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  • Cheval chiens en balade : 17 astuces pour rassurer son cheval

    Cheval chiens en balade : 17 astuces pour rassurer son cheval

    Bonjour !
    Chiens, vélos, tracteurs, voitures, animaux sauvages… Les imprévus en balade sont nombreux et peuvent être source de stress. Recevez gratuitement le guide des 16 astuces pour rester serein et confiant en balade. 🙂

    Une balade tranquille sur un joli chemin, tout est calme, on est au pas.
    Et d’un coup cheval et cavalier sursautent en même temps : sorti de nulle part, sans crier gare, un chien se jette contre un portail ajouré en aboyant. Il est le gardien de la maison et il prend son travail un peu trop à cœur. Combien de fois cela m’est arrivé ? Je ne les compte plus et cette sensation avec Oural, à chaque fois que cela nous arrive : je sursaute de surprise et il sursaute en même temps que moi. On est surpris tous les deux.
    C’est le plus compliqué avec les chiens je trouve : cette imprévisibilité, ce surgissement totalement inattendu.

    De façon plus générale, il n’est pas rare qu’un cheval ait peur des chiens dans d’autres circonstances. 

    Pourtant, il va être important pour nous, les cavaliers de balade, d’habituer un maximum nos chevaux aux chiens tant on en croise en promenade vu que les chiens et leurs maitres aiment aussi beaucoup se promener.
    La plupart du temps heureusement, les maîtres ressortent la laisse ou prennent leur chien à côté d’eux pendant qu’on se croise mais ce n’est pas toujours le cas.

    Dans cet article, l’objectif est de lister des astuces pour habituer son cheval, sa jument, son poney à la présence des chiens en extérieur.

    Quelques pistes de réflexion

    Garder en tête cette imprévisibilité des chiens et des chevaux et la subjectivité des maitres (et des cavaliers !)

    S’en souvenir peut éviter certaines surprises. 

    Les chiens sont imprévisibles, ce sont des animaux. 

    Les maîtres vont aussi réagir différemment : certains feront très attention et reprendront leur chien en laisse ou les garderont à côté d’eux mais ce n’est pas le cas de tous. Nous aussi les cavaliers, nos réactions ont une part de subjectivité. 

    Les chevaux aussi peuvent être imprévisibles eux aussi. 

    Bref, quand on voit un chien au loin, on doit donc être sur ses gardes. Prévenir son cheval calmement est une bonne idée. Et être prêt à réagir rapidement et tranquillement si besoin pour assurer sa sécurité, celle de son cheval et celle du promeneur et de son chien. 

    Être conscient de tout ça permet d’être mieux préparé à des situations qui peuvent être un peu stressantes. 

    Le cheval est une proie

    C’est sans doute l’une des phrases dont il faut le plus tenir compte quand on se balade à cheval. Le cheval est une proie dans la nature. Il n’a pas la même perception que nous. Ses sens sont là pour observer attentivement autour de lui et si besoin fuir car la fuite est sa principale défense. La fuite, instinctive, lui a permis de survivre. Pour plus d’infos, vous pouvez aussi consulter mon article sur le résumé du livre Les Chevaux ne mentent jamais

    De l’autre côté, on a le chien, qui est en fait un descendant du loup (pour plus d’infos, le CNRS a publié un article très intéressant ici). Le chien peut donc être perçu par les chevaux comme une menace potentielle. À garder en tête donc quand on est cavalier ou qu’on possède un chien et qu’on croise des chevaux.

    Du coup, le mieux est de repérer d’assez loin le chien qui arrive (pas toujours possible) pour être alors attentif aux réactions de son cheval et réduire son stress et son anxiété en lui montrant qu’il n’est pas en danger et qu’on le protège.

    Les signaux d’un cheval stressé ou anxieux : 

    • oreilles en arrière
    • corps qui se tend
    • arrêt ou pas précipité et fébrile
    • fuite.

    Dans ce genre de cas, on en reparlera plus bas mais la voix est vraiment un allié pour rassurer son cheval.

    Faire disparaître la peur est quelque chose de complexe : peut-on vraiment supprimer une émotion innée comme celle-là ? Je ne crois pas. Ce qu’on peut faire c’est apprendre à gérer cette peur, y apporter une réponse mesurée pour ne pas se mettre en danger. Dans le cas du cheval : ne pas fuir au triple galop par exemple (réaction vraiment dangereuse) mais réussir à ce que le cheval reste connecté à son cavalier et à l’écoute. 

    instinct proie cheval

    Mener l’enquête

    Outre le fait que le chien descend du loup, pourquoi est-ce que mon cheval a peur des chiens ? 

    Si vous arrivez à trouver à partir de quel moment cette peur est survenue, si vous mettez le doigt sur l’expérience qui a mal tourné et a été stressante, vous pourrez régler le problème plus vite. C’est plus difficile quand on a un cheval dont on ne connaît pas les premières années, forcément. Mais le propriétaire précédent peut peut-être vous aider en vous donnant des informations importantes. 

    La peur peut venir de plusieurs choses : 

    • les aboiements 
    • l’imprévisibilité du chien 
    • l’apparition du chien, ses mouvements
    • peut-être même son odeur ?
    • le cheval considère le chien comme un prédateur.

    Comprendre cette peur devrait vous aider à l’apaiser chez votre cheval. 

    Et la réglementation pour les chiens en extérieur ? 

    Même si l’on n’a pas de chien, en tant que cavalier, il peut être intéressant de connaître les règles qui s’appliquent aux chiens dans les différents espaces où on peut les croiser. 

    Cet article récapitule les différentes possibilités. Celui-là est plus spécifique puisqu’il concerne les balades en forêt. 

    Par exemple, en forêt, il y a une distinction entre 

    • la période du 15 avril au 30 juin : le chien doit être tenu en laisse en dehors des allées forestières, routes et chemins
    • le reste de l’année le chien doit être sous la surveillance de son maître et ne pas se trouver à plus de 100 mètres de lui quel que soit l’endroit dans la forêt : chemin ou pas chemin. 

    La réglementation est donc plus stricte au printemps pour favoriser le repeuplement de la faune sauvage et éviter que des chiens n’attaquent d’autres espèces d’animaux à un moment crucial.

    Un autre point intéressant c’est le principe de divagation : sont divaguants :

    • des chiens sans surveillance dont le maître est hors de portée (il ne peut pas les rappeler)
    • des chiens éloignés de leur propriétaire de plus de 100 mètres.

    Il est notamment interdit de laisser divaguer son chien dans les terres cultivées ou non, les prés, les vignes, les vergers, les bois, les marais et sur le bord des cours d’eau, étangs et lacs.

    Et enfin, le propriétaire du chien est responsable des dommages que le chien peut causer à d’autres personnes ou à d’autres animaux domestiques.

    Si on devait conclure là dessus, 100 mètres ça fait une sacrée distance donc la réglementation n’est pas forcément terrible pour les cavaliers qui peuvent se retrouver à gérer un chien dont le propriétaire est quand même 100 mètres plus loin.

    Cheval chiens : dans le cocon de l’écurie

    Le chien de l’écurie

    Il y en a souvent un : c’est le chien du propriétaire du club ou du centre équestre, il est là pour monter la garde. Il connaît les chevaux par cœur, il est dressé pour justement ne pas les mettre dans des situations de stress ou de peur. Il a appris à vivre entouré de chevaux et il est donc le chien idéal pour commencer à habituer votre cheval aux chiens sans rien faire puisque vous le croisez dans l’écurie avec votre cheval de temps en temps et que votre cheval le voit sans doute aussi quand vous n’êtes pas là. 

    Ce chien habitue donc votre cheval à la présence canine quand vous êtes là mais aussi quand vous êtes en train de regarder un film sur votre canapé ou de faire les devoirs avec vos enfants. Il fait une partie du travail pour nous ! 

    L’idée est d’amener le chien dans l’environnement du cheval quotidiennement et le chien de l’écurie y participe activement.

    Faire vivre son cheval en extérieur

    Ce point va être assez court mais le fait d’avoir son cheval au pré ou dans de grands paddocks va lui permettre de se familiariser avec de nombreux animaux : il va voir passer des oiseaux, des chiens, des faisans, des biches, etc. 

    Ce bestiaire fait partie de sa vie, et en balade, s’il se retrouve nez à nez avec l’un de ces animaux il sera beaucoup plus calme.

    Là encore, on n’a pas besoin d’être là pour que son cheval découvre d’autres animaux.

    Le chien de la famille ou d’un ami 

    Il est bien dressé et vous le connaissez. Il va pouvoir aider votre cheval à être détendu en présence d’un chien.

    Selon le niveau de peur de votre cheval, il faudra peut-être juste d’abord balader le chien en laisse à côté de son paddock ou son pré : à bonne distance donc.

    Comment savoir si on peut passer à un autre exercice un peu plus proche ? Tout va dépendre de la réaction du cheval : s’il est calme, c’est bien, un second exercice plus proche peut être tenté la prochaine fois. Et bien sûr on félicite son cheval.

    Si le cheval admet d’avoir le chien assez proche, on peut tenter des situations apaisantes, quotidiennes et plaisantes en présence du chien. Quelques idées : 

    • brosser son cheval dans la zone de pansage avec le chien à côté (voir les règlements des différentes écuries en matière d’autorisation des chiens)
    • faire brouter son cheval.

    Bref, vous l’avez compris, on amène le chien dans des zones de confiance du cheval : l’écurie, le pré, et dans des moments agréables pour le cheval. Et on félicite, on récompense si le cheval garde son calme et accepte la présence du chien.

    Cheval, chiens : comment faire en balade !

    La balade en main

    C’est un moment idéal pour tranquilliser, rassurer son cheval et développer une complicité. Croiser un chien est un bon exercice et le mieux au début est de choisir des chemins assez larges pour qu’il soit possible de passer relativement loin du chien et de son maître. Cela permet une première approche moins stressante. 

    On peut essayer aussi de partir en balade en main avec le chien de la famille ou d’un ami. ça joint l’utile à l’agréable : tout le monde se promène ensemble.

    L’idée est de choisir un chien zen et qui est bien à l’écoute, forcément.

    Cheval, chiens : l’importance des rênes détendues

    L’un des gros pièges à cheval en balade est de vouloir diriger, stopper, gérer son cheval avec des rênes courtes : 

    • les rênes courtes transmettent la tension du cavalier au cheval
    • les rênes courtes sont une contrainte qui peuvent tendre le cheval
    • le cheval est gêné : il ne peut pas regarder comme il aimerait autour de lui alors que sa place de proie dans la nature lui rappelle sans cesse qu’il doit être aux aguets et observer attentivement son environnement. 

    Avec des rênes longues : 

    • le cheval voit que le cavalier est détendu : c’est donc qu’il n’y a rien à craindre
    • il a plus de liberté pour balancer son encolure et avoir un bon pas
    • il peut tourner la tête si besoin et donc se rassurer seul sur son environnement.

    Le cavalier et le cheval plus expérimenté 

    Peut-être que vous avez de la chance et que dans votre écurie il y a un cavalier qui sort régulièrement avec son cheval qui ne craint pas du tout les chiens. 

    Si c’est le cas, partir avec ce binôme fera un bien fou au votre : le cheval verra que croiser un chien ne cause pas de stress ou de peur pour ce cheval. Voilà de quoi être rassuré et emmagasiner de la confiance : en fait, croiser un chien avec son maître n’est pas une situation forcément dangereuse. 

    Cheval, chiens : y aller petit à petit 

    Pas forcément évident dans le cas du chien car on ne peut pas préparer sa balade en se disant : ok, aujourd’hui je vais croiser deux gentils chiens qui seront tenus en laisse pendant ma balade et c’est tout et la semaine prochaine j’en croiserai un tenu en laisse et un qui évoluera en liberté et les deux écouteront bien leur maître . 

    C’est plus facile d’étaler les difficultés pour d’autres sources de stress du cheval (le vent, les voitures). Mais on peut quand même essayer certaines choses : 

    • une balade plus courte qui permettra de croiser normalement moins de chiens
    • éviter les zones où on s’est rendu compte qu’on pouvait croiser de nombreux chiens
    • essayer de décaler ses balades : ne pas monter le week-end mais en semaine, quand moins de propriétaires de chiens sont présents sur les chemins
    • manoeuvrer pour ne pas avoir à trop s’approcher du chien qu’on croise (parfois c’est possible avec des chemins larges ou en se mettant dans les herbes sur le côté, on commence par croiser le chien d’un peu loin et c’est un bon début)

    Comme à chaque fois, il faut vraiment accepter d’être patient (y aller petit à petit, avec une graduation précise des exercices), travailler régulièrement et être persévérant. 

    Être le roc de son cheval

    La complicité entre un cheval et un cavalier évolue sans cesse, à chaque balade. 

    La bonne nouvelle c’est que si la peur est contagieuse, le calme l’est aussi ! 

    L’objectif du cavalier va donc être de montrer qu’il maîtrise les situations. Être rassurant et calmer pour donner au cheval confiance et sécurité même lors de situations qui pourraient être perçues comme inquiétantes.

    La voix me semble être l’un des éléments essentiels ici : parler calmement et avec autorité permet de rassurer le cheval de l’encourager aussi. Continuer à monter aussi comme d’habitude, pour lui montrer que tout va bien, que croiser un chien est une situation anodine.

    Oui mais comment réussir à garder son calme et rester le roc de son cheval en toutes circonstances pour gérer chaque situation de manière optimale et faire les bons choix ? Ce n’est pas simple mais plein de choses peuvent aider et c’est au fur et à mesure des années que notre liste va s’étoffer.

    Cheval, chiens : récompenser les passages qui se passent bien

    C’est ce qu’on appelle le renforcement positif : donner au cheval quelque chose d’agréable à chaque fois qu’il gère bien le croisement avec un chien par exemple. ça peut être une caresse, des félicitations orales ou même une carotte. Peu à peu, il va assimiler le croisement avec un chien à quelque chose de positif.

    Garder une distance de sécurité entre le chien et son cheval

    Ne pas hésiter à communiquer avec le propriétaire du chien : expliquer que le cheval est en train d’apprendre à cotoyer des chiens, qu’il faut donc qu’il contrôle bien son chien.

    S’écarter. Mais ne surtout pas faire demi tour : mauvais signal.

    Avec Oural, il m’est arrivé deux trois fois qu’on soit surpris tous les deux en même temps par un chien qui surgit de nulle part et se jette sur le grillage en aboyant férocement. On sursaute tous les deux et certaines fois il me fait un demi tour de peur. Dans ce cas je le rassure directement à la voix avec une caresse et je lui demande tout de suite de se remettre dans le bon sens. On passe d’un bon pas et le mouvement lui fait du bien : on s’écarte de l’endroit où est positionné le chien et il voit qu’on va réussir à partir sans qu’il ne se passe rien de dangereux.

    Cheval, chiens : que faire en présence d’un chien qui ne respecte pas les distances et/ou semble menaçant ?

    La badine / la cravache : bonne ou mauvaise idée ?

    J’ai vu passer à plusieurs reprises des récits de cavaliers et cavalières qui conseillent l’utilisation de la badine ou la cravache dans le cas (heureusement c’est rare) d’un chien menaçant. Faire tournoyer la badine en l’associant à une voix ferme qui demande au chien de déguerpir semble avoir parfois de bons résultats mais : 

    • attention car faire tournoyer la cravache en l’air peut être un élément de stress pour le cheval s’il n’a pas été habitué
    • cela peut exciter à mon avis certains chiens…

    Charger vers le chien 

    Là encore, de nombreux commentaires dans des groupes de balade à cheval vont dans le même sens : charger le chien dans les cas les plus problématiques permet normalement de faire peur au chien. Heureusement c’est un cas très rare car dans la plupart des cas, en ignorant simplement le chien tout se passe bien.

    Il y a deux mois par exemple, un chien de garde nous a rejoint sur un chemin et nous a suivi Oural et moi pendant bien 500 mètres. Que faire dans ce cas car le chien faisait clairement partie du genre de chiens qui me fait un peu peur (mais heureusement il ne montrait aucun signe d’agressivité). J’ai parié sur l’ignorance et tout s’est passé nickel. Le gros chien a finalement rebroussé chemin voyant qu’on n’avait strictement aucun intérêt pour lui. Bref, j’avais activé le mode fantôme. Je vous avoue que ce n’était clairement pas la meilleure partie de ma balade : ce genre de rencontre est quand même un peu stressante.

    Charger vers le chien c’est une autre possibilité. L’idée est d’avancer au pas ou au trot toujours face au chien (pour que le cheval puisse le voir et ne passe pas en mode proie en faisant demi-tour) pour le faire déguerpir quand il voit arriver un cheval de 500 kilos vers lui.

    Partir en avant

    Il y a deux ans, Oural et moi sommes tombés sur un chien assez menaçant qui est arrivé par derrière. Je l’ai vu arriver de loin en trottinant vers vous, il a commencé à grogner et s’est vraiment mis dans les pattes d’Oural en menaçant de le mordre.

    Je n’avais jamais réfléchi à quoi faire dans ce genre de situation puisque ça ne m’était tout simplement jamais arrivé. 

    Les propriétaires étaient très loin, mais vraiment loin. 

    J’ai crié au chien d’arrêter tout de suite. J’ai hurlé aux propriétaires de rappeler leur chien mais ils étaient tellement loin qu’ils ne m’ont pas entendu je pense.

    J’ai aussi fait signe au chien avec mes bras de partir. 

    Mais tout ça n’a rien changé. Il continuait de se caler dans nos pattes et j’avais peur qu’il blesse Oural.
    Finalement j’ai demandé à Oural de partir au trot. On est parti à un bon rythme et le chien n’a pas suivi. ça le faisait aller peut-être trop loin de ses maîtres qui étaient déjà très loin derrière ? En tout cas j’ai fait le choix de lui demander de partir en avant et ça c’est bien terminé (attention, ce n’est pas Oural qui a fui, la distinction est importante).

    Faire comme si de rien était

    C’est une autre solution possible dont j’ai déjà un peu parlé plus haut. Je vous montre un exemple de ce que ça peut donner ci-dessous où ça avait bien fonctionné : les chiens étaient curieux et étaient donc venus nous voir en gambadant. Heureusement c’était plutôt de la curiosité que de l’excitation ou un caractère menaçant du coup, continuer tout droit en rassurant simplement Oural avait très bien marché.


    Bref, selon la situation, l’une ou l’autre des possibilités sera la meilleure, mais c’est difficile de savoir laquelle : ça va dépendre de tellement de critères… Le lieu, le chien, le cheval, le cavalier, les maîtres, le contexte…

    Conclusion : cheval chiens, gérer sereinement quand on se croise en balade

    Comme à chaque fois (et c’est ça aussi qui fait la beauté de l’équitation d’extérieur), on se retrouve à devoir gérer de l’imprévisibilité et des émotions : 

    • nos émotions
    • celles de notre cheval
    • les émotions du chien
    • les émotions du maître.

    Et ça fait beaucoup. L’une des missions du cavalier, c’est donc d’être très observateur pour être prêt à analyser rapidement l’arrivée d’un chien comme un véritable enquêteur

    • quelle est son humeur ? 
    • quel est son niveau de dressage ?
    • le maître est-il dans les parages et a-t-il l’air de gérer ?
    • quelles sont les réactions de mon cheval (est-ce qu’il reste calme, est-ce qu’il commence à stresser ?)

    Toutes les réponses à ces questions vont dicter la réponse la plus appropriée à la situation. Et on a vu qu’il y avait énormément de possibilités.

    Si vous avez besoin d’aide et de planifier des séances de travail avec quelqu’un pour ne pas être seul, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un moniteur ou d’un professionnel pour essayer de régler ce problème avec lui.

     

    À vos commentaires : avez-vous déjà vécu des situations stressantes avec des chiens en balade ? Et surtout comment vous vous en êtes sorti ?

  • Balade cheval Aigues Mortes : quelle manade choisir ?

    Balade cheval Aigues Mortes : quelle manade choisir ?

    Bonjour !
    Vous cherchez la manade idéale ? Et si vous prépariez aussi votre sortie avec ce guide offert : 16 conseils pour des balades zen et réussies. 🙂

    Introduction

    Dans un précédent article, j’ai passé en revue les meilleurs endroits pour faire une balade à cheval aux Saintes Maries de la Mer. Place à Aigues-Mortes aujourd’hui, située à 30 minutes au Nord Ouest des Saintes-Maries.

    localisation aigues mortes
    Screenshot

    Aigues-Mortes est située dans ce qu’on appelle la Petite Camargue, dans la région côtière du département du Gard et c’est un endroit magnifique pour se programmer une balade à cheval : 

    • des paysages naturels préservés avec notamment le salin d’Aigues-Mortes (dunes de sels, étendues d’eau rose)
    • la présence d’espèces animales facilement observables (flamants, taureaux, chevaux, plus d’infos ici)
    • une histoire équestre fabuleuse avec la tradition camarguaise

    En fin d’article, je vous parlerai d’ailleurs d’une légende spécifique à Aigues-Mortes avec en personnage principal un cheval qu’on n’a pas vraiment envie de croiser ! Suspense !

    La manade Jullian

    Note Google : 4,6 sur 5 avec 513 avis

    En résumé : 

    • la manade Jullian propose en plus des balades à cheval d’une heure des sorties en calèche (une super façon de partager en famille une belle promenade même si tout le monde ne monte pas à cheval)
    • il y a aussi des balades à poney de 30 minutes
    • des soirées camarguaises sont proposées (repas, musique)
    • pour les cavaliers confirmés on peut se mettre dans la peau d’un gardian pendant deux heures (galop 5 demandé) pour la conduite du troupeau et le tri des taureaux.

    Balade cheval Aigues-Mortes :  La Comtesse

    Note Google : 4,9/5 avec 70 avis

    Sur Trip Advisor : 6 avis à 5 étoiles

    Les infos à retenir sur le Mas de la Comtesse : 

    • des balades variées : une heure possible à partir de 8 ans donc idéale en famille, 2 heures pour tous niveaux, des balades pour les cavaliers à l’aise aux trois allures
    • des balades en petit groupe (mais le nombre maximum n’est pas spécifié sur le site)
    • on peut choisir aussi la balade soleil couchant
    • le Mas propose des balades à poney de 15 à 30 minutes
    • pensez à réserver (c’est indiqué sur leur site)
    • pour les cavaliers à l’aise aux trois allures, il est possible de découvrir l’équitation de travail Camargue en partant encadrer un troupeau de taureaux.

    Équitation exclusive Camargue 

    Note Google : 5/5 pour 3 commentaires

    Proposer des expériences authentiques, tel est l’objectif de cette manade qui propose donc aux cavaliers confirmés notamment 3 expériences (qu’ils appellent des collections) : 

    • domaine
    • travail tauraux
    • travail jument.

    C’est cette dernière : la collection travail des juments qui je trouve se détache le plus des autres manades. 

    Ces “collections” peuvent durer d’une demi-journée à plusieurs jours avec des groupes de 2 à 4 cavaliers confirmés.

    balade cheval aigues mortes

    Balade cheval Aigues-Mortes : La manade Gré au Domaine de Loua

    Pas de site web cette fois-ci mais de belles notes (65 avis avec une moyenne de 4,8 étoiles sur 5 et 5 avis 5 étoiles sur Trip Advisor).

    Des balades à cheval, des promenades en calèche et des soirées romantiques sont proposées.

    Les calèches d’Elodie

    Les balades en calèche sont une solution idéale pour découvrir la Camargue en famille ou entre amis quand tout le monde n’est pas cavalier. C’est une façon originale et magnifique de découvrir la région avec des chevaux, sans nécessiter que tout le monde soit cavalier ou ait envie d’une balade à cheval classique.
    N’oubliez pas de réserver.
    Le petit + de ces promenades en calèche : la dégustation de produits locaux sucrés ou salés. 

    À noter aussi : la balade calèche d’1h30 au coucher du soleil.

    Balade cheval Aigues-Mortes : La Cabane du Daladel

    La note des avis Google 4,4/ 5 avec 133 avis 

    Bon, La Cabane du Daladel n’est pas tout à fait à Aigues-Mortes mais tout proche : 13 minutes en voiture. 

    Quelques infos qui peuvent vous intéresser : 

    • il faut bien penser à réserver sa balade à cheval
    • les mardis et jeudis sont organisées des balades de 2 heures au moment du coucher du soleil
    • les enfants ont accès aux balades à partir de 6 ans
    • ils proposent des balades en calèche
    • un point important : les promenades à cheval les plus courtes sont prévues pour tous les niveaux, c’est donc idéal si vous êtes une famille ou un petit groupe avec des niveaux disparates, et pour les balades de 3 heures ou la demi-journée en bord de mer ce sera uniquement pour les cavaliers confirmés à Vauvert. 

    Et maintenant, la légende (effrayante) de Lou Drapé

    On ne va pas parler du mythique Crin Blanc aujourd’hui mais d’une histoire ancienne qu’on raconte à Aigues-Mortes : Lou Drapé est un cheval qui, selon la légende, enlevait les enfants pour les emmener dans un lieu connu de lui seul. C’est un grand cheval d’une blancheur extrême, presque fantomatique, qui a la capacité d’allonger son dos pour permettre aux enfants d’y grimper. Au crépuscule, il vient proche des remparts de la ville et avec le son mélodieux de ses sabots, attire les enfants qu’on ne reverra plus jamais.

    Vous l’avez compris, Lou Drapé est à Aigues-Mortes ce que le croque-mitaine ou le méchant loup est pour un plus grand nombre : des légendes destinées à faire peur aux enfants un peu trop téméraires.

    À noter que d’après la croyance populaire, un enfant réussit à se sauver et sauva tous les autres en criant : « Jésus, Marie, grand Saint Joseph » et en sautant à terre pour s’enfuir.

    Cette histoire appartient à un folklore oral mais on trouve une première trace écrite de Lou Drapé en 1818 dans Le Dictionnaire infernal qui recense l’ensemble des créatures démoniaques !

    Balade cheval Aigues-Mortes : en conclusion

    S’il y a moins de propositions de promenades à cheval qu’aux Saintes-Maries-de-la-Mer, Aigues-Mortes n’est pas en reste avec des balades pour les débutants, les confirmés, une très nette spécialisation dans les balades en calèche (les calèches d’Elodie, La cabane du Daladel, la manad Jullian, la manade Gré) et de multiples propositions de découverte de la culture équestre camarguaise.

    Aigues-Mortes c’est aussi la visite de ses tours et remparts pour une vue imprenable sur la nature environnante et la visite des salins. Bref, une belle expérience à vivre en couple, en famille ou entre amis ! 

  • Balade à cheval Saintes-Maries-de-la-Mer : les 10 manades que les cavaliers adorent

    Balade à cheval Saintes-Maries-de-la-Mer : les 10 manades que les cavaliers adorent

    Bonjour !
    Vous cherchez la manade idéale ? Et si vous prépariez aussi votre sortie avec ce guide offert : 16 conseils pour des balades zen et réussies. 🙂

    La Camargue… L’un des endroits rêvé pour une balade à cheval magique. Des paysages magnifiques, des animaux à observer, c’est une destination très prisée pour les balades à cheval. Je parle d’ailleurs ici des différents paysages et animaux qu’on peut y rencontrer.

    Aujourd’hui je vous propose de découvrir la liste des 10 manades préférées des cavaliers à proximité des Saintes-Maries de la Mer.
    Si jamais vous séjournez en Camargue mais pas à côté des Saintes-Maries, vous pouvez consulter cet article sur les balades à cheval en Camargue qui donne aussi des adresses à Aigues-Mortes, au Grau-du-Roi et à Arles.

    Vous allez voir, il ne s’agit pas que de balades au pas ou aux trois allures. Dans certaines manades vous pourrez si vous le souhaitez trier le bétail à cheval, faire un bivouac sur la plage, prendre des cours d’équitation camarguaise !

    Vous pourrez aussi prendre le bateau avec votre cheval du jour. Oui oui ! En montant par exemple sur le bac du sauvage. Voici ce que ça donne en vidéo :


    L’objectif de cet article est de vous donner des infos pratiques et de vous mettre à un seul endroit les différentes expériences équestres possibles. Alors c’est parti !

    Promenade à cheval La Marisma

    4,9/5, 219 notes Google

    Trip Advisor : 5/5, 544 avis

    Après avoir passé pas mal de temps sur le site, voici les infos qui m’ont paru les plus importantes : 

    • cette manade s’adresse aux cavaliers intermédiaires ou confirmés (ils ne prennent pas de débutants)
    • il faut réserver
    • balades de 2-3-4-5 heures possibles
    • randonnée de deux jours et de trois jours pour les cavaliers confirmés.

    balade a cheval pieds dans l eau camargue

    C’est avec eux qu’on a passé le bac du sauvage avec les chevaux. Tout s’est passé nickel : les chevaux sont habitués à attendre le bac et à le prendre. L’arrivée du bateau, la présence de moto, de voitures : tout cela est normal pour eux. On a dû attendre un aller retour du bac pour monter car il y avait du monde mais l’attente est franchement raisonnable : quelques minutes. La traversée est très rapide et permet d’accéder beaucoup plus rapidement à la plage du grand radeau. A l’arrivée, on s’est retrouvé avec la musique à fond du bar resto La Cabane du pêcheur. Free from desire de Gala, Diam’s : on ne savait plus bien quelle heure il était et les chevaux quant à eux sont restés imperturbables.

    Ci-dessous, le galop dans l’eau !
    Le fou rire c’est parce que c’était le galop surprise, et au moment où tout le monde est parti j’étais en train de prendre une photo ! Bref vous l’avez compris, avec la Marisma la balade est sportive.
    Je vous raconte ce week-end de rêve passé avec eux dans un article dédié

    Promenade à cheval chez Elise

    Google : 4,9 sur 5 avec 619 notes

    Trip Advisor :  5/5 avec 489 avis

    Quelques infos pratiques : 

    • deux balades par jour sont proposées uniquement sur réservation
    • pour passer par la plage il faudra choisir des balades plus longues : demi journée (pour tous les niveaux) ou journée (pour les confirmés uniquement)
    • balades à partir de 6 ans
    • groupe de 8 personnes max
    • les groupes jusqu’à 14 sont acceptés et dans ce cas c’est un départ avec 2 ou 3 guides
    • il y a une séparation entre les balades débutants et les balades pour les cavaliers à l’aise aux trois allures, (un gros point positif pour tout le monde, personne ne se fait peur et les cavaliers à l’aise peuvent profiter de quelques allures)
    • un bivouac sur la plage est organisé au moins une fois par an.

     Promenade à cheval Saintes-Maries-de-la-Mer : L’instant guardian 

    Google : 5/5, 36 notes

    Des infos importantes : 

    • promenade possible dès 6 ans
    • les groupes ne dépassent pas 6 cavaliers
    • il est prévu des balades pour les cavaliers (ils préparent leur cheval et feront des allures) et d’autres  balades pour les débutants
    • pour ceux qui veulent s’essayer à des cours d’équitation camarguaise c’est possible
    • il y a aussi des sessions pour s’initier au tri des taureaux en manade (4 cavaliers maximum)
    • pensez à réserver votre balade
    • une balade coucher du soleil certains soirs de la semaine
    • balade pour les moins de 6 ans possible : 30 minutes à poney avec papa ou maman, ou mamie ou papi qui accompagnent leur enfant.

    Promenade à cheval Pont de Gau

    Google avis : 4,8/5, 157 notes

    Sur Trip Advisor : 4,5 sur 5, 38 avis

    Voici ce qui m’a paru important à connaître pour cette manade : 

    • il y a un parcours poney pour les enfants
    • les balades débutants/cavaliers sont séparées donc c’est parfait
    • on peut choisir entre la promenade dans le marais ou la promenade à la plage
    • il faut réserver 
    • ils accueillent les centres équestres et les groupes et donc il y a possibilité d’héberger ses chevaux.

    Promenade à cheval Saintes-Maries-de-la-Mer : La Manade

    Sur Google on trouve 4,7/5, 275 notes

    5/5, 38 avis sur Trip Advisor

    Ce qu’on peut retenir : 

    • ils sont ouverts toute l’année
    • il y a là encore une séparation entre les balades pour débutants et les balades pour cavaliers confirmés sur la plupart des balades (attention ce n’est pas le cas pour la balade de 2 heures et la balade au soleil couchant)
    • des expériences qui donnent très envie : transhumance de chevaux ou de taureaux, et session de tri de bétail
    • la balade d’une heure est possible dès 6 ans.

    Balade à cheval Saintes-Maries-de-la-Mer : promenade à cheval Layalle

    4,8/5, 110 notes sur Google

    Ce que je retiens de leurs balades : 

    • la balade d’une heure est possible dès 6 ans
    • pour des balades pour les cavaliers à l’aise aux trois allures uniquement il faut choisir trois heures ou journée.

    Pas beaucoup plus d’infos, elles sont en fait regroupées sur une seule page. Le site web est consacré au mas de Layalle (les autres pages sont donc consacrées à l’hôtel et au restaurant).

    Balade à cheval Saintes-Maries-de-la-Mer :  Lou Seden

    4,8/5, 206 notes sur Google

    Trip Advisor : 4,5/5, 110 avis

    Voilà ce qu’on peut retenir pour cette manade : 

    • il y a des balades débutants (dans le marais)  et des balades pour les confirmés (plage)
    • une journée baignade est proposée
    • on peut aussi faire un stage de tri du bétail
    • ils ne prennent pas la carte bancaire.

     

    reflet du flamant rose

    Promenade à cheval Bergerie d’Alivon

    Google avis : 4,8/5, 143 avis

    4,5/5, 75 avis sur Trip Advisor

    Cette bergerie qui fait gîte et chambre d’hôtes propose aussi des balades à cheval d’une ou deux heures. Il faut réserver à l’avance et ce sont des promenades à cheval en petits groupes. Ces balades s’adressent aux débutants et aux confirmés.
    C’est une option intéressante notamment pour les familles où tout le monde ne monte pas à cheval car ils proposent aussi d’autres activités : marche, vtt, canoe. 

    Balade à cheval Saintes-Maries-de-la-Mer : promenade à cheval La Palunette

    4,9/5, 176 avis Google

    Trip Advisor : 5/5, 121 avis

    Pas beaucoup d’infos sur leur site : c’est en fait le site de l’hôtel. Une page est consacrée aux balades à cheval mais avec un minimum d’infos : pour les débutants et confirmés, balade journée, demi journée ou coucher du soleil.

    Promenade à cheval Saintes-Maries-de-la-Mer : Domaine de Maguelonne

    4,8, 103 notes sur Google avis

    Trip Advisor : 5/5, 36 avis

    Il s’agit d’un domaine équestre qui regroupe un élevage de chevaux, une écurie de propriétaires, des gîtes et la possibilité de faire des balades à cheval dans leur domaine de 230 hectares. Les réservations se font par téléphone. 

    transhumance taureaux camargue

    Balade à cheval Saintes-Maries-de-la-Mer : pour conclure

    Il y a encore énormément d’autres manades qui proposent des balades à cheval appréciées des cavaliers à côté des Saintes-Maries-De-La-Mer, j’ai voulu m’en tenir à dix dans cet article et ça n’a pas été simple. J’ai privilégié les meilleures notes sur Google notamment et ensuite j’ai lu avec attention les sites pour vous en extraire les infos importantes et les expériences qui sortaient un peu de l’ordinaire.

    On se rend compte en tout cas que ces dernières années les manades ont fait un vrai travail sur la séparation entre les balades débutants et les balades confirmées, ce qui est je trouve une belle avancée pour des balades réussies, quel que soit le niveau. D’ailleurs les notes sont impressionnantes : la quasi totalité des manades a d’excellentes notes. C’est peut-être l’un des critères qui fait que les cavaliers apprécient ces balades à cheval camarguaises. Et moi aussi 😉
    Regardez mon sourire sur cette photo.

    balades a cheval saintes maries de la mer

    Et on voit aussi qu’outre les balades assez classiques de quelques heures, il est proposé pas mal d’autres possibilités à cheval. Je trouve ça génial. Laquelle parmi celles dans l’article aimeriez-vous tester ? 

    De mon côté j’adorerais essayer le bivouac sur la plage ou la transhumance des chevaux !

    PS : si vous cherchez un restaurant avec un bon rapport qualité/prix, je vous conseille Le Jardin des délices aux Saintes-Maries.

  • Tik Tok cheval : 6 conseils pour trouver des cavaliers de balade à cheval sur Tik Tok  

    Tik Tok cheval : 6 conseils pour trouver des cavaliers de balade à cheval sur Tik Tok  

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Dans un précédent article, je vous avais parlé des groupes Facebook comme option intéressante pour trouver des cavaliers à côté de chez soi et partir en balade ensemble.
    J’en ai d’ailleurs créé un justement pour les cavaliers d’extérieur (nous sommes déjà presque 4 000 sur ce groupe), vous pouvez le rejoindre ici

    Cette fois-ci, j’aimerais vous parler d’un autre réseaux social : Tik Tok, qui m’a d’ailleurs permis de faire la rencontre de Léa et son cheval Spirit. Nos écuries sont à une demi-heure l’une de l’autre et c’est donc assez simple de se retrouver pour balader ensemble. 

    L’objectif de cet article est donc de vous proposer des astuces sur Tik Tok pour trouver des cavaliers proches de chez vous qui eux aussi montent à cheval en extérieur.

    Comme pour l’article sur les groupes Facebook, cet article a une saveur particulière puisque je travaille dans le domaine du digital, plus particulièrement sur le thème des réseaux sociaux.

    La première étape, c’est de se créer un compte sur Tik Tok, comme je l’ai fait il y a quelques mois. C’est assez simple et rapide. 

    Tik Tok étant tourné vers la vidéo, l’équitation est un thème largement présent sur la plateforme puisque le cheval est un animal visuel par excellence et les balades à cheval aussi. Vous aurez donc l’occasion de tomber sur les profils de nombreux cavaliers.

    Conseil numéro 1 : orientez votre profil sur le thème des balades à cheval

    Sur Tik Tok vous allez pouvoir mettre : 

    • une biographie courte
    • une photo de profil.

    Le mieux est de parler équitation dans la bio et de choisir une photo équestre. Les autres cavaliers comprendront en un clin d’oeil que vous êtes passionné par les chevaux. Si vous ajoutez un mot clé comme balade à cheval, promenade à cheval ou rando à cheval c’est encore mieux.

    Conseil numéro 2 – Tik Tok cheval : publiez sur le thème des balades à cheval

    L’algorithme de Tik Tok est très puissant (grosso modo c’est l’algorithme qui va décider à qui il va montrer vos publications et quelles publications vous allez voir sans compter celles de vos abonnements sur Tik Tok).
    La première chose à faire va donc être de publier sur le thème de l’équitation et plus précisément sur vos promenades et les chevaux que vous montez. L’algorithme prend en compte ce qu’il y a dans votre vidéo (visuel, son) mais aussi la légende de votre vidéo et des hashtags que vous allez lui associer (on va en reparler). Il va ensuite proposer votre vidéo à des personnes qui comme vous sont passionnés par l’extérieur à cheval.

    Bref, en publiant quelques vidéos sur vos balades à cheval, vous allez indiquer à Tik Tok aussi que c’est votre sujet de prédilection et du coup, dans la rubrique Pour Toi, vous allez vous retrouver avec des vidéos sur le thème des chevaux.
    Et si l’une de vos vidéos marche bien, elle apparaitra dans la rubrique Pour toi de beaucoup d’autres cavaliers. C’est comme ça que la gérante de l’écurie de Léa m’a trouvée (une vidéo vue plus de 50 000 fois où elle a reconnu un passage proche de son écurie). Elle l’a partagé au groupe Whatsapp de son écurie et Léa est allée me contacter sur Tik Tok. 

    tik tok trouver un cavalier de balade

    Conseil numéro 3 : les fameux hashtags

    Les hashtags sont un outil puissant sur la plupart des réseaux sociaux et Tik Tok ne fait pas exception (ce sont en gros des mots clés cliquables). Ils permettent de connecter des contenus similaires entre eux et d’aider les utilisateurs à découvrir des vidéos et des profils d’intérêts identiques.

    Dans vos vidéos, indiquez les hashtags

    • sur le thème des balades à cheval (#baladeacheval, #promenadeacheval, #baladecheval etc.)
    • sur le thème plus générique de l’équitation ( #equitation, #passionequitation, etc.)
    • des lieux où vous baladez (ville, village, vous pouvez tester aussi #cavalièreenbretagne par exemple ou #équitation)
    • des # de rassemblemetns équestres proche de chez vous comme #Equitalyon si vous êtes vers Lyon
    • créez un # unique qui reflète votre philosophie de balade à cheval ou met en avant le nom de votre cheval.

    Cela peut permettre aux cavaliers de voir que vous randonnez dans les mêmes endroits. 

    N’hésitez pas d’ailleurs à regarder ce que les comptes équestres avec pas mal d’abonnés utilisent comme # pour vous en inspirer. En community management c’est toujours une pratique conseillée. 

    Conseil numéro 4 : lancez vos propres recherches

    Il y a une recherche dans Tik Tok. Mettez y par exemple les mêmes hashtags que tout à l’heure ( #baladeacheval #votre lieu, etc.). Vous n’avez plus qu’à regarder les vidéos associées et voir si une personne se baladerait dans les mêmes coins que vous. 

    tik tok cheval

    Conseil numéro 5 – Tik Tok cheval : engagez la conversation

    Les réseaux sociaux sont là pour partager des choses de nos vies mais aussi pour interagir avec d’autres personnes : likez des vidéos, commentez. Vous n’allez peut-être pas tout de suite trouver un cavalier juste à côté de chez vous, mais vous trouverez peut-être un cavalier d’extérieur avec qui vous allez bien vous entendre, que vous pourrez venir voir un jour en van par exemple. 

    @balade.a.cheval Balade de rêve avec @Mon Petit Poney Spirit ! Après être passé au-dessus de l’autoroute pour la première fois 💪 #baladeacheval #equitationpassion #chevaltiktok #chevalpassion #moncheval ♬ son original – Balade à cheval

    Conseil numéro 6 : Passer du virtuel au réel en toute sécurité

    Avant de rencontrer la personne, il faut penser à sa sécurité et à celle de son cheval. L’objectif n’est pas de faire une mauvaise rencontre mais une belle rencontre.
    Quelques conseils : 

    • posez des questions pour évaluer la crédibilité et le sérieux de la personne en face (ses expériences en matière de balade, ses attentes, le matériel qu’elle utilise, le comportement de son cheval, etc.)
    • organisez la première rencontre dans un lieu public : vous pouvez tout simplement vous retrouver dans l’écurie de l’un ou de l’autre, c’est un endroit parfait puisque fréquenté par de nombreux autres cavaliers
    • dites toujours à quelqu’un où vous allez, avec qui et pour combien de temps
    • faites-vous confiance (si vous ne le sentez pas, il y a sans doute une raison et dans ce cas, annulez)
    • l’idéal est de commencer par une balade courte, ne serait-ce que pour voir si les chevaux s’entendent bien entre eux.

    Conclusion

    Si on repense à ce qu’est un réseau social au départ, c’est un réseau basé sur le partage, l’échange et les rencontres.
    Alors même si les réseaux sociaux sont assez décriés en ce moment, même s’ils peuvent nous enfermer dans une certaine solitude digitale (attention à ne pas sortir son téléphone en pleine discussion avec la famille ou les copains), j’avais envie de montrer avec cette article qu’il pouvait encore permettre des belles rencontres réelles.

    A vos commentaires, qui a déjà rencontré un ou une cavalière via les réseaux sociaux ?

  • Balade à cheval Bouches du Rhône : entre vignes, mer et collines

    Balade à cheval Bouches du Rhône : entre vignes, mer et collines

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Le département des Bouches du Rhône fait partie de la région Provence Alpes Côte d’Azur. C’est un petit paradis pour les amoureux des balades et de la randonnée : 

    • il y a la mer Méditerranée
    • les chemins de campagne de l’arrière-pays,
    • le parc naturel régional des alpilles ou encore
    • le parc naturel régional de Camargue, l’un des endroits les plus recherchés en France pour une promenade à cheval !

    Et c’est maintenant mon terrain d’adoption de balades à cheval depuis qu’on a quitté Rambouillet il y a plusieurs années.
    Vous êtes prêts ? Je vous y emmène !

    Balade à cheval Bouches du Rhône : focus sur la nature 

    Promenade à cheval Bouches du Rhône : les paysages

    Principalement constituée de garrigues, maquis et de forêts de pins, le département abrite aussi les paysages camarguais : lagunes, étangs, marais, rizières, sans oublier les plages et le relief des Alpilles aux roches blanches calcaires (point culminant à 496 mètres d’altitude). 

    Un terrain très varié donc : on ne fera pas la même promenade à cheval si l’on est en Camargue, sur le massif des Alpilles ou au bord de la Méditerranée sur la côte bleue.

    Promenade à cheval Bouches du Rhône : les animaux

    En Camargue, vous allez pouvoir observer une multitude d’animaux

    • oiseaux (250 espèces d’oiseaux font un passage en Camargue pendant leur migration et si on ne devait en citer qu’un, ce serait le flamant rose, emblème de la Camargue)
    • les troupeaux de chevaux et les troupeaux de taureaux (on parle de manades)
    • des ragondins
    • des tortues.

    Dans les Bouches du Rhône vous pourrez aussi croiser par exemple

    • des lapins
    • des écureuils
    • de magnifiques papillons
    • des libellules le long des cours d’eau et aussi des grenouilles
    • des renards (plus compliqué, en tout cas je n’en ai jamais vu)
    • différents lézards dont le lézard ocellé protégé depuis 2007.

    Quelle saison pour une promenade à cheval dans les Bouches du Rhône ?

    Les deux meilleures saisons sont le printemps et l’automne : elles sont très agréables parce qu’il ne fait pas trop chaud, on peut profiter au printemps des belles fleurs printanières et notamment des champs de coquelicots du mois de mai, et en automne, ce sont quelques touches de rouges et oranges qui s’invitent dans le paysage en même temps que le vert des pins. 

    L’hiver a ses avantages : peu de monde sur les chemins, très peu de touristes. Mais le mistral peut souffler et s’avérer glaçant.

    L’été est la saison à éviter pour de nombreuses raisons

    L’été, il faudra prendre en compte les potentielles interdictions de circuler du 1er juin au 30 septembre en cas de grand vent et mettre en application quelques conseils simples comme monter très tôt le matin ou tard le soir pour éviter les fortes chaleurs et ne pas mettre en danger la santé des chevaux.

    Mes endroits préférés dans les Bouches du Rhône

    J’habite dans les Bouches du Rhône depuis maintenant 7 ans et si pendant deux ans je suis montée à cheval en balade dans les environs de Sausset les Pins je suis ensuite partie dans la campagne aixoise. Et de temps en temps, je me régale d’une balade en Camargue.

    Voici mes endroits préférés pour une balade ou une randonnée : 

    • les environs de l’aqueduc de Roquefavour
    • les collines des environs de Sausset les Pins avec vue sur la mer et quelques chemins de terre dans la pinède absolument parfaits pour galoper
    • autour des Saintes Marie de la mer.

    Promenade à cheval Bouches du Rhône : des chemins quelquefois très caillouteux

    À Sausset les Pins comme dans la campagne aixoise, les chemins se prêtent rarement au trot ou au galop : caillouteux, et même parfois glissants tellement la roche est lisse.
    Heureusement, il existe quelques astuces pour trouver des chemins qui se prêtent au trot et au galop

    • si vous êtes sur un chemin caillouteux et vraiment pas terrible, il est possible qu’en se mettant en petit hors piste à juste deux trois mètres du chemin vous trouviez un sol parfait pour trotter ou galoper (pour la prévention des feux de forêts, il arrive que les buissons soient tondus et on se retrouve alors avec une étendue parfaite)
    • en se rapprochant des cours d’eau
    • dans la pinède sous les arbres.

    Les cailloux ne sont donc pas une tragédie, il faut simplement apprendre à vivre avec et à trouver des chemins dont le sol est plus propice.
    Et si vous êtes en Camargue, les trots et galop seront bien plus faciles entre la plage et les nombreux chemins de terre.

    promenade a cheval bouches du rhone

    Balade à cheval Bouches du Rhône : et dans les sacoches, on met quoi ?

    Les accessoires à ne pas oublier pour une rando dans les Bouches du Rhône

    Comme pour toute balade ou randonnée à cheval, on prend le matériel habituel, mais dans les Bouches du Rhône, voici quelques accessoires qui peuvent être vraiment utiles pour une balade confortable : 

    • du spray anti insecte de la fin du printemps au début de l’automne pour le confort du cheval
    • de l’anti moustique à ces mêmes périodes
    • de la crème solaire (je suis revenue un samedi de mai avec les bras rouges écrevisses la première année, j’ai vite compris que c’était l’accessoire qui allait se retrouver dans mon casier à l’écurie pour l’été)
    • de l’eau car avec un climat très ensoleillé on a vite soif.

    Des picnics au goût des Bouches du Rhône

    Il y a beaucoup de spécialités culinaires en Provence : bouillabaisse, soupe au pistou, aïoli sont des plats délicieux mais pas très pratiques à emmener en picnic. Qui visualise une bouillabaisse ou un aïoli dans les sacoches ? Je crois qu’on voit tous la galère arriver…

    Voici quand même quelques idées de plats provençaux qui supporteront un voyage en sacoches et qui sont super bons : 

    • de la tapenade
    • des fougasses (un pain provençal souvent fourré avec des herbes, olives, lardons, morceaux de fromage)
    • emmener des fromages provençaux comme le Banon qui voyage assez bien dans les feuilles de châtaignier
    • les navettes (ces biscuits traditionnels au goût léger de fleur d’oranger sont tellement durs qu’ils ne risquent pas de casser sur la route et comme petit encas en milieu de balade ils sont parfaits pour redonner un pic d’énergie).

    La tradition de la bénédiction des chevaux dans les Bouches du Rhône

    Le département des Bouches du Rhône rassemble à lui seul 5 bénédictions de chevaux.
    Le lundi de Pâques, direction Calas Cabriès pour la bénédiction des chevaux sur la colline. Un événement plein d’Histoire auquel vous pouvez prendre part avec votre cheval (je l’ai fait en 2023). C’est vous qui monterez la colline à cheval pour vous présenter devant le prêtre sur le parvis de la petite chapelle de Notre Dame de la Salette, et faire bénir votre cheval. La tradition provençale est bien ancrée. 

    Le seul bémol :  la fête foraine qui s’installe sur le côté de la fête. D’un autre côté, voilà une façon de faire découvrir à son cheval (de loin) quelques manèges pour travailler les notions de confiance et de sécurité.

    Voici les autres bénédictions qu’on peut trouver dans le département

    • la fête de la Saint-Georges à Grans à la fin du mois d’avril
    • la fête des gardians à Arles le 1er mai
    • la bénédiction des chevaux à Berre le 1er mai
    • la fête de Sainte Rosalie à La-Fare les Oliviers fin août.

    calas cabries benediction des chevaux

    Balade à cheval Bouches du Rhône : conclusion

    Que vous choisissiez la Camargue, les Alpilles, la côte ou la campagne provençale, vous allez découvrir des paysages magnifiques et des chemins dont vous vous souviendrez longtemps en partant en promenade à cheval dans les Bouches du Rhône.

    Voici quelques petits plaisirs des balades dans les Bouches du Rhône : 

    • goûter les mûres sauvages de fin d’été au détour d’un chemin
    • cueillir une figue sauvage sur l’arbre et se régaler
    • admirer la Méditerranée du haut de la colline
    • trotter avec les lapins de la campagne aixoise au coucher du soleil d’été
    • galoper sur une plage de Camargue 
    • observer les flamants roses  en Camargue
    • admirer les champs de coquelicots de la campagne aixoise 
    • sentir l’odeur des plantes méditerranéennes au soleil de l’été ou après la pluie
    • contempler l’aqueduc de Roquefavour, le plus haut aqueduc en pierre du monde !

    Est-ce que Rambouillet me manque ? Oui bien sûr ! Mais si je quittais la Provence, elle me manquerait aussi !

  • Achat cheval promenade : 10 questions à se poser pour ne pas se tromper

    Achat cheval promenade : 10 questions à se poser pour ne pas se tromper

    Bonjour !
    Vous êtes en pleine réflexion sur l’achat de votre cheval ? Ce guide gratuit à télécharger vous accompagnera ensuite avec 16 conseils pratiques pour réussir vos premières balades ensemble. 🙂

    Acheter son cheval : un rêve pour de nombreux cavaliers. Il a été le mien aussi pendant des années (d’environ 6 ans à 25 ans jusqu’au jour où j’ai sauté le pas !).
    Et en même temps qu’un rêve c’est une décision tellement importante, qui va changer notre vie et nécessite donc une vraie réflexion

    Achat cheval promenade : quel est mon budget pour l’achat de mon cheval ? 

    Le budget d’achat d’un cheval va orienter votre choix. Il y aura des différences de prix entre les différentes races de chevaux, leur âge, leur dressage.
    Avoir une fourchette de prix va forcément beaucoup vous aider et notamment vous permettre de faire un premier tri dans les annonces.
    Si on veut maintenant répondre à cette question : combien coûte un cheval ou une jument d’extérieur, n’hésitez pas à consulter cet article spécifique sur le prix des chevaux de promenade

    Achat cheval randonnée : quel est le coût moyen d’un cheval par mois ?

    Pas de panique, il y a quelques semaines, j’ai partagé ici le budget dont j’ai besoin pour Oural chaque mois. Vous pouvez le consulter pour vous faire une idée. 

    Il faut pouvoir acheter son cheval, mais il faut ensuite pouvoir s’en occuper financièrement tous les mois. Et prévoir que des frais inattendus peuvent s’ajouter aux frais quotidiens. 

    Quel est le tempérament et le physique idéal pour mon cheval de balade ?

    Le cheval idéal

    Comment feriez-vous le portrait robot de votre cheval de balade idéal ? Notez ses caractéristiques, cela va vous aider à le visualiser : 

    • une race plutôt qu’une autre (beaucoup de races de chevaux sont top pour la balade, j’ai un petit faible pour les trotteurs)
    • une taille particulière
    • un cheval plutôt calme, froid ou un cheval plus énergique
    • quelle fourchette d’âge
    • un cheval au dressage classique ou western
    • un cheval au caractère bien trempé ou plutôt doux, etc.

    La réalité finalement bien mieux !

    Maintenant que vous avez ce portrait idéal, souvenez-vous aussi que vous ne trouverez sans doute pas ce cheval là ! Dans vos recherches, vous allez oublier certains critères et d’autres ne compteront plus comme avant une fois que vous aurez trouvé la perle rare !
    Par exemple, j’ai toujours aimé les chevaux assez petits et confortables. Oural n’est pas petit et pas franchement confortable : les minutes au trot assis ont été rares depuis 13 ans mais après tout est-ce gênant ? Non : je trotte enlevé en extérieur.

    Pour une réflexion plus complète, vous pouvez aussi consulter cet article sur le cheval de rando idéal.

    achat cheval randonnee

    Achat cheval promenade : quel est mon niveau équestre ? 

    La théorie classique

    La raison voudrait qu’on choisisse un cheval en fonction de son niveau.
    On entend donc souvent : 

    • qu’un cavalier débutant aura besoin d’un vrai maître d’école : un cheval qui a déjà de la bouteille en extérieur, c’est un habitué des différents terrains et de la dose d’inattendu qu’engendre des balades à cheval (gland qui tombe, chien qui se met à aboyer, vélo qui passe à toute allure, voiture qui klaxonne)
    • qu’un cavalier intermédiaire aura intérêt à prendre à cheval avec aussi déjà de l’expérience en extérieur 
    • qu’un cavalier confirmé pourra prendre un cheval plus jeune qu’il formera lui-même, ou encore un cheval qui passe d’une discipline à l’autre et se retrouve vert dans le domaine de l’équitation d’extérieur.

    On ne va pas se voiler la face, tout ça ce sont un peu des platitudes. Et vous l’avez sans doute déjà lu mille fois.
    Et cela enlève la partie subjective qui intervient dans le choix de son compagnon.
    Et il y a des contre-exemples.

    Mais globalement, ce choix en fonction de son niveau d’équitation est là pour rappeler combien la sécurité est essentielle à cheval. 

    Alors est-ce qu’on se sent d’apprendre à son cheval l’extérieur ? Est-ce qu’on pense pouvoir être le cavalier d’un cheval ultra sensible et plein d’énergie ? Ce sont des questions à se poser.

    Le premier poney dont je me souviens

    Je me souviens comment j’ai commencé à aimer l’équitation. J’étais petite. Sans doute  7 ou 8 ans et avec mon frère on montait à poney dans un petit club dans la campagne à une heure de Toulouse. J’ai des souvenirs de cet endroit que j’aimais beaucoup : 

    • je me souviens de l’arrivée en voiture quand on tournait à gauche pour se garer dans la ferme équestre, et à droite de la route il y avait une vieille grange
    • et surtout je me souviens de Caline, une ponette que je montais à cru.

    J’aimais beaucoup cette ponette. Énormément. Parce qu’elle me rassurait. Caline n’avançait pas. Elle avait un pas lent, pas spécialement l’envie d’aller au trot, elle avait ce flegme tranquille qui me faisait beaucoup de bien et m’a permis de gagner en assurance.
    J’ai grandi, mon niveau équestre a grandi aussi et le caractère des chevaux que je préférais a changé : énergiques, rapides mais toujours petits.
    Plus tard, j’ai eu ma première voiture : une petite Twingo. Petite, tranquille, rassurante. Elle avait son petit nom : Caline. Mais je divague, retournons à nos moutons et donc à nos chevaux.

    Vais-je avoir le temps de m’occuper de mon cheval ?

    Là comme partout il y a plusieurs réponses possibles notamment parce qu’il va y avoir plusieurs types d’hébergements possibles et des chevaux qui ont besoin de plus ou moins de travail hebdomadaire pour être en forme, heureux et confiants.
    Pour la question de l’hébergement il y a en gros deux possibilités : 

    • prévoir beaucoup de temps si vous avez votre cheval à la maison ou dans un pré à vous à proximité (c’est tous les jours, au moins deux fois par jour)
    • si vous avez moins de temps pour votre cheval, l’écurie de propriétaire, la pension équestre ou la ferme équestre est la meilleure option : ce sont eux qui vont gérer au quotidien les besoins en nourriture, en eau, voir un bobo, etc.

    Ensuite, il y a des chevaux qui ont besoin de sortir davantage en extérieur que d’autres…  Il va falloir essayer de sentir si ce cheval a besoin de nombreuses sorties pour ou si quelques sorties seront suffisantes.

    Oural c’est mon cheval qui a vu mon mariage et mes trois grossesses. En l’espace de 6 ans, il y a 3 fois 10 mois où je ne suis pas partie en balade à cheval en selle. On a fait un peu de travail à pied, quelques mini balades à pied et des séances de brossage, curage, démêlage de crinière. Le reste du temps, il était juste au pré, avec ses copains.
    Et à chaque retour sur son dos, 3 mois après avoir accouché, j’ai eu la chance de le retrouver comme si on était parti se faire une balade de trois heures la semaine dernière. 

    On ne sait pas ce que nous réserve le futur, mais dans mon cas j’ai trouvé le cheval qui s’inscrit parfaitement dans ma vie et mène sa vie de cheval en troupeau au pré en plus de sortir en extérieur avec moi. J’ai ma vie, il a la mienne, et on partage ensemble plein de bons moments, mais vous l’avez compris, pas tous les jours. 

    Achat cheval randonnée : ai-je déjà l’endroit rêvé pour mon cheval ou dois-je le trouver ?

    La transition est simple : dans ma vie pleine de projets à 100 à l’heure je savais exactement le type d’écurie que je souhaitais pour mon cheval. N’hésitez pas d’ailleurs à vous rendre sur cet article pour voir les trois critères essentiels pour un cheval heureux.

    Si vous faites partie de la team qui peut et veut avoir son cheval à la maison, ou dans un pré à proximité, c’est génial aussi, commencez à vous organiser pour vérifier que votre cheval y sera bien.

    Achat cheval promenade : est-ce que je veux me faire accompagner ?

    Avoir un cheval est une grosse responsabilité. Vous avez envie de faire de l’extérieur avec lui mais vous ferez peut-être aussi un peu de travail à pied ou de dressage. Est-ce que vous sentez le besoin ou l’envie de vous faire accompagner ? Aujourd’hui peut-être, dans trois ans non et dans dix ans oui : acheter un cheval est une aventure de 10, 15, 20, 25 ans !
    Déjà 12 ans que je balade avec Oural et je me suis faite accompagnée à certains moments : 

    • juste après l’achat d’Oural j’ai fait une dizaine de cours de dressage avec lui en carrière
    • enceinte, j’ai suivi quelques cours sur le travail à pied
    • il y a 4 ans j’ai repris une vingtaine de cours de dressage en carrière : je ressentais le besoin d’avoir l’avis d’une professionnelle sur ma position, mes aides, pour savoir si on était toujours dans la bonne direction. 

    Achat cheval randonnée : est-ce que je peux en savoir plus sur l’histoire de mon futur cheval ?

    Pour l’achat de son cheval de promenade, c’est une question intéressante parce qu’elle permet de nous guider dans notre choix et d’avoir des clés de compréhension de son cheval dès le départ.
    Si le cheval est depuis plusieurs années chez le vendeur, vous en saurez vite beaucoup. Il suffit de lui poser des questions : 

    • à qui il a été acheté, pourquoi, 
    • son mode de vie et ses activités, 
    • s’il a déjà été blessé, s’il a des besoins vétérinaires spécifiques ou de maréchalerie
    • s’il a une peur particulière et comment il réagit à cette situation ou à une situation de stress
    • son degré d’habitude à l’extérieur, 
    • s’il est plutôt dominé ou dominant dans le troupeau
    • son régime alimentaire actuel et s’il a des besoins spécifiques.

    Vous en saurez plus aussi avec les documents officiels de votre cheval (livret et carte d’immatriculation indiquant le nom du propriétaire). C’est comme ça que j’ai eu les infos pour connaître le nom de son papa et sa maman : Nicos du Vivier et Gloria Mia.

    foret soleil pins balade a cheval

    Achat cheval randonnée : la visite vétérinaire d’achat est-elle obligatoire ? 

    Non elle n’est pas obligatoire. Par contre elle est fortement conseillée, sauf si vous êtes vous-même vétérinaire équin.
    Il faut prévoir environ 10% du prix du cheval pour cette visite, c’est donc une somme mais cette visite permet de conclure l’achat de votre cheval de la meilleure des façons : 

    • le vétérinaire, à l’instant T, regarde comment va votre futur cheval 
    • il va aussi faire la visite d’achat en fonction de vos objectifs : est-ce que ce cheval, cette jument est adapté physiquement à vos objectifs équestres de randonnée à cheval ?
    • il pourra vous donner des conseils par rapport à votre cheval et aux balades (attention aux tendons, prévoir un tapis qui dégarrotte beaucoup comme le garrot est saillant, etc.) 

    Bref, on part du bon pied et on apprend plein de choses sur son cheval ou poney.
    Quand j’ai fait la visite vétérinaire pour Oural, la première chose que le vétérinaire a fait c’est de vérifier sa puce pour voir si Oural était bien Oural. Il m’a dit alors que c’était bon, c’était le bon cheval et que donc ça commençait bien ! Ok donc parfois ce n’est pas le bon cheval !!!
    Pour plus d’infos sur la visite vétérinaire d’achat c’est par ici.

    Est-ce que je connais déjà des personnes de confiance pour bien s’occuper de mon cheval ?

    Ces personnes vont être notamment : 

    • un vétérinaire
    • un maréchal ferrant (pour parer ou pour les fers)
    • les soigneurs de l’écurie dans laquelle vous aimeriez qu’il soit.

    Achat cheval promenade : pour conclure

    Acheter un cheval de promenade, c’est un cocktail composé de plusieurs ingrédients : 

    • des questionnements (sur soi-même, son futur cheval, sur la vie en général)
    • du subjectif (le fameux coup de coeur ou ce feeling qui s’est créé)
    • un brin d’audace et
    • de la chance !

    L’achat d’un cheval de promenade, c’est aussi un engagement sur des années, c’est un choix souvent mûri, qui a mis des années à se confirmer !
    Et vous, avez-vous déjà sauté le pas ?

  • Sécurité routière vivre ensemble (et donc avec les cavaliers et les chevaux)

    Sécurité routière vivre ensemble (et donc avec les cavaliers et les chevaux)

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Il y a quelques semaines, je publiais un article sur la sécurité routière quand on part en balade à cheval pour rappeler les règles de sécurité quand on est à cheval.

    C’est un vrai sujet, d’autant qu’il n’inclut pas que les cavaliers mais aussi tous les conducteurs (voitures, camions, motos, scooters) mais aussi les cyclistes ou les piétons !

    Comment réussir tous ensemble à partager la route, à en avoir une utilisation bienveillante en toute sécurité, en faisant attention aux autres et à soi ? C’est une vrai question et c’est bien de cela qu’il s’agit quand on regarde le slogan de la sécurité routière : « Sécurité routière vivre ensemble ». 

    La semaine dernière, j’ai publié une vidéo sur Tik Tok. J’y remercie un conducteur qui a carrément arrêté sa voiture pour me laisser passer avec Oural sur un pont. L’idée de publier cette vidéo était de remercier à nouveau cette personne pour sa bienveillance puisque récemment j’ai eu droit à des coups de klaxon ou encore à des personnes qui nous doublent sans ralentir et (ou) sans s’écarter un peu. 

    J’avais envie de montrer autre chose : de montrer qu’il y a aussi des personnes gentilles qui laissent passer des cavaliers qui sont il faut le dire, comme les cyclistes ou les piétons, plus fragiles sur la route. Voici la vidéo en question.

    @balade.a.cheval

    Une vidéo pour dire un grand merci à ce conducteur. Tellement important de montrer la bienveillance et la gentillesse des gens ❤️ #passioncheval #baladeacheval #chevaltiktok #promenadeacheval #securiteroutiere

    ♬ son original – Balade à cheval

     

    Cette vidéo toute simple a généré un nombre de vues impressionnant (plus de 470 000 au moment où j’écris cet article) et des débats animés. Je n’attendais ni l’un ni l’autre.

    Comme cette vidéo a eu plus de 44 000 likes, 1 700 partages et 700 commentaires, j’ai eu envie de relayer dans cet article les différents débats qu’il y a eu dans les commentaires parce que je trouve que c’est intéressant de connaître les différents points de vue des gens.
    Pour notre approche de la balade à cheval c’est même essentiel car ça donne une ligne de conduite à suivre pour essayer de se sécuriser au maximum avec son cheval sans mettre en danger personne.

    Sécurité routière vivre ensemble : bravo au chauffeur

    De nombreuses personnes remercient le chauffeur pour sa gentillesse et son civisme. Merci à eux !

    Sécurité routière vivre ensemble : des personnes qui se reconnaissent dans le chauffeur

    Ils sont nombreux à avoir expliqué comment ils essaient de faire au mieux s’ils croisent un cheval. Qu’ils soient à moto, en camion, en voiture, ils ralentissent ou s’arrêtent, se mettent sur le côté, patientent.
    Leur objectif : ne pas effrayer le cheval et ne pas risquer une chute du cavalier. Merci à eux !

    Méconnaissance du code de la route

    Certains se posent la question : a-t-on le droit de faire du cheval sur la route ? Et ils ne connaissent pas la réponse.
    Croiser un cheval sur une route c’est une situation assez rare et dans mes souvenirs d’entrainement au code de la route, les questions sur les cavaliers et les animaux en général ne sont pas du tout (mais alors pas du tout) centrales. C’est une situation qui arrive peu mais c’est aussi peut-être une lacune à combler dans les entraînements pour passer son code dans les auto-écoles ?

    Bref, certaines personnes ne savaient pas que les chevaux ont l’autorisation d’emprunter les routes et la vidéo était très bien parce qu’elle a permis de le rappeler : oui les chevaux peuvent aller sur les routes (c’est écrit dans le code de la route). Là où ils n’ont pas le droit d’aller par exemple c’est sur les autoroutes et c’est logique (terre-plein central).
    En tant que cavalier, il faut connaître ça sur le bout des doigts. 

    Les chevaux n’ont rien à faire sur la route

    Appeler la police pour dire que je suis sur une route avec mon cheval, lire que la route n’est pas pour les bisounours (comprenez : les faibles), il y a eu plusieurs commentaires de ce type.
    Certains automobilistes n’ont pas envie de nous voir sur les routes et considèrent que nous ne devrions pas y être. Quand nous y sommes nous les gênons.

    C’est à savoir quand on se balade à cheval. Il faut vraiment faire attention. Il n’y aura pas que de la gentillesse.
    Quand je regarde le slogan de la sécurité routière, je me dis qu’il y a encore du chemin à faire : sécurité routière vivre ensemble. Voilà un objectif magnifique et complexe à la fois quand je lis certains commentaires sous ma vidéo. 

    Abus de gentillesse : j’aurais dû partir au trot

    Un débat s’est lancé rapidement sur la façon dont j’avais réagi. Plusieurs personnes – des cavaliers y compris – me disent que j’aurais dû passer le pont plus vite pour ne pas faire perdre son temps à la personne. J’avoue n’y avoir pas pensé un seul instant et je vais vous expliquer pourquoi.

    Plusieurs réflexions là-dessus : 

    • tout dépend du contexte environnemental : je suis la seule à le savoir mais sous ce pont ce sont les rails du TGV et s’il passe au moment où on franchit le pont ça va faire énormément de bruit. Trotter sur le bitume ça se fait mais il y a un risque de glissade avec les fers, c’est à prendre en compte aussi et on n’a pas franchement envie de glisser sur un pont… Je considère que c’est un passage qui est difficile du coup je reste au pas pour notre sécurité
    • mon cheval et moi on entre aussi en jeu (nos habitudes, ce qu’on arrive à traverser ou pas et à quel rythme, etc.),
    • un cheval est un animal, et c’est aussi une proie, il peut avoir peur à n’importe quel moment alors dans des situations potentiellement complexes, je privilégie le pas
    • le conducteur était tout content de me laisser passer et je n’ai pas du tout eu la sensation d’abuser de son temps parce qu’il était détendu et tranquille et qu’au départ je me suis moi-même arrêtée et mise sur le côté pour le laisser passer
    • on a souvent plusieurs options, plusieurs choix qui s’offrent à nous : j’aurais pu aussi décider de rester arrêtée plus longtemps pour que le conducteur comprenne que je le laissais passer, ou j’aurais pu trotter
    • j’ai l’impression d’avoir un bon pas quand on passe ce pont mais là encore, tout est subjectif (je traverse en 30-40 secondes).

    Bref, je n’essaie pas de me justifier car je ne pense pas en avoir besoin. Ce que j’essaie juste de dire c’est que c’est difficile d’avoir une interprétation d’une situation sans en avoir le contexte, sans avoir toutes les clés.

    on regarde vers l'avenir

    Mais pourquoi est-ce que je m’amuse à me balader sur une route bitumée ?

    Certains ne comprennent pas : pourquoi aller sur une route bitumée alors que je pourrais me balader dans la forêt ou des chemins de campagne ? Que fait cette cavalière à se balader à proximité des rails du TGV sur une route bitumée et un pont qui plus est (il faut vraiment être un peu bête pour en faire un passe temps surtout qu’il y a de tellement beaux chemins de balade !).

    La réponse est simple et demande d’avoir déjà fait quelques balades à cheval : pour accéder à des chemins, à une forêt, assez souvent, on est obligé de faire de petites portions de route à cheval… Ce n’est clairement pas notre partie de la balade préférée mais on est obligé. Et pour les cavaliers qui n’ont pas besoin : vous avez beaucoup beaucoup de chance !

    Des automobilistes qui se plaignent de n’être pas remercié par les cavaliers

    Dans les commentaires, il y en a eu quelques-uns qui trouvaient que les cavaliers ne remerciaient pas quand ils ralentissaient ou s’arrêtaient.
    Dans tous les cas, on a en tant que cavalier une responsabilité et un respect à avoir et tout cela on le trouve dans le “Merci” qu’on va dire à la personne en voiture ou à moto.
    Je remercie systématiquement car je trouve cela trop important mais est-ce qu’on m’a toujours entendu ou vu ? ça je ne sais pas et je m’excuse si certaines personnes que j’ai croisées se sont dit que du haut de mon joli cheval je me croyais tout permis sans même être polie…

    On est sur la route, il y a parfois d’autres voitures ou d’autres bruits extérieurs, se croiser peut aller assez vite, on n’a pas tous la voix qui porte alors est-ce que tous m’ont entendu ou ont compris mon geste de main qui dit merci, je n’en suis pas sûre.
    Et je pense que des dizaines de mercis se perdent entre le cavalier qui le prononce et le conducteur qui ne l’entendra pas.

    La question de l’attente et de la patience dans notre monde qui court à toute allure

    Je ne suis pas partie au trot et du coup au lieu de faire perdre 25 secondes au conducteur je lui en ai fait perdre 40 (en gros).
    Deux écoles se mènent bataille et ce qui est fou c ‘est qu’on peut faire partie des deux : 

    • qui est vraiment à une minute près dans sa vie ? 
    • il y a des moments dans notre vie où on sera à une minute près (rien que pour arriver à 18h00 à l’école plutôt que 18h01 ou attraper ce TGV qui part dans la minute). 

    Clairement, le conducteur qui m’a laissé passé n’était pas à une minute ce jour là, sinon je pense qu’il aurait pris la décision de passer quand je me suis mise sur le côté et qu’on s’est arrêté avec Oural.
    Je suis la première à courir parce que j’ai des impératifs à respecter et que c’est parfois sur le fil.
    Je suis la première à me régaler de mes balades au pas où je prends le temps de vivre.

    mon challenge

    Et si j’avais trotté ?

    J’aurais sans doute eu des personnes qui m’auraient dit que je ne pensais pas aux articulations de mon cheval et que je prenais des risques inconsidérés en trottant sur un pont ! 

    Sécurité routière vivre ensemble : conclusion

    Il y aura toujours à redire alors la bonne chose à faire de manière générale c’est la chose que vous jugerez bonne à l’instant T dans les circonstances dans lesquelles vous êtes avec votre cheval.

    Il y aura toujours des gens pour être d’accord avec vous et d’autres pour n’être pas d’accord. Plaire à tout le monde : les réseaux sociaux nous le montrent tous les jours, c’est tout simplement impossible.
    Et un, deux, trois, quatre débats peuvent naitre d’une vidéo totalement bienveillante et pacifiste dans laquelle on dit juste Merci. 

    Quant au slogan « Sécurité routière vivre ensemble », essayons en tant que cavaliers d’être irréprochables sans pour autant nous mettre en danger et peut-être qu’un jour un spot publicitaire nous sera dédié pour sensibiliser notre droit à la route et la conduite à tenir si l’on rencontre un cheval et son cavalier au détour d’une route.

     

  • Les Chevaux ne mentent jamais : le résumé du livre de Chris Irwin

    Les Chevaux ne mentent jamais : le résumé du livre de Chris Irwin

    Bonjour !
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    Ce livre – Les Chevaux ne mentent jamais – de Chris Irwin me tentait depuis un moment et j’ai profité d’une semaine de vacances à la montagne pour le lire le soir, vers 21h, sous la couette, pendant que mes enfants dormaient.
    Chris Irwin a mis au point une méthode de dressage : le dressage sans résistance.
    Son livre donne des clés de lecture du cheval pour mieux comprendre cet animal et mieux se comprendre nous-mêmes.

    Les Chevaux ne mentent jamais : préface

    Parler aux animaux est-il magique ? Ou est-ce le fruit au contraire d’une certaine logique ? De plusieurs logiques. Une logique canine par exemple. Ou ce qui nous intéresse ici : une logique équine.
    “Lorsque les hommes commencent à apprendre des chevaux et à penser comme des chevaux, alors la magie advient.”

    On en arrive au titre du livre : les chevaux ne mentent jamais. Ils expriment précisément ce qu’ils ressentent. De la peur, de la gêne, du calme, de l’assurance, etc.
    Ils vont donc attendre de nous : 

    • une assurance calme et concentrée
    • de la cohérence
    • de la force
    • de la confiance
    • du courage
    • de l’empathie. 

    “En résumé, ils attendent le meilleur de nous-même.”
    Travailler avec son cheval revient donc aussi à travailler sur soi-même. C’est en travaillant des deux côtés qu’une relation de confiance et de respect mutuels va se construire. 

    “Il faut tomber le masque, oublier vos conflits et vos craintes pour être maître de la situation, en confiance.”
    Plutôt que d’obtenir des réponses rapides, l’objectif va être de prendre le temps de comprendre le cheval.

    Les Chevaux ne mentent jamais : premiers pas

    Tout commence par l’écoute. Etre à l’écoute de son cheval. 

    Jeune adulte, Chris Irwin a démarré en étant palefrenier. Outre s’occuper des chevaux il a appris que les chevaux ont leur personnalité et leurs humeurs : on s’entend mieux avec certains qu’avec d’autres. 

    Il devient ensuite assistant dresseur chez un éleveur puis apprenti dans un grand ranch du Nevada où il dresse de jeunes chevaux pour la balade. Il y rencontre John qui lui apprend quelques préceptes : 

    • “Un cheval doit aller de l’avant, même pour reculer”
    • “Quand le cheval fait ce que tu lui demandes, arrête de demander”
    • un cheval exprime son irrespect en vous tournant le dos.

    Après un accident à cheval au galop, qui lui vaut notamment treize fractures à une jambe, Chris Irwin se dit qu’un travail avant de monter pourrait être bénéfique pour rassurer le cheval. Vient le temps de l’observation : regarder comment les chevaux évoluent entre eux.

    Chris Irwin découvre que comme lui, d’autres dresseurs appliquent une méthode de dressage bienveillante : le dressage sans résistance, que lui appelle “jouer au cheval”.

    Les Chevaux ne mentent jamais : prédateur et proie

    Il y a une dualité entre le cheval et l’homme (Chris Irwin parle de polarité) : 

    • l’homme est un prédateur
    • le cheval est une proie qui se regroupe en troupeau pour se protéger des prédateurs.

    On se retrouve donc avec un prédateur qui essaie de gagner la confiance d’une proie. Et c’est là qu’on comprend que la tâche va être difficile.
    Sachant qu’avant de domestiquer les chevaux pour les monter ou les faire travailler aux champs, les hommes des temps anciens les chassaient pour les manger. On l’a oublié mais est-ce le cas des chevaux ?

    Comment se comporte un prédateur

    Le prédateur fixe une proie. Se concentre sur une proie pour l’attraper. Et la tue pour se nourrir.

    Comment se comporte une proie

    Il n’est plus question de se concentrer sur une chose précise mais plutôt d’avoir conscience de tout ce qui l’entoure pour évaluer et interpréter son environnement sur 360 degrés et éviter tous les dangers et prédateurs. La proie est vulnérable. Son objectif est de ne pas se faire tuer. 

    Et en même temps le cheval doit gérer son quotidien : manger, s’occuper des poulains, interagir avec son troupeau.
    Il doit donc être en état d’alerte perpétuelle et en même temps détendu pour assurer ses besoins.

    chevaux en troupeau

    Le prédateur et la proie ont donc deux visions du monde différentes. Et pour comprendre un cheval, il faut savoir se mettre à la place de la proie, adopter son point de vue, sa façon d’être au monde.
    Une proie qui voit un prédateur arriver a un réflexe : la fuite, parce qu’elle a peur.

    “Il importe donc de toujours se souvenir que l’animal doit effectuer une métamorphose pour passer du statut de proie apeurée à celui de partenaire confiant.”

    Le cavalier qui comprend cela va avoir avec son cheval : 

    • de l’empathie
    • de la patience.

    “Je le constate très souvent : le dresseur tout-puissant qui vient mater l’animal sauvage. Mauvaise pioche. la scène représente plutôt un prédateur traquant une proie terrifiée.”

    Les Chevaux ne mentent jamais : montrer l’exemple

    L’importance d’être dans le mouvement, d’aller de l’avant

    Que cherche un cavalier avec son cheval ? De façon générale c’est le contrôle.
    Et ce contrôle on l’acquiert en corrigeant un ou plusieurs problèmes indésirables. Exemple : mon cheval fait des ruades. Et la première question à se poser c’est : y a-t-il quelque chose que je fais qui provoque ces ruades ?

    Le mouvement vers l’avant constitue la chose la plus naturelle et la plus nécessaire pour un cheval.”

    “Si je devais réduire le cheval à sa psychologie, je dirais qu’il s’agit d’une victime pour qui le mouvement est essentiel.”

    “En essence le cheval dit : si tu veux me dominer, frappe mon arrière-train et fais-moi avancer.”

    Quelles conclusions pour le cavalier : 

    • le cavalier a le réflexe d’immobiliser le cheval pour avoir une sensation de contrôle ce qui est donc en totale contradiction avec sa nature profonde
    • ce réflexe d’immobilité qu’on a se répercute au niveau de l’encolure et de la tête du cheval ce qui correspond à une potentielle attaque de prédateur.

    À la place de la confiance c’est la crainte qui s’installe. 

    Du coup on comprend ici qu’il faut moins monter avec les mains et les rênes et plutôt avec les jambes derrière la sangle et notre poids du corps.

    Comment dominer un cheval naturellement : “en s’y prenant comme un cheval s’y prendrait : en le poussant vers l’avant.”

    “Si nous marchons du centre de l’enclos en direction de l’espace du cheval et en visant son flanc juste derrière le passage de sangle, on crée une pression sur l’animal qui le pousse littéralement à se mouvoir dans la direction opposée.”

    Ce qui est important, c’est d’approcher par l’arrière (si on approche par l’avant on reste à la place du prédateur).

    “Pour contrôler l’esprit d’un cheval, il faut d’abord maîtriser sa croupe.”

    “Chez la plupart des chevaux, il y a un petit endroit en arrière et juste au dessous de la cage thoracique qui fonctionne comme un bouton Marche. Pour obtenir d’un cheval qu’il se déplace à l’intérieur de l’enclos, je me dirige vers cette zone après y avoir appuyé mon regard. C’est alors que nous pouvons “jouer au cheval””.

    Et quand on commence à jouer au cheval, il faut faire comme le cheval : se déplacer avec le cheval pour qu’il ne puisse pas fuir et en même temps en lui laissant assez d’espace pour ne pas lui faire peur.

    Un signe de manque de respect : le cheval tourne son arrière-train en direction d’un autre cheval. Il manque de respect à cet autre cheval. 

    Interpréter certains mouvements des chevaux

    Comment interpréter les mouvements de queue du cheval : 

    • rabattue sur la croupe : inquiétude
    • queue bruisse : agitation 
    • raide et pointée vers le haut : excitation
    • pend tranquillement : calme.

    Comment interpréter le placement de tête du cheval : 

    • tête levée : malaise, souci
    • tête baissée en permanence : signe de soumission née de la crainte
    • tête dans l’alignement de son dos, puis inclinée vers le bas et relevée : cheval en confiance.

    Observer son cheval permet de savoir quelle attitude adopter.
    “S’il se méfie, il a sans doute besoin qu’on lui montre un peu mieux qui commande en le poussant vers l’avant. S’il se détend, le moment est peut-être bien choisi pour le récompenser et l’encourager en prenant un peu de recul.”

    “La confiance s’établit d’abord par le recours au réflexe de troupeau. Le cheval doit se sentir mené comme au sein d’un troupeau par un être qui lui montre l’exemple.”

    On prend alors le lead sur le cheval naturellement.

    “Dans la conscience de la proie, le perdant gagne lui aussi en puissance du moment qu’il reconnaît qu’un individu plus fort va prendre soin de lui.”

    L’importance de la cohérence

    “Les chevaux en ont autant besoin que les enfants.”

    Il ne faut donc jamais tolérer le moindre petit manque de respect du cheval, autrement on leur enverrait un message ambigu et indécis que les chevaux ne comprennent pas. 

    “Le cheval ne ment jamais – son corps dit toujours la vérité. il n’existe aucune barrière entre ce que l’animal pense et ce que son corps exprime. Tout le contraire des êtres humains qui, eux, savent bluffer, simuler et dissimuler.”

    “Les gens cherchent à montrer à leur animal qu’ils sont leur chef alors qu’eux-mêmes doutent, au plus profond d’eux-mêmes, de l’être. Pas de chance. Vous n’arriverez pas à duper l’animal. Ne perdez pas de vue que les chevaux sont des proies, des experts pour ce qui est d’analyser leur environnement. Ils savent repérer un imposteur avant même qu’il ait pénétré dans l’enclos.”

    Que faire alors : dégager de l’assurance par notre langage corporel. 

    “Pour dresser et travailler avec des chevaux calmes, concentrés et confiants, il nous faut commencer par acquérir ces qualités.”

    pré chevaux coucher de soleil

    Les Chevaux ne mentent jamais : accompagner l’énergie

    Le travail à pied

    La nature n’aime pas les angles droits et les chevaux sont pareils : ils sont sensibles aux cercles.

    “Quand on dit “Marche” à un cheval, le mot fait l’effet d’un caillou jeté dans une mare : il déclenche une vague d’énergie qui se propage vers l’avant.”

    “Hors de question d’entraver ce flot d’énergie. Au contraire, il faut l’accompagner, un peu comme le surfer qui chevauche une vague sans la perturber.”

    Travailler dans un enclos ou un rond de longe est la première étape pour installer le respect.

    A cheval

    Il faut ensuite, à cheval, trouver des boutons sur le corps du cheval. Ils sont placés “au niveau de la sangle, de l’arrière de la cage thoracique jusque sous les épaules”.
    Voici les boutons : 

    • un bouton pour la marche avant (appuyer avec les talons ou les jambes)
    • le bouton devant le bouton “marche” qui dit “incurve toi” à utiliser par petite pression
    • un peu plus haut en retrait des épaules pour achever le mouvement commencé avec le précédent.

    À quoi servent les mains ? 

    • Elles accompagnent le mouvement (quand on demande par exemple de tourner)
    • à construire un barrage qui va constituer le réservoir d’énergie du cheval. 

    “La chose est subtile. Je ne dis pas qu’il faut tirer sur les rênes. De même qu’un barrage n’inverse jamais le cours d’un fleuve, les mains ne doivent en aucun cas entraver la progression de l’animal.
    Rassembler le cheval exige de n’exercer aucune pression vers l’arrière avec vos mains. On se contentera de serrer fermement les rênes, une prise à laquelle le cavalier participe de tout son corps, jusqu’à sa colonne vertébrale.”
    On peut donc dire que les mains sont comme les vannes d’un barrage : elles laissent passer le puissance de l’eau dans une seule direction : vers l’avant. Avec une puissance choisie : faible arrivée d’eau, plus grande arrivée d’eau.

    “Monter en contrôlant la direction de l’animal à partir de son thorax avec vos jambes, et en n’utilisant vos mains que pour achever les virages et engranger de la puissance permet de passer du statut de cavalier réactif à celui de cavalier proactif.”
    C’est littéralement comme un surfer qui prend une vague.

    Et si on n’est pas en forme ? Mieux vaut sans doute monter un autre jour car le cheval sentira tout de suite notre hésitation, nos doutes.
    Or un cavalier a besoin 

    • de faire fonctionner son corps comme vu précédemment (jambes, mains, poids du corps)
    • d’être concentré pour aussi inspecter son environnement et voir ce qui pourrait poser souci (il faut avoir le regard de la proie).

    Quelques conseils pour y arriver : 

    • travailler sa respiration (profonde, maîtrisée) pour être calme et concentré, d’ailleurs, pour moi, le temps que j’ai à cheval est en soi une respiration dans ma vie de tous les jours
    • s’accorder des pauses et le droit à l’erreur (qui permet d’apprendre des choses))
    • apprivoiser le stress qui devient alors une source de motivation et d’inspiration
    • apprivoiser ses peurs et les affronter.

    Les Chevaux ne mentent jamais : éducation du cavalier 

    “Ce chapitre va vous aider à changer – changer pour acquérir les qualités et les capacités nécessaires avec les chevaux.”

    Changer = voyager. Voyager = faire des préparatifs.
    Quoi emporter ? Des bagages mentaux : 

    • “la décision claire et irrévocable de changer” avec la volonté nécessaire pour transformer un désir en action
    • la croyance en soi.

    À quoi faut-il faire attention (ce qu’il ne faut pas prendre dans ses bagages) : 

    • ne pas porter les autres pour responsables de ses propres échecs 
    • la culpabilité : pourquoi la ressentons nous ? À quel moment ? Quel sujet ? 

    On ne parle plus vraiment d’équitation ici mais de développement personnel, d’une introspection qu’il faut mener sur soi. 

    Deuxième étape : réfléchir sérieusement au but qu’on veut atteindre. Il faut savoir ce que l’on cherche et ces objectifs vont évoluer au fil de la vie.
    “Dès lors, il est tout aussi important de savoir comment trouver la réponse que de trouver la réponse. Le processus compte autant que le résultat.”

    Exercice : dresser la liste de tout ce qu’on veut changer sur les plans physiques, mental, spirituel.
    Puis dresser la liste de ce qui vous empêche d’effectuer ces changements.

    Pourquoi y a-t-il ces blocages ?

    Puis : trier par ordre de priorité ses objectifs sur le papier.
    Ces objectifs c’est la destination de notre voyage. 

    Conseils : 

    • apprendre à respirer de façon calme, régulière, profonde (penser à la respiration qu’on travaille pour l’accouchement)
    • utiliser son corps, travailler sa souplesse avec du yoga ou du tai-chi par exemple
    • se nourrir spirituellement (méditation en laissant nos pensées suivre leur cours sans les entraver ni les juger)
    • répéter des affirmations positives (quand on fait la vaisselle ou qu’on tond la pelouse on se dit intérieurement “je suis calme et j’ai confiance en moi” ou “ je me tiens droit sur ma selle”
    • visualiser le succès (on a quelque chose à faire de compliqué, alors on déroule les étapes pour accomplir cette chose, il faut que ce soit précis, et qu’on se passe ce film plusieurs fois)
    • Ne pas se dire qu’on est mauvais : à la place, analyser ce qu’on fait pour essayer de s’améliorer (c’est apprendre de ses erreurs)
    • reconnaître le succès quand on réussit et se refaire le film très souvent dans sa tête de cette réussite
    • rire et plaisir.

    “Jusqu’ici j’ai voulu souligner l’importance d’une attitude nette et confiante vis à vis du cheval, une attitude que vous n’adopterez pas comme on enfile une paire de bottes, mais qui vous viendra naturellement de l’intérieur. Il vous faudra du temps. Du travail.”

    Chaque jour qui passe, se demander si on se rapproche de son objectif.

    Les Chevaux ne mentent jamais : caractère et conscience 

    Au contact des chevaux, deux choses se modifient chez l’humain : son caractère et sa conscience.

    Les changements de caractère

    Pour ce qui est du caractère, être avec les chevaux apporte : 

    • de l’assurance (savoir ce que l’on veut et l’exprimer dans ses gestes et ses paroles)
    • du respect (qui se traduit par la confiance, le contrôle)
    • de la concentration (en plus du corps qui dirige le cheval, notre esprit doit être attentif au cheval et à l’environnement)
    • de la force (il faut apprendre à dominer le cheval pour ensuite le guider) que l’on utilise après avoir analysé la situation avec empathie et bienveillance
    • l’humilité : admettre notre ignorance
    • le courage physique et le courage de changer.

    “Courage d’accepter les dangers que l’on court au contact des chevaux; courage d’accepter la casquette de chef que nous leur demandons de nous octroyer. Ces courages-là comptent parmi les plus difficiles à trouver. Mais armés de notre assurance calme et concentrée, de notre force patiente et de notre humble conscience de notre ignorance, nous sommes sur la bonne voie.”

    Processus d’apprentissage : la règle du 1,2,3,4 : le cheval fait ce qu’on lui demande une fois, deux fois, trois fois, quatre fois. Cela devient une habitude.

    “Quand un cheval rencontre quelque chose qui le perturbe, sa première réaction est de se tourner vers son cavalier. Ce dernier ne doit en aucun cas alimenter l’appréhension de sa monture. Il doit au contraire anticiper la question et savoir y répondre de façon claire : “ça ne me pose aucun problème, tout va bien” et soulagé l’animal poursuivra sa route.”

    Les changements de conscience

    Au niveau de la conscience, l’humain est aussi transformé : 

    • par la fonctionnement de la proie (on apprend à se concentrer sur l’environnement dans son ensemble plutôt que sur un point précis comme le prédateur), le monde n’est pas qu’un terrain de chasse
    • avec ce fonctionnement de proie on comprend aussi que l’objectif (tuer sa proie) n’est pas la seule façon de voir les choses : pourquoi ne pas s’intéresser au contexte (le pré où se trouve la proie)

    Au contact des chevaux, on apprend donc à voir le monde différemment, sans chercher à le modifier.

    “Si nous parvenons à penser en prédateurs que nous sommes tout en ressentant le monde comme les proies – et c’est à mon sens ce que les chevaux attendent de nous – alors je suis certains que nous serons près de panser nos plaies les plus intimes.

    Les duels entre chevaux : le cheval qui perd n’est pas vaincu. Il sort renforcé de la confrontation parcequ’il a trouvé un cheval plus fort qui va pouvoir le protéger.

    “Les individus tirent leur sens et leur valeur du rôle qu’ils occupent dans le groupe.” Encore une autre leçon que les chevaux nous apportent.

    Les Chevaux ne mentent jamais : Etiquette

    Etiquette est un cheval perturbé. Chris Irwin raconte comment il a réussi à le soumettre dans un enclos.

    Les Chevaux ne mentent jamais : Epilogue

    Etre proche des chevaux, c’est une magnifique potentialité de développement personnel.

    Avant, le cheval nous aidait à nous déplacer, à labourer. Et aujourd’hui il peut encore nous apporter une puissance spirituelle personnelle et environnementale. 

    Les Chevaux ne mentent jamais : Postface

    “Lorsqu’on monte un cheval, notre esprit doit agir comme le capitaine d’un bateau car l’esprit du cheval est très semblable au vent. Personne n’ignore qu’un marin ne lutte jamais contre le vent, qu’il ne cherche jamais à le contrôler par la force, mais qu’il apprend à manœuvrer ses voiles au mieux.”

    Le cheval devient un élément d’aide dans la psychologie.

    “Linda leur a montré comment faire avancer l’animal en l’approchant par derrière, puis comment l’arrêter en se tenant devant lui.”

    “Les chevaux nous permettent de plonger en nous-mêmes jusqu’à retrouver notre moi profond.”

    Conclusion

    Ce livre m’a fait réfléchir à plein de choses : aux chevaux, mais aussi à moi-même et à mon rapport au monde.
    Est-ce que je le conseille : oui. Vous pouvez par exemple le trouver en cliquant ici.

    Si je devais le synthétiser, qu’est-ce que je noterais (l’exercice est intéressant pour mieux se souvenir du livre je pense) :

    • cette dualité proie/prédateur et la nécessité pour l’homme de voir et ressentir le monde comme une proie pour comprendre le cheval tout en pensant encore comme un prédateur
    • approcher par l’arrière pour faire avancer le cheval (à pied)
    • les comparaisons des chevaux avec le vent et la mer (les vagues) qui sont très parlantes je trouve, surtout quand on imagine le cavalier comme un capitaine de bateau ou un surfer
    • travailler avec son cheval = aussi travailler sur soi-même (on entre dans la sphère du développement personnel)
    • l’importance d’aller vers l’avant et des jambes et de l’assiette plutôt qu’immobiliser le cheval et tenter de contrôler l’encolure et la tête du cheval avec ses mains et les rênes
    • en tant que cavalier, passer dans l’esprit du cheval du statut de prédateur au statut de chef de troupeau (celui qui contrôle, celui qui protège).
  • Cheval stressé en balade : et si c’était le vent ?

    Cheval stressé en balade : et si c’était le vent ?

    Bonjour !
    Le vent peut tout changer en balade… mais ce n’est pas la seule source de stress. Ce guide gratuit vous propose 16 astuces concrètes pour rester zen, même quand les conditions se compliquent. 🙂

    Le vent et le cheval : expérience

    Quelques semaines après avoir choisi Oural comme compagnon de balade, on est parti en balade avec mon chéri un jour de météo pas terrible comme ça peut arriver à Rambouillet. Ciel gris, quelques averses et surtout quelques rafales de vent. C’était la fin de l’hiver. C’est ce jour-là que je me suis rendue compte assez vite que le vent rendait nerveux Oural. Il chauffait, il avait les oreilles dressées comme des i, attentif au moindre bruit. Sa sensibilité était exacerbée.
    Chaque cheval va avoir ses zones de crainte et de nervosité, il peut y avoir par exemple la peur des voitures ou encore la peur des chiens.
    On a travaillé ensemble là-dessus, et ça s’est réglé en quelques semaines.
    Trois ans après, nous voilà en Provence avec le mistral (qu’on appelle aussi le vent fou)  qui aime s’inviter dans nos balades et tout va bien depuis des années.

    L’objectif de cet article est double : 

    • j’avais envie de m’interroger sur le pourquoi de cette sensibilité au vent chez beaucoup de chevaux
    • et de vous partager comment avec Oural on a apprivoisé les facéties du vent.

    Comprendre son cheval

    Le cheval est une proie dans la nature.

    On regarde souvent le comportement du cheval avec notre prisme d’être humain. On n’y peut rien et je le fais aussi. Mais pourtant le cheval n’a pas la même perception des choses que nous. 

    Le cheval est une proie et ses sens sont différents des nôtres, adaptés à sa place de proie dans la nature.

    Sa principale défense est la fuite, une fuite rapide devant le danger (décidée rapidement grâce à ses sens très développés et rapide grâce à la vitesse de son galop). Et : 

    • pendant notre balade nous lui demandons pourtant de continuer à avancer,
    • se pose la question de comment fuir le vent : ce souffle invisible, ce possible ennemi fantomatique ?

    Les sens du cheval

    Le cheval scrute les alentours et engrange des informations grâce à : 

    • ses oreilles qui perçoivent des fréquences plus élevées que les nôtres (les jours de grand vent on peut d’ailleurs observer et voir qu’elles bougent beaucoup plus souvent que des jours sans vent)
    • ses yeux mais il faut se souvenir qu’il ne voit pas derrière lui et juste devant lui
    • ses narines avec un odorat fin et sensible.

    vent et balade à cheval

    Cheval stressé en balade : les effets du vent 

    Le vent va agir comme un amplificateur et un transformateur de bruits et d’odeurs.

    Le vent modifie la nature

    • il a le don de donner vie à un champ d’herbes hautes, aux feuilles sur les branches qui se mettent à bouger au rythme de ses rafales
    • il peut faire s’envoler des feuilles mortes ou (triste) des sacs plastiques

    Le vent crée différents bruits (et certains peuvent d’ailleurs nous surprendre nous aussi) : 

    • le bruit du vent lui-même (un murmure doux, un rugissement profond presque animal, un sifflement aigu ou une lamentation déchirante) qui peut masquer d’autres bruits que le cheval aimerait pourtant entendre pour comprendre son environnement
    • il fait craquer une branche ou battre les herbes entre elles 
    • des bruits que nous n’entendons pas mais que le cheval entend.

    Petit exemple en vidéo où je vous ai capturé le bruit des rafales de vent.

    Le vent est aussi un amplificateur et/ou un perturbateur d’odeurs pour le cheval : il lui apporte sans doute beaucoup d’odeurs à traiter en même temps, qui même si elles sont lointaines peuvent le rendre nerveux.

    Bref, un jour de vent, c’est la nature toute entière qui s’anime et peut brouiller les sens.

    On comprend mieux pourquoi un cheval peut se sentir vulnérable en temps venteux.
    Alors, comment le rassurer ?

    Apaiser un cheval nerveux par temps venteux 

    Donner à son cheval la possibilité de vivre en extérieur

    Un cheval est un animal, il est né pour vivre dehors. Quand on monte en extérieur (mais je pense dans toutes les disciplines), avoir son cheval au pré ou dans un grand paddock est une solution à énormément de problèmes.
    C’est vrai pour la question du vent et des chevaux et c’est logique.
    Un cheval au pré ou en paddock va être plus habitué au vent : à le sentir, à voir des branches bouger, à la différence d’un cheval en boxe qui aura peut-être la chance de voir des feuilles bouger de son boxe mais pas sûr.
    Avoir son cheval dehors va permettre de l’habituer au vent sans qu’on ait rien à faire. C’est une affaire entre le vent et le cheval.

    Cheval stressé en balade : le travail en main pour progresser

    Partir avec son cheval faire une petite balade à pied, juste en licol est je trouve toujours une bonne idée. Pourquoi ne pas essayer un jour où le vent souffle un peu pour commencer à travailler pendant un court moment la relation au vent ?
    On pense à réconforter, à féliciter, à rassurer, à caresser et à récompenser aussi avec quelques carottes. 

    Cheval stressé en balade : le lâcher en liberté avant de partir

    Dans un rond de longe ou une carrière, on laisse le cheval se défouler et s’habituer à l’extérieur et au vent avant de partir en balade.

    Cheval stressé en balade : associer au vent un petit bonheur

    Emmener son cheval brouter un jour de vent est une autre option à envisager : 

    • on travaille le relation entre le cheval et le cavalier dans un moment simple
    • le cheval pense à autre chose en broutant et se régale.

    Cheval stressé en balade : prendre l’habitude de sortir par temps venteux

    Pour réussir à apprivoiser le vent à cheval, il n’y a pas 36 solutions, il va falloir partir en promenade quand il y a du vent.
    Au départ, on se choisit un objectif assez simple, qu’on peut augmenter au fur et à mesure. Quelques exemples d’étapes : 

    • une balade courte de 45 minutes en terrain connu un jour où il n’y a pas trop de vent (des chemins qu’on connait par coeur)
    • refaire la même balade un jour de plus grand vent 
    • partir 1h30 un jour où il n’y a pas trop de vent et en terrain connu
    • partir 1h30 un jour où il n’y a pas trop de vent sur des chemins qu’on connaît moins.

    C’est ce que j’ai fait avec Oural et ça a bien fonctionné pour nous deux. On y est allé progressivement en prenant notre temps.

    En gros on peut jouer sur trois critères pour varier

    • notre connaissance des chemins (connaissance extrême ou connaissance moyenne ou moindre)
    • le temps passé
    • le degré de vent.

    Occuper l’esprit du cheval 

    Il y a un quatrième critère dont on pourrait parler c’est l’allure. À quelle allure faire ces balades ? Faut-il rester toujours au pas ? Le trotting est-il une bonne idée ? Et le galop ?

    Au début, le pas est une bonne allure. Elle permet de prendre son temps, de se détendre tout en étant attentif à l’environnement. Mais vouloir rester au pas coûte que coûte peut être aussi une mauvaise idée. Cela va vraiment dépendre du cheval et de son mood du moment. 

    Le trotting est une solution géniale pour mettre le cheval au travail et lui faire un peu oublier qu’il est regardant sur le vent. Un cheval nerveux, fébrile, peut s’apaiser après un trot de plusieurs minutes qui va lui permettre de se dépenser et de penser à autre chose.
    Pour le galop les jours de vent quand on a un cheval qui n’est pas serein avec le vent, mieux vaut reporter et en rester au pas et au trot. On travaillera au galop plus tard, quand le pas et le trot au calme un jour de vent sera acquis.

    trotting un jour de vent

    Cheval stressé en balade : le pouvoir des rênes longues

    Dans une situation un peu stressante, en tant que cavalier, on a souvent le réflexe de reprendre les rênes comme pour essayer de reprendre le contrôle en quelque sorte. Et c’est souvent contre-productif. Si le vent stresse notre cheval et qu’on reprend les rênes, on le prive de son mouvement de tête et d’encolure qu’il a rênes longues (possibilité de regarder un peu à droite, à gauche pour se rassurer seul) et on lui envoie un message qui peut être stressant : il est en train de se passer quelque chose, c’est le moment d’être sur ses gardes et c’est peut-être dangereux.

    Le graal du second cavalier dont le cheval n’est pas embêté par le vent

    Pour calmer et habituer un cheval un peu sur l’œil les jours de vent, c’est top aussi. On sort à deux ou trois et les chevaux des autres cavaliers n’ont pas ou plus (ou savent en tout cas gérer) cette sensibilité au vent.
    Le groupe peut vraiment rassurer le cheval qui est avant tout un animal grégaire. Encore faut-il que ce soit un groupe avec des chevaux calmes. Si les chevaux sont tous énervés, ça peut être totalement contre-productif donc il faut bien choisir avec qui on part.
    On pourrait dire : mieux vaut partir seul que mal accompagné si vous voyez ce que je veux dire.

    Cheval stressé en balade : être un cavalier rassurant et détendu

    C’est l’élément le plus important avec le lieu de vie du cheval (pré, paddock : en extérieur) à mon avis.

    Même si le vent ne nous enchante pas et peut nous énerver ou nous stresser nous aussi, il va falloir garder ses sentiments pour soi pour ne pas les communiquer à son cheval (sinon c’est un cercle vicieux qui démarre : tu es tendu, je suis tendu, on est tendu). Les chevaux ressentent les émotions de leur cavalier.
    On est un peu comme un capitaine de bateau ou le gardien d’un phare. On est là pour naviguer, diriger, éclairer.

    L’idée est donc : 

    • d’être attentif à son environnement et aux réactions de son cheval
    • d’être calme et confiant
    • de respirer tranquillement, calmement
    • de caresser pour rassurer et féliciter
    • de parler pour rassurer et féliciter avec un ton calme et rassurant (oui je sais j’insiste sur certains mots mais ils sont tellement importants)
    • de mettre en sourdine son stress ou sa tension pour ne pas la communiquer à son cheval.

    L’objectif étant le suivant : montrer au cheval qu’avec nous il est en sécurité. 

    Être cavalier c’est savoir se remettre en question et accomplir un vrai travail sur soi-même, le graal étant d’essayer de trouver cet équilibre entre calme, sérénité et une réelle attention pour savoir être réactif si besoin et décider si à cet endroit précis il y a un potentiel danger.

    Cela veut parfois dire rebrousser chemin… Il n’y a pas trop de rapport avec le vent, mais il y a quelques semaines, on explorait avec Oural de l’autre côté de la rivière et à un moment donné, au milieu du chemin je vois un pont avec des cylindres au sol. Première fois que je vois ça en balade, on s’approche avec Oural pour regarder et voir si on peut passer ou pas. Et franchement ce que j’ai vu ne m’a pas plu. ça m’a paru dangereux et j’ai su qu’il fallait rebrousser chemin. Autant dire qu’Oural a senti direct que quelque chose n’allait pas : est-ce que c’était à cause de moi ? Est-ce que c’était lui ? Sans doute un mélange des deux. Bref, on a rebroussé chemin et en rentrant j’ai cherché le nom de ce machin. C’était un passage canadien pour éviter aux gros animaux de passer.

    Je ne vais pas faire passer à mon cheval un endroit qui me semble dangereux. Je veux le tenir éloigné du danger alors là je ne passe pas. Donc il y a cet équilibre aussi à trouver : quelle est notre limite, quelle est notre définition du danger ? Et là on voit que monter à cheval devient vraiment philosophique.

    Choisir de rebrousser chemin à certains moments montre aussi à son cheval qu’on est là pour assurer sa sécurité et ne pas prendre des risques inconsidérés. Je ne sais pas ce que vous en pensez ?

    Il faut se faire confiance et cette confiance elle s’acquiert au fur et à mesure, et elle peut se fissurer à n’importe quel moment, à nous de la consolider la fois suivante, et encore la fois d’après, et encore, et encore.
    Et c’est en se faisant confiance que notre cheval va apprendre à nous faire confiance et à se sentir en sécurité avec nous. C’est un travail sur le long terme. Des semaines. Des mois. Des années. 

    Savoir rester en sécurité 

    Ce n’est pas parce qu’on travaille l’acceptation du vent en balade avec son cheval qu’il faut sortir par tous les temps : on a vu plus haut qu’il fallait proposer au cheval des choses d’abord assez simples pour qu’il se sente en confiance donc l’idée n’est pas de sortir explorer un nouvel endroit pendant une demi-journée avec des rafales à 50 kilomètres par heure dès la première fois. On sort quand il y a un peu moins de vent et on adapte son itinéraire avec des chemins connus et un peu moins exposés aux vents pour commencer.

    Regarder la météo avant de partir est une bonne habitude à prendre : s’il y a des alertes en cours, on remet sa balade à un autre jour. Même si le vent est invisible il a de sacrés pouvoirs : 

    • il peut être très désagréable pour le cavalier (vous sentez cette rafale qu’on se prend parfois en plein visage comme une claque et qui l’espace d’une seconde nous empêche de respirer ?) comme pour le cheval
    • il peut faire tomber des branches d’arbre, en forêt comme en plaine et mieux vaut ne pas être dessous.

    À nous de trouver le point d’équilibre entre sécurité et potentiel danger pour savoir remettre notre promenade à plus tard quand c’est nécessaire.

    En conclusion sur le cheval stressé en balade à cause du vent

    En enquêtant sur le vent, je suis tombée sur un mot que je ne connaissais pas : la météoropathie.
    Voici la définition : étude des rapports entre les conditions et phénomènes météorologiques et la pathologie humaine ou animale.
    Je suis tombée sur le sujet via cet article vraiment intéressant sur le vent. Le vent peut jouer un rôle sur notre état mental, sans forcément qu’on s’en aperçoive.
    Nous aussi on a donc une certaine sensibilité au vent, qui va varier selon les personnes.

    Et en même temps, n’oublions pas la poésie du vent. De cette petite brise qui caresse doucement un champ de blé qui devient mer. De ce petit vent chaud qui nous amène des odeurs de plantes aromatiques. Le vent c’est aussi ça.

    vent champ

    N’hésitez pas à partager les expériences de vos balades ventées ci-dessous.

  • Tapis randonnée cheval : 6 questions/réponses pour bien le choisir

    Tapis randonnée cheval : 6 questions/réponses pour bien le choisir

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Quand on pense aux choix du tapis de balade, de nombreux critères peuvent entrer en compte : critères morphologiques, pratique (balade/rando, dressage, obstacle, etc.) esthétiques ou encore financier.
    Dans cet article, on va s’intéresser surtout au choix du tapis en fonction des critères morphologiques du cheval et de notre discipline préférée :  les sorties en extérieur

    Haut garrot ou petit garrot ? 

    C’est la première question à se poser pour trouver le bon tapis. 

    La première chose à faire est de regarder le dos de son cheval. A-t-il un garrot proéminent, haut ? Ou au contraire un garrot assez bas ? En observant cela vous saurez quel tapis sera adapté à votre cheval

    • un tapis très dégarroté à l’avant pour les chevaux à haut garrot
    • un tapis avec une coupe plus droite pour les chevaux au garrot plus bas.

    Je vous montre ci-dessous l’exemple avec Oural : le tapis noir n’est pas adapté à sa morphologie et le tapis bleu est adapté parce qu’il suit la courbe de son dos.
    Vous pouvez faire l’exercice avec votre cheval pour voir si le tapis ou les tapis que vous utilisez correspondent à la courbe de son dos.
    C’est simple mais on en parle assez peu et on y pense pas forcément.

    tapis rando garrot hauttapis garrot bas

    Bon à savoir : il est important aussi que le tapis soit un peu dégarrotté à l’arrière pour éviter des points de pression à l’arrière de la selle et laisser la colonne vertébrale dégagée.
    On le voit dans la forme du tapis bleu : à l’arrière il remonte un tout petit peu.

    Tapis randonnée cheval : chabraque ou tapis qui suit la forme de la selle ?

    Il y a deux grandes formes de tapis : 

    • le chabraque, rectangulaire qui est le plus classiquement utilisé
    • et le tapis aux contours de la selle.

    Pour les balades et les randos, on choisit le chabraque : plus grand il protège le dos du cheval et permet de ne pas faire frotter la bagagerie (sacoches).

    Le tapis à poches, est-ce une bonne idée ?

    C’est une bonne idée pour mettre des choses légères dedans : un peu de corde, un cure-pied, un licol léger, une petite bouteille d’eau.
    Il faut faire attention à deux choses : 

    • ne pas trop remplir les poches
    • mettre un poids équilibré sur chacune des poches.

    Avec le tapis à poches, c’est le cheval qui porte en direct le poids des poches à l’arrière tandis qu’utiliser des sacoches fixées à la selle permet de mieux répartir le poids et d’éviter l’effet brinquebalant qu’il peut y avoir avec des tapis à poches lors des allures.
    Pour en savoir plus sur les marques de tapis à poches, c’est par ici.

    Bref, pour résumer : si vous partez sans besoin de grand chose pour quelques heures, le tapis à poches suffit. Si vous souhaitez partir avec votre pique-nique, de l’anti moustique, la crème solaire, deux bouteilles d’eau, un cure-pied, une brosse et des hipposandales au cas où, il faudra se tourner vers les sacoches à fixer sur la selle.

    Tapis randonnée cheval : La taille du tapis

    Il y a généralement 3 tailles de tapis : 

    • taille poney
    • taille cheval 
    • taille grand cheval.

    Le tapis à la bonne taille c’est celui qui ne couvre pas les reins et qui en même temps est assez grand pour éviter des points de pression ou des frottements pour le dos du cheval. 

    Pour Oural, la taille du milieu : taille cheval, fonctionne bien.
    Exemple chez Ronzon Legend : 

    • tapis cheval classique : 52cm hauteur x 60cm longueur de dos 
    • tapis pour grand cheval : 57cm hauteur x 70cm longueur de dos.

    Pour la question de l’épaisseur, il est conseillé d’utiliser des tapis fins pour ne pas risquer de compromettre la bonne taille de la selle.
    L’idée c’est qu’on a une paire de chaussures à sa taille (la selle) et qu’on cherche donc des chaussettes pas trop épaisses (le tapis) pour ne pas se retrouver trop serré (désagréable sensation qu’on a tous déjà vécu au moins une fois non ?).

    Tapis randonnée cheval : quelle matière privilégier pour des balades à cheval ?

    Plusieurs matières sont utilisées pour les tapis d’équitation : 

    • le coton
    • la laine
    • les matières synthétiques comme le polyester 
    • la peau de mouton.

    Les tapis de selle en coton

    Le coton est facile d’entretien : il se nettoie à la machine.
    Il est aussi intéressant parce que c’est une matière naturelle, respirante et hypoallergénique.

    Son seul défaut : il se mouille très vite au contact de la sueur du cheval et met du temps à sécher.
    Pour les balades ou randos à cheval cela peut être gênant : 

    • imaginons une forte transpiration du cheval ou la pluie, alors le tapis mettra du temps à sécher et cela peut être embêtant si vous devez repartir par exemple après une pause déjeuner 
    • si vous êtes partis pour une balade de 4 heures et que votre cheval transpire assez vite, cela peut devenir inconfortable pour lui les trois heures suivantes et peut risquer de le blesser (risque de frottement avec l’humidité)
    • de manière générale, votre selle a plus de risques de s’imprégner de la sueur de votre cheval. 

    Pour éviter ça, vous pouvez opter pour le tapis de selle en coton nid d’abeille : ses alvéoles permettent d’être plus respirant, d’évacuer la transpiration. Il sèche aussi plus vite. Ce sont des tapis sur lesquels on voit un motif en relief : ces fameuses alvéoles. Pour l’extérieur c’est donc une bonne idée mais votre tapis sera quand même mouillé.

    Les tapis de selle en laine 

    Ils sont un choix intéressant pour l’extérieur : 

    • la laine absorbe plus facilement l’humidité (sueur du cheval, pluie)
    • c’est un isolant qui protège du chaud et du froid
    • ce sont des tapis solides
    • matière naturelle, la laine est hypoallergénique 
    • un peu plus épais, ils amortissent mieux les chocs et offrent un confort au cheval et au cavalier.

    Par contre, la laine et les machines à laver le linge ne font pas bon ménage (je pense à ma belle robe en laine qui m’arrive maintenant aux fesses et à un pull que j’adorais qui a rapetissé en taille 10 ans après une malencontreuse machine) alors il est préférable de nettoyer soi-même son tapis (brosse pour enlever la poussière, les poils, jet d’eau ou lessive laine à la main dans un deuxième temps).
    Autre inconvénient : le prix élevé.

    C’est la laine que je teste en ce moment avec le tapis Ronzon Legend Woolrider. A la première balade j’ai été tout simplement impressionnée de la différence : le tapis était sec après 2h30 d’extérieur alors que précédemment avec des tapis en coton ou synthétiques, j’étais habituée à des tapis un peu mouillés.

    Les matières synthétiques comme le polyester pour les tapis d’équitation

    Ce sont des tapis solides, légers, peu chers et faciles d’entretien (ils passent à la machine sans souci).
    L’inconvénient principal : ces tapis ont une absorption limitée de l’humidité. Pour des longues balades ou des balades par temps chaud ce n’est pas le mieux.

    Un exemple de tapis : le Décathlon tapis de selle équitation randonnée cheval. Actuellement en rupture de stock, je m’en suis servie plusieurs années quand j’étais à Rambouillet. Composé à 65% de polyester et 35 de coton, il m’a été bien utile. C’est un tapis à poches donc on met des choses légères dedans pour ne pas gêner le cheval. Comme il est bien dégarrotté, il correspond bien à Oural. S’il était de nouveau en stock, je pense que j’en rachèterais un pour avoir un tapis de secours par rapport au Ronzon legend. Mais je ne pourrais pas l’utiliser pendant les mois les plus chauds je pense, même en montant tôt le matin ou tard le soir (trop de transpiration).

    La peau de mouton pour son tapis de selle

    Ce sont des tapis confortables, hypoallergéniques,  qui réduisent les points de pression et les frottements et amortissent les chocs.
    Ils sont respirants ce qui permet une bonne circulation de l’air sous la selle et absorbent bien l’humidité gardant le dos du cheval sec. Ce sont des tapis qu’on garde longtemps.

    Les deux inconvénients, comme pour les tapis en laine, sont le prix élevé et l’entretien qui nécessite du temps (brossage pour éliminer les poils et la saleté incrustée, nettoyage à la main). Je n’ai jamais testé encore mais ça paraît être un bon choix de matière pour l’extérieur.

    Tapis randonnée cheval : quelle couleur pour mon tapis de balade ?

    Une couleur voyante c’est pas mal ! Idéale pour la saison de la chasse qui dure presque la moitié de l’année. Quand on peut choisir, des couleurs comme le rouge, le bleu, le violet, le jaune permettent d’être bien visibles en extérieur.
    Les goûts jouent un rôle aussi, on ne va pas se le cacher : on est plus attiré par telle ou telle couleur alors autant se faire plaisir. D’ailleurs, vous n’avez qu’à regarder la couleur de mon nouveau tapis pour connaitre ma couleur préférée !

    Tapis randonnée cheval : conclusion

    Le choix d’un tapis n’est pas si anodin que ça. On pense souvent à la selle, mais le tapis a un grand rôle à jouer aussi : après tout c’est lui qui se retrouve en direct avec le dos de notre cheval.
    Inconfortable, il risque de blesser ou de provoquer des gênes et de l’énervement.

    C’est ça qui est intéressant aussi quand on monte à cheval : se poser des questions sur le matériel qu’on utilise et essayer de trouver ce qui va être le plus adapté à son cheval et à sa pratique de l’équitation, tout en suivant son porte-monnaie. Assez souvent, on manque de temps et c’est difficile de se renseigner sur l’ensemble du matériel sans y passer des heures, j’espère avec ce blog vous faire gagner un peu de temps.

    Un matériel qui correspond à son cheval c’est un cheval plus détendu. Et idem pour nous d’ailleurs : trouvons des affaires dans lesquelles on est confortable pour se sentir bien et au maximum de nos capacités quand on part en balade à cheval, que ce soit à pied ou à cheval.
    C’est un peu comme une recette de cuisine : est-ce qu’on met un peu plus de sel ? Est-ce qu’on ajoute du gingembre ? Est-ce qu’on choisit plutôt des pommes de terre ou des pâtes ? De la viande ou du poisson ? Une cuisson au four ou dans une marmite ? On cherche sa recette idéale. Celle qui va nous plaire à nous et à notre famille. On cherche notre promenade à cheval idéale, celle pendant laquelle on est heureux et notre cheval aussi. Et le choix du matériel fait définitivement partie des ingrédients de la recette.