavalier, il n’y a pas de tension
sa respiration est plus libre
s’il trébuche il ne subira pas d’à-coups de la main du cavalier et pourra de lui même se rattraper et donc travailler son équilibre
il peut chasser une mouche qui l’embête plus facilement en bougeant la tête
le cavalier peut faire d’autres choses comme il est rêne longue et tient le bout des rênes dans une main (jeter un oeil sur l’itinéraire par exemple). Attention, je ne dis pas de faire un picnic sur le dos de votre cheval ou de lire Harry Potter ;-).
Pour connaitre la marque de mes rênes, vous pouvez consulter cet article. A l’époque, j’avais eu du mal à trouver des rênes vraiment longues. D’ailleurs, de nombreux cavaliers créent même leurs propres rênes.
Petite vidéo maintenant pour vous montrer ce que ça donne en images, au pas, pendant une balade. Vous allez voir, l’ambiance est détendue, calme, sereine. Les rênes longues apaisent : pas de tension, pas de pression, et la possibilité pour le cheval de regarder autour de lui, de chasser les mouches si besoin.
Attention, cela ne veut pas dire pour autant que je ne suis pas concentrée sur la route et sur les potentiels éléments dangereux auxquels on pourrait se retrouver confrontés.
Le pas libre de Véronique de Saint Vaulry avec les rênes longues
C’est l’allure de base de la promenade : “L’attitude apparaît d’elle-même, quand la liberté d’encolure se combine avec le balancement de l’allure. Il faut donc travailler à se faire oublier : les rênes tenues à la couture décrivent un bel arrondi et la main est posée à proximité du garrot. Les jambes sont relaxées et passives. L’assiette, détendue, balance de droite à gauche avec le mouvement des postérieurs… Autant le corps du cavalier est passif, autant son cerveau doit rester actif.”
Je préfère ici la citation plutôt que de reformuler car ces mots ont vraiment eu un écho en moi. “se faire oublier”, “passivité” : encore des termes à connotation négative pour parler en fait de libertés. Liberté d’allure du cheval, liberté du cavalier qui décide de faire confiance à son cheval, de lui donner le premier rôle, tout en étant prêt à le reprendre s’il le faut.
L’équitation est un sport de nuances. Un sport avec tellement de disciplines. Tellement de cavaliers tous différents, tellement de chevaux tous différents. La solution qui va à l’un n’ira pas à l’autre, mais avec une petite nuance ajoutée ça pourra fonctionner. Alors si on devait résumer quelle est la bonne façon de monter à cheval de manière très très très très générale, je dirais que c’est un cheval et un cavalier à l’aise et en sécurité qui s’adaptent l’un à l’autre tout en s’adaptant à leur discipline et au lieu dans lequel ils évoluent. Tout simplement.
Et vous, êtes-vous adepte des rênes longues pendant vos balades ?
La visite vétérinaire d’achat d’un cheval (hongres, juments, entiers, poneys) n’est pas obligatoire. Elle est simplement recommandée. Pour moi, elle a été un passage obligé avant de devenir la propriétaire d’Oural.
Je vous explique pourquoi dans cet article.
va vérifier si le cheval que vous achetez est bien le bon (chaque cheval est pucé et il va également consulter sa description dans son livret)
regarde si les vaccinations ont bien été faites au bon moment et si le cheval est bien référencé dans le SIRE (système d’information relatif aux équidés)
va avoir des considérations médicales avec des examens spécifiques à faire à votre cheval pour vérifier que tout va bien
échange avec le futur propriétaire pour voir si le projet de vie que vous avez établi avec le cheval correspond au cheval lui-même (dès la prise de rendez-vous, insistez bien sur le fait que vous voulez faire de l’extérieur, des balades à cheval, de la randonnée)
regarde si le cheval n’a pas de vices rédhibitoires.
À l’époque, je montais à cheval depuis déjà une vingtaine d’années, ce qui fait que oui, je connais bien les chevaux. Mais je n’ai pas la connaissance vétérinaire, la connaissance médicale. Que vous soyez cavalier débutant ou cavalier confirmé, la visite vétérinaire d’achat va vous apprendre plein de choses.
Avec une visite vétérinaire d’achat vous allez avoir une mine d’informations sur votre cheval :
l’état des lieux médical de votre cheval le jour de l’achat : est-il en bonne santé ?
l’avis extérieur global d’un professionnel qui va pouvoir confirmer votre projet de vie avec le cheval que vous avez choisi : les activités équestres que vous prévoyez sont-elles en adéquation avec votre futur dada ?
Ce que vous n’aurez pas : le vétérinaire ne pourra pas vous dire “Attention, dans un un an il fera un abcès” ou “En situation boueuse dans le champ il risque de se faire une tendinite l’hiver prochain”. Chaque cheval aura ses bobos, comme nous avons les notres.
Par contre il va essayer de voir si le cheval est plus à risque sur un souffle cardiaque ou un début d’arthrose par exemple.
N’hésitez pas à donner toutes les informations que vous avez sur le cheval (ses précédents bobos) pour aider le vétérinaire dans son auscultation et son analyse.
Comment choisir le bon vétérinaire ?
Souvent c’est le bouche à oreille qui fonctionne bien. Quand j’ai fait la visite d’achat d’Oural, j’avais auparavant contacté mon cousin et sa femme qui sont vétérinaires. Ils m’avaient indiqué la clinique équine des bréviaires proche de l’écurie et en qui ils avaient toute confiance.
N’hésitez pas à demander aux autres cavaliers de votre écurie ou de centres équestres alentours, vous pouvez aussi regarder les avis Google des cliniques vétérinaires équines proche de votre centre équestre.
Par contre, je n’irais pas choisir le vétérinaire de l’actuel propriétaire.
Les vices rédhibitoires : qu’est-ce que c’est ?
Ces vices ont été listés dans une loi datant de 1884 sur la vente des chevaux. Elle stipule qu’une vente d’un équidé peut être annulée si l’acheteur prouve qu’au moment de la vente le cheval avait l’une des 7 maladies reconnues comme vices rédhibitoires.
Voici la liste :
boiterie ancienne intermittente (à chaud ou à froid)
immobilité (dépression des fonctions cérébrales qui se traduit notamment par la lenteur des mouvements et l’impossibilité de reculer)
le cheval a un tic (il avale de l’air en prenant appui avec ses dents qu’il use plus ou moins)
le cornage chronique (problème des organes respiratoires qui engendre un sifflement à l’inspiration et limite les capacités respiratoires)
l’anémie infectieuse (affection virale contagieuse dont les symptômes sont : fièvre, attitude nonchalante, paleur des muqueuses)
l’emphysème pulmonaire (“dilatation anormale des vésicules pulmonaires limitant l’expulsion de l’air et provoquant une toux caractéristique”, citation du Guide du cavalier randonneur
l’uvéité isolée (inflammation de l’uvée qui est une partie de l’oeil, risque d’altération de vision suivi de cécité).
Selon l’article R213-5 du code rural, les délais de rétractation sont de :
10 jours pour tous sauf
30 jours pour l’uvéite et l’anémie infectieuse.
Pendant la visite d’achat, le vétérinaire aura la liste en tête.
Visite véto achat cheval : les 2 étapes
Etape 1 : l’examen général complet du cheval
C’est simple, le vétérinaire va inspecter le cheval des pieds à la tête. Il va notamment regarder :
le coeur via le rythme cardiaque
les poumons
le dos
les yeux
les dents et la bouche
la peau
la température du cheval
les membres et les sabots pour une première petite inspection générale.
Etape 2 : l’examen orthopédique
Il va s’intéresser à la locomotion du cheval pour dépister notamment d’éventuelles boiteries.
Le vétérinaire va faire ce travail à l’arrêt puis tester les différentes allures.
À l’arrêt, il palpe, manipule le dos du cheval, chaque antérieur, chaque postérieur, regarde les aplombs, sonde les pieds à l’aide d’une pince.
La suite des tests se fait en mouvement (pas, trot, galop) sur sol dur et sur sol mou. Vous pouvez par exemple vous mettre sur un sol dur dans l’écurie, et ensuite dans le manège ou la carrière.
L’un des exercices connus est celui de la flexion : le vétérinaire maintient fléchi un membre du cheval pendant une minute. Ensuite le cheval part tout de suite au trot et le vétérinaire observe que tout se déroule bien.
Le vétérinaire regardera aussi le rythme cardiaque après l’effort.
Comment mon futur cheval se comporte ?
Cette visite vétérinaire d’achat, elle vous permet aussi de voir en filigrane quel est le comportement du cheval dans une situation inconnue, différente de l’ordinaire. Est-ce que la jument garde son calme ? Est-ce que ce poney trop mignon se laisse approcher par un inconnu ? Est-ce que le double poney est à l’écoute ? La visite vétérinaire va donc vous montrer comment votre futur cheval se comporte psychologiquement dans une situation peu connue.
Blanc ou noir ? Le verdict n’est pas si simple
Ne soyez pas déçu, le vétérinaire à la fin de la visite ne vous dira pas : « Oui achetez ce cheval » ou « Non n’achetez pas ce cheval ». Ce serait trop simple vous ne trouvez pas ?
Il sera plus mesuré, plus nuancé puisque, souvenez-vous, il donne un état des lieux à l’instant T de votre futur cheval. Comment imaginer tout ce qu’il va pouvoir lui arriver ? C’est impossible.
Voici par exemple l’avis que j’ai eu pour Oural : “Bon examen clinique et orthopédique, ne contre-indiquant pas l’utilisation en loisirs sur le long terme”.
C’était il y a 11 ans. Il a eu quelques soucis en 11 ans (une tendinite, un abcès, une fourmilière, une boiterie quand je l’ai déféré à l’arrivée dans son troupeau et qu’il a reçu un coup). Bref, pour l’instant on a eu beaucoup de chance.
Vous allez me dire du coup que j’aurais très bien pu ne pas faire cette fameuse visite vétérinaire d’achat. Mais non car : elle m’a rendu beaucoup plus sereine et détendue. Je savais qu’Oural était en bonne santé mais j’en avais la confirmation médicale. Le terme de loisirs est assez vague, mais j’avais bien spécifié au vétérinaire que je voulais faire essentiellement de la randonnée équestre, qui rentre en fait dans la case loisirs (pas de compétition prévue pour nous). Les autres activités prévues étaient un peu de dressage, d’obstacle et de travail à pied.
Visite véto achat cheval : combien ça coûte ?
Bien sûr, le prix de la visite vétérinaire d’achat peut fâcher. L’achat d’un cheval est déjà un gros budget. Mais ne vaut-il pas mieux savoir si le cheval a un problème de santé avant de l’acheter ? L’idée c’est d’avoir une pleine connaissance de votre cheval pour ne pas ensuite avoir de mauvaises surprises, qui peuvent se révéler bien plus coûteuses qu’une visite vétérinaire et difficiles émotionnellement parlant. Mieux vaut connaitre les problèmes de son cheval plutôt que de les découvrir après coup.
Le tarif d’une visite vétérinaire est variable, il va dépendre du nombre d’examens que vous choisissez en plus et aussi du cabinet vétérinaire que vous choisissez.
Mais vous pouvez garder en tête que la visite véto achat cheval classique va coûter entre 150 à 300 euros environ avec frais de déplacement en plus.
Visite véto achat cheval : les examens complémentaires
Généralement, le vétérinaire vous donne le prix de la visite classique et vous donne en même temps le prix des examens plus poussés. Exemple :
coût d’une radio d’un membre à 40 euros
bilan sanguin à 80 euros
recherche de résidus de médicaments (140 euros), etc.
Comment savoir quel est le bon montant ? Comment savoir s’il faut faire des examens plus poussés ? Basez-vous sur plusieurs critères :
la confiance (ou non) que vous avez dans les vendeurs
le passé du cheval (qui peut vous décider à faire par exemple une ou deux radios)
le projet de vie que vous avez avec votre cheval (compétition/loisir, obstacle, randonnée, travail à pied)
la règle des 10% qui permet de faire un choix relativement raisonné je trouve : si votre cheval coûte 3000 euros,vous pouvez prévoir une visite vétérinaire à environ 300 euros.
Pour Oural, par exemple, je n’ai pas fait d’examen complémentaire.
Visite vétérinaire achat cheval : un peu d’administratif
Les papiers importants lors d’une vente :
le livret signalétique du cheval qu’on appelle aussi document d’accompagnement (avec le certificat d’origine et tout ce qui concerne la santé du cheval notamment les vaccins)
la carte d’immatriculation du cheval (elle mentionne aussi le nom du propriétaire).
Le jour de la visite vétérinaire, c’est le premier document qui intéressera le vétérinaire.
Le cheval de randonnée : les points de vigilance accrue pour la visite d’achat
Les aplombs
C’est ce qui va donner au cheval son équilibre et sa locomotion. Ils vont être essentiels en extérieur dans des environnements qui vont monter, descendre, avec des changements de type de sol, etc.
De bons pieds avec une corne solide
Regardez la corne des sabots du cheval pour voir si elle a tendance à être cassante, ramollie, ou correcte (dure mais sans signe de cassure).
Des tendons solides
Un tendon relie l’os au muscle et va jouer le rôle d’amortisseur. Comme en randonnée on se retrouve face à des terrains inégaux, des sols qui passent de dur à mous, des montées, des descentes, le rôle des tendons du cheval est primordial.
Pour en savoir plus sur le physique (et le mental) du cheval de balade, n’hésitez pas à aller voir mon article sur le cheval de randonnée idéal.
Mais bien évidemment, si l’on est un cavalier de dressage ou de CSO, un bon aplomb, de bons pieds et des tendons solides vont être des points essentiels aussi…
Visite vétérinaire achat cheval : en conclusion
La visite vétérinaire est là pour nous donner la réalité de l’état de santé du cheval à l’instant T et pour nous permettre de mieux connaître notre futur compagnon de route et lui proposer une vie adaptée.
C’est aussi le moment de poser toutes vos questions au vétérinaire pour s’en occuper ensuite le mieux possible.
Et vous, avez-vous fait une visite vétérinaire d’achat pour votre cheval ?