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  • Balade cheval : le pouvoir des fleurs !

    Balade cheval : le pouvoir des fleurs !

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire mon guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Bon, c’est vrai, c’est l’automne, donc les balades à cheval avec des jolies fleurs à perte de vue on va attendre quelques mois pour pouvoir en profiter.
    Mais justement, comme on est rentré de plein pied dans l’automne, on va s’autoriser à rêver un peu du prochain printemps  fleuri et des balades à cheval fleuries qu’on pourra alors faire.

    Le mimosa

    Adolescente, j’ai fait une balade à cheval dans les forêts de mimosas. Je ne m’en souviens plus très bien, la seule chose qui me reste en tête c’est cette odeur merveilleuse, enivrante, qui fait que le mimosa est de loin ma fleur préférée. J’adore ce parfum.
    Pas de chance par contre, le mimosa ne fleurit pas longtemps : environ trois semaines, peut-être un mois.

    Quand ?

    En février ! Fin janvier c’est un peu tôt encore, je le sais pour m’être faite avoir plusieurs fois. Trop d’impatience.

    Où le trouver ?

    Dans le sud-est, plus précisément entre Grasse et Bormes-les-Mimosas.

    Le saviez-vous ?

    Le mimosa a été importé d’Australie au XVIIIème siècle. Alors un chaleureux merci aux importateurs. 

    arbre mimosa

    Balade cheval : les champs de colza

    Oh les champs de colza. De tellement bons souvenirs de mes balades dans la campagne de Rambouillet.

    Quand ?

    Le colza c’est en avril et la floraison dure plusieurs semaines. Les fleurs sont d’un jaune magnifique et quand on voit ces champs d’un jaune soleil à perte de vue, on en prend plein les yeux.

    Où les trouver ?

    En déménageant dans le sud-est, j’ai dit adieu aux champs de colza car on les trouve plutôt dans le nord : Centre Val de Loire, Normandie, Hauts de France, Grand Est, Franche Comté, Pays de la Loire.

    Le saviez-vous ?

    Le colza vient du mot flamand “coolzaad” qui veut dire graine de chou.

    balade à cheval à coté des champs de colza

    Balade cheval : dans les coquelicots

    Bye bye le colza mais bonjour les coquelicots. Au revoir le jaune, bonjour le rouge. Déménagement de Rambouillet à Aix en Provence.
    Le challenge que je me suis donné cette année, au lieu de s’appeler Rambouillet/Aix aurait pu d’ailleurs s’appeler du jaune ou rouge, ou colza-coquelicot.
    Un champ de coquelicots c’est magnifique. Avec une petite brise c’est encore mieux, on voit une mer rouge s’animer, un rouge vif, royal quand les tiges ondulent.

    Quand ?

    Les coquelicots sont du mois de mai, et on trouve encore des champs en juin mais la couleur est moins vive, c’est déjà la fin.

    Où les trouver ?

    On trouve de magnifiques champs de coquelicots dans le Luberon (Cavaillon, Apt, Pertuis, Manosque) mais aussi dans les Bouches du Rhône (vers Aix en Provence, près de l’Aqueduc de Roquefavour il y en a de très beaux). D’une année sur l’autre, ce ne sont pas les mêmes champs puisqu’il faut prendre en compte la façon dont les agriculteurs cultivent leurs terres. Il faut donc parfois changer d’endroit.

    Le saviez-vous ?

    On a donné à cette fleur le nom de coquelicot car les pétales ont l’aspect d’une crête de coq. 

    promenade a cheval champs de coquelicots

    Balade cheval : à côté des champs de lavande

    Quand ?

    Les champs de lavande sont les plus beaux en juin et juillet, d’une couleur violette presque surréelle. Ne venez pas en août (je l’ai fait) car il n’y aura plus rien. La lavande est dans cette région depuis le XIXème siècle. 

    Où les trouver ?

    Le lieu le plus connu c’est le plateau de Valensole dans les Alpes de Haute Provence.

    Le saviez-vous ?

    La lavande a des vertus très intéressantes pour nos chevaux. En huile essentielle, elle est utilisée pour masser les muscles des chevaux mais aussi comme répulsif contre les insectes (mouches, tiques, moustiques, etc.). Attention à bien se renseigner sur la posologie et la façon de l’appliquer. Par exemple, il est nécessaire de la diluer et de respecter la dose prescrite.

    balade cheval lavande

    Balade cheval : regarder les champs de tournesol

    C’est très amusant de voir des champs de tournesol, on dirait des milliers de petits visages jaunes le regard tourné vers le soleil.

    Quand ?

    On trouve les champs de tournesol au maximum de leur floraison en juin et juillet

    Où les trouver ?

    Comme la lavande on trouve des champs de tournesols sur le plateau de Valensole. Vous pouvez suivre le chemin des gorges du Verdon.

    Le saviez-vous ?

    Le tournesol vient d’Amérique du Nord et il est arrivé en France au XVIème siècle.

    balade à cheval tournesol

    Les cerisiers en fleurs 

    Je n’ai pas eu la chance de voir les cerisiers en fleurs dans le Luberon car quand nous avons fait notre randonnée à cheval là bas on était fin mai et j’ai donc vu des arbres aux branches remplies de fruits rouges foncés, c’était très beau.

    Quand ?

    Rendez-vous fin mars ou début avril selon les années.

    Où les trouver ?

    Direction le Luberon pour profiter des cerisiers en fleurs. De petites fleurs blanches magnifiques qui peuvent faire penser à de la neige.

    Le saviez-vous ?

    Les cerises ont commencé à être cultivées au Moyen Age en France et chaque année, le Vaucluse qui est le premier producteur de cerises en produit de 15 000 à 20 000 tonnes par an.

    voir des cerisiers en fleurs

    Balade cheval : à hauteur des amandiers 

    Quand ?

    Les amandiers sont en fleurs au mois de février. Leurs fleurs sont blanches, roses pâles, elles ressemblent un peu aux fleurs des cerisiers. Lorsqu’elles tombent, c’est un véritable manteau de neige qui se trouve sur le sol.

    Où les trouver ?

    On trouve des amandiers dans le sud-est, dans les régions proches de la Méditerranée. On peut trouver des champs d’arbres sur le plateau de Valensole.

    Le saviez-vous ?

    L’amandier est originaire d’Asie et ce sont les Grecs qui l’introduisent en Provence au 5ème siècle avant JC.

     

    Balade cheval : les tulipes 

    Quand ?

    La floraison se déroule entre mars et juin suivant les lieux de culture.

    Où les trouver ?

    On trouve des champs de tulipe en Haute Provence et aux environs d’Orange dans le Vaucluse, mais aussi dans le Finistère en pays Bigouden.

    Le saviez-vous ?

    Si vous avez envie de planter des tulipes chez vous, choisissez un bulbe pérenne pour que vos fleurs reviennent chaque année. Les noms des bulbes à privilégier : les tulipes botaniques, les tulipes viridiflora et les tulipes Darwin Hybride.

    tulipes balade à cheval

    Balade cheval : trouver les jonquilles (ou narcisses)

    Je n’ai pas eu la chance d’en voir beaucoup dans mes balades. On trouve les jonquilles dans les prairies, les bois et les bords de rivière. C’est une fleur magnifique, en forme d’étoiles, couleur or (jaune clair).

    Quand ?

    Selon la variété, elles fleurissent entre février et mai.

    Où les trouver ?

    Direction l’Auvergne cette fois, notamment autour du Puy de Sancy, mais aussi en Ile de France.

    Le saviez-vous ?

    La différence entre les narcisses et les jonquilles : les narcisses sont issus de l’horticulture tandis que la jonquille est une fleur sauvage.

    narcisses en fleurs

    Il y a encore deux choses dont je voulais vous parler. 

    Balade cheval : les fleurs sont-elles toxiques pour les chevaux ?

    On a parlé plaisir des yeux dans cet article.
    Attention à vos chevaux, car certaines fleurs sont toxiques. Normalement les chevaux ont ce 6ème sens et ils ne mangeront pas. Mais sachez en tout cas que par exemple :

    • le coquelicot est toxique s’il est présent à plus de 10% dans les fourrages
    • les jonquilles sont toxiques.

    Balade cheval : pensez à respecter les cultures

    Si vous voyez un magnifique champ de colza ou de tulipes, n’allez pas dedans pour faire des photos : ces champs sont cultivés, ce sont des plantations et vous allez détruire une partie de la récolte des agriculteurs. Faites plutôt des photos en bord de champs avec la vue sur les fleurs.

    Les champs de coquelicots, c’est différent : un champ de coquelicots est un champ qui est au repos, il n’y a donc aucune culture à ce moment là, c’est pour ça que dans ce cas là, pour le coup, on peut je pense se permettre de faire une ou deux photos dans le champ (du moment que vous n’êtes pas entré dans une propriété privée).
    Attention quand même à ne pas arpenter le champ en long, en large et en travers pour ne pas écraser toutes les fleurs… On pense aux autres, aux futurs promeneurs.

     

    Racontez-moi, quelle balade fleurie avez-vous déjà faite ? Ou laquelle aimeriez-vous faire en premier ?

     

  • Le tourisme équestre : 8 raisons de prévoir une balade à cheval à l’étranger

    Le tourisme équestre : 8 raisons de prévoir une balade à cheval à l’étranger

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire mon guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    J’ai la chance d’avoir une maman cavalière, c’est donc elle qui m’a mise petite sur un poney.
    J’ai la chance d’avoir des parents qui adorent voyager, c’est donc avec eux que j’ai découvert petite et adolescente de nouveaux pays.

    Et pendant nos voyages à l’étranger, mes parents prévoyaient presque toujours une balade à cheval.

    C’est ce dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui : le tourisme équestre et comment il permet d’avoir un regard nouveau sur le pays qu’on est en train de visiter.

     

    Découvrir le pays autrement et en prenant son temps

    Une balade à cheval à l’étranger, c’est prendre des chemins, des sentiers qu’on n’aurait jamais pris autrement, accompagné d’un guide équestre qui va aussi pouvoir vous parler de son pays, de sa région.

    À Lombok par exemple, on a fait plusieurs randonnées à cheval dans la campagne, du coté de Kuta, loin des sites touristiques de l’île. On montait à cheval tôt le matin ou tard le soir pour éviter la chaleur.
    Je me souviens avoir vu des enfants avec leurs uniformes entrer à l’école le matin, des agriculteurs travailler dans les champs, des familles réunies sur le perron de leur maison.
    On est plongé dans le quotidien d’un pays, son authenticité, très loin des files de visiteurs qui attendent leur ticket pour tel ou tel temple (même si oui, c’est très sympa aussi de visiter de magnifiques temples, c’est juste que ce n’est pas la même ambiance). 

    Ensuite, une balade à cheval c’est 90% du temps au pas, ça laisse donc le temps de découvrir des paysages sans aller trop vite, à une hauteur un peu plus grande que lorsqu’on marche (on voit donc davantage de choses avec un angle différent).

    tourisme a cheval Lombok

     

    Le tourisme équestre pour visiter des sites touristiques de façon originale


    Quand j’étais en 6ème, mes parents nous ont emmené en voyage en Egypte.
    Je me souviens de pas mal de moments de ce voyage, mais je garde surtout un souvenir mémorable d’une balade à cheval faite en fin de journée, au coucher du soleil, à côté des pyramides. C’était vraiment un bon moment : partagé avec mes parents et mon frère, comme si on remontait le temps, dans mon imagination de petite fille de 11 ans, j’étais revenue au temps des pharaons et des papyrus, où les voitures, où le monde moderne en général, n’existaient plus.

    Voir un site touristique à cheval c’est voir un site touristique autrement. Sous un autre angle. Une nouvelle expérience.

     

    Le tourisme à cheval : voir et tester de nouvelles façons de monter

    J’aime monter à cheval dans un autre pays parce qu’on peut échanger sur sa passion pour les chevaux avec son accompagnateur ou avec les autres personnes qui font la balade avec nous.

    Quand je suis partie dans le Nevada par exemple en immersion dans un ranch, j’ai découvert un monde que je ne connaissais que par les films et les livres.
    J’ai pratiqué la monte western, j’ai regardé comment les cowboys dressaient les jeunes chevaux, j’ai appris quelques rudiments pour le convoi du bétail, etc.

    On était très différent : un cow-boy de 40 ans qui a presque toujours vécu dans un ranch aux Etats Unis et une étudiante française urbaine qui n’a connu que l’équitation anglaise, sur énormément de discussions on aurait été en complet désaccord (surtout ne jamais parler de politique ;-)) mais on avait cet amour des chevaux comme point commun et ça suffisait à créer des discussions pendant des heures.

    tourisme equestre nevada

     

    Le tourisme équestre : vers un tourisme plus naturel et écologique

    Cela fait plusieurs années déjà qu’un vrai questionnement se crée autour de notre impact sur la nature et le voyage est un secteur qui n’y échappe pas : billets d’avion, locations de voiture, hébergements. D’après le ministère de la transition écologique, le tourisme est par exemple à l’origine de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

    L’étude est aussi prédictive et prévoit pour 2050 une forte croissance du tourisme avec forcément un accroissement de la consommation d’énergie (de 154%) et un accroissement des émissions de gaz à effet de serre (de 131%). C’est une étude prédictive bien sûr mais les chiffres avancés font peur.

    Comme la marche ou le vélo, la balade à cheval est donc un mode de tourisme qui a moins d’impact négatif sur l’environnement, en partant du principe, bien sûr, qu’on ne va pas choisir de partir en randonnée à cheval en Nouvelle Zélande si on habite en France (l’avion n’étant pas le mode de transport le plus vert).

    Toutes les durées de balade sont possibles, on peut même tester les randonnées équestres si on est déjà cavalier (demi-journée, journée, sur plusieurs jours) et opter pour le bivouac par exemple.

     

    Vivre une expérience inoubliable en pleine nature

    J’ai eu la chance de pouvoir faire des balades en bord de mer à Djerba en Tunisie ou encore au Maroc vers Mirleft. Les balades en bord de mer sont toujours des souvenirs magnifiques, une autre façon de découvrir les plages et il y a souvent ce petit pic d’adrénaline un peu sportif avec le traditionnel galop sur la plage qui en met plein les yeux.
    Se baigner avec les chevaux est également un super moment, on l’a fait à Lombok il y a quelques années (et en Irlande il y a une vingtaine d’années mais pour le coup ce n’était pas voulu on était tous tombé à l’eau !).

    En montagne c’est génial aussi, je pense également aux lacs, aux campagnes, aux forêts, il y a tellement de beaux endroits à découvrir et ce retour aux sources, à la nature, qui revient à chaque balade.

    tourisme equestre Lombok

    Le tourisme équestre : une autre façon de découvrir les villes

    Cela peut paraître étonnant, mais dans certaines villes on peut faire des balades à cheval. C’est une façon assez inhabituelle de visiter les villes avec toujours cette réflexion sur le difficile équilibre (le déséquilibre) entre nature et urbanisme.

    Bizarrement, j’ai fait des balades à cheval à Los Angeles, il y a en fait des clubs près du Griffith Park, qui permettent d’aller se promener dans cet immense parc à cheval, et pour s’y rendre il faudra néanmoins passer sous deux ou trois tunnels avec de belles grosses routes au dessus.
    J’ai fait cette expérience de balade urbaine à Niamey aussi, au Niger : une balade à cheval de deux-trois heures entre latérites, routes goudronnées, arbres et habitations.
    Evidemment on évite les routes passantes, le centre ville et ces balades à cheval dans la ville sont en fait localisées dans les poumons verts de la ville : les parcs.

     

    Le tourisme à cheval : un mix idéal entre sport et visite culturelle


    Quand j’étais enfant, je n’étais pas toujours très ouverte aux visites culturelles. Entre visiter un musée et monter à cheval, mon choix était très vite fait, sans hésitation. Mais du coup, quand il s’agissait de faire une balade à cheval pour voir les pyramides égyptiennes, je répondais présente tout de suite.
    Astuce pour les parents donc : mixer balade à cheval et visites c’est une excellente idée pour vos petits cavaliers. Gardez donc dans un coin de la tête cette idée de tourisme équestre.

    Et puis pour les adultes, c’est toujours intéressant quand on visite un pays de prévoir des activités sportives. L’équitation est un sport génial pour ça puisqu’il combine vraiment bien découverte du pays et sport. Il existe plein d’autres sports de ce type : je pense au vélo, à la marche à pied, mais aussi au rafting, à la plongée sous-marine, etc.

    colonie de vacances montana

     

    Et si je suis débutant à cheval ?

    Vous avez très envie de faire une balade à cheval en voyage mais vous ne montez pas à cheval le reste de l’année, vous n’en avez quasiment jamais fait ou même jamais fait mais vous aimez bien les chevaux. Dans ce cas, on ne va pas partir sur une randonnée d’une journée mais vous pouvez tout à fait prévoir une petite balade d’une heure ou 1h30. Parfait pour les débutants, et rien qu’en 1h30 vous aurez déjà l’occasion de voir plein de choses.

    Indiquez à l’écurie, au centre équestre ou à la ferme équestre que vous êtes débutant, venez avec un pantalon, des chaussures qui ferment (avec petits talons c’est encore mieux), un tee shirt confortable et c’est parti ! Pensez à mettre un casque (normalement les clubs en fournissent et même les cavaliers expérimentés en mettent pour leur sécurité). Sachant que vous débutez, l’accompagnateur vous donnera un cheval ou un poney calme et tranquille, il a normalement dans sa cavalerie des montures pour chaque niveau équestre (débutants, à l’aise aux trois allures, confirmés, etc.).

    Il existe aussi la possibilité des balades en calèche, idéales en famille ! Dans ce cas, le cheval est attelé et vous n’avez plus qu’à regarder le paysage.

     

    À vos commentaires maintenant ! Quand vous êtes à l’étranger, est-ce que vous essayez de planifier une balade à cheval ou une randonnée équestre ? Et parmi celles que vous avez faites, à laquelle pensez-vous en premier ?
    Pensez-vous que le tourisme équestre va se développer ces prochaines années, tout comme la randonnée à pied ou le vélo, dans une perspective d’un tourisme plus écologique ?

     

  • La relation entre cavaliers et chasseurs : la sécurité avant tout

    La relation entre cavaliers et chasseurs : la sécurité avant tout

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire mon guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Je vais vous raconter une petite histoire qui m’est arrivée plusieurs fois à Rambouillet pendant des balades où je partais seule à cheval. J’entends quelques tirs de fusil. Ils me semblent quand même assez proches, trop proches pour moi en tout cas. Suis-je assez en sécurité avec Oural ? Ne devrais-je pas montrer ma présence ? Et me voilà en train de dire “Attention, je suis là avec mon cheval”.

    La période de la chasse dure longtemps : plusieurs mois. C’est donc impossible de faire une croix sur les balades pendant une si longue période. La solution va donc être de cohabiter avec les chasseurs pendant plusieurs mois.
    Dans cet article, l’objectif est de passer en revue les différentes possibilités qu’on a pour monter à cheval en extérieur pendant la période de la chasse sans se faire peur.

    S’informer à l’échelle du département

    Un point essentiel va être de connaître le début et la fin de la période de chasse et quels jours la chasse est permise là où vous vous promenez à cheval.
    La période de la chasse dure plusieurs mois en France, généralement de septembre à fin février. Il faut donc vivre avec et comme à chaque fois, le fait de s’informer contribue largement à se mettre en sécurité.
    La fédération nationale des chasseurs publie sur son site les dates de début et de fin de la saison de chasse par département (ouverture de la chasse et fermeture de la chasse).

    Si je regarde par exemple les Bouches du Rhône je vois que la chasse a commencé le 8 septembre et qu’elle se terminera le 28 février au soir. Donc oui ça fait long…
    Pour en savoir plus, on peut consulter l’arrêté relatif à l’ouverture et à la fermeture de la chasse dans le département. Les jours de chasse choisis peuvent y figurer.

    Si néanmoins vous ne trouvez pas dans l’arrêté les jours de chasse, vous avez d’autres façons de vous procurer cette information. La première c’est de contacter la fédération de chasse de votre département. Le site chasseur de France est là encore très bien fait car vous avez les points de contact sous l’arrêté. Exemple ici pour les Bouches du Rhône.

    Balade à cheval pendant la chasse – S’informer à l’échelle de votre commune

    La deuxième façon c’est de changer d’échelle : la ville/le village peut vous indiquer les jours de chasse de la saison.

    Par exemple, vous pouvez taper sur Google ce mot clé : jours de chasse + nom de votre commune.
    Avec cette astuce, je sais par exemple que là où je monte à cheval, les jours de chasse sont le jeudi, samedi, dimanche et les jours fériés. Il peut y avoir également des battues le lundi. Comme vous le voyez, le week-end est malheureusement une période de chasse, tout comme les jours fériés. 

    Globalement, vous pouvez retenir également que :

    • la mairie va avoir les infos sur les jours de chasse et la période
    • les associations de chasseurs, les fédérations vont avoir ces infos également et pourront normalement vous dire où ils vont chasser et quels jours.

    À l’échelle de votre écurie, vous pouvez tout à fait discuter aussi avec d’autres cavaliers, certains peuvent très bien connaître les us et coutumes des chasseurs des environs.

    Une autre bonne idée c’est de demander, pendant votre balade à cheval, si vous croisez des promeneurs, s’ils ont vu ou entendu des chasseurs.
    Idem, si vous croisez des chasseurs, demandez leur de quel côté ils vont chasser et partez dans l’autre sens. N’hésitez pas aussi à leur demander quel type de chasse ils pratiquent : battue, chasseurs postés à un point précis, avec chiens/sans chiens, etc. Toutes ces informations vous permettront de visualiser ce qui se passe exactement. La communication entre cavaliers et chasseurs est importante, car après tout, on se partage le même terrain de jeu : la forêt et la campagne. Courtoisie et calme : voilà les maîtres-mots. 

    Balade à cheval pendant la chasse – Quelques règles de sécurité les jours de chasse

    Vous pouvez tout à fait :

    • rester sur les chemins (ne pas s’aventurer hors piste)
    • privilégier les chemins bien dégagés  (ne pas s’aventurer dans des sous-bois ou des champs de maïs par exemple), il faut que vous restiez visible pour être vu mais aussi voir ce qui se passe
    • rester sur les chemins avec du passage (promeneurs, vélos)
    • être le plus visible possible vous et votre cheval (c’est le moment de mettre le tapis de selle rouge et le sweat shirt jaune, on passe en mode sapin de noel et le fameux gilet jaune est simple et pratique à ce petit jeu là)
    • ne pas vous aventurer dans les terrains privés (de toute façon ce n’est évidemment JAMAIS une bonne idée), attention donc à ne pas y entrer par erreur, regardez autour de vous la signalisation
    • ne pas hésiter à vous signaler avec la voix. Dites que vous êtes là, que vous êtes avec votre cheval, chantez, félicitez votre cheval en faisant plus de bruit que d’habitude. 

    Vous l’avez compris : vous devez être visible et entendu. Et vous devez regarder et écouter.
    En étant visible et entendu vous éloignez les animaux sauvages et vous signifiez aux chasseurs que vous êtes là.

    Balade à cheval pendant la chasse – Et mon cheval dans tout ça ?

    On se balade très souvent dans les environs de son écurie, s’il y a des coups de feu, votre cheval en a probablement déjà entendu, le bruit peut donc ne pas le perturber.
    Néanmoins, pensez à le rassurer avec la voix, avec une caresse et restez sur vos gardes.
    Si votre cheval n’est pas habitué à entendre des coups de feu et des chiens aboyer, le meilleur conseil c’est de ne pas partir seul. Partez en groupe avec des cavaliers qui ont l’habitude, et des chevaux pour qui les coups de feu et les aboiements des chiens ne sont pas perturbants.

    Comme dit plus haut, n’hésitez pas à choisir un tapis de couleur vive : orange, rouge, jaune, cela vous permet d’être vu de plus loin.
    Une autre astuce consiste à mettre une clochette sur le filet ou la selle de votre cheval, cela vous permet d’être repérable au son sans avoir à parler fort.

    Cavaliers et chasseurs – Comment repérer qu’il y a une chasse en cours

    Le premier indice va être sonore (aboiement de chiens, tirs), vous allez les entendre de loin.
    Si vous êtes proches de la chasse, vous verrez peut-être des chasseurs, des chiens ou des animaux sauvages fuir et, mais normalement, avant de voir tout ça vous aurez vu un panneau indiquant qu’une chasse est en cours, les chasseurs en placent sur les chemins.
    Vous pouvez bien sûr décider de quand même vous y aventurer, mais mon conseil c’est plutôt de rebrousser chemin car vous savez avec ce panneau ce à quoi vous pouvez vous attendre si vous avancez : des chiens, de potentiels coups de fusils, des animaux qui fuient. La forêt est grande, les chemins sont nombreux, cavaliers et chasseurs peuvent partir chacun d’un côté.

    panneau chasse en cours

    Cavaliers et chasseurs – Si on se retrouve au milieu d’une chasse

    Cela m’est malheureusement arrivé une fois à Rambouillet (pas vu de panneaux indiquant la chasse sur le chemin sur lequel nous étions) et heureusement je n’étais pas toute seule à me promener, nous étions plusieurs cavaliers et nous nous sommes retrouvés d’un coup, nez à nez avec une chevreuil blessé qui fuyait. On voyait la présence de la battue humaine vers les arbres alentours. On est parti au grand trot pour s’éloigner au plus vite. J’ai encore l’image de ce pauvre animal en tête et toutes les pensées qui me sont venues à cet instant : comment le sauver ? La blessure est-elle superficielle ? vite, partons car on est en plein milieu d’une chasse et c’est dangereux.
    À cheval on peut aller assez vite, je pense que lorsqu’on se retrouve au milieu d’une chasse, le mieux est effectivement de partir assez vite pour quitter l’endroit où se déroule la chasse.
    Le point essentiel c’est que les chasseurs sachent que vous êtes là pour qu’il n’y ait pas de tir :

    • ne pas hésiter à parler, à dire qu’on se promène à cheval,
    • ne pas hésiter à se montrer avec son cheval.

    Et garder à l’esprit également que des animaux sauvages peuvent surgir en train de fuir (chevreuils, biches, lapins, sangliers, perdrix, bécasses, etc.)

    Cavaliers et chasseurs – Y a-t-il une plage horaire qui permet d’éviter les chasseurs ?

    De par mon expérience à Rambouillet et en Provence, les chasseurs sont plutôt du matin, et s’arrêtent pour déjeuner. Je dirais donc qu’à partir de 13h vous avez beaucoup moins de chance de croiser des chasseurs qui chassent, et après 15h encore moins. 

    Pourquoi pas tenter aussi une balade au crépuscule : c’est sûr il n’y aura pas de chasseurs et de mi septembre à mi octobre vous pouvez entendre le brame du cerf, une expérience majestueuse et hors du temps.

    Les chiffres des accidents de chasse

    L’Office français de la biodiversité publie le bilan des accidents de chasse chaque année.

    Pour la saison 2020-2021, quelques données à garder en tête 

    • 80 accidents de chasse recensés au total
    • sur ces 80 accidents 7 ont été mortels
    • les victimes sont majoritairement des chasseurs (86%).

    Pour plus d’infos je vous laisse découvrir l’article : https://www.ofb.gouv.fr/bilan-des-accidents-incidents-de-chasse-2020-2021 

    Pour l’année 2021-2022 

    • 90 accidents de chasse recensés au total
    • sur ces 90 accidents 8 ont été mortels
    • les victimes sont majoritairement des chasseurs (74%)

    Article ici : https://www.ofb.gouv.fr/actualites/bilan-des-accidents-incidents-de-chasse-2021-2022 

    Si vous souhaitez en savoir plus, l’OFB vous propose même de télécharger le bilan global de chaque saison.
    Les premières victimes d’accident de chasse sont donc en majorité des chasseurs. Cela permet un peu de se rassurer en tant que cavaliers d’extérieur, même si ce qu’on aimerait c’est que chaque année il y ait tout simplement 0 accident de chasse.

    Cavaliers et chasseurs – Le respect mutuel

    Le sujet de la chasse est un sujet clivant mais gardons un respect mutuel entre cavaliers et chasseurs. Chacun doit garder en tête qu’il doit penser à sa sécurité et à la sécurité des personnes qu’il croise.

     

    Et vous, avez-vous déjà croisé des chasseurs lors de vos balades à cheval ?

    Si vous êtes chasseur, n’hésitez pas à commenter l’article : je ne chasse pas et c’est intéressant d’avoir les différents points de vue. L’objectif est d’avoir un article complet et ce sont vos commentaires qui permettront de compléter.

     

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  • 8 raisons de se balader à cheval quand le cerf brame dans la forêt

    8 raisons de se balader à cheval quand le cerf brame dans la forêt

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire mon guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    On pourrait ranger cette balade à cheval dans la catégorie balade insolite pour plusieurs raisons :

    • cette balade se fait de nuit à la lumière de la lune et d’une petite lampe torche au besoin (mais comme vous l’imaginez on l’utilise le moins possible voire pas du tout pour ne pas gêner les cerfs),
    • son objectif est très particulier : vous partez vous balader dans la forêt pour écouter le brame du cerf.

    Le brame du cerf : un cri magique

    On appelle le brame du cerf le cri que poussent les cerfs mâles pour attirer l’attention des biches au moment de la saison des amours. On l’entend généralement au crépuscule et jusqu’à la nuit.
    J’adore faire cette balade à cheval parce qu’elle permet de découvrir la nature autrement, en écoutant un animal majestueux.
    On se balade souvent dans la nature de jour, et ce sont nos yeux qui sont notre premier moyen de découverte. La nuit, avec le brame du cerf on découvre la forêt tellement différemment : avec nos oreilles et avec notre nez, on est beaucoup plus sensible à chaque son et à chaque odeur.

    Un spectacle fugace : à quelle période le cerf brame ?

    Pas de science exacte ici : on ne peut pas dire que le brame du cerf commence le 14 septembre à 20h23 pour se terminer le 14 octobre à 23h36. La saison des amours va démarrer plus ou moins tôt, et cela dépend notamment de la météo de l’été. Si l’été a été caniculaire, on entendra bramer les cerfs plus tôt.
    Difficile donc de dire chaque année quel jour exactement les cerfs vont commencer à bramer mais en gros, on peut quand même dire que le cerf brame de mi septembre à mi octobre pour conquérir sa dulcinée et impressionner les autres mâles.

    Le cerf brame : une expérience hors du temps

    J’ai eu la chance de faire deux balades à cheval pour écouter le brame du cerf dans la forêt de Rambouillet, à deux-trois ans d’intervalle.
    Pour tous les passionnés de nature et les amoureux des chevaux, c’est une expérience inoubliable : le brame est un cri impressionnant, qui fait de cette balade une balade vraiment différente des autres.
    On est dans le noir, dans les profondeurs de la forêt, on ne voit quasiment rien et on entend ce cri médiéval, préhistorique, rauque, qui nous propulse vraiment à une autre époque, dans un monde enchanté où les dragons et les fées existeraient presque.

    Avoir une confiance aveugle en son cheval

    La balade à cheval pour écouter le cerf bramer se fait au crépuscule avec un retour de nuit, une occasion en or de faire confiance à votre cheval car c’est lui qui va choisir où il met les pieds. Très clairement, je me souviens qu’on ne voyait pas grand chose et qu’on avait très peu utilisé nos lampes torches, on se laisser seulement guider par la lumière de la lune.
    Un de mes meilleurs souvenirs de balade à cheval : le galop de nuit dans la forêt de Rambouillet. Il n’y a pas à réfléchir, on laisse le cheval faire, suivre le cheval devant et moi je m’étais littéralement allongée sur l’encolure d’Oural pour éviter un maximum de branches. Un galop à sensations fortes comme si on avait les yeux fermés. Et de temps en temps j’entends “branche” et chacun se met à répéter “branche” pour que tout le monde comprenne bien qu’il faut se baisser !
    Pour un autre de mes meilleures souvenirs de balades à cheval je vous laisse découvrir mon article sur la monte western dans un ranch du Nevada

    brame du cerf à cheval

    Le cerf brame et mon cheval mange !

    Petit moment humoristique : tout le monde s’est arrêté, le guide demande de ne pas faire de bruit, chacun écoute, les chevaux sont tous à l’arrêt, et là, qu’est-ce que j’entends ? J’entends mon Oural qui mâchouille à grands bruits et se régale avec des feuilles d’arbres.

    Partager cette expérience avec un bon guide et d’autres cavaliers

    Même si je connais très bien les chemins de la forêt de Rambouillet, le fait d’être plongé dans le noir de la nuit transforme complètement la forêt et assez vite je n’ai plus su repérer sur quel chemin on était, une expérience vraiment surprenante qui me fait dire que c’est essentiel de partir avec un guide qui connait par coeur la forêt et est habitué à mener des balades pour écouter les cerfs bramer. En effet, il faut réussir à s’approcher assez pour entendre mais pas trop non plus pour ne pas les effrayer et prendre des risques inconsidérés.
    Mon conseil : se rapprocher d’un centre équestre proche d’une forêt, qui organise tous les ans cette balade à cheval très spéciale et venir sans parfum (important).
    Deuxième conseil : pour cette balade, mieux vaut déjà savoir bien monter à cheval, avec minimum un galop 3 pour ne pas se faire peur. Etre à cheval de nuit, c’est assez impressionnant et les hurlements des cerfs le sont tout autant.

    Le cerf brame dans toute la France

    Voici les endroits les plus connus :

    • la forêt de Rambouillet et la forêt de Fontainebleau pour l’île de France,
    • La forêt domaniale de Tronçais en Auvergne,
    • la forêt de Val Suzon, la forêt domaniale de Cherlieu, la forêt de chaux en Bourgogne Franche Comté,
    • la forêt de Boscodon en région Paca, etc.

    Pour plus d’infos sur les différents lieux pour écouter le brame je vous conseille ce site très complet : https://brame-du-cerf.com/region/

    Plein de centres équestres organisent des balades à cheval brame du cerf

    À Rambouillet, je vous conseille évidemment Cheval Nature. Je suis montée chez eux des années et c’est chez eux que j’ai trouvé mon cheval Oural. Vous pouvez y aller les yeux fermés (et pour une balade brame du cerf ça tombe bien). N’hésitez pas à lire aussi l’interview de Leny qui dirige Cheval Nature. 
    Vous pouvez aussi regarder du côté de Chantilly

    J’ai même trouvé une randonnée à cheval d’une semaine dans les Alpes de Hautes Provence sur cette thématique ! 

    De manière générale, si vous aimez observer les animaux quand vous vous baladez à cheval, je vous conseille cet article.

    Question aux cavaliers, cavalières : avez-vous déjà essayé une balade à cheval pour écouter les cerfs bramer ?

  • Livre équitation : Les 3 livres sur les chevaux qui ont changé ma vie de cavalière

    Livre équitation : Les 3 livres sur les chevaux qui ont changé ma vie de cavalière

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire mon guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Avec Baladeacheval.com, je suis un bébé dans le domaine du blogging : 4 mois à peine. C’est tout juste le moment où on commence la diversification avec la première purée de carottes. Mais si on regarde en arrière, il y a eu cette première expérience de blogging écriture et cinéma quand j’avais une vingtaine d’années, qui a quand même duré 6 ans de 2007 à 2013.
    Avec ces 6 ans et 4 mois de blogging derrière moi je participe pour la première fois à un événement interblogueur sur un thème que je trouve génial : les trois livres qui ont changé ma vie.
    Ici, je vous parle de balades à cheval, de nature, de lien tissé avec les chevaux, avec son cheval alors très simplement cet article là sera sur le thème des trois livres qui ont changé ma vie de cavalière. 

    Livre équitation : L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux

    Ce roman de Nicholas Evans, qui a eu un redoublement de notoriété avec le film de Robert Redford, a été un livre très marquant pour moi. Il a été publié en France en 1996. J’avais 11 ans à l’époque et je l’ai découvert quelques années après, vers 12-13 ans je dirais.

    Le résumé

    Grace une jeune adolescente est passionnée d’équitation. Elle part un jour se promener à cheval avec une amie, en plein hiver. Il a neigé, le paysage est magnifique. Mais, c’est l’accident. Les deux adolescentes se retrouvent sur une route gelée face à un poids lourd. L’amie de Grace est tuée sur le coup. Grace survit mais avec un lourd handicap. Quant à Pilgrim, son cheval, il s’en tire aussi, de justesse, ses blessures physiques guérissent mais pas les blessures psychologiques. Comment faire disparaitre la fureur de Pilgrim ? Et celle de Grace ? La maman de l’adolescente tente quelque chose de fou : elle les emmène dans le ranch de Tom Booker en plein Montana. C’est un chuchoteur : il murmure à l’oreille des chevaux. Peut-être pourra-t-il faire quelque chose.

    Comment ce livre a changé ma vie de cavalière

    C’est quand j’ai lu ce livre que j’ai découvert l’univers de l’ouest américain à cheval : les ranchs, les cowboys, les chuchoteurs, les champs sans fin, les couchers de soleil  de mille couleurs, les rivières limpides et étincelantes. Tout cet univers m’a passionnée : les paysages, le quotidien d’un ranch avec les animaux, la musique country que j’ai commencé à écouter. Voilà pourquoi ce livre a changé ma vie : il m’a fait découvrir un monde, un monde que j’ai ensuite rêvé de rencontrer. Ce que j’ai pu faire à 23 ans après des études à Los Angeles : partir dans le Nevada vivre dans un ranch quelques semaines.

    roman avec un cheval

    Livre équitation : Mon amie Flicka de Marie O’Hara

    Mon amie Flicka est aussi un roman. Car oui on peut apprendre plein de choses en lisant des romans, et j’ai toujours préféré les fictions aux livres plus réalistes, plus documentaires. Mon amie Flicka c’est un de mes grands souvenirs de la littérature jeunesse. Petite je lisais énormément, j’adorais ça et je me souviens avoir dévoré la série des Flicka (Le fils de Flicka et L’herbe verte du Wyoming), je me souviens même de les avoir lus plusieurs fois. J’avais 7-8-9 ans.

    Le résumé 

    Ken est un garçon rêveur d’une dizaine d’années qui revient pour les vacances d’été dans le ranch familial. Lors d’une promenade à cheval il se retrouve nez à nez avec un troupeau de chevaux sauvages. Il rencontre alors une jeune pouliche qu’il appelle Flicka et qu’il va essayer d’apprivoiser. Malheureusement, Flicka, en essayant de s’enfuir va se blesser grièvement. Tous la croient condamnée sauf Ken qui va faire tout ce qui est en son pouvoir pour que la jument guérisse et retrouve le bonheur de vivre.

    Comment ce livre a changé ma vie de cavalière

    Dans ce livre, la relation d’amitié entre Ken et Flicka est magnifique, petite je me souviens avoir rêvé de vivre une relation d’amitié comme cela avec un cheval. Et forcément, ce livre m’a donné encore plus envie d’avoir un jour mon cheval et de pouvoir partir avec lui dans les champs, sur les chemins, vivre de belles aventures. Je pratiquais l’équitation classique, dans un club, en carrière ou en manège, mais ce que j’imaginais c’était vraiment des chemins de balade, des stops pour boire à la rivière, des rencontres avec des animaux sauvages, des ascensions de collines, un soleil couchant, des galops avec l’odeur des prés dans les narines, etc.

    J’ai patienté, attendu, rêvé et finalement j’ai pu réaliser mon rêve début 2012 en devenant propriétaire d’Oural, mon ami de balade. On en a découvert déjà des lieux ensemble : les alentours de Rambouillet, de Sausset les Pins, de Ventabren, un peu du Luberon, et ce n’est pas fini !

    livre équitation pour les enfants

    Livre équitation : Le guide du cavalier randonneur

    Le guide du cavalier randonneur de Claude Lux, c’est un peu ma bible de cavalière d’extérieur à moi : un livre très simple et synthétique qui répond à beaucoup des questions qu’on peut avoir quand on se balade à cheval seul ou accompagné. Mes parents me l’ont offert un Noel il y a déjà plusieurs années, pas très longtemps après la rencontre avec Oural. D’ailleurs je garde en tête une idée de prochain article : livre équitation pour noel : lesquels choisir.

    Le résumé

    Le guide du cavalier randonneur est un livre découpé en deux grandes parties chacune constituées de chapitres :
    – avant le départ
    – en randonnée.
    On pourrait en rajouter un troisième d’ailleurs : retour de randonnée, qui serait beaucoup moins long mais avec quand même quelques petites choses à dire (alimentation du cheval, vérification qu’il n’y ait pas de blessures, prendre soin de son matériel).
    Quelques exemples de chapitres :
    – le transport du cheval
    – Topographie et orientation
    – Connaissances du milieu naturel.

     

    Comment ce livre a changé ma vie de cavalière

    Alors qu’est-ce qui a bien pu changé dans ma vie après avoir lu ce livre ? C’est tout simplement la confiance en moi. Je me suis rendue compte que oui je pouvais faire des balades seule, oui je pouvais me fixer des objectifs de destination. Le fait de connaitre cette théorie de la pratique de l’extérieur m’a permis sur le terrain d’oser davantage.
    Dans la catégorie livre équitation, je vous le conseille pour toutes ces raisons.

    trot dans la neige

     

    Voilà, cet article était donc l’occasion de participer pour la première fois à un événement interblogueur : “Les 3 livres qui ont changé ma vie” du blog Des livres pour changer de vie. J’ai choisi deux livres de fiction sur les trois livres, car le pouvoir de la fiction est pour moi immense : il permet de rêver, de se projeter et pourquoi pas, un jour, de réaliser. La fiction peut amener de grands projets, du concret.
    J’en profite pour vous partager cet article qui mêle développement personnel et romans : https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/93-citations-de-developpement-personnel-tirees-de-13-romans-initiatiques/ 

    Et vous, en tant que cavalier, cavalière, avez-vous des livres qui vous ont marqué plus que d’autres ?

     

     

  • Nevada, Elko, là où j’ai découvert la monte western

    Nevada, Elko, là où j’ai découvert la monte western

    Bonjour !
    Si vous aimez l’équitation d’extérieur, vous voudrez sans doute lire mon guide des 16 astuces simples pour réussir ses balades à cheval. Cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

    Comme je l’expliquais dans le précédent article, j’ai toujours rêvé (et ça remonte même à quand j’étais enfant) d’aller dans un ranch aux Etats Unis découvrir un peu de la vie des cowboys. Je l’ai fait à 23 ans et c’est à Elko, dans le Nevada, que je suis allée, plus précisément au 71 ranch.

    Dans ce nouvel article, je vais essayer de vous raconter l’ensemble de cette expérience, qui à été un rêve éveillé et que je rêve de refaire plus tard, en famille, avec mon mari et mes enfants.

    Les rudiments de la monte western

    Redevenir débutant

    Ce qui est très déstabilisant quand on découvre l’équitation western et qu’on maitrise bien l’équitation anglaise, c’est de se rendre compte qu’on est comme un débutant, et qu’il va falloir tout réapprendre pour se faire comprendre de son cheval. Une jolie leçon d’humilité.

    ça commence même avant de monter quand on te montre ton tapis et ta selle, que tu arrives à mettre tant bien que mal ton tapis sur le dos de ton cheval mais que tu n’arrives pas à porter la selle parce qu’elle est trop lourde. En fait il faudrait plutôt un poney, voire un shetland pour réussir l’exploit de mettre la selle sur le dos de l’animal tant elle est lourde…
    Et quand on t’a aidé à mettre la selle sur le dos du cheval ou de la jument, ensuite il faut apprendre comment sangler car là encore c’est différent. Et les étriers, comment ça marche ?

    Bref, les deux premiers jours ont été faits de multiples découvertes, les premiers galops avec une fin toujours approximative, je me mettais les reines un peu longues pour essayer de faire comme les cowboys mais je n’arrivais pas à arrêter Denny, mon cheval au ranch. J’ai donc appris comment faire : il faut dire « wo », et par à-coup, ramener sa main et les rênes à soi, doucement, en l’air !  C’est un peu comme des demi arrets, mais en l’air. On recule un peu le poids du corps aussi. ça marche ! Je commence à y arriver !

    retour au ranch

    Quelques essentiels de la monte western

    J‘ai appris aussi à reculer, les cowboys font beaucoup reculer leurs chevaux. Là encore ça fonctionne beaucoup à la voix : on dit “back” et on avance son centre de gravité tout en battant doucement des jambes.

    Autre figure qu’il va falloir apprendre assez rapidement c’est tourner ! Exit la rêne d’ouverture. En western :

    • si vous voulez tourner à droite vous appuyez avec votre rêne gauche
    • j’appuie avec ma rêne droite pour que mon cheval tourne à gauche

    C’est l’équivalent de la rêne d’appui en équitation anglaise sauf qu’en western on a les rênes beaucoup plus longues.

    Vous l’avez compris : on monte beaucoup avec la voix et le poids du corps et quand le cheval fait ce qu’on lui demande, on le laisse tranquille – on passe en mode fantôme.

    Si on veut accélérer : le plus simple est de se pencher en avant et d’utiliser ses jambes en les serrant, tout en laissant les rênes avec une belle longueur.

    Si on veut freiner : on se penche en arrière (poids du corps en arrière) et on utilise ses mains.

    Je ne suis pas restée longtemps à Elko mais cette nouvelle façon de monter m’a appris beaucoup et aujourd’hui je m’en inspire dans mes balades, en montant par exemple rênes longues la plupart du temps.

    La monte western : avec le cheval comme maitre d’école

    Les chevaux sont parfaitement dressés, ils n’ont peur de rien, ils ont le pied sûr et ne trébuchent jamais, il sont dynamiques mais pas pour autant incontrôlables, ils connaissent le terrain et sont calmes, sans peur. Tout est nouveau pour moi ici mais eux connaissent très bien. Denny me montre ses habitudes. Par exemple, dans les champs il y a des espèces de trous longs, comme des gouttières, pour l’irrigation peut-être (je ne me souviens plus). Au lieu de chercher l’endroit où ça s’arrête, on ne s’embarrasse pas : on part au petit trop et on saute. À plusieurs reprises il m’est arrivé aussi de monter des berges de rivière vraiment abruptes et de me dire mais comment va-t-il réussir à escalader, et il y arrivait, et je rejoignais le groupe.

    J’ai autant appris avec mon cheval Denny qu’avec Jake, Greg et Maleia qui nous expliquaient les secrets de la monte western.

    un cheval qui sommeille dans le Nevada près d'Elko

    Quel niveau d’équitation faut-il avoir pour aller dans un ranch ? Quel âge minimum ?

    Même si j’ai dû réapprendre à monter à cheval en équitation western, j’avais quand même pour moi mon assiette, qui est au final ce qui préserve le plus de la chute et permet d’apprendre bien plus vite. ça m’a donc bien aidée. Et de connaitre l’équitation classique m’a aussi beaucoup aidée, même s’il faut apprendre à avoir de nouveaux automatismes.

    Essayer de monter à l’anglaise avec un cheval western, c’est comme essayer de faire de la trottinette avec un vélo ! 

    En tout cas, pour profiter au maximum d’un séjour à cheval dans un ranch, l’idéal est d’être à l’aise aux trois allures et d’avoir déjà fait quelques balades. C’est de cette façon qu’on pourra profiter le plus pleinement de tout ce qu’il est possible de faire et découvrir.

    Pour l’âge minimum il y avait avec nous un petit de 8 ans qui s’est régalé et a presque tout fait. Il y a juste un après-midi où il n’est pas monté parce qu’il était fatigué. Donc je dirais 8 ans mais pas avant, avec maitrise des trois allures et bombe (vous le voyez, sur la photo il a sa bombe).

    randonnée à cheval nevada

    Quand est-ce qu’on trottait ou galopait ?

    Je ne sais pas si c’est comme ça dans tous les ranchs, mais le 71 ranch était vraiment tranquille de ce point de vue là. Le premier jour ils ont regardé le niveau qu’on avait, nous ont donné des astuces, des conseils, on les a suivis très sagement. Et assez vite, Jake qui supervisait les chevauchées nous a laissé faire ce qu’on souhaitait (du moment que ça ne mettait pas en danger les chevaux ou nous-mêmes). On pouvait donc partir au galop si ça nous chantait, puis marcher tranquillement au pas en attendant les autres un peu plus loin, on pouvait s’écarter du groupe sans souci, dans la limite du raisonnable (cette limite étant se perdre !). L’important c’était de communiquer ce qu’on faisait aux autres pour qu’ils ne soient pas surpris.

    On n’a jamais été à la queue leu leu à part pour des passages difficiles, chaque cheval/cavalier créait sa propre trace, sa propre piste. Je me sentais assez autonome du coup, libre et c’était vraiment agréable.

    On trottait et on galopait aussi beaucoup tous ensemble. Les chevaux étaient en pleine forme, on parcourait de grandes distances. Il nous est arrivé de faire une heure de trotting, de monter des collines très raides au grand galop. 

    Il y a eu aussi des courses au triple galop, qui ne rigolaient pas. Globalement, les cowboys n’avaient aucun souci à pousser leurs chevaux.

    La journée type

    La journée commençait tôt avec un réveil à 5h30, petit déjeuner à 6h et à 6h10 c’était parti, on allait dehors seller les chevaux. Les petites journées on montait 4 heures à cheval. Les grosses journées c’était plus du 6-8h. Au maximum on a du faire 35-40 km sur une journée. Le déjeuner se faisait soit en mode pique nique soit à table si on repassait par le ranch le midi.
    Comme on était levé très tôt, tout était décalé dans la journée : le dîner le soir était à 18h et à 20h on entendait plus personne, tout le monde dormait.

    Ce qu’on mangeait

    J’ai toujours bien aimé mangé et là je me suis vraiment régalée :

    • du vrai pain cuit au four tout chaud
    • de la bonne viande (ribs, côtes de boeufs qui ne tenaient même pas dans les assiettes)
    • des petits déjeuners salés (steack, oeufs, bacon et pain), ça n’a pas été ma partie préférée et c’est drôle moi qui maintenant mange un oeuf au plat assez souvent le matin
    • de bons plats familiaux : lasagnes, chili con carne, pot au feu
    • des bons légumes souvent en gratins ou à l’eau, de la salade à chaque repas
    • des cookies irrésistibles.

    Il y avait dans ce ranch une cuisinière, qui cuisinait pour la famille qui l’habitait (2 adultes, 2 enfants), les 5-6 cowboys qui travaillaient au ranch et les invités dont je faisais partie (les fameux guests comme disent les américains).

    Assez amusant il y a eu aussi deux picnics étonnants, qu’on a fait à chaque fois qu’on a fait du convoi de bétail sur une journée : le repas était strictement à base de “junk food” : chips, boeuf séché, cookies, coca, cheddar. Le patron du ranch nous avait expliqué que c’était la nourriture des cowboys quand ils étaient en vadrouille et ne voulaient pas se compliquer. J’ai donc testé aussi ! Et je ne regrette pas d’avoir eu l’idée à l’époque de prendre en photo le caddie !

    caddie des cowboys pour un picnic rapide

    Qui d’autre était guest dans le ranch ?

    Il y a eu trois danois (les parents et leur adolescente), un père et son fils de 8 ans qui venaient du nord de la Californie, un couple à la retraite de professeurs qui habitent la Californie et sont venus avec leurs chevaux arabes.
    Il n’y a pas eu d’autres guests pendant mon séjour et le fait d’être peu nombreux était vraiment génial car on était vraiment inclus aux activités du ranch et en même temps chouchouté.

    C’est pour ça que je vous conseille vraiment de mettre dans vos critères de sélection du ranch un nombre limité de guests (moins de 12, moins de 10).

    Le temps à Elko, Nevada en avril

    Quand je suis arrivée, les premiers jours, il faisait bon. 15-16 degrés l’après midi, soleil, c’était très agréable.

    Mais assez vite le temps à tourné, il y a eu des journées où la température maximale était de 0 degré et il a beaucoup neigé, on parlait de snow storm.

    C’était vraiment une météo changeante et moi j’arrivais avec ma valise de Los Angeles : des tee shirts à manches courtes, un petit pull par ci-par là et pas de gros manteau bien sûr, pas de gants non plus. Heureusement, on m’a prêté un manteau, des gants, des paires de chaussettes et les jours les plus froids je sortais littéralement avec 8 couches de vêtements sur moi.

    Le seul achat que j’ai fait a été de grandes chaps en cuir qui recouvraient quasiment toutes mes  jambes à cheval, je les ai portées tous les jours et elles m’ont vraiment bien protégées du froid et de l’humidité. ça marche pour la monte western mais ça peut très bien marcher aussi pour des balades avec selle anglaise.

    Même si j’ai eu froid j’ai eu la chance de chevaucher avec Denny dans la neige, il y a même eu des endroits où l’épaisseur était impressionnante, c’était doux, comme si les chevaux nageaient presque, une sensation étrange et aérienne, au pas. Pendant ces deux-trois jours dans la neige on se suivait tous de près et personne ne s’écartait du chemin, il fallait faire attention aussi à la réverbération de la neige, même si le soleil n’était pas tout le temps là, les lunettes de soleil étaient indispensables.

    randonnée à cheval ouest américain

    monte western dans un ranch

    Les mustangs 

    Plusieurs fois pendant le séjour au ranch, on m’a parlé des troupeaux de mustangs sauvages. Je n’en ai pas vu mais j’aurais adoré. Les mustangs sont en fait les descendants de chevaux domestiques qui ont été relachés ou se sont enfuis, avec pour ancêtres les chevaux espagnols amenés par les conquistadors.

    Dans le ranch il y avait quelques mustangs. Denny, le cheval que j’ai monté pendant tout mon séjour était d’ailleurs un mustang.

    Ce n’est pas le sujet du billet mais petite parenthèse sur cette histoire de mustangs sauvages : ils n’ont plus vraiment de prédateurs, doublent en population tous les 4 ans du coup le Bureau de Gestion du Territoire des Etats Unis détermine le niveau de chevaux approprié dans les zones de paturage. S’il y en a trop, ils en récupèrent, notamment grâce à la technique du cheval de Judas (ce cheval est formé pour mener les chevaux sauvages dans un parc cloturé). Les chevaux capturés sont proposés à l’adoption et sont protégés d’une revente ultérieure comme viande de cheval. Cette petite parenthèse vient de Wikipedia, et depuis 2010, près de 225 000 mustangs auraient été adoptés.

    cheval Mustang ouest américain
    Denny, le beau cheval avec qui j’ai eu la chance de partager des heures de chevauchée dans l’ouest américain

    Est-ce que j’ai eu des courbatures avec la monte western ?

    Oui, j’ai eu super mal aux jambes globalement, surtout du 2ème au 3ème jour. J’ai pris un peu de Doliprane, et au 4ème jour c’était fini, plus rien.
    Un peu mal aux fesses aussi forcément, surtout les jours où je montais toute la journée à cheval.

    Le matériel indispensable pour la monte western

    Voici une petite liste utile de vêtements/accessoires pour la monte western dans un ranch :

    • de bons pantalons d’équitation confortables, 
    • des tee shirts confortables, quelques chemises (même les jours où il fait beau c’est toujours intéressant d’avoir les bras couverts en balade, ça évite quelques égratignures ou des coups de soleil)
    • des chaussettes légères / chaudes et des sous-vêtements en coton tout doux
    • de bonnes chaussures qui résistent à l’humidité en mode chaussures et chaps qui vont avec (les bottes c’est moins pratique je trouve)
    • les chaps longues en cuir sont un gros plus, je les avais payées 100 dollars à Elko
    • un bon manteau chaud
    • des gants (pas que pour le froid, aussi en protection pour ne pas se faire mal aux mains)
    • des lunettes de soleil
    • la bombe… Je suis partie sans bombe étudier à Los Angeles et en arrivant au ranch je n’avais donc pas de casque. Ils n’en avaient pas non plus (ils montent avec des chapeaux). Du coup je n’ai pas porté de bombe. Aujourd’hui (maintenant que j’ai des enfants) je ne ferais pas comme ça… Je monterais avec bombe. Et mes enfants aussi bien sûr.

    Les petites missions que nous avions au gré de nos balades

    Le 71 ranch nous a vraiment intégré à plusieurs missions du ranch. Bien sûr on a fait des balades pour admirer le paysage, découvrir le ranch, mais on a aussi participé à sa vie et suivi de près et participé à quelques missions.

    Soigner les petits veaux

    Il y a une journée où on est parti dans un champ un peu éloigné pour vacciner les petits veaux. Les cowboys nous ont appris à les tenir pour faire les soins. C’était un peu musclé, forcément (les cowboys les attrapaient au lasso), ça manquait un peu de douceur évidemment et ça ne trainait pas car il y en avait beaucoup à gérer.

    cow-boy qui soigne un veau

    La monte western et apprendre à manier le lasso

    On s’est entrainé au lasso à 2 ou 3 reprises et l’objectif était de réussir à attraper un gros objet posé par terre. Je ne suis pas allée plus loin dans le maniement du lasso car je n’y arrivais déjà pas très bien en étant au sol avec une cible qui ne bouge pas. Je vous laisse imaginer la difficulté du truc quand on est à cheval (le cheval bouge) et que la cible que l’on souhaite attraper bouge aussi.

    Pour plus d’infos sur la technique du roping je vous invite à consulter cet article.

    utilisation du lasso dans le Nevada

    La monte western et le déplacement du bétail

    À plusieurs reprises nous avons bougé des vaches avec leurs petits d’un pré à l’autre. On a aussi fait du convoi de bétail sur presque une journée entière. J’ai beaucoup été derrière pour faire suivre les animaux à la traine ou sur le coté pour les empêcher d’aller à droite ou à gauche. Denny maitrisait très bien l’exercice, à certains moments il secouait la tête pour indiquer aux vaches d’avancer ou de ne pas partir plus à droite ou à gauche. C’était très simple à faire, parce qu’on était bien encadré et que les chevaux connaissaient leur métier.

    vacances dans un ranch a cheval

    Et en vidéo ça donne ça :

    Le marquage des vaches

    Il y a eu un après midi dédié au marquage des vaches. C’est là que j’ai vu un peu mes limites, j’ai préféré ne pas le faire, même si cela fait partie de leur tradition, leur travail, je n’étais pas à l’aise avec la douleur engendrée au moment du marquage. Cet après-midi là n’a pas été mon meilleur moment et je me souviens surtout de cette odeur de peau et de poil brûlé qui venait attaquer les narines.

    Cour de tir balltrap 

    C’est cliché mais le weekend la famille est partie faire du balltrap dans un champ et m’a donc appris un peu à tirer. Je ne me souviens plus trop de cette partie, juste d’une douleur à l’épaule quand on tire.

    Même si on avait le cheval comme passion commune, on était tout de même très différent : j’étais la jeune française étudiante en cinéma et citadine, ne connaissant que l’équitation anglaise, ravie que les Etats Unis aient un président comme Obama. De leur coté, c’était une famille et des cowboys qui vivaient beaucoup dehors, dans une campagne absolument magnifique, loin des grandes villes et qui n’avait pas complètement digéré l’élection d’Obama.

    Alors oui j’ai parfois été sidérée de choses que j’entendais, je n’ai pas trop insisté sur nos différences de pensée mais en tout cas, faire ces quelques semaines là-bas, avec eux, m’a permis de voir les choses sous un autre angle, d’essayer un peu de me mettre à leur place. Et ils ont toujours été d’une grande gentillesse, en me faisant même partager leur loisir (le balltrap) et en m’emmenant avec eux diner au restaurant le samedi soir. J’étais ravie, c’est tellement plus intéressant et amusant de passer une soirée avec une famille américaine dans un restaurant que toute seule dans ma chambre au ranch.

    Démonstration de débourrage et monte western

    Assez souvent dans la journée, un cowboy prenait un cheval, se mettait dans un corral et l’habituait à la selle, au filet, essayait de commencer à le monter. Je ne me souviens pas trop de leurs méthodes de débourrage, juste que l’un d’eux s’est fêlé une côte en tombant et que c’était sportif. 

    Comment je me souviens de tout cela 13 ans après ?

    Arrivée au ranch, je me suis rendue compte que mon téléphone n’avait pas de réseau. J’ai donc passé plusieurs semaines sans téléphone et pour discuter et raconter mes aventures à mes proches (à mon amoureux surtout) j’écrivais des emails. De longs emails. Chaque journée a presque eu droit à son résumé par mail. 

    La recette des cookies

    Cerise sur le gâteau et autre digression de cet article mais dissocier ranch, équitation western et cookies au chocolat m’a semblé impossible, bref voici donc la recette des fameux cookies.

    Les ingrédients

    2 1/4 cup of flour 

    1 spoon baking soda

    one spoon of salt

    1 cup butter softened

    3/4 cup granulated sugar 

    3/4 brown sugar

    1 spoon vanilla

    2 or 3 heath toffee bars broken (c’était des barres chocolatés avec beaucoup de caramel et évidemment qu’on ne trouve qu’aux US mais en prenant des barres de type snickers par exemple ou daim çe se rapproche pas mal du résultat original).

    2 eggs

    Les étapes

    Preheat oven to 375 degrees

    Combine baking soda and salt and flour in a small bowl. 

    Beat butter granulated sugar and brown sugar and vanilla in large bowl. 

    Add eggs, one at a time. 

    Beating well after each addition. 

    Gradually beat in flour mixture.

    Stir in heath toffee pieces 

    Drop by rounded tablespoon onto ungreased baking sheets. 

    Bake for 9-11 minutes or until golden brown.

    Let stand 2 minutes

    Remove to wire racks to cool completely. 

    Faut-il savoir parler anglais ?

    Question logique après avoir lu la recette des cookies en anglais. On se souvient d’un coup qu’il peut y avoir la barrière de la langue (en plus d’avoir cette différence d’équitation western/classique).
    Monter à cheval c’est très visuel donc on peut comprendre les rudiments de la monte western assez facilement je pense, même sans être très doué en anglais. On peut regarder. Reproduire.
    Par contre c’est vrai que si ne on parle pas très bien anglais, ou quasiment pas, on va manquer pas mal de choses :

    • la compréhension de ce que vous disent les cow-boys, les autres personnes du groupe et c’est dommage parce que ces personnes ont tant à nous apprendre
    • la difficulté à poser une question et à comprendre la réponse.

    Un voyage dans un ranch, ça se prépare. Et peut-être qu’une préparation judicieuse passe aussi par une petite découverte du vocabulaire du cheval et de la monte western en anglais avant de partir !

     

    Fin du billet, maintenant, vous avez plutôt envie de tester la recette de cookies ou de vous renseigner ou rêver d’un séjour dans un ranch américain ?

    N’hésitez pas, si vous avez des questions, à les mettre en commentaires, j’essaierai d’y répondre.

  • Séjour dans un ranch américain : comment faire le bon choix ?

    Séjour dans un ranch américain : comment faire le bon choix ?

    Bonjour !
    Vous rêvez d’un séjour dans un ranch ? Commencez par ce guide gratuit : 16 astuces pour profiter de chaque balade sans stress 🙂

    Aujourd’hui j’ai envie d’un vous parler de mon expérience à cheval au Nevada. En 2009 je suis partie étudier quelques mois aux Etats Unis, un premier rêve qui se réalisait. Los Angeles pour peaufiner mes études de cinéma, je ne pouvais pas rêver mieux.

    Un autre rêve me titillait évidemment : l’ouest américain, vivre quelques semaines dans un ranch, découvrir une nouvelle façon de monter à cheval – l’équitation western (les selles western) –, de nouveaux paysages, un métier vieux comme le monde souvent représenté avec les images classiques et fantasmées du retour à cheval au soleil couchant des cow-boys, au son de la country ou encore du convoi du bétail avec de magnifiques chapeau de cow-boys (et cow-girls) sur la tête et des chevaux dressés d’une façon tellement différente. Le Wyoming, le Colorado, le Nevada, le Montana, l’Arizona, l’Utah : tous ces états américains me faisaient rêver (et me font encore rêver d’ailleurs pour leurs grands espaces notamment et leur culture équestre si différente).
    La musique country : j’adore. Et les santiags j’en ai porté pendant plusieurs années après mon retour des Etats-Unis. J’avais acheté la paire à Palm Springs et elles ont été mes chaussures préférées pendant longtemps.
    Bref, j’avais envie de découvrir cet univers mais pas en mode carte postale. Je vous raconte d’ailleurs cette expérience dans un autre article sur le Nevada et la découverte de la monte western.

    Et dans cet article, je vais vous donner les différentes options qui s’offrent à vous pour séjourner dans un ranch américain tout en vous racontant comment j’ai trouvé le ranch d’Elko dans le Nevada.
    Première étape : quelques recherches sur Google : séjour équitation western, western horse riding vacation, vacances dans un ranch, holidays in a ranch, etc. J’ai cherché en français mais aussi en anglais.

    vacances dans un ranch a cheval

    1 Séjour dans un ranch : l’option économique du woofing 

    Définition du woofing

    J’ai donc cherché un ranch et je me suis d’abord tournée vers le woofing. Le concept : on travaille dans une ferme ou un ranch et en échange on est logé et nourri gratuitement. Je trouvais ça super pour deux raisons : grosses économies et une immersion véritable dans un ranch au plus près de la vie quotidienne des ranchers. 

    Je me suis donc rendue sur leur site : https://wwoofusa.org/ 

    À noter d’ailleurs il y en a aussi un site pour la France https://wwoof.fr/fr/ et si dans la recherche vous cochez dans les filtres Elevage ovin, caprin, équin et que vous mettez comme mot clé cheval vous tombez sur 86 fermes dans toute la France.

    De mon coté je voulais profiter d’être aux Etats Unis pour faire du woofing dans un ranch américain.

    Sur le site américain, vous pouvez lancer une recherche comme sur le site français pour trouver un séjour dans un ranch par exemple.

    Vous avez un filtre intéressant pour notre recherche c’est Pratiques agricoles. Vous pouvez sélectionner « Elevage ovin, caprin, équin » et taper ensuite dans votre recherche des mots clés (horse, horses, ranch). Cela vous donne un peu moins de 200 résultats, à vous ensuite de piocher dans ce qui vous tente.
    Quand j’avais fait la recherche j’avais contacté 3-4 ranchs dont le Mc Donald Ranch qui n’y est plus maintenant.

    Contacter un ranch

    Gmail est amusant car j’ai pu retrouvé le mail que je leur avais envoyé :

    “Hi there,

    My name is Ariane. I am twenty three years old and I’m french. From january to march, I will study in CSULA, in California. After these three months, I would like to go in a ranch to help people and discover this world. That’s why I am now a wwhoofer.

    Reading the book with all the farms and the ranches, I find your ranch, Mc Donald Ranch, and I think the work you suggest can suit me. I am fond of horses : I am riding since ten years so I am quite comfortable with horses and I am ready to learn more. Moreover, I like other animals too: cats, dogs, goats. I am not at all afraid of them, and I am interested in taking care of them. 

    I like children too. I don’t smoke, don’t use drugs. I sometimes drink a glass of wine when there is a party or a good occasion, but I can avoid drinking for a month too. In fact, what I like are animals, speaking with people.

    I would like to come and help you in April. I would like to stay more, but I have my thesis to write and give to my teacher in France, in May… But I think I can help you a lot staying one month.

    I would be very happy to come and discover your world, to see the way you work, the way you live. One of my dreams has always been living in an american ranch close to horses and other animals so I am very motivated.

    Moreover, working with animals in a concrete way is very close to my heart. 

    Thank you for your answer,

    Faithfully,”

    ça n’a pas fonctionné à l’époque : les ranchs voulaient quelqu’un pour de longues durées : plutôt deux-trois mois voire plus et de mon côté j’étais disponible un mois maximum car je devais ensuite repartir en France à cause de mon visa et pour finir mon mémoire de M2.
    Encore maintenant, je pense que les ranchs qui font du woofing cherchent des personnes pour plusieurs mois pour des raisons de simplicité et de praticité évidente : au début on apprend et on va demander pas mal de temps aux hôtes pour nous expliquer le fonctionnement du ranch, les activités quotidiennes. L’efficacité va venir dans un second temps et si on reste seulement un mois elle va être beaucoup plus limitée.

    wwoof états unis ouest américain

    Aujourd’hui je ne trouve plus ce Mc Donald Ranch dans la liste mais il y en a quelques-uns qui par exemple méritent qu’on s’y penche :

    • « Family farm and homestead with horses in beautiful Appalachian Mountains foothills »
    • un ranch associé à une ferme (légumes) en Alaska
    • une ferme équestre dans le Wisconsin
    • « family operated horse ranch with mustang rescue » en Arkansas
    • « Equine rescue and rehabilitation » dans les Ozarks (Missouri)
    • « Horse ranche focusing on rescue horses and horsemanship » dans le Kentucky
    • « 6500-acre grass-based beef ranch » dans le Dakota du Sud
    • « Help Rescue Horses » au sud de la Californie (au dessus de Los Angeles).

    Finalement je ne suis donc pas partie avec ce système. À postériori je pense que j’aurais appris plein de choses, vraiment découvert un univers, un métier, mais j’aurais sans doute été déçue de ne pas beaucoup monter à cheval. Le côté séjour équitation western serait sans doute vraiment passé au second plan. C’est le risque je pense car quand on fait du woofing : on ne choisit pas ses activités, on réalise plutôt les tâches qu’on nous donne et s’il faut réparer des barrières, donner à manger aux animaux et ramasser les crottins, c’est ça qu’on fera en majorité pendant notre séjour dans le ranch américain.

    2 Séjour dans un ranch : coûteux mais si belle expérience – les ranchs où vous êtes un guest

    Je me suis donc tournée vers une autre option : il me restait un peu de sous sur mon compte en banque et je tenais vraiment à réaliser ce rêve alors je me suis mise en quête d’un ranch qui accueille des invités sur deux ou trois semaines. Avec cette option j’allais donc payer le logement, les repas et aussi les activités équestres. 

    Le risque principal pour moi c’était de tomber sur un ranch qui fait de cette activité de guests une usine et propose donc par exemple des balades à la queue leu leu le matin de 10h à midi et ensuite un spa ou du tennis l’après-midi avec une capacité de 100 guests à la semaine. Je voulais à tout prix éviter ça car je souhaitais trouver une expérience la plus authentique possible. J’avais envie de faire du convoi de bétail, d’apprendre un peu à manier le lasso, de voir comment on réparait les clôtures, etc. Au final j’ai eu la chance de pouvoir faire tout ça et bien plus : vacciner de petits veaux avec l’aide des cow-boys pas exemple. La seule chose que je n’ai pas pu faire a été de marquer le bétail, j’avoue que j’ai bloqué, je n’ai pas pu le faire et personne ne m’en a tenu rigueur là-bas. 
    Une autre astuce consiste à vous renseigner sur les vacances scolaires aux Etats Unis pour essayer de partir à un moment où les enfants sont à l’école, tout en évitant à mon avis Juillet Août avec les fameuses vacances d’été.
    Pour vous donner une idée, j’ai fait l’expérience du ranch au mois d’avril et le nombre de guests maximum n’a pas été atteint sur aucune des semaines. Nous avons été au maximum 6 sur une semaine.

    Séjour dans un ranch : découverte de Ranchweb

    J’ai vite trouvé un site catalogue qui proposait de multiples ranchs : https://ranchweb.com/

    Le site existe encore, il a changé bien sûr depuis le temps et il y a maintenant une rubrique “Working Ranches”.

    Le concept : vivre la vie de cow-boy, dans un vrai ranch.

    On peut trier par prix ou par pays. Pas mal sauf qu’il y a seulement 4 propositions.

    Ce que je vous conseille de regarder : le nombre maximum de guests possible. De mon côté je regardais uniquement les ranchs qui accueillaient moins de 10 personnes. C’était pour moi un critère essentiel d’authenticité pour me permettre d’éviter au maximum le côté touriste.

    On trouve par exemple celui-ci : https://ranchweb.com/ranches/rowses-1-1-ranch

    Après vous pouvez vous regarder aussi cette catégorie : https://ranchweb.com/guest-ranch-vacations qui est un peu un mix entre vie dans un ranch et vacances avec une vingtaine de ranchs dans la liste. Avec ma recherche de peu de guests (moins de 12) j’ai le Geronimo trail guest ranch mais à part de grandes balades ils ne proposent pas vraiment d’immersion dans la vie quotidienne du ranch. Il faudrait donc creuser pour voir ce qu’ils proposent vraiment.

    D’autres catégories comme ranchs de luxe, resort ranches ne correspondaient pas du tout à mon type de recherche donc je ne les avais pas sélectionnés. Je comprends tout à fait qu’ils peuvent plaire à d’autres. L’idée est je pense avant toute chose de noter sur un papier ce que vous voulez réellement faire de ce séjour et la relaxation peut tout à fait être un critère – et dans ce cas votre recherche sera un peu différente.

    On peut avoir très envie d’aller dans un état en particulier, n’hésitez pas dans le menu principal à choisir par exemple Wyoming ou encore Colorado, Montana, des destinations qui font rêver !

    Autre possibilité de recherche dans le menu du haut : sélectionner Ranches et dans By feature prendre Ranches with cattle (ranchs avec du bétail). C’est encore le Rowse’s 1+1 qui sort du lot, en tout cas par rapport à ma recherche.

    séjour à cheval dans un ranch

     

    Séjour dans un ranch – Autres sites qui listent des ranchs ouverts au public

    Il existe d’autres sites catalogues de ranchs aux Etats Unis. Celui là notamment : https://www.duderanch.com/ avec des recherches seulement par état. Si je choisis Colorado par exemple, je tombe sur Music Meadows Ranch, en Arizona il y a celui-ci avec une capacité de 8 personnes : Cold Creek ranch.

    Vous l’avez compris c’est une recherche qui prend du temps, je m’étais vraiment passionnée pour le sujet à l’époque, parce que je voulais vivre la meilleure expérience possible et que c’était pour moi un rêve qui devenait réalité.

    Encore un site à garder en tête dans vos recherches c’est celui-ci : https://duderanch.org.
    Vous allez dans « Find a ranch » dans le menu et là vous pouvez faire une recherche selon différents filtres. Vous me connaissez bien maintenant, le premier que je coche c’est Capacity, Less than 20 guests ! (Capacité : moins de 20 personnes, c’est le filtre minimal sur ce site, j’aurais préféré qu’on puisse descendre à 12-10 dans les recherches). Heureusement, une capacité plus précise est indiquée ensuite et du coup quelques ranchs méritent qu’on y regarde de plus près : Rocking Z Guest ranch, Klondike ranch, Hidden Hollow Hideaway, etc.

    3 Séjour équitation western : la recherche via des organismes en France

    Il y a des organismes de type Rando cheval, Cavaliers du monde, ou encore Cavalngo qui organisent des voyages équestres partout dans le monde. L’avantage : vous payez tout en même temps, billets d’avion compris. Je n’ai pas fait appel à eux car j’étais déjà sur place pour mes études mais ils ont aussi des séjours en ranchs prévus, avec balades et/ou travail du bétail et participation à la vie du ranch. ça peut être une bonne solution, notamment si vous ne vous sentez pas très à l’aise avec l’anglais.

    De mon côté, je ne suis pas repartie depuis, même si j’adorerais. J’ai seulement d’autres projets en ce moment : des projets à cheval avec mon cheval Oural et des projets en famille avec mes jeunes enfants. Mais pourquoi pas refaire un séjour dans un ranch, en famille cette fois, quand nos filles auront grandi ! Voilà un autre rêve !

    Si vous avez envie d’assister à des événements équestres sur place, n’hésitez pas à le spécifier aux organisateurs : ils auront peut-être la possibilité de vous prévoir du reining, roping, barrel racing ou rodéo lors d’une journée 100% ouest américain. J’en ai vécu une quand j’étais adolescente grâce à deux semaines passées avec GSL dans le Montana. C’était mon premier séjour d’immersion au pays des cow-boys et j’en garde un souvenir magique. Ce qui me fait penser que j’aurais aussi pu faire dans cet article une session autour des voyages à cheval dans l’ouest américain pour les adolescents.

    N’hésitez pas à découvrir mon expérience western dans le Nevada et à me raconter la votre ou votre projet de voyage !

    Petite vidéo ci-dessous de mon expérience de déplacement d’un troupeau de vaches à cheval avec le mustang qui a été mon cheval là-bas pendant quelques semaines (voilà encore un critère précis et intéressant et qui variera selon les personnalités : est-ce qu’on préfère s’occuper du même cheval tout du long ou changer chaque jour). La qualité est moins bonne que dans mes autres vidéos (je n’avais pas le même matériel à l’époque).

  • Code de la route du cavalier : ce qu’il faut savoir

    Code de la route du cavalier : ce qu’il faut savoir

    Bonjour !
    Maîtriser le code de la route, c’est indispensable pour sortir en toute sécurité. Ce guide gratuit vous partage aussi 16 astuces pour des balades zen et sans stress. 🙂

    Partir en balade à cheval c’est une sensation de liberté immense. Qui a aussi son lot de devoirs et de règles, et pour être en sécurité (son cheval, les autres, soi), mieux vaut connaître le code de la route cavalier.
    On fait le point ensemble pour y voir clair.

    Sur la route, quel est le statut du cheval et du cavalier ?

    En balade à cheval, en randonnée à cheval, on passe forcément par un peu de bitume et on va être amené à croiser des voitures, des camions, des motos.
    Comment se comporter pour être en sécurité et préserver la sécurité des autres ? On va parler aujourd’hui de sécurité routière.

    Cheval et cavalier sont en fait assimilés à un véhicule non motorisé (comme le cycliste à vélo). Ils doivent donc respecter le code de la route. On va donc parler de respecter le code de la route à cheval.
    Aucun permis n’est demandé pour circuler à cheval sur les voies publiques. On conseille par contre d’avoir une licence de cavalier via la FFE (Fédération Française d’équitation) qui inclut la responsabilité civile du cavalier et
    une assurance responsabilité civile propriétaire d’équidés si on est propriétaire de son cheval (que l’on peut prendre facilement avec son assurance habituelle).

    Code de la route à cheval : les règles générales de circulation à respecter

    Ce sont les mêmes que pour les automobilistes en voiture ou à moto et pour les vélos. Voici les règles de circulation à cheval :

    •  respect de la signalisation (feux verts, feux rouges, panneaux, lignes continues au sol, marquages au sol)
    • on circule à droite de la chaussée
    • on dépasse par la gauche, en laissant un espace suffisant entre soi et ce qu’on dépasse
    • si vous devez tourner, faites comme vous faites à vélo : pointez le bras dans la direction dans laquelle vous allez, votre bras fait alors office de clignotant
    • respect de la priorité à droite comme n’importe quel véhicule
    • en sortie d’un chemin non prioritaire, pensez à céder le passage aux véhicules
    • éviter de s’arrêter en plein milieu car vraiment dangereux pour tous.

    Petit exemple en vidéo sur une route où :

    • je m’arrête à un stop
    • je suis sur la droite de la route
    • je tourne à droite et à gauche (à chaque fois j’indique ma direction avec le bras : si je vais à droite je mets mon bras droit vers la droite)
    • je croise des voitures et leur fais signe de ralentir.


    Attention aux téléphones portables : téléphoner à cheval est interdit sur les voies de circulation. C’est pareil pour les cyclistes. A garder en tête… Le risque : une amende mais pas de points en moins sur le permis de conduire.

    Que dit le code de la route concernant les automobilistes qui croisent un cheval ?

    Un automobiliste qui croise ou dépasse un cheval ou tout autre animal doit ralentir (loi R. 413-17) et laisser un minimum d’espace entre le cheval et son propre véhicule (un mètre et demi minimum).

    Dans la vraie vie, le font-ils vraiment ? Il n’y a pas de réponse franche : pas de oui assuré ou de non franc. Cela dépend vraiment des personnes que vous croisez.
    Il y a des personnes très respectueuses, prudentes, qui vont vraiment ralentir et vous laisser le temps de passer.
    Il y a des personnes qui ne vont pas forcément connaître cette règle du ralentissement, ne pas vraiment réfléchir au fait que doubler un peu vite un cheval et son cavalier peut être dangereux et d’autres qui s’en fichent royalement et vont même accélérer pour faire rugir leur moteur.

    Sachez que vous pouvez vous retrouver doublés par des engins à moteur pas seulement sur des routes bitumées mais aussi sur des chemins, cela m’est arrivé plusieurs fois. Monsieur en motocross qui nous frôle presque sur les chemins de la forêt de Rambouillet, Messieurs dames sur vos quads à toute allure au Tartre Gaudran, je me souviens de vous et sur le coup vous m’aviez vraiment énervée… Heureusement, ce genre d’expériences reste rare.

    Code de la route du cavalier : où puis-je me promener ?

    Code de la route du cheval et du cavalier : les routes et chemins autorisés à cheval

    Il existe énormément de routes, de chemins, de sentiers accessibles à tous et donc aux chevaux. Quelques exemples de voies de circulation prévues pour tous : 

    • les chemins ruraux (gérés par les communes) 
    • les chemins vicinaux (goudronnés ils relient les villages entre eux)
    • les voies vertes (s’il n’y a pas de panneau d’interdiction de cheval)
    • les routes départementales (on va généralement les éviter pour préférer les chemins ci-dessus mais c’est intéressant de savoir que c’est autorisé si on a besoin par exemple d’en traverser une ou d’en suivre une pendant quelques centaines de mètres). Le plus sûr : se mettre en file indienne plutôt que côte à côte deux par deux.

    Code de la route du cheval et du cavalier : les routes et les chemins interdits

    La liste est longue mais vous allez voir que ce sont souvent des interdictions partielles (sur une durée déterminée, sur un ou plusieurs chemins mais pas tous) : 

      • propriétés privées (chemins, champs, forêts), on peut le voir avec le panneau propriété privée ou tout simplement si le terrain est clôturé (barrière, barbelé, etc.)
      • certaines routes urbaines (un panneau d’interdiction sera alors visible)
      • les autoroutes, bretelles d’autoroutes et voies rapides (pour des raisons de danger évidentes c’est formellement interdit d’y circuler)
      • les voies destinées à d’autres usagers de la route (pistes cyclables, trottoirs)
      • sur les chemins de halage (des pistes situées le long d’une rivière ou d’un canal navigable) sauf si la direction départementale de l’équipement à donné son feu vert
      • certains chemins de forêts (forêts domaniales qui appartiennent à l’Etat et sont gérées par l’ONF), en général des pistes cavalières sont accessibles mais certains chemins sont fermés aux cavaliers. Quand c’est interdit, l’interdiction est matérialisée par un panneau.
      • terrains militaires, aérodromes, terrains de jeux (bien signalisés)
      • les plages pendant l’été (se renseigner auprès des municipalités pour voir ce qui est autorisé/interdit et à quelle période).

    Les panneaux pour les cavaliers et leurs chevaux

    Code de la route du cavalier : les panneaux de signalisation bleus


    Il y en a deux. 

    Code de la route du cheval panneau bleu

    Le panneau rond, bleu, avec un cheval et un cavalier blancs : ce panneau de signalisation indique un chemin obligatoire pour les cavaliers.

    code de la route cavalier

    Le panneau rond, bleu, avec un cheval et un cavalier blancs barrés par un gros trait rouge : ce panneau de signalisation marque la fin d’obligation de chemin pour les cavaliers et leurs chevaux.

    Code de la route du cavalier : les panneaux de signalisation rouges

    code de la route du cavalier panneau attention

    Le panneau triangulaire rouge avec le cavalier et son cheval en noir sur fond blanc : le passage est possible mais il faut faire attention. Ce panneau indique aux automobilistes que des chevaux peuvent être présents.

    code de la route cheval

    Le panneau rond rouge avec le cavalier et son cheval en noir sur fond blanc : passage interdit à cheval.

    La signalisation des sentiers de grande randonnée et des massifs forestiers

    Sur les sentiers de grande randonnée : la couleur orange signifie que les itinéraires sont ouverts aux randonnées à cheval.

    Dans les massifs forestiers : des flèches blanches ou vertes accompagnées d’un dessin (tête de cheval, fer, botte) montrent que les promenades à cheval sont autorisées.
    Attention néanmoins car pendant l’été dans les massifs des Bouches du Rhône par exemple, même si l’accès à cheval est d’habitude possible, il peut être interdit en raison des conditions météo. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller voir cet article

    J’espère que cet article vous a plu, il est important de connaitre le code de la route quand on se promène à cheval, qu’on soit en groupe ou qu’on se promène seul à cheval.
    Pour plus d’infos, n’hésitez pas à lire l’article sur les règles de sécurité générales à cheval.

     

    A vos commentaires : pensez-vous que les interdictions de circulation sont trop nombreuses à cheval ou au contraire trouvez-vous qu’il devrait y en avoir davantage (pour des questions de sécurité, préservation de la nature ou autre) ?

  • Cheval de randonnée à vendre : trouvez le cheval idéal

    Cheval de randonnée à vendre : trouvez le cheval idéal

    Bonjour !
    Vous cherchez votre futur compagnon de balade ? Ce guide gratuit vous accompagne ensuite avec 16 conseils pratiques pour des sorties réussies, en toute confiance. 🙂

    Il y a un cheval idéal pour chaque cavalier. Un cheval comme un rêve. Un rêve fragile, un rêve possible.

    Et en discutant entre cavaliers, vous verrez que vous ne rêvez pas du même cheval ! Certains aimeront être challengés avec un cheval au caractère bien trempé, d’autres préféreront un cheval calme à toute épreuve, d’autres encore vont privilégier le dynamisme et la vitesse, etc.

    L’objectif de cet article est d’essayer de vous dresser objectivement la liste des qualités du cheval (du hongre, du poney, de la jument) d’extérieur tout en sachant pertinemment que la subjectivité va être de la partie aussi pour choisir son cheval.
    Ce sera donc à vous de trouver l’équilibre entre l’objectivité nécessaire et le lâcher prise des émotions.

    Quelques points essentiels

    Un cheval pour une discipline

    La première chose, si vous rêvez de faire de la balade et de la randonnée, va être ce constat : selon les disciplines on ne va pas chercher le même type de cheval. L’équitation c’est aussi bien le dressage, la voltige, l’obstacle, l’attelage, la randonnée, et selon la discipline que vous préférez, vous n’allez pas choisir le même cheval.
    Exemple : on s’en fiche un peu qu’un cheval de randonnée saute 1m20. Ou si un cheval de rando sait faire la pirouette au galop.
    Par contre, un cheval confortable sera une qualité plus intéressante. Encore mieux : un cheval qui n’a peur de rien (ou presque).
    Le prix d’un cheval va varier selon les disciplines et son niveau de formation. Si vous vous interrogez sur les prix d’un cheval de randonnée, vous pouvez consulter cet article : Prix d’un cheval de balade

    Votre niveau d’équitation

    Le second point, tout aussi important réside dans votre niveau : si vous êtes galop 1 et si vous êtes galop 5, vous n’allez vraisemblablement pas choisir le même cheval. En général, quand on débute dans l’équitation, il va être plus rassurant, plus sûr, de choisir un cheval qui connait déjà bien les balades en extérieur, un cheval à partir de 7-8 ans étant l’idéal pour un débutant ou un cavalier de niveau intermédiaire.
    Si vous avez un niveau plus haut, vous aurez peut-être envie d’avoir un cheval plus jeune (qui aura donc moins d’expérience) à qui vous allez apprendre des techniques que vous connaissez déjà très bien.

    randonner a cheval sur les collines en bord de mer

    Le mental du cheval de balade

    L’état d’esprit du cheval va être un point essentiel à contrôler. On regarde ensemble les qualités mentales du cheval de randonnée.

    Assurance, confiance, calme et équilibre

    La perle rare, c’est un cheval assuré et confiant qui passe presque partout de façon sécurisée (il ne doit pas être trop peureux, trop craintif).
    Pourquoi « presque partout » et pas « partout » ?
    Tout simplement parce que le cheval a aussi son instinct et ne voudra pas passer par certains endroits car il sent le danger. Parfois il aura raison et il faudra donc l’écouter et passer ailleurs.
    Exemple : Oural déteste les plaques d’égout, on ne passe jamais dessus on contourne à chaque fois et cela me semble logique car avec le poids du cheval et du cavalier, une plaque mal scellée pourrait un jour tourner.

    À l’inverse, il passe sans problème énormément de passages pas forcément évidents :

    • sur les ponts avec le tgv dessous
    • sous le pont du tgv
    • sur les ponts qui permettent de passer le canal ou la rivière
    • des descentes ou des montées très raides, etc.

    Les chevaux de randonnée ont besoin aussi d’être serein quand ils sont attachés et cela peut être dans énormément d’endroits différents, des endroits qu’ils ne connaissent pas. Attention si le cheval tire au renard, vous risquez d’être moins tranquille à chaque fois que vous faites une pause et que vous attachez votre cheval. Pareil, c’est toujours bien d’avoir un cheval qui donne les pieds facilement car en balade vous pourrez avoir à descendre de cheval pour regarder les pieds de votre cheval (caillou qui s’est coincé, fer qui bouge, hipposandale qui a tourné, etc.)

    Vous le voyez, un cheval de randonnée doit pouvoir s’adapter à énormément de différents facteurs :

    • de nouveaux compagnons de balade
    • de nouveaux chemins, de nouveaux terrains, de nouveaux passages
    • une météo qui peut changer du tout au tout
    • des repas différents, des lieux pour s’abreuver qu’il ne connaît pas, etc.

    On va donc chercher un cheval équilibré, d’humeur stable, calme, bien dans ses sabots,courageux et vaillant, qui ne sera pas déstabilisé par tant de nouveautés et sera toujours motivé pour avancer.
    Évidemment on ne cherche pas une machine, on cherche un cheval. Un cheval peut avoir peur. Ce qu’il faut voir c’est si ce cheval peut passer outre sa peur et être rassuré si vous lui parlez, si vous le caressez pour lui faire comprendre que tout va bien. On cherche un cheval avec qui communiquer et qui va nous écouter autant qu’on va l’écouter.

    Cheval de randonnée à vendre : trouver un bon caractère

    On va chercher un cheval, un poney ou une jument avec un bon caractère, c’est à dire un cheval sociable avec les chevaux et avec les humains.

    Sociable avec les autres chevaux : cela lui permet de s’intégrer à un groupe d’autres chevaux. Il y a quelques semaines, on est parti en randonnée de deux jours sur une quarantaine de kilomètres et tout s’est bien passé : Oural ne tape pas, ne botte pas, n’est pas dominant, il s’est facilement intégré aux autres chevaux, pendant la balade et pendant les heures qu’il a passé au pré avec ses compagnons du week-end. Si vous voulez jeter un oeil à notre nouveau défi d’ailleurs, n’hésitez pas, on s’est lancé l’objectif de faire 790 kilomètres de balade à cheval cette année.

    Sociable avec les humains : un cheval qui ne mord pas, qui est habitué aux enfants, aux adultes. Assez souvent en randonnée quand vous croisez des promeneurs, notamment des enfants, ils n’ont qu’une envie c’est de s’approcher pour caresser les chevaux. Tout le monde sera plus rassuré si votre cheval n’est pas agressif.

    Cheval de randonnée à vendre : choisir un cheval indépendant

    Si vous avez comme objectif de partir seul en balade, une autre qualité va vite s’imposer : vous allez chercher un cheval indépendant, qui malgré son instinct grégaire, peut sans peur partir se promener sans un autre cheval.

    Imaginons que pendant votre balade l’autre cavalier et sa monture doivent rentrer et vous voulez continuer : pas évident comme situation, le cheval a un instinct grégaire et les deux chevaux risquent de ne pas avoir très envie de se séparer. En rassurant votre cheval il faudra néanmoins lui faire comprendre que chacun part de son côté.

    trot dans la neige

    Le physique du cheval de balade

    Cheval de randonnée à vendre : une bonne santé

    C’est ce qu’on va chercher dans toutes les disciplines pour un cheval : un cheval en bonne santé. Pour cela le plus sûr est de faire une visite vétérinaire d’achat : le vétérinaire regardera le cheval de long en large et pourra vous dire si son état de santé est ok pour partir en balade et en randonnée. Car c’est essentiel : expliquez au vétérinaire votre projet de vie avec ce cheval, il a besoin de savoir ce que vous prévoyez de faire pour vous donner les meilleurs conseils et valider votre projet.

    Il regardera notamment :

    • comment sont les aplombs du cheval
    • l’état des tendons
    • l’état des sabots (pied sain, corne solide)
    • s’il n’a pas mal au dos (on conseille un cheval porteur car en plus de porter son cavalier et sa selle le cheval de balade ou de randonnée est amené à porter aussi des sacoches)
    • il regardera s’il n’y a pas ce qu’on appelle des vices rédhibitoires (on parle aussi de BIFTEAC pour se souvenir de ces vices : boiterie, immobilité, fluxion périodique, tic, emphysème pulmonaire, anémie infectieuse, cornage chronique)
    • s’il s’agit bien du bon cheval en vérifiant sa puce, etc.

    Quelle taille pour mon cheval de balade ?

    Un petit cheval sera beaucoup plus pratique dans énormément de cas de figure : cela vous permettra d’avoir moins à vous baisser pour éviter les branches des arbres, quand on descend et qu’on remonte à cheval c’est aussi plus facile d’avoir un cheval qui n’est pas trop grand.
    J’ai toujours beaucoup aimé les chevaux de petite taille : je les trouve plus maniables, plus nerveux, plus drôles, c’est vraiment subjectif. Et Oural, mon cheval depuis 11 ans est un trotteur français assez grand ! Tout cela pour vous dire deux choses :

    • vous ne trouverez jamais le cheval qui combine tous vos critères
    • un critère non coché peut signifier tellement de bons moments : avec mon grand Oural je peux plus facilement attraper des cerises ou des mûres placées plus hautes !

    Bien évidemment aussi c’est forcément mieux d’avoir un cheval confortable pour de la randonnée à cheval. Ce n’est pas le cas d’Oural, je dois dire que je n’ai jamais vraiment trotté assise plus de dix secondes mais là encore pour moi, ce critère, même s’il est important, ne m’est pas apparu comme essentiel. Ce qui était essentiel c’est le fait qu’au pas je me sentais très bien, au trot enlevé c’était parfait et le galop en équilibre nickel.

    Dernière chose, essayez d’adapter le gabarit du cheval à votre taille : si vous êtes grand et costaud, il vous faudra un cheval plus « porteur » que si vous êtes petit et assez fluet. Mais rappelez-vous  aussi qu’un poney même s’il est plus petit en taille, peut être plus porteur qu’un grand cheval.

    Entier, jument ou hongre pour la balade ?

    On entend souvent dire que les entiers peuvent avoir un tempérament fort notamment avec les autres chevaux. On entend aussi souvent que les juments peuvent avoir assez mauvais caractère notamment lorsqu’elles sont en chaleur. Et du coup le hongre semble parfait pour les balades à cheval. Oural est un hongre alors je ne me suis pas penchée plus sur la question mais s’il avait été une jument je n’aurais pas hésité davantage.
    C’est le cas de l’étalon qui semble plus compliqué, surtout si vous voulez faire des balades en groupe, faire dormir votre cheval à l’extérieur de son écurie, etc.
    En bref, quand on cherche un cheval de randonnée à vendre, le mieux est de chercher du côté des hongres ou des juments.

    Cheval de randonnée à vendre : y a-t-il une race à privilégier ?

    La race du cheval compte peu pour choisir son cheval de randonnée. On peut trouver un très bon cheval de randonnée chez les selles français, les trotteurs, les quarter horses, les merens mais aussi les chevaux ONC (origine non constatée).
    A noter : un cheval rustique peut être rassurant, il s’adaptera mieux à de nouveaux environnements, un changement de nourriture, etc.
    Pour conclure, quand vous regardez sur Le Bon coin ou Equirodi la recherche « cheval de randonnée à vendre », dites-vous bien que les races des chevaux ne sont pas un facteur de choix décisif.

    Petit aparté : quand on réfléchit à l’achat d’un cheval, on s’interroge aussi sur le budget mensuel pour bien s’occuper de lui. Avant d’acheter Oural, c’est un calcul sur lequel je m’étais penchée pour avoir une idée du budget mensuel dont j’allais avoir besoin. L’une des questions à se poser c’est combien coûte un cheval par mois ? 

    Cheval de randonnée à vendre : un cheval endurant et adroit

    Là encore tout dépend de vos objectifs sportifs : est-ce que vous souhaitez partir une semaine en randonnée un peu sportive ? Est-ce que vous préférez plutôt faire des balades à la demi-journée une fois par semaine ? Vos réponses vous diront quel cheval pourrait être votre compagnon idéal : les qualités physiques de votre cheval doivent correspondre au type d’efforts que vous allez lui demander de réaliser.

    Attention aux chevaux maladroits qui trébuchent souvent, en extérieur les chemins sont rarement droits et plats, votre cheval va devoir veiller à garder son équilibre.

    Ce que les livres ne disent pas : le feeling

    Pour écrire cet article, je me suis inspirée de ce que je connais (30 ans d’équitation), de deux livres (Le guide du cavalier randonneur de Claude Lux et La randonnée à cheval des éditions Atlas) et de la façon dont j’ai choisi Oural et dont il m’a choisi.

    Car il n’y a pas que de l’objectivité quand on choisit un cheval qui va être votre partenaire de promenade. Il faut évidemment avoir le feeling avec le cheval, se sentir transporté (c’est le cas de le dire car votre cheval vous transportera partout).

    Votre ressenti, vos émotions vont compter. En préparant le cheval, en partant en balade avec, vous allez voir que ça se passe bien, qu’il y a la place pour une confiance mutuelle.
    Je crois que c’est la première fois que je suis montée sur Oural que j’ai eu ma définition du cheval parfait (une définition du cheval parfait cela paraît impossible à formuler, orgueilleux, mais c’est en tout cas ma définition du cheval parfait pour moi, à ce moment précis et encore maintenant) : un cheval dynamique, généreux et à l’écoute. Un Oural.

    Pour finir cet article, j’avais envie de vous montrer une photo d’Oural et moi retravaillée sur le logiciel d’intelligence artificielle Midjourney ! J’ai demandé au logiciel de nous transformer en personnages d’un film Pixar et je trouve que ça rend plutôt bien vous ne trouvez pas ? Plus d’infos sur mes tests avec mes photos de chevaux dans cet article.

    mon cheval en personnage Pixar

    Si vous voulez aller plus loin dans la réflexion, je vous propose de consulter l’article sur les 10 questions à se poser avant l’achat d’un cheval.

    Et vous, quelle est votre définition du cheval parfait (pour vous et à ce moment précis) ?

  • 8 astuces pour bien utiliser ses hipposandales en balade

    8 astuces pour bien utiliser ses hipposandales en balade

    Bonjour !
    Choisir le bon matériel, c’est essentiel mais ça ne fait pas tout. Ce guide gratuit vous donne 16 clés pour préparer des balades au top. 🙂

    La semaine dernière, je vous racontais comment choisir les bonnes hipposandales de balade et de randonnée, en tenant compte des pieds de votre cheval et du type de balade/randonnée que vous faites.
    Aujourd’hui on va se concentrer sur la suite : ce qui se passe quand on a reçu ces fameuses chaussures.

    Premiers pas en hipposandales

    Quand j’ai commandé les Jogging shoes d’Equine Fusion pour Oural, j’avais une randonnée à cheval de deux jours prévue 10 jours plus tard. Son abcès était fini mais il avait un trou sur la fourchette au postérieur gauche (cela avait permis d’ouvrir l’abcès). Il me fallait donc absolument ces chaussures pour maintenir la randonnée.
    Le jour où j’ai reçu les chaussures je suis donc allée lui essayer, et forcément, c’est comme pour nous : quand on achète une paire de chaussures neuves, il faut comme on dit “les faire” c’est à dire qu’on ne va pas marcher 5 kilomètres le premier jour où on porte ses chaussures neuves.
    Voici les étapes que j’ai suivi pour qu’il s’habitue aux hipposandales :

    • un premier test en main, on a marché 30 minutes, j’ai regardé comment il se comportait avec les chaussures, si elles ne se défaisaient pas, si elles ne tournaient pas et tout allait bien
    • un second test avec une balade de une heure au pas, l’idée était là encore de vérifier qu’il était à l’aise, et que les hipposandales ne bougeaient pas : RAS 
    • un troisième test avec une balade plus longue (2 heures) avec un peu de trot et de galop
    • un quatrième test avec une petite randonnée journée de 4 heures avec une pause au milieu et quelques allures (trot, galop).

    Là c’était bon, j’étais contente : on était prêt pour la rando de deux jours.

    Pour serrer efficacement les chaussures, s’aider du cure pied

    C’est l’astuce pour serrer un maximum les chaussures : s’aider du cure-pied. Pour voir comment faire, vous pouvez consulter mon article « Quelle hipposandale choisir pour mon cheval » dans laquelle il y a une vidéo qui montre comment mettre une hipposandale.

    Nettoyer voire rincer les hipposandales après chaque utilisation

    Au retour de balade ou de randonnée, les hipposandales ont besoin d’être nettoyées : des petits cailloux ou des poussières se mettent dedans. Si le terrain est boueux ou qu’à un moment le cheval a eu les pieds dans l’eau, il peut y avoir un peu de terre mélangée à l’eau dans les chaussures. Imaginez aussi qu’un peu de crottin passe dans la chaussure, bref, à chaque fin de balade je brosse les hipposandales et je les rince à l’eau.
    Il n’y a plus qu’à les  laisser sécher et elles seront prêtes pour la prochaine balade. Niveau odeur aussi c’est beaucoup mieux… On le sait, les chaussures ça peut sentir mauvais, on a tous un souvenir d’horrible odeur de chaussures humide et âcre ! Bref, les rincer à chaque fois c’est vraiment bien aussi pour votre nez.

    Au trot en hipposandales

    J’ai fait plusieurs fois du trot avec les hipposandales sur des chemins classiques (terre) et je n’ai jamais perdu les chaussures à cette allure. Les chaussures n’ont jamais tourné non plus donc niveau maintien tout est parfait.
    Dans le doute, c’est toujours pas mal d’avoir au moins un cavalier derrière qui pourra dire si l’une des chaussures bouge et se perd mais ça ne m’est pas arrivé.

    trot avec des hipposandales en balade ou randonnée à cheval

    Le cavalier balai pour le galop

    Les deux fois où j’ai galopé j’ai perdu une ou deux hipposandales. Il y a une fois où j’allais vraiment très vite, j’ai perdu les deux. La fois où le rythme au galop était plus tranquille j’en ai perdu une. Et quand on se rend compte qu’on a perdu son hipposandale en repassant au pas et qu’il faut rebrousser chemin, on a quand même un petit coup de stress (c’est quand même 200 euros la paire, et si on ne la retrouve pas que faire : rentrer en gardant l’autre chaussure au pied et risquer de compromettre l’équilibre du cheval ou enlever l’autre en risquant d’abîmer les pieds). Et ô miracle au bout de bien 20 minutes on retrouve la chaussure… Il ne faut pas être trop pressé !
    Du coup si on essaie de galoper avec, je pense qu’il faut vraiment avoir un cavalier derrière qui va pouvoir dire à quel moment on perd la chaussure (ça fait gagner un temps fou). 

    Peut-être faut-il essayer de vraiment soigner ses départs au galop aussi, pour partir très tranquillement dans un calme maximum.
    Autre alternative à laquelle j’ai pensé : essayer avec des semelles en plus dans les chaussures pour peut-être avoir le pied d’Oural un peu plus calé et moins les perdre à la troisième allure.
    Après avoir consulté quelques forums équestres, ce sont à priori les Renegades qui seraient vraiment adéquates pour des allures vives mais je n’ai jamais testé celles-ci.

    Vérifier de temps en temps que votre cheval a toujours ses hipposandales

    Astuce très simple qui vous évitera des sueurs froides : regarder de temps en temps si votre cheval a bien ses hipposandales, même au pas. Car autant en carrière ce ne sera pas trop compliqué de retrouver une hipposandale qui a valsé. Autant en extérieur ça peut être vraiment plus problématique si on s’en rend compte un peu tard.

    Réfléchir au type de terrain

    Pour l’instant j’ai testé les hipposandales au printemps et en été sur un sol très caillouteux et sec. C’est à mon sens le type de sol idéal pour mettre ces hipposandales Equine fusion.
    Là où j’ai un doute c’est sur les terrains plus humides :

    • terrains très boueux : j’ai peur que la boue rentre dans la chaussure et une promenade plusieurs heures avec de la boue qui macère dans la chaussure ça me semble pas terrible
    • rivière, lac : je crains que la chaussure se détrempe et soit beaucoup plus lourde
    • plage : pareil, est-ce qu’on ne va pas repartir avec tout le sable de la plage dans les chaussures ?

    Être précautionneux dans les passages plus difficiles

    Il peut y avoir des endroits je pense où le risque est accru de perdre ses hipposandales : grosses flaques de boue profondes, nombreuses branches sur le sol en descente ou montée raide, etc. C’est dans ces moments là qu’il faut aussi jeter un oeil pour vérifier qu’on les a toujours.

    Pour conclure

    Ces hipposandales m’ont beaucoup servi pendant les deux mois qui ont suivi l’abcès d’Oural. Maintenant je ne les mets quasiment plus, Oural n’en a plus besoin et cela m’évite de vérifier assez souvent en balade si elles sont bien encore là. Même si ça a sans doute travaillé la souplesse de mon cou, j’avoue que je préfère regarder le paysage sans devoir penser à vérifier qu’elles sont encore là.
    Je les garde bien précieusement et elles pourront m’être utiles à divers moments (randonnées sur plusieurs jours, ou pour soulager Oural s’il y a par exemple un nouvel abcès ce que je n’espère pas).