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  • Balade à cheval Corse : 10 adresses incontournables en Haute Corse

    Balade à cheval Corse : 10 adresses incontournables en Haute Corse

    Bonjour !
    Vous rêvez d’une balade à cheval en Corse ? Ne manquez pas le guide des 16 astuces simples pour réussir vos balades à cheval. Un concentré de conseils utiles à télécharger gratuitement juste ici ! 🙂

    Vous êtes nombreux à lire l’article sur les manades au top en Camargue et comme j’ai passé mes vacances en Corse cette année, je me suis dit qu’un article sur les centres équestres pour balader à cheval sur l’île de beauté pourrait être utile pour de nombreux cavaliers !

    L’objectif de cet article est tout simple : vous proposer la liste des meilleurs centres équestres, ranchs, écuries, centres hippiques, fermes équestres pour une balade à cheval en Corse et plus précisément en Haute Corse (la partie Nord de la Corse).
    Attention, si vous cherchez les bonnes adresses pour des promenades à cheval en Corse du Sud, c’est dans cet autre article.
    Et si vous voulez d’abord un petit aperçu généraliste des balades à cheval en Corse alors je vous conseille cet article : les 7 conseils pour préparer sa balade en Corse

    Pour la Camargue, j’avais travaillé sous la forme d’un tableau en regardant les avis Google et les sites web. Pour la Corse cette fois-ci j’ai préféré synthétiser ce que j’ai trouvé sous forme de fiches pour que ce soit plus visible et utiliser Google Maps pour créer une carte avec la localisation des ranchs et écuries pour vous simplifier la vie.

    Balade à cheval Corse : la carte des adresses en Haute Corse

    Voici la carte et comme vous le voyez les centres équestres sont le plus souvent situés en bord de mer. Là où sont les vacanciers. 

    Carte promenade a cheval haute corse

    Pourtant, je vous invite vraiment à découvrir l’arrière-pays Corse. J’étais à une vingtaine de kilomètres de Corte cet été, en vacances dans les montagnes corses et je me suis régalée.
    Je vous explique brièvement pourquoi : 

    • il fait moins chaud que sur la côte puisqu’on était par exemple à 900 mètres d’altitude
    • les paysages sont magnifiques, les vues superbes
    • à la place des plages qui peuvent être victimes de leur succès l’été, des rivières aux eaux limpides assez peu fréquentées
    • un peu partout sur les routes de montagnes, de petits points de vente de fromages ou charcuterie corses, souvent sur les lieux d’exploitation
    • et globalement beaucoup moins de monde que sur la côte.

    Bref, vous imaginez bien que pour des balades à cheval ça peut être vraiment pas mal ! 

    Place maintenant aux petites fiches consacrées aux adresses que j’ai trouvé pour des balades à cheval en Haute Corse. 

    Ranch U Tragulinu

    Note Google : 4,8 pour 66 avis

    Lieu : Farinole à 15 minutes de St Florent

    Est-il ouvert toute l’année ? Oui

    Pour qui sont les balades : tout niveau

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? Avec les poneys oui, avec les chevaux il faut appeler pour poser la question

    Le petit + : Le ranch fait aussi table d’hôte avec des produits issus de leur ferme (charcuterie, fromage) ou de leurs voisins

    Les balades proposées : 

    • balade dans les montagnes et à la plage
    • plusieurs heures possibles
    • des balades à poney jusqu’à la plage avec baignade

    balade a cheval cap corse

    Ranch Caval’ en liberté

    Note Google : 4,8 pour 69 avis

    Lieu : Olmeta-di-Tuda  à 32 minutes  au sud ouest de Bastia

    Est-il ouvert toute l’année ? En attente de la réponse du ranch

    Pour qui sont les balades : en attente de la réponse du ranch

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? oui

    Le petit + : les chevaux vivent en totale liberté sur une quinzaine d’hectares et Laurence Derik, la monitrice et accompagnatrice des balades pratique aussi la médiation équine et l’équithérapie.
    Le second petit + : on peut louer le gîte roulotte au coeur du ranch à partir de 80 euros pour 4 personnes.

    Le troisième petit + : 5 cavaliers maximum en débutant et 6 en confirmé

    Les balades proposées : 

    • la matinale avec découverte des plantes du maquis et de leurs vertus (70 euros)
    • balade d’une heure à cheval (25 euros)
    • balade d’une heure à poney (20 euros)
    • balade journée. 

    Arbo Valley en Balagne

    Note Google : 4,8 sur 141 avis Google

    Localisation du ranch : Monticello à 15 minutes en voiture d’Ile Rousse

    Est-il ouvert toute l’année ? Oui

    Pour qui sont les balades : elles sont à partir de 10 ans

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? oui (voir plus bas)

    Le petit + : ici, les chevaux vivent en liberté aussi. 60 chevaux sur un domaine de 20 à 60 hectares. Le top pour des chevaux bien dans leur tête et à l’aise en extérieur !

    Les balades, là encore, font rêver : 

    • de juin à septembre le désert des Agriates en 2h30 ou 5h (65 ou 120 euros) de 2 à 10 personnes, allure en fonction du niveau du groupe
    • la baignade avec les chevaux (2 heures) de 2 à 8 personnes pour 80 euros
    • 2h30 de balade dans la vallée autour du centre
    • une balade de 2h30 sur les sentiers avec vue mer et montagne (65 euros)
    • une balade de 4 heures pour aller à la plage de Lozari (100 euros)
    • une balade de 6 heures à la découverte des villages corses avec vues mer et vues montagne. 

    Attention à une chose : il est clairement dit que l’allure est choisie en fonction du niveau du groupe. C’est très bien que ce soit écrit et si vous êtes confirmé pensez bien à demander si les premiers inscrits le sont aussi si vous avez envie d’une balade avec du trot et du galop. 

    Balade à cheval Corse : le Ranch Paganacciu

    Note Google : 5 étoiles pour 64 avis

    Lieu : Penta di Casinca, à 45 minutes au sud de Bastia 

    Est-il ouvert toute l’année ? Oui

    Pour qui sont les balades : pour tout niveau

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? Oui, dans la mer ou la rivière

    Le petit + : ils insistent sur le fait que les balades sont en petit comité (toujours intéressant d’être peu de cavaliers je trouve en balade)

    Les balades : 

    • en montagne avec accès rivière
    • à la mer.

    Possible sur 2 heures, 3 heures, la demi-journée ou la journée. 

    Pas d’info sur les tarifs sur leur compte Instagram et pas de site web donc pour les connaître, n’hésitez pas à appeler. 

    rando a cheval corse

    Ranch Tavagn’ À Cavallu

    Note Google : 4,9 sur 193 avis

    Localisation du ranch : dans le maquis, à deux pas des plages à Fiume d’Olmo, à 38 minutes au sud de Bastia

    Pour qui sont les balades : tout niveau, tout âge

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? Oui, avec la balade de 3h. Les cavaliers à l’aise aux trois allures pourront aussi galoper sur la place. 

    Les balades proposées : 

    • la balade en montagne de 2 heures au tarif de 50 euros par personne
    • la balade de 3 heures mer et maquis avec baignade (75 euros par personne).

    Ranch l’Indianna à Oletta

    Lieu : Oletta à 10 minutes au sud de Saint Florent 

    Note Google : 4,9 sur 54 avis

    Est-il ouvert toute l’année ? en attente de la réponse du ranch

    Pour qui sont les balades : tout niveau

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? Oui

    Le petit + : baignade avec les chevaux au coucher du soleil

    Les balades proposées : 

    • 2 ou 3h dans le maquis
    • 3h jusqu’à la plage et baignade avec les chevaux.

    Les écuries de Campitello

    Note Google : 5 étoiles, 91 avis

    Lieu : Canale di Verde à 1h15  au sud de Bastia

    Est-il ouvert toute l’année ? Oui

    Pour qui sont les balades : tout niveau à partir de 12 ans

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? Oui

    Le petit + : pour les plus petits, des balades à poney (20 euros)

    Les balades proposées : 

    • balade avec baignade, prévoir 1h30 et 70 euros par personne
    • balade terre et mer : 55 euros par personne.

    Centre équestre de Balagne

    Note Google : 4,8 pour 76 avis

    Lieu : Lumio à 23 minutes au sud ouest d’Ile Rousse

    Est-il ouvert toute l’année ? Oui

    Pour qui sont les balades : tout niveau

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? Oui

    Le petit + : un centre équestre qui est là depuis déjà 20 ans. 

    Les balades proposées : 

    • la balade baignade à 35 euros par personne (débutant) ou cavalier (40 euros)
    • balade poney en main (15 euros)

    Balades d’une heure ou deux. 

    Centre Equestre Equiloisirs-FAE

    Note Google : 4,7 pour 63 avis

    Lieu : Poggio-di-Venaco à 16 minutes au sud de Corte 

    Est-il ouvert toute l’année ? oui

    Pour qui sont les balades : tout niveau, à partir de 8 ans

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? Ce n’est pas précisé mais il est possible de se baigner dans la rivière pendant la pause déjeuner pour la balade rivière

    Les balades proposées : 

    • des balades d’une heure (28 euros) ou deux (50 euros) entre maquis et rivière
    • des balades à la journée à la rivière (130 euros par personne, 4 heures à cheval)
    • des balades journée en montagne (150 euros par personne et 6h à cheval)

    Attention : ces balades mixent cavaliers débutants et confirmés donc le mieux c’est de les appeler si vous êtes confirmés et si vous souhaitez une balade avec du trot et du galop. 

    Balade a cheval riviere corse

    Balade à cheval Corse : Cavallu&Co

    Note Google : 4,6 pour 82 avis 

    Lieu : Ghisonaccia à 1h20 de Bastia et 55 minutes de Corte

    Est-il ouvert toute l’année ? Oui

    Pour qui sont les balades : tout niveau

    Peut-on se baigner avec les chevaux ? Oui

    Les balades proposées : 

    • 1h dans les champs et la forêt (35 euros)
    • 2h à la plage (60 euros par personne)
    • demi-journée avec baignade (80 euros par personne)
    • la balade poney de 25 minutes dans la forêt d’eucalyptus (25 euros par enfant)

    Les balades sont réservées en fonction des niveaux et des disponibilités.

    Balade à cheval Corse : conclusion 

    Maintenant, j’imagine que comme moi vous n’avez qu’une envie : partir en Corse et réserver une balade dans l’un de ces ranchs ou centres équestres ! 

    N’oubliez pas quand vous réservez de demander quelques infos importantes : 

    • vous faire confirmer à partir de quel âge les balades sont accessibles si vous y allez avec vos enfants
    • demander si les niveaux sont mixés ou non (si vous voulez faire une balade en famille du débutant au confirmé c’est top si les niveaux sont mélangés mais si vous êtes trois cavalières confirmées vous aurez peut-être envie d’une balade avec quelques allures ?)
    • demander le nombre maximum de cavaliers (je le demande à chaque fois car j’ai vraiment une préférence pour les balades en petit comité)
    • vous faire confirmer les prix, la durée et demander s’ils prennent bien la carte bleue
    • ce qu’il faut prévoir le jour J (si vous choisissez la balade baignade il y aura par exemple minimum le maillot de bain à prévoir et la crème solaire).

    Comme vous l’avez vu, la balade avec baignade à cheval fait partie des incontournables en Corse. Ce que j’ai trouvé vraiment chouette c’est la possibilité aussi qu’elle existe pour les plus petits à poney ! ça me donne des idées pour l’année prochaine !

  • Balade à cheval en Sarthe : comment combiner sport et patrimoine

    Balade à cheval en Sarthe : comment combiner sport et patrimoine

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Je vous ai parlé en début d’été de ma découverte des 170 kilomètres de Sud-Est Manceau à cheval. Deux jours de randonnée où j’ai pu voir les paysages de la Sarthe entre forêts de pins, pistes cavalières et chemins de campagne. 

    Pendant ces deux jours, j’ai filmé pas mal de choses avec ma caméra Insta 360 x3 et j’avais envie de vous proposer ici quelques-unes de ces vidéos (ou photos) sur un thème dont on parle un peu moins quand il s’agit de monter à cheval en extérieur mais qui est pourtant hyper intéressant : c’est la présence de l’Histoire ou d’un lieu culturel quand on se promène à cheval.

    Bon c’est sûr que visiter la Tour Eiffel à cheval ou Notre Dame de la Garde à cheval ce n’est pas franchement possible mais on peut quand même visiter de super lieux culturels et historiques à cheval.
    Quelques-uns qui m’ont énormément marquée : une balade à cheval en Egypte à côté des Pyramides au Caire quand j’étais ado, la visite d’une partie de Niamey au Niger à cheval ou encore assez souvent ma petite balade jusqu’à l’aqueduc de Roquefavour et les ruines du camp romain juste à côté !

    Mêler Histoire et balade à cheval, sport et lieu culturel, c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup. Et quand j’ai été dans la Sarthe pour randonner à cheval, j’ai eu l’occasion de me régaler de ce doux mélange que j’avais envie de vous partager aujourd’hui.

    Si une rando à cheval dans la Sarthe vous intéresse par ailleurs, je vous conseille de consulter cet article dans lequel je raconte mon expérience là-bas !

    Les tramways de la Sarthe 

    En me baladant dans la Sarthe, j’ai découvert l’existence d’anciens réseaux de tramways qui desservaient les villages et allaient jusqu’au Mans ! C’est fou de se dire que de 1880 à 1947 il y a eu un vaste réseau de tramway (416 kilomètres au total) !

    Ces tramways permettaient : 

    • aux gens de la ville de se promener dans la campagne
    • aux gens des campagnes de se rendre en ville
    • de transporter du matériel (bois, matériaux de construction, engrais, charbon).
    @balade.a.cheval

    Mêler balade à cheval et Histoire, vous aimez ? #baladeacheval #Histoire #sarthe #tramway #historique

    ♬ son original – Balade à cheval

     

    Balade à cheval en Sarthe : l’arbre qui était un chêne et un châtaignier

    Petit arrêt sur notre route pour voir cet arbre qui est un cas unique : avec son tronc de chêne et ses branches et feuilles de châtaignier, cet arbre greffé en 1910 est une expérience scientifique étonnante. Vous avez même le petit panneau qui vous explique tout sur cet arbre original.

    chene chataignier

    Balade à cheval en Sarthe : le château de Segrais et son centre bouddhiste

    En appelant le centre bouddhiste Kadampa quelques jours avant votre venue en Sarthe vous pouvez y prévoir un déjeuner et installer les chevaux au fond du parc le temps de l’arrêt. Un très beau moment où vous pouvez voir le château qui est magnifique, voir aussi le centre bouddhiste avec sa salle de méditation.
    Sur le côté près de l’eau il y a aussi une magnifique petite chapelle dans laquelle on peut aller se recueillir. 

    entree chateau segrais

    chateau segrais sarthe

    (c) Elisabeth Barnabé pour les deux photos ci-dessus et la photo de couverture

    Balade à cheval en Sarthe : le prieuré de Grammont

    Regardez cette photo de mon petit Darwin qui se régale avec l’herbe pendant que je lis les infos sur le prieuré de Grammont ! Tout le monde est content.

    prieure grammont Sarthe

    Dans ce prieuré, des moines de l’ordre monastique de Grandmont vivaient. Cet ordre n’existe plus aujourd’hui mais au XVIIIème siècle cet ordre comptait 165 prieurés en France. 

    Ce prieuré a été acheté en 1817 par la famille Blouère qui est encore propriétaire du lieu aujourd’hui ! On parle maintenant du château de Grammont. Il est beau vous ne trouvez pas ? 

    prieure grammont randonnee a cheval

    (c) Elisabeth Barnabé

    D’ailleurs, quand je vois cette photo je me dis que visiter à cheval permet de voir les lieux assez différemment : à cheval on est plus haut ! On change d’angle et de perspective, on ne remarque pas les mêmes choses.
    Imaginez-vous visiter les châteaux de la Loire à cheval : le rêve !

  • Insta 360 x3 prix et mon avis après un an d’utilisation en sport de plein air

    Insta 360 x3 prix et mon avis après un an d’utilisation en sport de plein air

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Bizarrement, j’ai déjà parlé depuis un long moment du logiciel de création de vidéos Insta 360 mais je me suis rendue compte que je n’avais pas encore fait d’article pour vous parler de la caméra en elle-même que j’utilise pourtant depuis plus d’un an déjà.

    C’est chose fait avec ce nouvel article dans lequel je vous raconte pourquoi j’ai adopté cette caméra en un clin d’oeil pour filmer mes balades à cheval (et pourquoi elle est aussi géniale pour d’autres activités en plein air telles que la rando à pied, le VTT ou encore le ski et même le snorkeling !)

    Insta 360 x3 demarrage

    Une prise en main très simple

    Je ne fais pas partie des personnes passionnées par la technique et les différentes options et paramètres qu’il peut y avoir dans des appareils électroniques. Parce que je manque souvent de temps. Et aussi parce que par nature j’aime les choses faciles, pratiques, les interfaces qui vont droit au but.
    La caméra Insta 360 a sans doute écouté les personnes comme moi car l’interface se découpe en deux parties et la prise en main de la caméra se fait très rapidement.

    Insta 360 x3 : l’interface pour filmer quand on pratique son sport de plein air

    Il y a une interface simplissime pour filmer avec le bouton Quick Capture qui permet de lancer l’enregistrement et de l’arrêter quand on a fini !
    Quand vous pratiquez votre sport vous n’avez pas à vous embêter avec le réglage des paramètres : il suffit simplement de commencer à filmer puis d’arrêter.

    Les avantages sont nombreux : 

    • gain de temps (pas besoin de s’arrêter, on peut continuer son activité et actionner le bouton on très simplement et la première fois qu’on utilise la caméra c’est aussi très rapide)
    • gain de sécurité (régler les paramètres de sa caméra à cheval par exemple, ce n’est pas forcément terrible pour sa sécurité)
    • gain de réactivité (imaginons que le tgv arrive et que j’aie envie de le filmer, je peux rapidement démarrer l’enregistrement
    • vous savez tout de suite si ça filme vraiment (un petit son spécial) et si la demande d’arrêter la vidéo a bien marché aussi (un son différent), du coup vous n’avez même pas besoin de regarder votre caméra.

    Insta 360 x 3 : l’interface pour gérer ses vidéos et ses paramètres

    Bon forcément il y a plus de boutons sur celle-ci mais la simplicité, on le sent, reste un objectif de la marque.
    Sur le côté droit de la caméra Insta 360 x3 vous avez deux boutons : 

    • le démarrage de l’appli : on/off (pour éteindre on appuie quelques secondes)
    • le bouton Q qui permet de choisir ses réglages avec le choix entre riding (vélo mais ça marche aussi pour l’équitation), extérieur (rando à pied), ski, surf, skateboard, plongée ou la possibilité de personnaliser vos paramètres. 

    Comme je vous l’ai dit je ne suis pas hyper technique donc je prends le mode Riding et c’est parti ! Pour être sûr du mode que vous avez mis sur la caméra il y a un petit picto en haut à droite de l’écran. 

    Et quand je fais du snorkeling l’été, je mets le mode plongée tout simplement. 

    Petit schéma récap ci-dessous avec

    • quand vous faites votre activité le bouton Quickcapture qui lance l’enregistrement puis l’arrête (flèche bleue)
    • les deux fameux boutons sur le coté quand vous voulez regarder vos vidéos ou régler vos paramètres (flèches vertes).

    Insta 360 x 3 filmer

    Pas besoin de réfléchir à son angle de vue quand on filme

    On peut être à 100% dans sa pratique sportive et oublier notre façon de filmer puisque la caméra a une option qui filme en 360.
    Ce qui est génial c’est qu’avec le logiciel Insta 360 on va donc pouvoir regarder sa vidéo et choisir l’angle de vue que l’on souhaite adopter pour éditer sa vidéo, quand on est tranquillement assis sur son canapé.

    Là encore au niveau de la sécurité c’est top ! On reste concentré sur son sport : ski, vélo, nage, etc. et en même temps on enregistre de belles images.


    Insta 360 x3 prix en baisse 

    Les prix de l’Insta 360 x3 ont baissé puisque la version d’après est sortie : la Insta 360 x4 au prix de 559 euros. 

    Après recherche : Insta 360 x3 prix sur Amaron : 429 euros.

    La principale différence entre les deux réside dans la résolution max et la fréquence d’images : 8k pour la X4 contre 5,7k pour la X3 et une fréquence d’images deux fois plus élevée pour la X4.

    L’option Deeptrack quand on se balade à deux 

    C’est une option qu’on active là encore en post prod sur le logiciel d’édition des vidéos (quand vous êtes en plein air vous avez juste besoin d’appuyer sur le fameux bouton on/off) 

    Sur le logiciel 360 Studio, on peut activer l’option de suivi d’une personne : imaginons que vous vous baladez à vélo avec une amie qui est par exemple devant vous. En activant cette option, le logiciel va lui-même gérer l’angle de vue pour que le sujet principal reste votre amie !

    La caméra des sports nautiques 

    Si je balade souvent à cheval, l’été j’adore faire du snorkeling et j’ai donc testé deux trois fois la caméra pour filmer des poissons. Le rêve ! Ma fille 8 ans a adoré. 

    Insta 360 x3 prix d’une caméra ergonomique 

    Elle est petite, légère : c’est une caméra idéale à embarquer dans les sports de plein air ! 

    Quand je suis à l’écurie, je la glisse dans ma poche de pantalon ou dans ma poche de veste sans souci (toujours avec son petit étui pour bien la protéger). Bref vous l’avez compris, elle peut se glisser tout aussi facilement dans une poche de short.

    Une qualité de vidéo magnifique

    Je vous montre par exemple l’une des vidéos tournées avec quand je suis à cheval. On a vraiment l’impression d’y être et l’image est nette !
    Si l’image garde sa netteté au galop, elle la gardera aussi dans vos accélérations à vélo ou vos descentes à ski (j’ai mis une vidéo de galop un peu après pour vous montrer).

     

    Le petit bémol de la Insta 360 

    La seule chose un peu gênante réside dans l’enregistrement du son quand il y a du vent (beaucoup de vent) et qu’on va vite. 
    Le logiciel 360 studio a réfléchi au problème et propose en postprod une option pour réduire le bruit : intéressant mais pas parfait car pas totalement réaliste. Après il faut dire que le mistral peut souffler un peu fort là où je balade.
    Il y a aussi des paramètres audio sur la caméra qui permettent de cocher « Réduction de vent », quand vous êtes en plein air, pensez à bien choisir cette option.

     

    Où placer la caméra ? 

    À cheval, j’ai choisi de placer la caméra au niveau du ventre avec un harnais. Cet emplacement est top je trouve : 

    • j’appuie hyper facilement sur le bouton on/off
    • la caméra est protégée de l’extérieur (des branches par exemple)
    • le point de vue est vraiment sympa : cela donne des vidéos qui quand on les regarde donnent l’impression au spectateur d’être sur le dos du cheval.


    Le point négatif c’est que vous comprenez bien que la vue 360 tombe à l’eau puisque mon corps l’empêche, on est donc plutôt sur une vision à 180 degrés mais comme mon harnais est élastique, de temps en temps quand je suis au pas je déplace la caméra quelques secondes (au dessus de l’épaule, à droite ou à gauche vers l’arrière pour capturer les autres 180 degrés et avoir le fameux 360.

    Il y a d’autres possibilités : 

    • mettre la caméra sur le casque mais à cheval on est souvent confronté à des branches basses, il faut se baisser rapidement et du coup la caméra sur la tête me paraît moins adaptée, c’est sans doute moins le cas à vélo où on est plus bas 
    • utiliser une perche (je l’ai déjà fait à deux ou trois reprises pour filmer des paysages magnifiques et prendre de la hauteur, je vous montre l’une de ces vidéos ci-dessous), cela permet des angles de vue vraiment différents
    • mettre la caméra sur le guidon j’imagine quand on est à vélo.
    @balade.a.cheval

    Voilà pourquoi avec mon cheval il nous arrive de traverser des départementales. Et toi ça t’arrive ? #baladeacheval #equitationpassion #equitationvideo #equitation #promenadeacheval

    ♬ son original – Balade à cheval

    Insta 360 x3 prix et mon avis après un an d’utilisation : en conclusion

    Vous l’avez compris, j’adore cette caméra et je la prends souvent avec moi pour filmer mes balades à cheval mais pas que (je l’ai testée aussi en snorkeling car j’adore ça observer les poissons dans la mer !)
    Ce sont deux utilisations très différentes : 

    • le snorkeling je le fais avec ma fille ainée et les quelques vidéos sont là comme souvenirs
    • à cheval, j’aime bien filmer pour partager mes balades à ma communauté mais aussi à ma famille. 

    Ce qui est rigolo finalement c’est que j’ai toujours été un peu contre l’utilisation de caméras pour filmer : je me dis que privilégier l’instant présent, le vivre, c’est toujours mieux que de me mettre derrière un écran pour filmer. On ne vit pas le moment de la même façon : derrière une caméra on devient spectateur et on filme les personnes devant la caméra qui deviennent par la force des choses des acteurs ou en tout cas des personnes filmées.
    Mais cette caméra, offerte par mon chéri, permet de ne pas devenir spectateur : on n’a pas l’oeil derrière la caméra, on n’a pas les mains prises (sauf si on utilise une perche ce que je ne fais quasiment jamais). Bon, vous allez me dire que c’est pareil avec une gopro et c’est vrai donc j’aime bien en fait cette liberté que ces petites caméras portatives, sportives, donnent à celui qui filme.

    Si on devait résumer les caractéristiques idéales d’une caméra sportive de plein air je pense que ça serait : 

    • une simplicité d’utilisation pour ne pas se mettre en danger ou faire passer le sport au second plan à un moment donné de sa pratique sportive
    • une belle résolution d’images
    • un champ de vision large pour voir une bonne partie du paysage et du sport pratiqué
    • une stabilisation d’image renforcée pour des vidéos fluides malgré les nombreux mouvements des activités de plein air
    • une caméra légère et compacte
    • une caméra résistante (possibilité de chocs dans les activités et conditions parfois pas terribles (boue, poussière, etc.)
    • l’étanchéité (pluie, mer et rivière pour les activités en lien avec l’eau) 
    • la possibilité de l’installer à différents endroits (sur le casque, sur le ventre, sur l’épaule) mais ça c’est permis par des accessoires de fixation
    • une bonne autonomie (si la caméra n’a plus de batterie au bout de 5  minutes, on peut se retrouver vite frustré !)
    • un micro de bonne qualité pour profiter aussi du son 
    • un logiciel de montage qui va laisser libre cours à la créativité.

    J’ai peut-être oublié une caractéristique mais en tout cas la Insta 360 coche toutes les cases de cette petite liste récap. 

     

    N’hésitez pas à consulter d’autres avis, il y a par exemple 2 537 évaluations de la Insta X3 sur Amazon.

    Voici un lien d’affiliation de cette caméra sur Amazon (le prix reste le même pour vous et la petite commission que je reçois me permet de financer les coûts du blog).

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  • Selle de randonnée cheval : 8 conseils pour bien la choisir

    Selle de randonnée cheval : 8 conseils pour bien la choisir

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Avoir trouvé le cheval de ses rêves est une première étape sur la route du bonheur. Trouver le bon matériel pour lui est une étape toute aussi importante. Dans cet article, on va parler du choix de la selle pour l’équitation d’extérieur (balades, randonnées).

    Une selle adaptée évite des blessures au cheval et au cavalier et garantit donc une balade sereine et agréable pour tout le monde. Pas d’inconfort, un cheval bien dans sa tête et dans sa selle, c’est aussi un risque de chute qui diminue !

    Selle de randonnée cheval – Conseil numéro 1 : pensez à votre cheval avant tout

    Une selle de randonnée pour notre cheval, c’est comme des chaussures ou un pantalon pour nous. On a tous le souvenir d’avoir mal aux pieds dans une paire de chaussures ou de se sentir mal dans son pantalon (trop serré ça fait mal au ventre, s’il est lâche on le perd et ce n’est pas plus confortable). Bref, l’idée est de trouver une selle qui va correspondre au dos de son cheval. 

    Je le vois quand j’achète des chaussures à mes enfants : on parle de pointure. La pointure c’est la longueur du pied, vous êtes d’accord. Mais on devrait aussi s’intéresser à la largeur du pied vous ne trouvez pas ? Il y a des pieds larges et d’autres très fins et c’est un peu la deuxième étape quand on essaie une chaussure de la bonne pointure : voir si au niveau de la largeur ça ira ou non.

    Pour le cheval, c’est pareil, plusieurs aspects du dos du cheval rentrent en compte : 

    • la largeur et la forme du dos
    • le type de garrot (gros ou petit)
    • la longueur du dos.

    C’est là que l’on comprend que choisir une selle pour un cheval est un choix complexe qui demande une belle précision et une bonne connaissance de la morphologie des chevaux et de son cheval en particulier. 

    achat cheval promenade

    Conseil numéro 2 : faites appel à un spécialiste

    Il y a des spécialistes dans tous les domaines, et le milieu de la sellerie ne fait pas exception. Avoir l’avis extérieur d’un professionnel pour choisir sa selle peut vous éviter de nombreux soucis.
    Vous pouvez faire appel à un saddle fitter (compter 60 à 120 euros pour une consultation) qui s’occupera de faire les mesures de votre cheval, de parler avec vous des disciplines que vous pratiquez avec votre cheval, à quelle fréquence et quelle intensité, de votre niveau aussi.

    C’est son métier : trouver la bonne selle pour chaque cheval. Il vous fera des propositions de selles, des essais et ce qui est intéressant c’est qu’il ne travaille pas pour une seule marque de selles. Il pourra donc vous proposer des selles différentes. Pour trouver le bon ou la bonne saddle fitter dans votre région, n’hésitez pas à poser par exemple la question sur des groupes Facebook consacrés à l’équitation dans votre département ou votre région : les cavaliers pourront vous indiquer des noms. Dans votre écurie aussi, il y aura peut-être déjà des cavaliers qui font appel à un saddle fitter en particulier.

    Si vous êtes curieux à propos du déroulement d’un rendez-vous avec un saddle fitter, je vous conseille cet article où je vous raconte comment ça se passe.
    Le prix d’un rendez-vous est moindre si on le compare à un mauvais choix de selle, qui peut mener à des problèmes de locomotion du cheval, à des séances d’ostéopathie ou aux rendez-vous avec le  vétérinaire sans compter la gêne du cheval, son inconfort et les risques que cela peut engendrer. Vient ensuite la selle qu’il faut changer : vendre celle qui ne va pas, en racheter une autre.
    Bref, je vois vraiment ce rendez-vous comme un moyen de gagner du temps et de l’argent en préservant le confort du cheval et en s’évitant pas mal de potentiels problèmes.

    Selle de randonnée cheval – Conseil numéro 3 : penser à son confort aussi

    On a beaucoup parlé du confort du cheval mais on n’a pas encore parlé du confort du cavalier qui est tout aussi important. À cheval, l’un des objectifs est de ne pas se retrouver par terre et pour être stable et à l’aise, il va falloir trouver une selle dans laquelle on se sent bien.

    Heureusement, les selles se trouvent avec différentes tailles de siège pour permettre au cavalier d’être bien assis sans être trop serré dans le siège ni sans être trop perdu sur un siège qui serait trop grand. 

    Conseil numéro 4 : selle avec siège enveloppant ou siège classique ? 

    Les selles camarguaises et les selles westerns ont des sièges qui remontent beaucoup plus que les selles classiques et tiennent donc davantage le cavalier. C’est plus rassurant. 

    Il y a des cavaliers qui aiment bien parce qu’ils se sentent tenus, d’autres qui aiment moins parce qu’ils ne retrouvent pas toute leur liberté de mouvement. C’est à chacun de tester pour voir ses préférences. 

    De mon côté j’ai opté pour une selle avec un siège assez classique.

    renes longues pour la balade

    Selle de randonnée cheval – Conseil numéro 5 : selle en cuir ou selle synthétique ? 

    La selle en cuir est encore considérée comme l’eldorado des selles : 

    • matière noble, chaude, douce au toucher, 
    • solide et résistante
    • confortable.
      Quelques inconvénients néanmoins : le cuir a besoin d’être entretenu régulièrement pour éviter qu’il se dessèche, qu’il se fissure ou qu’il perde en souplesse. Les selles en cuir sont également souvent assez lourdes, c’est donc un peu plus à porter pour le cheval. La question du prix entre aussi en compte : une belle selle en cuir est un sacré budget, la selle peut se révéler même être plus chère que le prix de son cheval…

    Si on regarde maintenant les selles synthétiques, et bien c’est un peu tout l’inverse des selles en cuir : 

    • elles sont beaucoup plus faciles d’entretien
    • souvent plus légères que les selles en cuir
    • dotées souvent d’une bonne résistance à l’humidité (intéressant en cas de météo capricieuse)
    • moins chères.

    Par contre, elles ont une durée de vie plus courte et côté esthétique et sensation, on ne retrouve pas la chaleur et l’apparence du cuir, forcément.

    Conseil numéro 6 : n’oubliez pas les petits anneaux

    En balade, en rando, on aime bien partir avec quelques affaires. Regardez bien sur votre selle si elle a des anneaux qui permettent d’installer facilement et confortablement des sacoches pour emmener ce dont vous avez besoin.
    Il existe bien sûr des tapis de randonnée à poches, mais ils ne sont pas conseillés car pas terribles pour le dos du cheval.
    Je n’en parle pas ici car l’idée était de se concentrer sur la selle mais il va falloir aussi choisir le bon tapis, la bonne sangles, les bons étriers. Pour plus d’infos sur tous ces accessoires de la selle, je vous propose de lire mon interview de Sonia Platon, saddle fitter en Provence

    Selle de randonnée cheval – Conseil numéro 7 : essayer plusieurs selles

    Même si on se sent bien dans la première selle, le mieux est d’en essayer plusieurs pour pouvoir comparer et analyser : 

    • dans laquelle est-ce que je me sens le mieux
    • et surtout : comment se comporte mon cheval avec cette selle : est-ce qu’il est à l’aise, est-ce qu’il a des sensations d’inconfort, comment est sa locomotion.

    On teste au pas, au trot, au galop, en montée, en descente, en étant forcément hyper précautionneux avec la selle. 

    Conseil numéro 8 : et après ?

    ça y est, vous avez trouvé la selle adéquate et c’est génial. Pas de blessure pour votre cheval, il est à l’aise et vous êtes aussi ravi de la selle qui est hyper confortable. On pourrait croire que l’histoire s’arrête là et qu’il s’agit d’un happy end. Sauf que pas vraiment.
    L’idée n’est pas de vous démoraliser mais de penser à l’évolution de nos chevaux. Comme nous ils changent. Ils gagnent ou ils perdent en muscle, leur morphologie se modifie avec l’âge, un rythme de travail qui change, un changement d’alimentation, un déménagement, etc. 

    Donc si vous sentez que votre cheval a changé, il va peut-être y avoir besoin d’adapter votre selle. Et c’est là que les selles adaptables sont tout simplement géniales : elles sont prévues pour ça, elles permettent assez facilement de s’adapter à la nouvelle morphologie de votre cheval grâce aux arcades et aux matelassures modifiables. Ce ne sont pas des selles françaises pour l’instant, mais des marques comme Thorowgood ou Loxley

    Selle de randonnée cheval : en conclusion 

    L’achat de sa selle c’est quelque chose ! Un sacré budget, une alchimie à trouver pour qu’elle convienne au cheval et au cavalier. Un équilibre à trouver pour de futures balades et randonnées tout confort et plus sûres.

    Dernier petit conseil : prenez votre temps, même si parfois, je le sais, ce n’est pas évident…

  • Noeud longe : tuto du noeud de cavalerie pour partir en rando à cheval

    Noeud longe : tuto du noeud de cavalerie pour partir en rando à cheval

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Quand on part en balade à cheval ou en randonnée à cheval, on embarque son licol et sa corde. Toujours hyper utile de les avoir, ne serait-ce que pour s’arrêter à midi par exemple, pouvoir enlever le filet de son cheval et l’attacher à un arbre.

    C’est un vrai confort pour les chevaux qui prennent leur pause comme nous, peuvent boire et brouter tranquillement, sans être gêné par le filet et le mors.

    Les options pour partir avec son licol en balade ou en rando à cheval

    Plusieurs options pour partir avec le fameux licol et la corde : 

    • tout mettre dans l’une de ses sacoches (option si on a de la place dans ses sacoches mais ce n’est pas le plus pratique par contre niveau confort de la tête du cheval c’est peut-être mieux)
    • mettre la corde dans l’une des sacoches et laisser au cheval son licol (on met le filet par dessus, sans avoir enlevé le licol, très pratique)
    • mettre le filet par-dessus le licol et faire le nœud de cavalerie (super utile si vous avez des sacoches déjà bien remplies donc pour des randos journées ou de plusieurs jours).

    Le nœud de cavalerie permet donc de garder de la place dans ses sacoches tout en ayant un nœud de longe sécurisé car pas question que la corde commence à se dérouler, qu’on soit au pas, au trot ou au galop (la dernière étape sera donc de bien serrer le noeud de cavalerie). 

    Noeud longe : faire le noeud de cavalerie

    Petit tuto en vidéo pour que vous ayez toutes les étapes. Merci à Elisabeth de Parigné Cheval Aventures pour la démonstration !
    Vous allez voir, ce noeud est assez simple à faire. Après l’avoir fait 3 ou 4 fois on s’en souvient très bien. 


    Noeud longe : d’où vient le nœud de cavalerie ?

    Il a une origine militaire puisqu’il a d’abord été utilisé dans la cavalerie américaine du Kansas.
    Ses avantages : 

    • le noeud est simple
    • il est rapide à faire et à défaire
    • il est efficace et sûr.

    Et maintenant, il est très utilisé dans la discipline de la randonnée équestre, pour tous les avantages énumérés ci-dessus.

    Est-ce que la longe bouge beaucoup quand on trotte et qu’on galope et qu’on est en noeud de cavalerie ?

    Non, la longe ne bouge pas beaucoup. Je vous mets l’exemple d’un galop ci-dessous. On voit bien au début la longe sur l’encolure et on se rend bien compte que même au galop elle ne bouge pas. Le secret réside en fait dans la façon dont on serre : il ne faut pas trop serrer pour laisser l’encolure du cheval libre et en même temps il faut assez serrer pour que la corde ne puisse pas bouger.

    Voici une photo pour que vous puissiez voir ce que ça donne de profil, ça permet de se rendre bien compte.

    noeud de cavalerie de profil

    Et vous, comment choisissez-vous de partir ? Avec le licol et la corde dans une sacoche ? Avec ce fameux noeud de cavalerie ? Ou en solution intermédiaire : licol sur la tête du cheval et corde dans la sacoche ?

    PS : si les paysages de cet article vous plaisent, je vous conseille de consulter cet article.

  • Un voyage à cheval de plus de 1 200 km : interview de Coraline

    Un voyage à cheval de plus de 1 200 km : interview de Coraline

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Coraline est revenue d’un grand voyage à cheval le 1er juin. C’est via les réseaux sociaux (Facebook) que j’ai découvert son voyage : partir à cheval de Haute Savoie pour rejoindre La Coquille en Dordogne.

    Voici son interview autour de 6 grands thèmes :

    • Les présentations
    • L’orientation
    • La préparation du voyage
    • La logistique
    • Le matériel
    • Les rencontres, les projets, la philosophie du voyage.

    Sommaire de l’article

    Les présentations

    Bonjour Coraline, je te laisse te présenter et nous présenter tes deux chevaux.

    “Moi c’est Coraline, j’ai 34 ans, ça fait très longtemps que je fais du cheval et de la rando, depuis que j’ai 9 ans et je balade depuis petite. Mes chevaux c’est Caïla (Caïla c’est une jument arabe appaloosa, je l’ai depuis qu’elle à 2 ans et demi et ça fait 9 ans que je l’ai) et Shaman (un jeune cheval Merens espagnol que j’ai acheté à l’automne dernier donc lui c’est tout récent). Caïla c’est moi qui l’ai débourrée à ma façon et puis Shaman il était débourré mais pas mal de travail à reprendre. C’est mon cheval de bât, je l’ai formé à son travail de cheval de bât et Caïla c’est ma jument de selle.”

    Le 14 mars tu es partie pour un grand voyage de plus de 1 200 kilomètres avec tes chevaux Shaman et Caïla, est-ce que tu peux nous raconter pourquoi tu t’es lancée dans cette aventure ? 

    “Depuis longtemps je suis animée par les randos et je veux toujours plus voyager. J’ai un rêve depuis toute petite c’est de faire le tour de France à cheval. Je n’ai pas eu l’occasion de le faire mais il y a deux ans on est parti mon mari, moi et mes deux enfants pour un voyage de deux mois et puis là j’avais besoin de repartir et cette fois j’avais besoin de repartir toute seule, c’était mon voyage à moi.
    Je suis membre de l’association des Cavaliers au Long Cours, et chaque année s’organise le forum pendant quelques jours, on fait des ateliers sur le thème du voyage, c’est un système de partage et d’entraide et du coup il y a quelques cavaliers qui viennent à cheval au forum. J’avais ce besoin viscéral de partir avec mes chevaux, je me suis dit bah je vais aller au forum à cheval. En 2024 il avait lieu en Dordogne, à la Coquille, au sud de Limoges. C’est à l’autre bout de la France pour moi et je me suis dit : bah allons-y, ce sera le but de mon voyage, c’est d’aller jusqu’en Dordogne.
    Au début je voulais faire l’aller-retour et j’habite en Haute Savoie. Mais j’avais un impératif de date : le premier weekend de juin il fallait que je sois rentrée à la maison. Donc j’ai décidé d’aller jusqu’à la Coquille et d’amorcer le retour jusqu’au 1er juin et le 1er juin mon mari est venu me chercher en camion.”

    Au final, tu es partie de mi mars à début juin.

    “C’est ça, exactement, ça fait deux mois et demi.”

    voyager a cheval en france

    L’orientation

    Comment as-tu planifié et préparé ton itinéraire ? 

    “Au début en fait j’ai déjà pris là où j’habite en Haute Savoie, La Coquille et j’ai pris Maps et j’ai regardé ce que ça donne. J’ai vu en gros globalement par où je devais passer et les points à éviter : donc Lyon, Clermont-Ferrand qui étaient en plein milieu de mon chemin. Donc là je me suis dit bah il faut déjà que je traverse la Haute-Savoie et en fait là où j’ai eu de la chance c’est que y a deux ans et l’année dernière Gérald Yart a fait la route des mulets. Il part de Poitiers et il va jusque dans les Hautes Alpes et du coup mon itinéraire pouvait passer par la route des mulets. 

    Donc ce que j’ai fait c’est que la partie Haute Savoie c’est moi qui l’ai tracée avec ce que je connaissais de ce que j’avais déjà fait, des tracés que j’avais. 

    La partie Savoie-Isère je connaissais pas : je suis allée sur Equiliberté et visu GPX et j’ai cherché des tracés équestres en fait, puis j’ai pris plein de tracés équestres que j’ai trouvé et j’ai fait ma petite sauce pour rejoindre Vienne où il y a la route des mulets.

    De Vienne jusqu’à Limoges (Saint Léonard de Noblat) j’ai tout simplement suivi la route des mulets donc ça c’était facile, c’était déjà tout tracé.

    De la route des mulets jusqu’à la Coquille y avait pas de tracé équestre du coup j’ai regardé sur l’IGN le top 25 et j’ai fait un tracé qui me permettait d’aller jusqu’à la Coquille en essayant de prendre des chemins, des petites routes de campagne, en essayant de faire ça sympa et en me disant je verrai bien sur place ce que ça donne.
    Pour le retour, j’avais fait aucun tracé : mon objectif c’est d’arriver au forum et quand je serai arrivée au forum, on verra. 

    Quand je suis arrivée au forum, j’ai commencé à regarder et à me dire ok je suis arrivée au forum et maintenant j’ai pas de tracé. Et en fait pendant tout mon voyage, beaucoup de gens m’ont vanté les beautés du Plateau de Millevaches. Donc une fois au forum je me suis dit bah voilà je vais aller m’amuser au plateau de Millevaches. De là j’ai tracé à vue d’oeil au début, puis j’ai pris des tracés équestres en Corrèze côté plateau de Millevaches et j’ai fait ma sauce entre les tracés que je créais et les tracés équestres et j’ai navigué au jour le jour.”

    Es-tu plutôt applications mobiles ou cartes IGN quand tu es sur la route ?

    Jusqu’à ce voyage j’étais plutôt carte IGN. Les applications ne me plaisaient pas, ça m’énervait sur le téléphone, la tablette j’avais pas envie d’en emporter une en voyage et je jurais que par les cartes. Quand on est parti deux mois il y a deux ans on avait pris des cartes IGN et je prenais au jour le jour avec les cartes.
    Là pour faire un si long voyage je me suis résignée : je ne pouvais pas prendre autant de cartes et puis ça coûte une fortune. Donc je suis passée aux applications.

    Je crée des itinéraires sur Visu GPX. Ils proposent un forfait : 15 euros par an avec un accès aux fonds de cartes IGN. Donc j’ai pris le forfait, j’ai mis tous mes tracés sur Visu GPX. J’ai coupé en petits morceaux parce que sinon c’était trop lourd sur le logiciel et j’ai mis l’application sur mon téléphone.

    J’ai aussi une montre GPS, j’ai mis mes tracés sur la montre GPS et chaque jour j’utilisais plutôt la montre GPS pour me repérer et si j’avais besoin je prenais mon téléphone, parce que sinon ça mange beaucoup de batterie.

    Donc j’utilisais l’application pour créer l’itinéraire, pour avoir une meilleure vue sur fond de cartes IGN et pour me repérer j’avais la montre GPS.”

    As-tu une carte pour montrer le parcours que tu as fait ? 

    “J’ai une photo de tout le tracé.”

    carte voyage a cheval

    Une fois ton voyage démarré, l’itinéraire prévu a-t-il bien fonctionné ou as-tu dû faire des détours et reconstruire ton tracé sur place ? Quelle a été ta principale difficulté pour appliquer ton tracé en réel ?

    “À certains endroits, j’ai eu des difficultés. Sur la partie Isère j’avais pris des itinéraires équestres mais je pense que certains étaient vieux. Quand je suis arrivée sur certains chemins ils n’existaient plus.
    J’avais aussi un itinéraire et en fait il y a des gens qui m’ont accueilli chez eux. Le midi je les ai eus au téléphone et ils m’ont dit surtout ne passe pas par là (un itinéraire que j’avais mis), avec toutes les pluies qu’il y avait eu et des travaux forestiers, c’était tout détruit, donc des gens m’ont aussi orientée pour changer mon itinéraire.

    Sur les tracés que j’ai fait moi-même avec les cartes IGN, ça m’est arrivée de me retrouver face à des chemins privés ou qui ne passent plus ou des chemins qui n’existent plus. ça m’est pas souvent arrivé mais quelquefois.

    J’ai eu des modifications d’itinéraires aussi parce que des gens m’accueillent à droite à gauche ou parfois pour raccourcir parce que j’avais besoin de couper.”

    Comment choisissais-tu les endroits où tu dormais ? Tu prévoyais ou tu t’arrêtais au feeling ? J’ai vu que tu avais dormi en tente et chez l’habitant.

    “Alors je suis partie toute autonome avec tout mon matériel. Comme je dis c’est ma maison. Ma petite maison que mes chevaux ils portent. Et du coup tous les soirs vers 16 heures, au plus tard 17 heures, j’essaie de trouver un endroit où dormir.
    Soit si je suis au milieu de nulle part je cherche des gens, un endroit où je peux me poser, soit je vais toquer chez des gens ou je demande à des gens “Est-ce que vous sauriez où je pourrais trouver un endroit où me poser ?” ou alors sur des terrains communaux. C’est vraiment au jour le jour, je marche, je me dis il est telle heure, on est fatigué, on a fait tant de kilomètres, ce serait bien qu’on s’arrête.
    Parfois, sur le retour surtout je voyais un endroit juste parfait alors on s’arrête.
    Chez l’habitant, soit les gens m’ont invitée parce que je les ai rencontrés sur mon chemin et j’ai aussi fait un appel sur les réseaux sociaux sur Facebook. Deux fois. Une fois en Savoie j’ai mis une annonce sur le groupe Accueil randonneurs équestres de particuliers à particuliers, j’ai eu quelques contacts sur mon itinéraire que j’ai bien gardés et il y a des gens que j’ai recontacté quand j’arrivais à proximité de chez eux. Et quand je suis arrivée en Creuse j’ai lancé un appel sur un groupe : Entraide 23 Creuse. Énormément de gens ont répondu et donc j’ai eu énormément de contact à partir de là. Donc j’ai eu des contacts grâce aux réseaux sociaux, si ça tombait sur mon itinéraire ou à proximité, j’y allais.”

    tente voyage a cheval

    Les espaces communaux, comment tu te rendais compte qu’ils étaient communaux ?

    “Souvent c’est des parcs avec des espaces de picnic, des stades à proximité. Il me semble que sur Iphigénie on peut regarder le cadastre et on peut voir si c’est communal ou pas. Moi j’avais pas ça, c’était à l’œil. Parfois les gens me disaient aussi “Là bas c’est un terrain communal, vous pouvez y aller.”, ça se voit relativement bien dans les villages, on arrive à savoir quand c’est communal.”

    Comment les personnes réagissaient quand tu leur demandais où dormir ? 

    “En général ils étaient contents, j’avais beaucoup la question par contre “Mais vous n’avez pas peur ?” “Mais vous dormez où, vous avez une tente ?”

    Les gens étaient surpris de me voir toute seule avec mes deux chevaux, avec une tente, ils trouvaient ça fou. Des gens étaient inquiets pour moi, d’autres ravis.”

    Je pense que j’aurais trop peur de dormir dans une tente toute seule ! J’imagine que ça doit être stressant la première nuit et puis en fait qu’après c’est comme tout, on s’habitue.

    “Oui c’est ça, c’est vrai que maintenant c’est beaucoup plus facile pour moi. Les premières fois j’étais pas tranquille, c’était nouveau, et puis on est tout seul, on se pose 15 000 questions, si il se passe quelque chose, si le cheval s’enfuit. Les premières fois c’était un peu angoissant mais on y prend goût en fait. Je fais toujours attention, je crois que j’aime bien être dans les endroits où il y a un petit peu de monde parce que les gens ils me voient. Si on te voit ça peut être risqué, mais d’un autre côté les gens savent que je suis là, ça a un côté rassurant. Quand je suis perdue au milieu de nulle part, on se dit je suis vraiment toute seule au monde, si il se passe quelque chose je suis toute seule à gérer.
    Donc du monde autour c’est rassurant. Dans le jardin de personnes par exemple c’est hyper rassurant. Je sais que les gens sont là. Je suis pas toute seule. 

    La tente ça permet une liberté. Si tous les jours je réserve un gîte, tous les jours je dois être à cet endroit là ce soir là : tout est planifié en amont. On peut pas laisser trop de place aux rencontres. Au début je planifiais, puis petit à petit j’ai trouvé un certain goût à la liberté d’avoir la tente.”

    Balade Zen les prochaines dates

    Préparation du voyage

    Comment as-tu préparé les chevaux à ce voyage ?

    “Alors ma jument c’était assez simple parce qu’elle a déjà voyagé. Donc elle il y avait juste des petits rappels à faire. C’est plus mon nouveau cheval, j’avais tout à faire quasiment. Je l’ai acheté à l’automne. Je l’ai eu en octobre. J’ai pris cette décision de partir. C’était un défi. Est-ce qu’il allait être prêt ? Je le savais pas. J’avais en tête cette possibilité qu’il soit pas prêt, que je parte pas. C’était vraiment un challenge.

    Même s’il était débourré, il avait été monté, j’ai dû reprendre tout le travail à pied. Je l’ai préparé en le sortant avec ma jument, j’ai fait énormément de travail à pied, je suis allée le voir tous les jours. Ensuite je partais en balade et je le prenais en dextre avec ma jument. Rapidement je me suis rendue compte qu’il se pendait à la longe, ça me tirait le bras, ça me faisait mal donc il a fallu que je trouve rapidement des solutions. Dans les descentes il fonçait, il mettait tout le poids sur les épaules, il arrivait pas à se tenir donc je me disais bah quand il aura un bât ce sera encore plus compliqué donc j’ai fait pas mal d’exercices de travail à pied pour l’aider à mettre du poids sur ses postérieurs. Je sortais, je l’emmenais passer des troncs, j’ai tout fait en extérieur quasiment pour l’habituer, pour le travailler.
    Je l’ai habitué aussi à la technique de la longue corde pour l’attache, j’aime bien la longue corde avec un entravon au postérieur et une corde de 12 mètres. J’ai fait ce travail d’habituation pour être prête.
    Petit à petit je l’ai habitué à avoir le bât sur le dos, juste le bât sans rien, puis à mettre les sacoches à vide. Au début je l’ai mis dans le rond de longe et je l’ai fait marcher. Puis on est parti en extérieur avec le bât et les sacoches à vide. Ensuite j’ai mis des choses dans les sacoches.
    Au moment de partir j’étais pas prête à 100%, j’avais beaucoup d’améliorations sur mon cheval mais par exemple il déplaçait pas encore les épaules, la longue corde il aurait fallu peaufiner. J’aime bien partir un weekend mais j’ai pas eu le temps de faire tout ça . Donc j’ai dit bah c’est pas grave je nous sens prêt on part quand même.
    Mon vrai challenge je me suis dit c’est je vais former mon cheval en voyage, c’était ça l’objectif. Donc j’avais fait le plus gros du travail et c’est le voyage qui s’est chargé de le terminer. Les épaules, bah maintenant il déplace les épaules. Pendant le voyage il a fallu que je lui demande plusieurs fois de déplacer les épaules. La longue corde, je l’ai attaché au début toute une soirée et un soir je me suis retrouvée avec une grosse pluie, des rafales de vent, j’étais trempée. Je l’ai attaché à la longue corde rapidement pour vite monter le camp et au final je me suis dit bah je le laisse comme ça toute la nuit. Donc c’est le voyage qui a terminé de le préparer.”

    longue corde

    De ton côté, quels conseils de préparation/ d’entraînement donnerais-tu à un cavalier qui souhaite se lancer en autonomie sur une rando de plusieurs jours avec son cheval ? 

    “Plein de choses.

    Déjà l’éducation du cheval c’est la priorité parce qu’avec un cheval éduqué on est en sécurité. Quand on part en voyage on peut avoir plein de péripéties, avec un cheval éduqué on est un minimum en sécurité : un cheval qui nous respecte s’il a peur d’une moto ou quoi, qu’au moins il nous fonce pas dedans et nous laisse notre espace personnel et puis les bases de l’éducation (bouger les hanches, déplacer les épaules, reculer). Si on se retrouve sur une passerelle et qu’au bout il faut reculer parce qu’on peut pas passer, il faut pouvoir reculer. Donc une bonne éducation de base.
    Après il y a une préparation physique du cheval, si elle s’est pas faite en amont elle se fera pendant le voyage : on part lentement et petit à petit on augmente la durée.

    Il faut aussi une bonne préparation du matériel. Essayer son matériel avant de partir c’est mieux : si on a des blessures en cours de voyage on est bien embêté. Donc tester avant : partir sur des balades, des randos avec le matériel pour pouvoir le changer avant de partir. 

    Se préparer soi aussi : savoir monter une tente, savoir lire une carte, savoir créer un itinéraire, quoi faire en cas de petit pépin. Après on peut pas tout prévoir. En voyage il arrive des choses et on compose avec ce qui nous arrive.

    Pour ceux qui hésitent à partir il y a le livre d’Emile Brager : Techniques du voyage à cheval. Celui-là je pense qu’il faut l’avoir dans sa bibliothèque. Pour l’anecdote, il est gros, il est lourd. Je suis partie avec mon livre. Je me suis dit : s’il m’arrive un truc je prends le livre. J’en ai jamais eu besoin mais au début ça m’a rassurée de partir avec. Je l’ai laissé en cours de route finalement.”

    Logistique

    Alors moi j’aime bien manger, du coup je me suis demandée comment gérais-tu tes repas ? 

    “Avant j’étais suis partie avec un seul cheval donc sans cheval de bât donc j’étais partie avec pas mal de lyophilisé et des choses légères. En cours de route cette fois je me suis dit mais j’ai un cheval de bât je peux peut-être me faire plaisir et rajouter des choses.
    J’achetais souvent des conserves : des lentilles, des petits pois carottes, des flageolets, des haricots. Je me prenais des boites : mon cheval de bât pouvait porter un peu plus.

    Je m’achetais aussi des tortillas. Quand je faisais des courses pour le jour J je prenais des légumes, des fruits, de quoi faire des petites soupes. J’avais des pâtes.

    Pour le petit déjeuner, j’avais des flocons d’avoine, j’avais fait un mélange avec du lait en poudre et du chocolat en poudre. Parfois quand je faisais des courses je me faisais un plaisir pour le petit déjeuner : de la brioche. 

    Le lyophilisé en fait j’en ai pas tant fait. J’ai pris des sauces lyophilisées. Ce que j’aimais bien : je m’étais fait plusieurs fois du riz en sachet et après je me mettais ma petite sauce au poivre lyophilisé et ça me faisait du riz avec du goût c’est plus sympa. Et j’avais mes petits champignons déshydratés que je réhydratais. C’était super bon. J’essayais d’alterner les plaisirs.

    J’avais aussi toujours du chocolat avec moi et des bonbons en cas de coup dur !

    ça m’est arrivé parfois de prendre des pizzas aussi, un resto.”

    bat d un cheval

    Donc tu t’arrêtais assez souvent finalement pour te ravitailler ?

    Dès que je trouvais une supérette je m’arrêtais. ça me permettait de ravitailler. Je comptais pas, je me disais pas il faut que je fasse les courses dans une semaine. En général j’avais 7 à 12 jours de nourriture mais à chaque fois que je voyais une supérette je me rachetais des petites choses pour être autonome.”

    Et du coup tu arrivais à stationner tes chevaux sans trop de souci ?

    « J’ai toujours fait ça dans les villages. J’allais pas exprès à la supérette. C’était sur mon itinéraire : ha cool une supérette. Souvent il y a une barrière donc j’attachais mes chevaux à une barrière. Une fois il y avait rien devant la supérette et en face il y avait la mairie alors je les ai attachés devant la mairie.
    J’ai failli faire une fois un drive à un supermarché mais la date ne correspondait pas à mon passage. J’avais regardé, je trouvais ça hyper pratique : je fais la commande sur mon téléphone, ensuite je vais avec mes chevaux et je récupère ma commande. Comme ça j’ai pas besoin de laisser mes chevaux devant un grand supermarché et je peux me ravitailler. 

    Parfois j’étais chez des amis, des gens, qui m’emmenaient faire mes courses. ça me permettait de faire ma lessive aussi (aux supérettes parfois il y avait des machines à laver).”

    garer ses chevaux devant la mairie

     

    Tu as parlé de pâtes, de riz. Tu avais un réchaud pour chauffer tout ça.

    “Oui.”

    Et pour l’eau ? 

    “J’avais sur moi un peu moins de 5 litres d’eau pour être autonome pendant deux jours.

    Dans les cimetières la plupart du temps c’est de l’eau potable donc je me ravitaillais dans les cimetières si besoin ou chez les gens quand j’étais accueillie. Éventuellement je demandais à des gens.
    J’avais une gourde avec un filtre que j’avais acheté chez Décathlon. Cette gourde, si jamais y avait un endroit avec de l’eau, une fontaine, je pouvais prendre l’eau avec le petit filtre intégré. Au final je n’ai pas eu besoin de ce filtre, j’ai toujours eu de l’eau potable et j’ai jamais eu de problème d’eau.”

    Et pour tes chevaux ?

    “Cette année il y avait tellement d’eau, il y avait de l’eau partout. J’ai jamais eu aucun problème. Au début je me tracassais beaucoup le soir pour qu’ils aient à boire au bivouac et en fait comme il pleuvait, souvent les chevaux ne buvaient ni le soir ni le matin. Si c’était humide et qu’il pleuvait je savais qu’ils avaient de l’eau à travers l’herbe. Après ils reboivent au cours de la journée, j’ai toujours trouvé.”

    cheval boit dans un lac

    Comment as-tu organisé les repas de tes chevaux ? 

    “Alors les chevaux c’était très simple : les chevaux ça mange de l’herbe du coup c’était la bonne saison. J’ai trouvé de l’herbe partout. Tous les midis mes chevaux mangeaient. En voyage ma priorité c’est qu’ils mangent : tous les midis c’était un spot d’herbe, et je les laissais manger pendant une à deux heures. Tous les soirs je me posais à un endroit où il y avait de l’herbe.
    Quand des gens m’accueillaient ça pouvait être au foin.
    ils n’ont pas perdu de poids.”

    Oui ils ont dû se régaler ! De la bonne herbe différente tous les jours !

    “L’herbe était grasse, ils ont pas manqué !”

    Question technique : comment rechargais-tu ton téléphone ? 

    “J’ai une batterie externe et un photovoltaique. Les jours de beau, je mettais mon photovoltaïque avec la batterie externe qui recharge pendant qu’on marche.

    Quand j’étais accueillie, si j’allais au resto, dès que j’avais un endroit où je pouvais avoir de la charge, je me branchais ma batterie externe et je rechargeais mon téléphone tous les soirs avec ma batterie externe.”

    Alors tu en as parlé déjà un petit peu. Il y a une vraie question sur le soir et la nuit pour la gestion des chevaux. Comment as-tu fait ?

    “J’avais plusieurs systèmes d’attache.
    Mon préféré c’est la longue corde : j’ai un entravon que je mets au postérieur. J’attache la corde à un arbre ou un rocher, quelque chose de bien solide.
    J’avais aussi un kit de clôture : Shaman était pas encore prêt quand on est parti. Je me disais : et comment je fais si je peux pas utiliser ma longue corde ?

    Je suis partie avec 60 mètres de fil, 8 piquets (des piquets qui se plient) et une petite batterie rancho électrique de rando.
    Il y a des soirs où je faisais un parc. Et des soirs c’était à la longue corde.
    J’avais aussi les entraves mais pour avoir testé pour moi c’est pas une bonne méthode pour la nuit parce que le cheval il galope avec les entraves quand il commence à être habitué et il peut partir très loin, s’enfuir avec les entraves. Donc je les avais prises au cas où, plus pour midi, pour la pause. Je les avais mais c’est pas une technique pour la nuit.” 

    Le matériel

    Comment as-tu transporté ton matériel ?

    “Grâce à mon cheval de bât. Je lui ai mis un bât avec deux sacoches et un boudin par-dessus. Tout mon matériel était dedans.
    Ma jument avait deux petites sacoches et des fontes aussi pour porter l’eau, les choses urgentes : la cie, la pince coupante, la trousse de secours.

    Elle avait aussi un boudin qui me permettait de soulager un peu mon cheval de bât donc c’était pas très lourd elle ce qu’elle portait parce qu’elle me porte aussi. Mais elle avait des petites choses et c’est mon cheval de bât qui portait tout dans les sacoches.”

    As-tu une petite liste de ce qui a été pour toi tes essentiels niveau matériel ? 

    Ma tente déjà. Mon réchaud. Des gens se passent du réchaud mais j’aurais du mal à m’en passer.
    Mes cordes. J’en ai eu besoin énormément. C’est des cordes d’escalade que j’ai faites couper sur mesure. Décathlon tout simplement. Chaque corde fait 12m, elles font 10 mm de diamètre.

    Tout mon matériel de bivouac. Le matelas… Avant j’avais appris d’Emile Brager qu’on pouvait dormir sur les tapis des chevaux. Donc pendant un temps mes matelas c’étaient les tapis des chevaux. Seulement c’était vraiment pas confortable pour moi. Donc j’avais rajouté un petit matelas quasiment plat, alvéolé mais je dormais super mal. 

    Cette année j’ai investi dans un vrai bon matelas de randonnée. On m’avait dit que les matelas gonflables perçaient, c’est pour ça que j’en prenais pas. Mais là j’ai dit non, j’investis, j’en peux plus d’avoir mal au dos. Et j’étais vraiment heureuse d’avoir ce matelas. J’ai tellement bien dormi. C’était mon ami. J’étais trop bien dessus, il a jamais percé. Je reviendrais pour rien au monde aux tapis des chevaux.”

    Y a t il quelque chose que tu n’as pas emmené et que tu as regretté ? 

    Mes chaussures n’étaient pas imperméables. Je me suis dit je vais pas m’encombrer de bottes de pluie quand même ça fait lourd, c’est beaucoup. Et bah je le ferai la prochaine fois. Même les bonnes chaussures imperméables avec toute la pluie, la boue qu’on a eu, je pense que les chaussures peuvent vite prendre l’eau et être avec des chaussures mouillées et des chaussettes mouillées tout le temps c’est horrible. 

    Donc pour les prochains voyages, je partirai avec les bottes de pluie. Il en existe qui se roulent sur elles-mêmes et ne prennent pas de place.

    J’avais entendu parler de chaussettes imperméables aussi. Je les ai eu en cours de route mais c’est pas suffisant si les chaussures sont gorgées d’eau.”

    Tu avais une seule paire de chaussures avec toi ?

    J’avais ma paire de rando et une petite paire de chaussures : des sandales, pour le confort. Mais elles étaient pas imperméables non plus. Je les mettais pour être à l’aise au bivouac mais si l’herbe est mouillée je prenais l’eau aussi.”

    Justement, comment as-tu géré les conditions météo ? En lisant les publications sur ton groupe j’ai vu que tu avais eu beaucoup de pluie, de vent et même de la neige ! 

    “Pour la pluie j’étais bien équipée à part les chaussures. J’avais un pantalon de pluie. Je suis pas partie sur un poncho parce que ça me gêne quand je marche donc j’avais un imperméable.
    J’ai été très bien protégée jusqu’à ce que j’ai eu l’idée merveilleuse du siècle de mettre mon imperméable à la machine à laver quand j’étais au forum ! Il a perdu son imperméabilité. J’ai pris l’eau. Heureusement des gens adorables m’ont dépannée d’un poncho. Après je l’ai réimperméabilisé et les gens m’ont laissé le poncho pour terminer mon voyage donc je l’avais au cas où. Mais pour la pluie j’étais pas mouillée à l’intérieur, j’ai toujours été bien protégée.

    Pour la neige j’avais pris des vêtements thermiques. J’avais deux sous pulls thermiques, une polaire et une de secours si j’avais vraiment très froid ou si je prenais l’eau. J’avais pour la nuit un duvet très chaud en plumes et j’avais aussi un sac à viande thermique pour rajouter de la chaleur. J’ai bien fait : j’ai eu froid et malgré mes vêtements thermiques j’ai eu froid la journée. Y a des jours où je devais marcher car j’avais trop froid à cheval et même en marchant j’avais froid. Pour la nuit j’ai eu bien chaud. Les nuits où il faisait très froid je mettais aussi une couverture de survie entre la tente et mon matelas et une fois que j’étais dans le duvet j’étais bien au chaud.
    C’était plus la journée et le soir quand je bougeais plus au moment de manger, c’est là que j’avais froid en général.”

    a cheval dans la neige

    Rencontres, projets 

    Tu es partie seule. As-tu envie de repartir seule ou aimerais-tu partager cette expérience ?

    “Les deux. J’ai beaucoup aimé partir seule. J’ai adoré. Mais à la fin du voyage j’en avais marre : je commençais à souffrir de la solitude. J’avais envie d’être avec des gens. J’étais toujours avec des gens le soir en général. La journée parfois je m’ennuyais. Je pense que c’est à cause aussi du temps : y avait une sorte de monotonie qui s’installait. Et je me suis dit qu’en effet j’aimerais bien repartir avec quelqu’un. 

    Cela dit sur le long cours je sais pas si je me vois vraiment partir longtemps avec quelqu’un. Une ou deux semaines peut-être.

    Mais je pense qu’il faut vraiment déjà super bien s’entendre, être une super équipe parce qu’en voyage y a la fatigue, les péripéties, les émotions, tout peut ressortir. ça peut être difficile à vivre à plusieurs.
    J’aimerais bien partir avec des gens qui me ressemblent, qui ont un peu le même mode de pensée que moi mais je sais pas si sur le long cours ça fonctionnerait. Faudrait qu’on s’accepte dans tous nos travers parce que quand on est fatigué il y a tout qui ressort.

    Si je dois repartir seule je le referai, mais faire un mix quoi : un peu seule, un peu avec des gens, je sais pas trop.”

    Quelle a été pour toi la principale difficulté pendant ce voyage ?

    “J’ai eu beaucoup de difficultés. La principale c’est la pluie. C’était long, c’était beaucoup.
    La gestion des chevaux la nuit aussi. Parfois mon petit Shaman m’en faisait voir de toutes les couleurs : ça lui convenait pas le lieu, il s’énervait, il galopait, il tirait sur la corde et puis ça créait beaucoup de stress. Ma jument était plus posée mais bon ça lui arrivait aussi de me faire des péripéties donc c’était un peu le stress parfois quand on arrivait dans un lieu de me dire est-ce que les chevaux vont être calmes, est-ce que ça va bien se passer ?”

    Tu privilégies plutôt la balade à pied avec tes chevaux plutôt que de monter à cheval. Comment as-tu fait ce choix ? 

    “Au début du voyage j’ai beaucoup fait à pied. L’année dernière j’ai eu un accident de cheval avec ma jument. Monter à cheval est devenu très difficile pour moi. Avant le voyage j’ai fait des séances d’hypnose pour que ça aille mieux et ça allait mieux. Mais trois semaines avant le voyage, Shaman est parti au grand galop dans un champ parce qu’un chien nous a couru après. Ma jument aussi. J’ai refait une chute. ça a remis par-dessus mes angoisses. Je suis repartie en étant très fragile sur ce plan là. 

    Monter à cheval au début, je me forçais à me mettre en selle. Un vrai challenge. Et je restais beaucoup à pied dès que je le sentais pas. Je me suis beaucoup forcée au début et c’était pas bénéfique parce qu’au final à trop me forcer, plus je montais plus j’avais peur. Je me forçais à rester en selle et après il y a un moment où j’ai eu un déclic et je me suis dit : bah si je le sens pas je reste à pied c’est pas grave et si je dois faire une journée non stop à pied je ferai les 20 kilomètres à pied. 

    À partir de là j’ai commencé à me remettre de plus en plus en selle de manière non forcée. Un jour de très grand vent j’en pouvais plus, je me suis mise en selle, je m’endormais presque à cheval tellement j’étais épuisée. Et puis petit à petit ça c’est fait naturellement. Sur la fin du voyage j’étais bien 70-80% du temps à cheval. 

    Il y a une autre raison. J’aime bien être avec mes chevaux à pied. Je commence toujours à pied et je finis toujours à pied. Je fais toujours minimum un kilomètre à pied et puis toutes les zones que je considère comme dangereuses, pour pas prendre de risques je mettais pied à terre. Sur les routes où j’avais l’impression que c’était un peu dangereux, que les gens pouvaient arriver vite, je mettais pied à terre. Si j’avais un doute d’un moindre danger je mettais pied à terre. Une passerelle dangereuse : j’étais à pied. Un passage technique un peu dangereux : je descends de cheval.”

    cheval neige

    Justement, combien de kilomètres faisais-tu par jour ?

    “En moyenne 20 kilomètres.”

    Peux-tu nous raconter une rencontre qui t’a marquée ?

    “J’en ai eu plein mais je vais parler de Françoise. Françoise c’est une personne qui est en Creuse. Elle m’avait proposé l’accueil mais ça me faisait sortir de mon itinéraire. Mais elle avait l’air tellement gentille cette dame que j’y suis allée. C’est une personne qui a le cœur sur la main, qui m’a touchée profondément au fond de mon cœur. Elle était très émue de mon passage. Elle rêvait de pouvoir accueillir des cavaliers. Par mon biais c’était son rêve qui se réalisait. C’était vraiment une très belle rencontre.

    Elle m’a proposé de rester plusieurs jours mais j’étais un peu prise par le temps à l’aller. Elle m’a dit “Si tu veux revenir tu reviens, même sur le retour de ton voyage, si tu veux t’arrêter ici et terminer ton voyage chez moi ça me ferait plaisir”. Je l’avais gardé en tête, mais en voyage on sait pas de quoi les jours sont faits.

     Au final j’ai terminé chez elle. Je suis remontée sur le plateau de Millevaches, je n’étais pas très loin de chez elle, c’est une personne qui m’a tellement touchée, je suis revenue chez elle. Elle était tellement heureuse, elle a invité des gens, j’ai rencontré d’autres personnes. On a pu embarquer les chevaux. Elle m’a hébergée trois nuits au total. C’est vraiment une personne avec le cœur sur la main.

    J’ai envoyé d’autres cavaliers voyageurs qui sont des amis chez elle. Ils m’ont dit que cette personne là était vraiment magnifique.
    C’est une belle rencontre de la vie.”

    On est maman toutes les deux de jeunes enfants. Je me suis demandée comment, as-tu fait par rapport à tes enfants ?

    Mon mari s’en est occupé. Le voyage je l’ai fait toute seule mais c’est avec la contribution de mon mari. Sans lui je n’aurais pas pu le faire. On s’est organisé tous les deux. Lui il a un travail un peu souple au niveau des horaires donc ça lui permettait de déposer les enfants le matin à l’école et à la crèche et d’arriver un petit peu en retard au travail c’était quand même ok. La grande était inscrite à la cantine tous les midis et tous les soirs elle avait de la périscolaire. ça fait des journées longues mais comme ça se passe bien à l’école c’était rassurant. Les mercredis et vacances scolaires elle était inscrite à un centre de vacances en fait pas très loin, et parfois elle faisait des sorties. Mes parents sont venus aussi une semaine pendant les vacances scolaires, ils habitent dans le sud. Puis les weekends pour soulager mon conjoint, on s’est organisé avec sa sœur qui habite en Suisse qui est venue quelques weekends pour prendre le relais, pour pas qu’il soit tout seul.

    Et on s’était organisé aussi tous les vendredis soirs pour qu’il ait quand même du temps libre qu’il y ait quelqu’un qui vienne garder les enfants.

    Les premiers weekends il me rejoignait avec les filles. Ensuite j’étais trop loin, c’était plus gérable avec les enfants de venir aussi loin.

    Il m’a rejoint pendant 5 jours au forum des Cavaliers au Long Cours.
    Quand il est venu me chercher on a fait garder mes filles par mes parents.”

    Bravo, quelle organisation !

    “C’est de l’organisation en amont oui.”

    Plus tard, partir en autonomie à l’étranger ça te tenterait ?

    “Oui j’aimerais bien faire ça aux Etats Unis mais avec ma famille. Mon mari est américain. J’aimerais bien partir là-bas.

    Mais ce que j’aime c’est faire ça avec mes chevaux. Et c’est pas pareil.
    J’ai l’impression de pas avoir terminé ce voyage, je suis partie deux mois et demi et je suis rentrée par la force des choses et je pense que si j’avais pu continuer j’aurais continué. J’ai fait tellement de belles rencontres que je voulais continuer d’aller à la rencontre des français. J’avais envie de retourner dans le Puy du Dôme. J’aurais voulu descendre dans le Cantal et dans l’Aveyron. Et du coup j’ai déjà des nouveaux projets en tête et ce serait plutôt en France avec mes chevaux. Je me dis j’ai mes chevaux c’est quand même dommage de partir ailleurs sans mes chevaux. Par contre j’oserais pas partir à l’étranger avec mes chevaux.”

    Même en Europe ?

    “J’avais voulu partir en Suisse mais ça me semblait compliqué. L’Italie ne m’attire pas. À cheval, les autres pays ne m’attirent pas tant, j’ai vraiment envie de découvrir la France. Éventuellement la Suisse.”

    Quel est ton prochain projet ? 

    “Mon prochain projet vient de démarrer. Je viens de créer mon entreprise de randonnée à cheval. J’accompagne les cavaliers propriétaires de chevaux sur des randos, sur de la préparation à la rando et aux voyages à cheval.

    En termes de voyage j’aimerais bien partir dans l’Aveyron avec mes chevaux.

    J’aimerais bien avoir un prochain projet voyage avec mes enfants par contre cette fois. J’aimerais bien partir et que mon conjoint me rejoigne tous les soirs avec les filles. Moi je fais le voyage à cheval et lui il prend un van, un camping car, et qu’on voyage ensemble. Les enfants seraient de la partie. Elles sont encore trop petites pour être avec les chevaux et marcher avec nous. C’est en train de mûrir dans ma tête. Pour quand, je sais pas, on verra bien. 

     

    Pour en savoir plus, vous pouvez aller regarder 6 pattes en montagne : le groupe Facebook de Coraline pour raconter son voyage à cheval. 

    Merci à Coraline d’avoir pris le temps de raconter son long et beau voyage avec ses deux chevaux. Une aventure inspirante, pleine de défis et d’émotions ! 

     J’espère que la lecture de l’interview vous a intéressé, donné quelques astuces et conseils pour peut-être, réaliser à votre tour, un jour, un voyage en autonomie !

  • Prévention feu de forêt : l’association PEPIF 13 et ses patrouilleurs à cheval

    Prévention feu de forêt : l’association PEPIF 13 et ses patrouilleurs à cheval

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire le guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Il existe de nombreuses associations équestres et l’article d’aujourd’hui a pour objectif de mettre en lumière PEPIF 13.

    PEPIF 13, c’est Patrouilleurs Équestres Prévention Incendie France.

    L’association est localisée dans le département des Bouches du Rhône et son objectif est double : 

    • secourir les animaux lors des feux de forêts et des inondations 
    • assurer une mission de détection et de prévention des feux de forêts grâce à une équipe de patrouilleurs à cheval. 

    Rémi Kauffmann, son président, a créé l’association en août 2020. Pompier depuis 18 ans, il a vécu de gros feux de forêt et c’est aussi un cavalier.
    En 2019, il est pompier et lors d’un grand feu de forêt, il se rend compte que les propriétaires d’animaux ont du mal à évacuer leurs animaux. C’est à ce moment là qu’il pense à créer une structure organisée, cadrée, formée, équipée, qui puisse aller au secours des animaux, encadrer les camions et les vans s’il y a des feux de forêt.

    Prévention feu de forêt : plusieurs façons de soutenir l’association

    Quand Rémi m’a présenté l’association, j’ai eu tout de suite envie d’adhérer. Très simplement car je me balade trois-quatre fois par mois, c’est tout petit mais je me dis qu’en même temps que je me régale à cheval, il y aura peut-être une fois où je pourrais aider si je vois de loin un départ de feu.

    Je rejoins donc l’association en tant que patrouilleuse à cheval. Je ferai donc partie du pôle patrouille équestre, pédestre et cycliste aussi.
    Attention, cela ne remplace pas du tout les forces déjà en présence pour la prévention des feux de forêt (GIFF, CCFF, Forestiers-sapeurs…), c’est juste un complément qui allie l’utile à l’agréable (l’agréable étant mes balades à cheval hebdomadaires qui font que je connais par coeur les chemins autour de mon écurie). Ce côté patrouille est venu un peu plus tard dans l’asso, pour les cavaliers qui voulaient participer mais n’avaient pas de véhicules. Mon rôle va donc juste être, pendant mes balades, d’être encore plus attentive à un potentiel départ de feu là où je balade et au loin quand j’ai vue dégagée.

    On peut aussi avoir un rôle d’évacuateur au sein de l’association : ça c’est si vous avez un van et que vous pouvez le mettre à disposition pour évacuer des animaux (équidés, ovins bovins) en cas de feux.

    association pepif 13

    Comment adhérer à PEPIF 13 ?

    Je peux vous raconter très précisément le parcours puisque je suis en train de le faire. Pour adhérer à PEPIF 13, il y a quelques critères à remplir : 

    • être majeur
    • avoir un cheval ou une demi-pension (l’asso est en train de s’ouvrir aux cyclistes)
    • forcément être dans le 13
    • avoir un casier judiciaire vierge.

    On demande si vous avez des galops, si vous avez passé le PSC1 (Prévention et secours civiques), s’il date trop ou qu’on ne l’a pas on peut le passer grâce à l’association. ça se passe chez les pompiers et ça dure une journée et demie. Il s’agit d’une formation aux premiers secours.

    Rémi est très investi dans l’association et vous proposera de vous rencontrer pour vous expliquer en détail comment ça se passe dans l’association : objectifs, missions, etc. Il répondra aussi à toutes vos questions. Il est le président de l’association et dirige les vans quand il y a besoin d’évacuer.

    Si vous décidez d’adhérer, vous n’avez qu’à écrire un mail à associationpepif13arobasegmail.com. On vous répond avec un formulaire d’adhésion à remplir.
    Il y a un virement de 15 euros à faire pour adhérer à l’association (c’est ensuite une cotisation annuelle). 

    Prévention feu de forêt : comment les patrouilleurs communiquent-ils entre eux ? 

    Si vous avez votre cheval dans le 13, que vous baladez et que vous souhaitez rejoindre l’équipe des 50 patrouilleurs, vous intégrerez le groupe Messenger des patrouilleurs. 

    À chaque balade quand on est en saison incendie, les patrouilleurs qui baladent publient des photos ou des vidéos de ce qu’ils voient. En hiver, pas besoin de publier, sauf si vous voyez un feu. 

    Chaque patrouilleur est dans une commune différente pour bien quadriller chaque secteur. Ma petite participation à l’association sera donc de publier quelques photos et vidéos de mes balades (enfin du paysage de mes balades) et bien sûr d’un feu si je suis témoin d’un feu.

    bouches du rhone prevention feu foret

    Prévention feu de forêt : que faire quand on voit un départ de feu ? 

    La première chose à faire est d’appeler les pompiers : le 18.

    Ensuite, vous n’avez qu’à envoyer sur le groupe Messenger de l’asso la photo du départ de feu.  L’asso va vous poser des questions pour essayer d’analyser comment va évoluer le feu (vent, direction, etc.) et s’il y a des centres équestres, des fermes à proximité de ce départ de feu.

    Voir un feu reste heureusement assez rare. En 2024 pour l’instant il n’y a pas eu d’appel des pompiers par le groupe (on est le 26 juin au moment où j’écris ces lignes) mais si on prend 2023 par exemple, il y a eu en tout 10 appels aux pompiers (18). L’objectif est vraiment de faire remonter les informations en temps réel pour gagner un maximum de temps sur la propagation des flammes.

    La question des massifs interdits quand il y a un fort risque d’incendie

    J’avais publié un article sur le sujet : dans les Bouches du Rhône, l’été, s’il y a des risques forts d’incendie, les massifs peuvent être fermés à la promenade. On peut donc se poser la question : comment faire en tant que patrouilleurs si on reste bloqué dans son écurie ?
    L’association est en train de tester une paire de jumelles pour voir si cela pourrait aider à prévenir des feux de forêt. L’idée serait donc d’équiper chaque patrouilleur d’une paire de jumelles pour qu’il puisse regarder lors des jours de grands vents, de son écurie, s’il voit quelque chose.
    Dans un futur proche, Rémi, en relation avec les pompiers et les comités communaux, regarde s’il serait possible d’avoir le droit d’aller dans les massifs les jours d’interdiction lorsqu’on est patrouilleur. À suivre.

    Comment s’organise l’association ? 

    Voici un petit récap des forces en présence : 

    • un pôle santé avec 3 ASV (auxiliaire spécialisé vétérinaire) et bientôt une vétérinaire
    • un pôle sécurité avec des sapeurs pompiers
    • un pôle communication
    • les patrouilleurs à cheval ou vélo
    • les évacuateurs avec leurs vans, camions.

    prevention feu foret 13

    J’ai très peu de temps, j’hésite à rejoindre l’association.

    J’ai très peu de temps moi aussi, mais par contre, quand je balade à cheval, je peux assez simplement penser à regarder au loin si je vois un feu. Je pense qu’il est possible de s’investir de cette façon là pour la prévention feu de forêt et ensuite il y a une réunion une fois par an qui est une assemblée générale.
    Ensuite, l’éventualité de passer le PSC1 est aussi intéressante quand on balade à cheval mais aussi dans la vie quotidienne. PEPIF 13 peut prendre en charge la formation de ses adhérents (PSC1 mais aussi Premiers Secours Équins, formation Feux de forêts et formation PTI – Premier Témoin Incendies). Oui cela demande une journée et demie, mais c’est une formation qui devrait sans doute être obligatoire pour tout citoyen.

    Est-ce qu’il existe une autre association en France qui a pour objectif d’aider les animaux domestiques lors des feux de forêt ?
    Rémi n’en connait pas. Par contre, il m’a parlé au Canada d’une association qui est là pour sauver les animaux domestiques et sauvages lors des catastrophes naturelles : Wany The Pooh.

    A vos commentaires, faites-vous partie d’une association en lien avec le monde équestre ? Et si oui laquelle ?

  • Balade à cheval Sarthe : 11 circuits équestres clés en main en Sud-Est Manceau

    Balade à cheval Sarthe : 11 circuits équestres clés en main en Sud-Est Manceau

    Bonjour !
    Vous avez la destination, les tracés, on vous aide pour le reste ! Téléchargez gratuitement le guide des 16 conseils pour vivre des balades à cheval sans stress. 🙂

    Aujourd’hui, je vous emmène dans la Sarthe et plus précisément dans la Communauté de Communes du Sud-Est Manceau. 

    Elle m’a contactée il y a plusieurs semaines pour me faire découvrir les circuits de randonnées équestres qu’ils viennent de créer. Il y en a 11 en tout et 2 d’entre eux fonctionnent pour l’attelage. 170 kilomètres ! De quoi randonner sans jamais repasser par le même endroit.

    Je ne connais pas du tout la Sarthe et j’ai pourtant déjà entendu que c’était un bel endroit pour les randos à cheval alors me voilà partie, en laissant mon petit Oural tranquillement avec ses copains de pré.

    J’ai donc découvert deux des 11 circuits équestres avec Elisabeth, guide équestre à Parigné l’Evêque (Parigné cheval Aventures) : la boucle de Loudon et le circuit équestre de Grammont.
    Si vous voulez découvrir les itinéraires, c’est très simple, le site de la Communauté de Communes a mis en ligne tous les tracés. On peut les télécharger en PDF avec une carte et des indications écrites ou en format GPX. 

    Concernant ces itinéraires équestres, vous pouvez bien sûr venir avec vos chevaux (on va en parler tout au long de cet article), et si vous n’avez pas de cheval (ou si vous êtes dans mon cas où votre cheval vit très loin du Sud-Est Manceau) il y a aussi la solution de partir par exemple avec Elisabeth et ses chevaux. Vous aurez peut-être la chance de découvrir ces beaux itinéraires avec Darwin, un bel appaloosa/anglo avec qui je me suis régalée sur les chemins !
    Elisabeth est passionnée par la Sarthe et vous racontera l’Histoire des lieux et ses légendes tout en s’adaptant à vos envies et à votre niveau.

    Précision concernant cet article : il s’agit d’une collaboration commerciale avec la Communauté de Communes. 

    Balade à cheval Sarthe : c’est comment la Sarthe et plus précisément le Sud-Est Manceau ?

    Vous allez le voir dans les photos et les vidéos, les paysages sont variés : on découvre

    • des paysages de campagne avec différents types de champs cultivés (orge, colza, blé, tournesol, maïs), on croise de temps en temps des prés avec des chevaux, des vaches ou des moutons qui parfois viennent gentiment dire bonjour
    • des paysages de belles forêts de feuillus et de pins.

    Et globalement un faible dénivelé (peu de montées, peu de descentes).

    Pour ce qui est des sols, parce que c’est important quand on balade à cheval, je suis habituée aux chemins caillouteux provençaux, et à avoir des chemins de galop relativement réduits car on ne peut clairement pas faire des allures partout. En Sud-Est Manceau, la donne est différente : on trouve des chemins

    • en terre
    • des pistes sableuses
    • quelques passages sur bitume sont nécessaires à certains moments forcément mais ce sont de petites routes de campagnes agréables que l’on suit sur une petite portion avant de repartir dans les chemins de terre ou les pistes de sable (moins de 10% de routes goudronnées sur les circuits créés).

    Si bien qu’il y a énormément de moments où on peut trotter ou galoper ! Certaines des pistes sableuses s’étendent sur plusieurs centaines de mètres, un vrai bonheur !


    Sur les plus de 40 kilomètres parcourus, seulement deux chemins abîmés : l’un parce que la piste de sable avait été recouverte d’un mélange de cailloux et de tuiles cassées et l’autre avec une partie très boueuse où un engin de chantier immense avait dû passer vu les traces profondes qu’il avait laissé dans le chemin.

    randonnee cheval sarthe

    Les chemins ne sont pas pris d’assaut, il était vraiment agréable et apaisant de se promener et de profiter des bruits de la forêt et des odeurs des plantes. Nous avons croisé un beau chevreuil, un écureuil, un cygne et d’autres oiseaux. Quelques promeneurs à pied, un cycliste et deux autres cavaliers qui se promenaient avec leurs chevaux.

    Comme dans toute balade à cheval, il y aura des routes à traverser. Pendant les deux jours de rando, les traversées de route étaient simples (bonne visibilité et routes peu fréquentées). 

    Concernant les niveaux de difficulté des circuits, ils sont indiqués sur les circuits de randonnée sous forme d’étoiles : 

    • le circuit de Grammont a par exemple un niveau de difficulté de trois étoiles
    • Loudon a un niveau de difficulté facile avec une étoile.

    Le niveau dépend notamment du nombre de kilomètres de randonnée, du tracé et de passages potentiellement un peu plus complexes que d’autres. N’hésitez donc pas à vous fier à ces étoiles sur les PDF des circuits équestres.

    Important à savoir : les forêts de la Communauté de Communes sont privées sauf les chemins. Ce ne sont pas des forêts domaniales. Attention donc à ne pas vous aventurer hors des chemins.
    Est-ce que ça a été dérangeant pendant ces deux jours ? Non, pas du tout car les forêts regorgent de chemins (grands et petits).

    Voici pour info la liste des communes qui composent le Sud-Est Manceau : 

    • Saint-Mars-d’Outillé
    • Parigné-l’Evêque
    • Brette-Les-Pins
    • Challes
    • Changé.

    carte generale des circuits equestres sud est manceau

    Balade à cheval Sarthe : hébergement 

    Pour les cavaliers qui viennent avec leur cheval, l’équipe tourisme et communication de la Communauté de Communes a tout prévu. Vous pouvez trouver ici en bas de page l’ensemble des adresses qui peuvent vous accueillir avec vos chevaux.
    N’hésitez pas quand vous les contactez pour réserver à voir les détails pratiques avec eux pour savoir ce que vous aurez besoin d’amener ou non. 

    De mon côté, j’ai séjourné deux nuits dans le gîte du Presbytère à Saint-Mars-d’Outillé. C’est un gîte avec trois chambres de deux et un canapé lit dans le salon. Cela fait déjà un moment qu’il est loué pour des séjours mais la nouveauté est dans l’accueil des cavaliers avec leurs chevaux, ce qui n’était pas possible avant. 

    Il y a donc maintenant une petite sellerie parfaite pour entreposer ses affaires (selles, filets, tapis, bombes, sacoches, chaps, etc) et sur le côté droit de la bâtisse la possibilité de planter des piquets, d’installer les fils/bandes et un groupe électrogène (tout cela sera bientôt à dispo dans l’espace sellerie mais pour l’instant il faut prévoir d’amener son matériel pour clôturer l’espace chevaux).

    J’ai donc dormi avec Darwin et Django sous mes fenêtres. 

    Les petits plus du gîte du Presbytère 

    On voit le pré des  chevaux de l’une des chambres et le terrain est clos (rassurant pour les cavaliers).

    gite equestre sarthe

    Dans le village on trouve une épicerie : idéal pour s’organiser un petit apéro par exemple. Il y a aussi un distributeur de pizzas si après une longue journée de randonnée tout le monde a la flemme de faire la cuisine. N’y allez pas trop tard par contre car elles ont du succès !

    Le gîte a une grande pièce de vie très agréable avec vue sur la jolie église. La grande table permet des repas conviviaux. Il y a aussi une table à l’extérieur pour profiter du jardin. 

    Le gîte est situé à l’étage et au milieu de l’escalier on peut poser sous la fenêtre ses chaussures souvent un peu sales après une journée de randonnée à cheval.

    Il y a dans la pièce de vie un classeur qui répertorie toutes les randonnées qui ont été créées par la Communauté de Communes : c’est la petite intention en plus. 

    Balade à cheval Sarthe : 11 itinéraires de randonnée à cheval mais pas seulement !

    Cécile, Emilie et Gabriela de la Communauté de Communes ont géré ce projet en pensant à tout ! Elles n’ont pas fait que créer les 11 itinéraires de randonnée en s’arrêtant simplement là, ce qui était déjà un gros travail (vérifier qu’il s’agit bien de chemins communaux uniquement, se concerter avec les habitués du tourisme équestre).

    Elles ont : 

    • créé des aires de pique-nique avec à chaque fois au minimum une table de pique-nique et une barre d’attache pour les chevaux
    • indiqué également sur les cartes des points d’abreuvage
    • indiqué les endroits où on peut stationner en van pour démarrer les itinéraires
    • répertorié les possibilités d’accueil des cavaliers avec leurs chevaux
    • listé les numéros et contacts utiles (vétérinaire, maréchal) dans le fameux classeur rouge
    • consulté les professionnels du tourisme équestre de la commune des communes et les cavaliers du territoire pour créer des circuits en adéquation avec leurs connaissances et les attentes des cavaliers.

    Bref, tout est fait pour faciliter la venue des cavaliers, avec intelligence et précision. Le projet est réfléchi, complet, le fruit d’une belle collaboration entre la Communauté de Communes, les professionnels équestres et les cavaliers du secteur. Une balade à cheval Sarthe clé en main c’est bien. 11 c’est encore mieux !

    A noter aussi qu’il y a deux itinéraires possibles pour de l’attelage.

    pause chevaux sud est manceau

    Balade à cheval Sarthe : des randonnées à cheval culturelles

    En Sud-Est Manceau, on randonne dans des paysages magnifiques mais aussi chargés d’Histoire. La Communauté de Communes a fait là aussi un énorme travail pour raconter le patrimoine culturel et naturel de ces petits villages sarthois : le long de votre route vous découvrirez des panneaux historiques qui vous raconteront certains pans d’Histoire et des points de curiosités. Et ça marche aussi si on est à pied ou à vélo.

    Par exemple, quand vous empruntez le circuit équestre de Loudon, vous allez passer par une ancienne voie romaine et découvrir la pierre bergère. C’est une pierre qui était très importante pour les patous (les patous sont les bergers sarthois qui gardaient les troupeaux de moutons ou de chèvres). Cette pierre protégeait les bergers des loups et des maladies. Pour cela, le petit rituel était précis : faire trois fois le tour de la pierre en esquissant le signe de croix et en proclamant « Je te barre et je te contre-barre, je te croise et je te surcroise ». Ce mégalithe qui faisait 1m60 a malheureusement été cassé par un grumier (celui qui enlève les troncs d’arbre coupés). On peut encore voir cette pierre, mais elle a été cassée en trois blocs distincts.

    On a aussi vu le site de Grammont. Ancien monastère, c’est maintenant un château privé et grâce au panneau explicatif vous aurez toute l’Histoire que je ne raconterai pas là car il faut bien laisser aussi quelques surprises !

    Comme vous pouvez le remarquer sur la photo, Darwin a été particulièrement intéressé par l’histoire de ce lieu !

    Grammont en sarthe

    Sur votre chemin vous serez aussi témoin d’une curiosité scientifique qui pour l’ONF est un cas unique : un arbre qui a un tronc de chêne et des branches et feuilles de châtaignier. Son histoire : il a été greffé par le père de Gaston Chevereau en 1910. 

    Balade à cheval Sarthe : la randonnée Zen de Grammont de 27km

    Comme je vous le disais, j’ai eu la chance de tester l’itinéraire de Grammont, un circuit qu’on pourrait appeler le circuit équestre Zen. Je vous explique tout de suite pourquoi. 

    Quand vous faites cette rando, vous pouvez vous arrêter au château de Segrais.

    Et dans le château de Segrais il y a un centre associatif de retraite bouddhiste : le centre Kadampa.

    Le château est ouvert au public tous les jours de 9h à 18h (hors événements spéciaux).
    On peut donc se promener (à pied) dans les jardins, observer les douves qui datent du 12ème siècle. 

    sarthe chateau de Segrais(c) Elisabeth Barnabé pour cette photo Balade à cheval Sarthe ainsi que la photo en haut de l’article

    A l’intérieur du château, on trouve la salle de méditation de cette association bouddhiste. Une fois mes bottines d’équitation retirées, j’ai pu rentrer en chaussettes découvrir cette salle où on trouve de magnifiques bouddhas avec des expressions plus occidentalisées et plus douces.

    Une séance de méditation se compose de quatre parties :

    • un temps de méditation
    • un enseignement sur un thème précis (se guérir du passé par exemple)
    • une méditation pour travailler sur sa façon de percevoir les événements avec le prisme de cet enseignement
    • des prières chantées.

    Des personnes viennent donc en retraite ici. Deux nuits ou plus. 

    En discutant avec Sylvie Carrique, elle nous explique qu’il est tout à fait possible de faire une séance de méditation pour découvrir ce que c’est. On peut également aller voir la salle de médiation en dehors des heures de méditation en respectant évidemment les lieux (pas de chaussures, calme, respect) et en n’hésitant pas à redemander par téléphone si c’est toujours possible

    Il est possible de déjeuner à Kadampa pendant votre randonnée à cheval. Pour cela, n’hésitez pas à les appeler au moins 48 heures à l’avance pour demander si cela est possible à la date choisie. Vous pouvez stationner vos chevaux dans le parc de Kadampa entre deux arbres au bout du parc (les appeler aussi pour qu’ils valident votre venue). Je vous mets la photo ci-dessous pour que vous puissiez voir exactement où c’est. C’est possible jusqu’à fin 2025, ensuite il faudra revérifier avec eux car Kadampa travaille actuellement sur un gros projet : la future construction d’un temple bouddhiste.
    Petite info importante : si les chevaux ont fait un crottin pendant leur pause repas, pensez à mettre les crottins un peu plus loin encore vers une plante qui en sera ravie ce qui permettra aussi que personne ne marche dessus.

    chateau de segrais a cheval

    Balade à cheval Sarthe : immersion sarthoise

    Quelques petites expressions en patois pour arriver avec un peu de vocabulaire si vous croisez un vieux de la vieille au détour d’un chemin : 

    • on dit la goule pour la gueule
    • Qu’est-ce que tu bouines = Qu’est-ce que tu fais ?
    • Heu lâ = Holala
    • Un j’vau = un cheval
    • Heulâ dame cebiau : Oh mon dieu comme c’est beau.

    Le Sud-Est Manceau est situé à côté du Mans. L’occasion rêvée de déguster des rillettes du Mans qui sont un peu l’incontournable de l’apéro ou du pique-nique. 

    Si vous aimez manger et boire local, je vous conseille aussi le Jasnières, un vin blanc sarthois parfait pour un bon apéro après une journée en selle. 

    La découverte du geocaching

    Oui, pour moi ça a été une vraie découverte car je ne connaissais pas du tout ce jeu sous forme de chasse au trésor partout dans le monde. Il parait que les non-geocacheurs sont des moldus. Me voilà donc un peu sorcière puisque j’ai téléchargé l’appli de geocaching pour tenter de trouver mes premières caches !

    Comment ça marche le geocaching : 

    • vous téléchargez l’appli geocaching
    • elle vous géolocalise et vous regardez si à proximité vous avez par exemple une cache verte (picto sous forme d’un rond vert avec une boîte dessinée)
    • vous cliquez sur la cache
    • vous cliquez sur Y aller
    • l’appli vous guide pour y aller
    • une fois arrivé, à vous de jouer et de trouver la cache
    • vous trouvez la cache et en extirpez la petite boite, à l’intérieur un papier (le logbook) sur lequel écrire la date et votre nom
    • vous remettez la petite boite avec son papier dans la cache
    • vous dites à l’appli que ça y est vous avez trouvé
    • voilà : vous venez de trouver une cache et elle s’est ajoutée à votre profil.

    Autant vous dire qu’en rentrant à Marseille j’ai regardé autour de chez moi s’il y avait une cache ! Il y en avait une un peu loin à 1 kilomètre et en fait, vu l’état de propreté de la ville de Marseille, je vous conseille plutôt d’aller faire le geocaching en Sud-Est-Manceau !

    Ce que j’ai trouvé chouette dans l’activité de geocaching : 

    • c’est une activité gratuite : il suffit de télécharger l’application et on peut n’importe où regarder s’il y a des caches vertes dans notre environnement
    • une façon originale de faire marcher les enfants : souvent je propose à mes filles de ramasser des trésors (cailloux, bouts de bois, etc.) ou de cueillir des fleurs, là l’idée est de motiver les enfants à trouver la prochaine cachette et donc à marcher jusqu’à elle donc c’est une nouvelle astuce pour motiver les enfants à randonner
    • il peut y avoir une touche culturelle apportée à ce jeu : c’est le cas en Sud-Est Manceau puisque dans chaque lieu où il faut trouver une cache, un QR code est proposé avec une vidéo qui raconte l’histoire du village liée à un homme ou une femme qui y a vécu, nous avons fait par exemple le circuit Sur les traces de Gaston Chevereau (partie 1, 2, 3, 4).

    Quelques points techniques à noter : 

    • sur l’appli geocaching, il y a des caches grises avec un ? : celles-ci, qui sont des caches “Mystery”, il faut prendre l’abonnement premium pour y avoir accès
    • l’organisateur peut invalider la trouvaille s’il juge que la personne n’a pas trouvé parce qu’elle n’a pas noté son nom dans le logbook (pour éviter de geocacher via son canapé). 

    Si après votre journée de rando, de retour au gîte du Presbytère, vous avez envie d’une petite promenade à pied, vous pourrez tester le circuit de geocaching “Sur les traces de Gaston Chevereau”. 

     

    Pour terminer cet article « Balade à cheval Sarthe : 11 circuits équestres clés en main en Sud-Est Manceau », je souhaite remercier Cécile, Emilie, Elisabeth et Thierry pour leur gentillesse, leur bienveillance, leur connaissance passionnée du Sud-Est Manceau et leur sens de l’humour !

  • Trotteur français réformé à vendre : les meilleurs endroits pour trouver votre futur cheval

    Trotteur français réformé à vendre : les meilleurs endroits pour trouver votre futur cheval

    Bonjour !
    Vous pensez acheter un trotteur réformé pour partir en balade ? Ce guide gratuit vous donne 16 clés pour des sorties réussies. 🙂

    Vous l’avez compris, mon cheval Oural est un trotteur français. C’est en montant à cheval à Rambouillet que j’ai vraiment découvert la personnalité des trotteurs : des chevaux généralement courageux, endurants, calmes et équilibrés. Je dis bien “généralement” parce qu’il serait trop simple et caricatural de dire par exemple que tous les trotteurs français sont des chevaux robustes !

    En tout cas, pour la balade à cheval j’ai repéré que ce sont des chevaux vraiment intéressants et une très bonne option si on hésite entre différentes races de chevaux pour trouver son compagnon de route.

    L’objectif de cet article est donc tout simple : vous parler de divers lieux où vous pouvez trouver des trotteurs français réformés à vendre. 

    Trotteur français réformé à vendre dans votre écurie

    Quand j’étais ado, je montais dans un centre équestre en région parisienne. En fin d’année, il y avait toujours un ou deux chevaux qui partaient soit en retraite, soit parce qu’ils avaient un souci de santé pas compatible avec la vie en centre équestre. Si c’est votre chouchou qui s’en va, cela peut être une super option (après visite vétérinaire pour confirmer que les objectifs que vous avez avec ce cheval correspondent bien à son état de santé). Ce ne seront pas forcément des trotteurs pour le coup, mais on peut tout à fait trouver son cheval de balade dans son écurie.

    Autre petit bémol : dans ce centre équestre en région parisienne, les balades se faisaient rares. Si bien que lorsqu’en fin d’année il se décidait une petite balade pour terminer les cours en beauté, la tension était palpable chez les chevaux et chez les cavaliers. C’est donc une question à se poser : est-ce que vous avez le niveau nécessaire si ce cheval n’est pas habitué à sortir en extérieur, pour le rassurer et l’habituer au fur et à mesure aux balades et à la randonnée ?

    Les années ont passé, je suis montée ensuite à Rambouillet en balade exclusivement et c’est dans cette écurie que j’ai trouvé Oural. Les planètes étaient alignées, tout concordait alors je n’ai pas réfléchi longtemps.

    En conclusion, posez-vous ces questions : 

    • est-ce que le projet de vie que j’ai avec ce cheval correspond à son état de santé ?
    • est-ce que j’ai le niveau pour lui faire découvrir les balades et les randos s’il n’est pas habitué ou si c’est un cheval très sensible et énergique ?

    Et n’oubliez pas la visité vétérinaire d’achat, essentielle avant de devenir propriétaire.

    trotteurs français reformes a vendre

    Les associations de reconversion des trotteurs réformés

    Au fil des ans, j’ai commencé à suivre quelques associations qui accueillent des chevaux réformés pour leur donner des bases de dressage pour une nouvelle vie après leur passage souvent fugace dans le monde des courses. Je les suis sur Facebook et dans cet article j’ai eu envie d’aller un peu plus loin alors je suis allée regarder leurs sites. 

    Sauve qui peut en Normandie

    L’association a plus de 20 ans et s’est spécialisée dans le sauvetage et la reconversion des chevaux réformés des courses. 5 000 chevaux ont déjà été sauvés, ce qui représente en moyenne 250 chevaux par an. Pas mal de leurs chevaux ont 2-3 ans et ensuite les âges varient. La plupart de leurs chevaux s’adressent donc plutôt aux cavaliers confirmés car prendre pour compagnon un cheval aussi jeune nécessite des bases solides d’équitation, et même plus.

    Ecurie seconde chance 

    Depuis 15 ans, cette écurie des Pays de La Loire donne une seconde chance aux chevaux réformés des courses. Des trotteurs français, mais aussi des pur-sangs. 2 600 chevaux ont ainsi eu droit à cette seconde chance en repartant avec un cavalier confirmé après quelques semaines ou mois passés à acquérir les bases du dressage. La plupart du temps, ces chevaux ont 3-4 ans.

    Le cavalier doit montrer patte blanche avec un projet pour le cheval qui repose sur ses compétences équestres et la future vie qu’il souhaite lui donner (disciplines choisies, lieu de vie, etc.). 

    Une fédération qui va beaucoup vous intéresser si vous cherchez un trotteur français réformé à vendre

    En fait, il y a énormément d’associations et d’écuries qui ont opté pour la reconversion des chevaux de courses. On peut donc être un peu perdu une fois qu’on a découvert que les deux principales étaient loin de chez nous et s’adressaient plutôt aux cavaliers confirmés puisque ce sont de très jeunes chevaux. Alors où aller ? 

    J’ai fait quelques recherches et j’ai trouvé quelque chose de très intéressant : il existe une Fédération française de la reconversion dont l’objectif principal est le bien-être équin. Cette fédération est un regroupement de professionnels dont le métier est la fameuse reconversion des chevaux de courses pour leur offrir une nouvelle vie hors des hippodromes. On parle donc de reconversion pour les trotteurs français mais aussi pour les purs sangs.

    La Fédération met en avant 4 étapes dans la reconversion : 

    • le repos (le cheval a un temps de repos entre sa dernière course et le début de ses apprentissages)
    • l’adaptation (adaptation à un nouveau mode de vie)
    • le travail de reconversion avec les apprentissages
    • la deuxième vie du cheval peut commencer.

    Passer par une écurie qui fait partie de cette fédération est je trouve rassurant : c’est un gage de sécurité et de bien-être pour le cheval, ces écuries respectent des valeurs et donnent le temps au cheval de se faire petit à petit à sa nouvelle vie. 

    Voici les écuries affiliées selon les régions : 

    cheval alezan et cheval bai

    Les groupes Facebook pour trouver un trotteur français réformé à vendre

    Il y en a quelques-uns assez suivis sur lesquels sont régulièrement postées des annonces de trotteurs réformés. Comme toute annonce sur internet, attention à bien vérifier la véracité de l’annonce.

    Sur ces groupes Facebook, les annonces viennent de particuliers, d’associations, d’écuries, de centres équestres. Il y a donc des trotteurs français de tous les âges, avec des histoires parfois assez différentes. 

    Voici la liste des groupes Facebook sur le thème du trotteur français réformé à vendre : 

    AQPS, qu’est-ce ? Cela veut dire Autre que pur-sang (c’est une racé créée il y a une vingtaine d’années, avec un stud-book depuis 2005). 

    Balade Zen les prochaines dates

    Les sites de vente en ligne

    Il y en a plusieurs : 

    Sur les sites spécialisés équitation, vous pouvez en général choisir votre région, la race de chevaux que vous cherchez (donc les trotteurs ou autres), le prix mais aussi d’autres filtres comme l’âge, la taille, si vous voulez voir des photos dans l’annonce ou non, etc. 

    Sur Le Bon Coin, site plus généraliste, vous pourrez rétrécir votre champ de recherches avec le choix de l’animal (cheval), le prix et la localisation. Par contre dans le champ de recherche, vous pouvez tout à fait mettre “trotteur français” donc au final, la recherche est assez simple et rapide également.

    Voilà, je pense avoir fait le tour des possibilités pour trouver un trotteur français réformé des courses. N’hésitez pas en commentaire à raconter où et comment vous avez trouver votre cheval réformé des courses.

  • Selle randonnée cheval : interview de Sonia Platon, saddle fitter en Provence

    Selle randonnée cheval : interview de Sonia Platon, saddle fitter en Provence

    Bonjour !
    Choisir le bon matériel, c’est essentiel mais ça ne fait pas tout. Ce guide gratuit vous donne 16 clés pour préparer des balades au top. 🙂

    Il y a quelques mois, j’ai fait une première séance avec Sonia Platon, une saddle fitter, pour avoir un avis extérieur et professionnel sur ma selle par rapport à la morphologie d’Oural.

    Seller son cheval est un sujet vaste et souvent plein de questionnements pour les cavaliers. 

    Sonia a gentiment accepté que je l’interviewe sur son métier et le thème passionnant des selles pour les chevaux (selle randonnée cheval, mais aussi selle de dressage, selle d’obstacle, etc.).

    Voici l’interview organisée en 4 parties : 

    • pour ceux qui ont déjà leur selle 
    • pour les cavaliers qui cherchent une selle
    • un focus sur le métier de saddle fitter
    • une réflexion sur le matériel autour de la selle (tapis de selle, sangle, sacoches, étrivières, étriers).

    Sonia Platon Provence selle

    Sommaire de l’article

    Selle randonnée cheval : on a sa selle depuis plusieurs années

    Tous les combien faudrait-il vérifier idéalement sa selle pour voir si elle convient encore à son cheval ? 

    “ça dépend vraiment du cheval et de la selle. Pour donner une sorte de régularité, on va se dire tous les ans. Un peu comme on va se dire : l’osthéo c’est tous les ans, le maréchal c’est toutes les 6-8 semaines, etc. Si il faut donner vraiment une fréquence on va se dire que tous les ans faire un contrôle c’est intéressant.

    Après y a des chevaux types jeunes chevaux, chevaux qu’on met au travail, chevaux qui changent de mode de vie, qui vont changer dans la morphologie, ceux-là peut-être qu’au départ il faut les accompagner tous les 6 mois par exemple.

    Sur la majorité des cas, une fois que le matériel il est checké une première fois, adapté, qu’il y a rien de trop gênant, une régularité d’une fois par an c’est pas mal.”

    Est-ce qu’une selle peut se dégrader sans que ce soit visible à l’oeil nu ? 

    “Oui, complètement. Le gros problème principal qui va vraiment être rédhibitoire pour l’utilisation de la selle ça va être un arçon qui se casse. ça peut être lié à un accident, à une chute, à un cheval qui va se rouler avec la selle, ça peut être aussi une contrainte technique (problème de qualité). Un arçon cassé ou vrillé (si on fait toujours un montoir du même côté en chaussant l’étrier ça peut vriller l’arçon ou un défaut de conception) c’est rédhibitoire, normalement là la selle on la jette. 

    L’arçon cassé, ça se voit pas à l’œil nu. L’arçon vrillé ça peut se voir mais c’est un peu délicat, il faut vraiment prendre le temps de bien regarder. Pour un cavalier classique qui utilise son matériel de manière habituelle, il ne va pas forcément le voir.

    Il y a des choses moins rédhibitoires comme l’usure des matelassures (au bout d’un certain temps les matelassures en mousse vont se dégrader et c’est normal). Il faut donc les changer au bout d’un certain temps, 10 à 15 ans suivant les matières, parce qu’elles vont perdre leur côté amortissant et moelleux. Elles vont se dégrader, ça peut être le cas pour la laine aussi où les fibres longues vont finir par se casser et devenir plus friables et du coup être moins amortissantes. Dans ce cas là, il faut envisager une réfection de la matelassure. Pour les panneaux en mousse ça va se faire en atelier : il faut refaire toute la matelassure. Pour les panneaux en laine ça peut souvent se faire à l’écurie et dans ce cas là on ne change que la laine, pas le panneau en lui-même.”

    Est-ce qu’il y a un test simple qu’on peut faire avec son cheval pour voir si la selle correspond encore bien à la morphologie du cheval ?

    “Un test simple, pas forcément. C’est plutôt plein de petits points de contrôle.

    Déjà être sûr que quand on pose sa selle sans tapis, même non sanglé, qu’on ait au moins 4 doigts entre le garrot et le pommeau de la selle, qu’il n’y ait pas un trou au niveau des trapèzes (si on a un espace à cet endroit ce n’est pas correct) et que l’arrière de la selle ait une forme cohérente avec le dos du cheval (on a souvent des arçons courbés à l’arrière alors qu’on a des chevaux qui ont des dos plutôt droit).

    Un dernier point de contrôle facile ça va être l’équilibre du siège, c’est à dire que le siège ont doit l’imaginer vraiment pour poser le bassin verticalement. Le siège doit donner l’impression d’être horizontal.

    ça c’est des points de contrôle, ça veut pas dire qu’une fois que ça a l’air correct la selle est forcément adaptée car il se passe beaucoup de choses aussi sous la matelassure mais c’est déjà des premiers points qui sont importants parce que s’il en manque un, clairement il faut adapter la selle.”

    Quelles sont les erreurs les plus fréquentes quand on selle son cheval ?

    “J’en verrai deux principales. La première c’est de mettre la selle trop en avant, un petit peu sur le garrot. En fait il faut vraiment que la selle dégage la scapula : l’os de l’épaule. Quand on parle de la selle qui doit dégager la scapula c’est vraiment l’arçon en lui-même (la partie qui répartit le poids). Si le quartier qui lui est souple vient sur l’épaule, ça c’est pas grave. Mais vraiment, au niveau de la pointe d’arçon on doit être en arrière de la scapula, idéalement deux doigts en arrière de la scapula.

    Une deuxième erreur qui est un peu liée à la première : c’est qu’on veut parfois que les contre-sanglons des selles tombent verticalement pour arriver au passage de sangle. En fait, ça conduit souvent à avancer la selle car on a souvent des selles de fabrication française qui vont avoir des contre-sanglons très reculés. Donc pour pallier à ça on les avance mais ce n’est pas correct. Il faut mettre la selle à sa place et ensuite le contre-sanglon soit on le met un petit peu en biais pour que la sangle soit au passage de sangle, soit c’est pas compatible parce qu’ils sont fixes et dans ce cas là malheureusement la selle ne convient pas. On n’avance pas une selle pour positionner les contre-sanglons au passage de sangle. »

    Est-ce que tu as un conseil à donner pour entretenir sa selle ?

    Un stockage correct dans une pièce sèche et sur un porte-selle qui soit idéalement plein comme un bidon ou comme un porte selle en bois qui a une forme de toit ou qui soit juste un tube central pour que les matelassures soient posées à plat. Éviter les porte selles en fer (trois tubes en fer). Si on a ça prendre un vieux tapis de selle, le plier et poser en dessous pour répartir la pression et qu’il n’y ait pas un point d’appui qui vienne après marquer la matelassure.

    Un autre point d’entretien important : faire ses cuirs quand on a une selle en cuir. Un entretien mensuel c’est bien et ça permet de vérifier les points de sécurité de la selle donc ça ça vaut aussi pour une selle synthétique : une fois par mois, un petit coup de nettoyage pour regarder aussi que les contre-sanglons sont en bon état, que les couteaux d’étrivière sont en bon état, que les étrivières ne sont pas en train de se déchirer.”

    selle posee dehors

    Selle randonnée cheval : le cas où on veut acheter une selle

    Quel critère prendre en compte dans son choix ? 

    Les gens contactent maintenant les saddle fitters quand ils cherchent une selle. C’est devenu la majorité de nos consultations. On établit ce qui va et ne va pas sur le matériel actuel et en parallèle on fait aussi des essais de selle : 

    • soit on veut changer la selle parce que ça ne convient pas
    • soit on veut acheter une selle complémentaire.

    La plupart du temps on est sur de la recherche de selle. 

    Les critères des cavaliers : 

    • leur confort et celui de leur cheval car c’est lui qui va supporter le plus de contraintes physiques et mécaniques
    • le budget et en général les personnes se sont déjà posées la question (et avec une bonne selle on voit moins l’ostéo, on a moins de soucis vétérinaires donc on s’y retrouve un petit peu).

    Après il faut rester ouvert dans ses critères : je vais écouter leurs besoins mais je vais avoir les contraintes que vont m’imposer le cheval dans sa morphologie et sa sensibilité et après je vais aussi ouvrir à d’autres recherches parallèles parce que je sais que la solution peut être ailleurs. Et en fait très souvent les gens sont ouverts d’esprit, ils essaient, ils sentent la différence et finalement ils partent pas forcément sur le choix de départ. 

    Est-ce que la discipline peut aussi être un critère ?

    “Bien sûr, si on fait du dressage il faut partir sur des selles de dressage. Parfois si je vois que la contrainte est trop délicate au niveau du cheval et du cavalier je peux orienter vers une selle qui va être type endurance ou mixte parce que je sais que la personne va pouvoir pratiquer son dressage avec ce cheval là dans cette selle là.

    Pareil pour les selles de randonnée : parfois on me dit je veux une selle de randonnée, mais une selle de dressage qui va permettre aussi une bonne descente de jambe et d’attacher des sacoches, si on part pas pour du voyage à cheval ça peut largement suffire et offrir un confort très intéressant pour le cheval, plus que sur certaines selles typées très randonnée où parfois on est un peu limité au niveau technique ou pour des chevaux au gabarit extrême.” 

    Est-ce que les selles sont toutes modifiables pour devenir sur-mesure pour les chevaux ?

    Non, pas du tout. Certaines sont figées et c’est la majorité de ce qu’on trouve actuellement sur le marché français. Idéalement il faut pour pouvoir moduler sa selle avec une arcade modifiable et des matelassures modifiables parce que le cheval s’il évolue cela peut être sur des nuances ou des gros changements.

    Malgré ça il faut que l’arçon soit bien choisi : il faudrait idéalement avoir le choix de plusieurs arçons. Nous c’est ce qu’on fait en ayant un panel de différents modèles chez différents fabricants. C’est pour avoir différents arçons, le squelette de la selle, on le choisit et en fonction de ça si on peut moduler c’est merveilleux.

    Souvent on a des selles qui sont pas modifiables. Donc si l’arçon va à l’instant T au moment de l’achat de la selle c’est super mais par contre si le cheval évolue derrière on peut pas du tout faire suivre. »

    Mais alors pourquoi y a-t-il une majorité de selles qui ne sont pas modifiables alors qu’on sait que le cheval va changer au fur et à mesure de sa vie et que du coup la logique voudrait que ce soit modifiable ? 

    Je pense qu’on a un manque d’informations des cavaliers.  Au moment de l’achat, du choix du matériel, le cavalier souvent ne sait pas que les selles ne vont pas être modifiables, il ne s’imagine pas forcément que son cheval va changer dans le temps et pourtant quand on fait des mesures on le voit vraiment fréquemment. On ne leur donne pas l’information aussi que certaines selles ne sont pas adaptables facilement, on peut les faire adapter quand même à l’atelier mais ça va coûter cher. Typiquement les matelassures en mousse en général on ne les fait pas trop évoluer parce que ça coûte assez cher donc on le dit pas trop. Manque d’information et souvent en France, très souvent, les cavaliers quand ils achètent une selle, ils ont pas forcément la notion de confort du cheval sur le long terme. »

    Selle randonnée cheval : selle en cuir ou selle synthétique ?

    Peu importe du moment que la selle est bien conçue, que les matériaux sont qualitatifs et qu’elle est adaptable et qu’elle peut suivre l’évolution du cheval, qu’elle est confortable et pour le cheval et pour le cavalier, y a pas de préférence sur l’un ou l’autre, sachant que maintenant certaines selles en synthétique sont vraiment très confortables au niveau du matériau aussi. Ce qui va faire la différence souvent ça va être le budget et l’envie ou non d’entretenir ses cuirs. Souvent le cuir est préféré pour le côté chaleureux, si y a une griffure aussi souvent on met un peu de crème et ça s’estompe, ça se patine. Le synthétique va être un peu plus froid mais plus facile à l’utilisation, à l’entretien. D’un point de vue technique maintenant il y a de très bonnes possibilités dans les deux.

    selle cuir

    Recommandes-tu l’achat d’une selle d’occasion, à quoi faut-il faire attention sachant que du coup il faut qu’elle soit modifiable maintenant qu’on a l’info ?

    La selle d’occasion ça peut être une bonne alternative, par contre il faut faire super attention à ce qu’elle soit en bon état. Et pour ça il faut être sûr que l’arçon soit pas cassé. Il y a des modèles où ça va se vérifier facilement en les démontant, d’autres qui vont être très compliqués à démonter donc ça va induire un budget pour demander à un professionnel le démontage. C’est fondamental que l’arçon ne soit pas abîmé. Après c’est important de faire une consultation pour faire adapter la selle si elle est adaptable.

    On peut acheter une selle d’occasion qui allait à un cheval, notre cheval est un peu différent : il faut changer l’arcade, retoucher les matelassures, c’est pas grand chose à faire mais si on ne le fait pas on a une selle qui n’est pas adaptée et un cheval inconfortable. 

    Selle randonnée cheval : nouveau cheval : changement de selle ? 

    Pas forcément. On a des chevaux parfois, même de races très différentes qui vont avoir des morphos types assez semblables donc qui se ressemblent. Si on a une selle pas adaptable, bien sûr les chances sont moins grandes de pouvoir vraiment prendre la même selle. Si on a une selle adaptable, sur des chevaux qui ont des dos assez ressemblants, souvent on peut adapter : changement d’arcade, retouche de la laine et la selle peut tout à fait convenir. Après, souvent, dans le cadre d’un changement de cheval on se dirige vers des chevaux un peu semblables, typiquement quelqu’un qui a eu son petit cheval arabe pendant des années va peut-être s’orienter vers un autre cheval arabe et au final déjà ça peut aider.

    Souvent maintenant, les gens achètent un cheval et font le check : véto, ostéo, dentiste. Ils mettent tout à jour. Maintenant petit à petit, il y en a qui se disent aussi : je fais venir le saddle fitter parce que je veux partir sur de bonnes bases. C’est bien. Je ne le dis pas parce que j’ai besoin d’argent et qu’il faut faire bosser les saddle fitters, on a tous du boulot mais vraiment les chevaux ils ont besoin. ça ne coûte pas si cher que ça quand on noie tous les frais qu’on a avec les chevaux et par contre ça va vraiment limiter de nombreux problèmes : même des problèmes de comportement notamment si le cheval a mal. On règle des problèmes comportementaux juste avec une selle différente.

    Est-ce qu’il y a des marques de selles ou des pays de conception de selles qui sont en ce moment au top pour le confort du cheval ? 

    “On a tous nos affinités c’est certain. La plupart des marques avec lesquelles on travaille, ça va être des marques anglaises, allemandes, italiennes : c’est eux qui ont le plus d’offres sur les selles adaptables de qualité. Après je vais pas citer de noms parce que c’est évolutif, que c’est mes affinités du moment et que ça peut évoluer. Personnellement je vais piocher deux trois modèles chez chaque fabriquant mais pas tout leur panel parce que je vais vraiment aller cibler des modèles qui me paraissent cohérents par rapport aux chevaux que je vois ici et aux cavaliers. Il y a des très bonnes marques, malheureusement pour l’instant toutes étrangères. Il y a quelques français qui commencent à travailler sur le développement de modèles adaptables mais pour l’instant on n’a pas pu les voir, les tester, on attend ça avec impatience.

    Selle randonnée cheval : le métier de saddle fitter

    ça se démocratise en France. Où est-ce que ce métier est apparu ? Peux-tu synthétiser la mission du saddle fitter ? 

    “Je pense que ça a été assez commun dans tous les pays qui avaient une cavalerie importante mais que nous on l’a perdu. D’autres pays européens ne l’ont pas perdu. Angleterre, Allemagne, Pays-Bas. Nous ça revient petit à petit. Je sais pas combien on est en France actuellement mais on est déjà une trentaine d’adhérents à l’association des saddle fitters indépendants : l’ASFI. Il y a aussi ceux qui n’ont pas adhéré à l’association, ceux qui ne sont pas indépendants parce qu’ils représentent une marque (et qui peuvent le faire avec éthique). Il y a quelques années on se comptait sur les doigts de la main.

    Peux-tu m’en dire plus sur l’association des saddle fitters indépendants ?

    L’ ASFI : l’association des saddle fitters indépendants permet un échange d’expérience au niveau des informations qu’on va avoir sur le terrain ou auprès des fabricants (infos techniques sur le matériel). Il y a une charte éthique : on est là pour conseiller, on n’est pas là pour vendre à tout prix (on n’est pas des commerciaux), on a une indépendance, on peut conseiller suivant le besoin du cavalier, pas en suivant selon ce qu’une marque va proposer.”

    Comment as-tu choisi ce métier ?

    “ça a d’abord été un intérêt. Je suis technicienne de formation, j’aime réfléchir à ce qui va, ce qui va pas, comment améliorer les choses. j’ai fait cette formation là à titre personnel au départ et ensuite ça a été une reconversion professionnelle parce que je me suis passionnée pour cet aspect là du matériel d’équitation. C’était au début un intérêt personnel pour mon propre cheval.”

    Existe-t-il des formations en France ? 

    “Actuellement il y en a 3 en France, au moins autant à l’étranger, intéressantes si on est anglophone.” 

    Quels sont les principaux problèmes qu’engendre une selle inadaptée pour le cheval ? 

    “Les principaux problèmes qu’on va avoir ça va être déjà une expression de gêne ou de douleur (un cheval qui va être rétif, mordre au sanglage, coucher les oreilles : tout ça c’est pas des signes de « j’ai pas envie » mais de « j’ai mal »). Dégradation de la locomotion, de l’état général musculaire. »

    Selle randonnée cheval : focus sur les accessoires autour de la selle

    Quels sont tes conseils pour choisir un bon tapis ?

    Quand on choisit un tapis idéalement il faut qu’il ait la même épaisseur partout. Si on a des surépaisseurs on va avoir des zones de pression sous la selle donc ça c’est pas correct. La ligne de dos du tapis quand il est plié doit ressembler à la ligne de dos du cheval : 

    • si on a un cheval qui a peu de garrot une ligne de dos de tapis droite c’est pas un problème
    • avec un cheval qui a du garrot il faut un tapis très dégarroté et ça c’est hyper important.

    Quand on a des cordelettes, c’est important qu’elles soient interrompues au niveau du passage de sangle puisque là on va appliquer une pression par la sangle. Si on a une cordelette en dessous ça va être très inconfortable pour le cheval. au niveau des cotes qui sont des zones qui sont peu charnues.”

    tapis selle randonnee a cheval

    Cordelette c’est les éléments de déco tressés sur le tapis c’est bien ça ?

    « Oui c’est ça, et ça va faire une surépaisseur donc donner des zones de pression inconfortables. 

    Une fois qu’on a la même épaisseur, la bonne ligne de dos choisie et pas de surépaisseur au passage de sangle normalement on a déjà fait un bon choix au niveau du tapis. »

    Selle randonnée cheval : le tapis à poches, bonne ou mauvaise idée ? 

     “Le tapis à poche se plaque sur la colonne vertébrale, fatalement. Donc mauvaise idée pour la répartition du poids, le confort du cheval (épargner les zones sensibles comme la colonne vertébrale). Mauvaise idée de manière générale.
    La meilleure idée ce serait de prendre des sacoches attachées sur la selle. Après si on a vraiment juste une petite bricole à mettre dans ses poches ça peut être une possibilité si on a des anneaux qui vont permettre de suspendre le tapis et la poche à l’arçon de la selle. Donc pareil dans ce cas là on a des tapis qui ont des poches mais qui ont des anneaux au niveau de la poche et dans ce cas là on attache la poche à la selle pour que ce soit la selle qui porte le poids et pas la colonne vertébrale du cheval. 

    Autre accessoire : l’amortisseur. Bonne idée ou pas ?

    “ça peut être une nécessité pour pallier une selle pas adaptée. ça peut être aussi très intéressant pour un cheval qui a une sensibilité particulière auquel il va falloir rajouter du confort. ça peut être intéressant sur une selle qui a des matelassures fatiguées.
    Maintenant il y a aussi de nombreux cas où on peut s’en passer si on a une selle bien adaptée, confortable, un cheval qui supporte bien sa selle.

    Et il y a aussi des cas où c’est délétère.
    Donc vraiment l’amortisseur c’est au cas par cas et c’est vraiment choisi avec beaucoup de critères : des chevaux préfèrent avoir des amortisseurs en mouton, d’autres non, des amortisseurs qui vont nous donner plus d’épaisseur devant ou derrière pour rééquilibrer une selle. C’est vraiment du cas par cas, quelque chose qui doit être choisi en se faisant accompagner par un professionnel. ça peut être très compliqué à choisir et aussi contre-productif. Des amortisseurs à cale ont des cales différentes en terme de matière, de densité, de confort du cheval : certains aiment les cales en feutre, d’autres en mousse et ça tant qu’on n’a pas essayé on ne le sait pas. »

    selle tapis amortisseur

    Et ça on s’en rend compte assez vite, est-ce qu’au bout de 5 minutes de test on le voit ?

    “Oui, on le sent immédiatement, comme quand on fait des essais de selle, rien que sur la locomotion du cheval on voit très vite où est son confort et ce qui peut lui convenir ou pas. »

    Selle randonnée cheval : comment savoir si sa sangle est adaptée à son cheval ?

    Fatalement si on a des blessures ou des poils frottés c’est qu’on a un vrai problème. De manière générale on va chercher d’abord à avoir une selle adaptée, un tapis adapté et la sangle va être un petit peu l’accessoire qui finit tout ça. 

    Le choix de la sangle va dépendre de la longueur des contre-sanglons de la selle, du positionnement du passage de sangle du cheval et aussi du mouvement du cheval et de sa préférence à lui.

    On a des chevaux qui vont être très bien avec des sangles en néoprène et c’est assez souvent finalement, avec des sangles droites, d’autres qui vont préférer des sangles anatomiques, parfois en synthétique, parfois en cuir, de manière générale on essaie de faire des essais. 

    On ne peut pas faire tous les essais le même jour : souvent on choisit d’abord une selle, un tapis. La fois d’après on va aller plus dans le détail sur la sangle, c’est assez compliqué de toute faire en une fois.

    Les boucles doivent être assez hauts pour être au dessus des veines abdominales.
    Souvent on préconise des sangles sans élastiques pour avoir une bonne stabilité du matériel.

    Et un point très important qui n’est pas lié au matériel lui-même, qui est directement lié à l’utilisateur : le matériel doit être sanglé. C’est important de sangler son cheval, progressivement, mais en selle, tout doit être bien sanglé pour la stabilité et donc pour le confort du cheval. »

    Donc ce que tu veux dire, c’est que si on sangle pas assez ça va être problématique pour le dos du cheval.

    La selle va bouger, ça va faire des frottements. ça peut être inconfortable au niveau vraiment du contact sur la peau, le poil. ça va être aussi inconfortable parce que ça va être instable et du coup le cheval va devoir en permanence gérer une instabilité et également on perd en précision au niveau des aides et de la communication.”

    Selle randonnée cheval : les étriers peuvent-ils avoir un impact sur le bien-être du cheval ?

    “Oui, complètement, ils vont avoir un impact indirect. Ils ont un impact sur le confort du cavalier (moins de douleurs avec certains étriers, plus de stabilité) et si le cavalier est mieux le cheval sera mieux. Le cavalier va mieux absorber les mouvements, va être plus léger en selle, plus stable et le cheval y gagner aussi.”

    As-tu un conseil à donner sur les fameuses sacoches qu’on emmène en rando ?

    “Idéalement, il faut des sacoches avec suffisamment de points d’attaches pour bien les attacher à l’arçon, que ce soit l’arçon qui porte le poids et surtout que la partie centrale ne viennent pas poser sur la colonne vertébrale, qu’on puisse la suspendre, la surélever sur l’arçon, sur le troussequin de la selle.

    Ensuite, niveau confort du cheval il faut que le tapis soit suffisamment grand pour qu’il couvre toute la surface sous la sacoche pour protéger les flancs du cheval.
    Un petit plus aussi en terme de confort : la partie contre le cheval, si elle est moelleuse, renforcée ou rigide c’est mieux dans le sens où si on met quelque chose d’un petit peu pointu il faut que ce soit amorti par cette partie là, donc soit un cuir rigide où le cheval va pas sentir qu’il y a une pointe dans la sacoche, soit quelque chose en mousse sur les sacoches synthétiques mais un peu épais. Si on a un cure-pied, qu’on n’ait pas la pointe du cure-pied qui vienne dans le flanc du cheval.”

     

    Un grand merci à Sonia pour ses réponses complètes, simples et claires sur le sujet des selles (selle randonnée cheval, selle dressage, selle obstacle, etc.).